Que faire à Mulhouse ?
811 lieux à découvrir
UFA Roosevelt
Les industriels mulhousiens sont à l’initiative de la création de plusieurs établissements d’enseignement professionnel ou technique en lien avec l’activité textile. En 1898, le conseil municipal émet le vœu d’ouvrir une « école technique ». L’école, inaugurée en 1906, cofinancée par la Ville, l’Etat et la Société Industrielle, complète l’instruction des apprentis de l’industrie mécanique et du bâtiment. L’architecte s’est inspiré des châteaux forts dans la conception de ce bâtiment d’aspect massif, aux toits multiformes à fortes pentes et aux fenêtres dissymétriques. Le bâtiment n'est pas ouvert aux visites.
Cartonnage Fellmann
Au fond de l’impasse Saint-Jacques, subsistent les locaux de l’ancienne entreprisede cartonnage Fellmann : construction à fausses poutres apparentes et oriel, ateliers et hangars de stockage et cheminée. L’inscription « Deck » sur cette dernière et sur un mur, rappelle que le site fut aussi occupé par les établissements Deck, entreprise de fournitures pour machines textiles. La succession d’entreprises différentes sur un même lieu de production montre l’adaptabilité des bâtiments. Les maisons alentours, construites pour les ouvriers de l’entreprise ont été démolies.
Cristaux
"Cette oeuvre s’intitule Cristaux et a été commandée à l’artiste Pierre Watsky. Il s’agit de la dernière oeuvre installée au Nouveau Bassin, en 2013. Cette oeuvre est particulière puisque l’artiste est décédé prématurément juste après l’accord de l’achat de l’oeuvre par la Ville de Mulhouse. Pierre Watzky avait déjà préparé les maquettes et dessins de son oeuvre, mais c’est Roland Vonarzx qui a finalement réalisé l’oeuvre à partir de ces notes et croquis. L’oeuvre représente un minerai exploité dans les mines, ici il s’agit d’un sel gemme sous sa forme cristalline, c'est-à-dire une imbrication de différents volumes de formes géométriques simples. Beaucoup ont alors dit que le cubisme avait intégré les oeuvres du Nouveau Bassin. En effet, il y a dans cette oeuvre un travail de formes, de géométrie, de volumes. Cette oeuvre fait écho à la vie et au parcours de l'artiste qui à travaillé lui-même au fond des mines potassique dans la région.
Forêt du Tannenwald
Profitez de 300 hectares de tranquillité, de 25 kilomètres de sentiers et de 8 km de parcours VTT. Des parcours sportifs, un sentier botanique et plusieurs sites équipés d'abris, de tables et de bancs sont à votre disposition. Vous détendre ou vous bouger, libre à vous de choisir !
Jets d'eau rue du Sauvage
En 2009, la rue du Sauvage a été dotée, dans sa partie haute, d'un pavage particulier et de jets d'eau matérialisant respectivement l'emplacement d'une ancienne porte d'enceinte, et les anciens cours d'eau qui traversaient la ville.
La grande ourse
L’œuvre intitulée La Grande ourse a été installée au Nouveau Bassin en 2011. Cette œuvre résulte d’un concours d’art plastique lancé auprès des lycéens sur le thème de « La planète se réchauffe, n’ayons pas froid aux yeux ! ». Ce sont deux lycées qui ont remporté le concours : le lycée général Lambert et le lycée professionnel Stoessel. Julie Wittich et Marie Kebs sont les deux conceptrices de l’œuvre qui suivaient l’option arts plastiques au lycée Lambert. L’œuvre a ensuite été réalisée par des élèves en CAP métallerie du lycée Stoessel. La fabrication a nécessité 148 tuyaux en acier inoxydable et plusieurs fûts métalliques recyclés. L’œuvre pèse environ 700 kilos. L’image de l’ours a été choisie comme lien fort avec le réchauffement climatique. Choisir des tuyaux percés et entrouverts permet aussi de donner cet aspect fragile à l’ours, pour signifier qu’il s’agit d’un animal en danger, déjà atteint par les dégâts causés sur la nature et son environnement. Le lien peut aussi se faire avec les animaux du zoo, deux ours polaires présents à Mulhouse. Enfin, le titre de l’œuvre fait bien entendu référence à la constellation céleste qui serait comme un cap à suivre pour trouver les solutions face aux dégâts que connaissent la nature et la planète.
Maison Steinbach
Construit par le manufacturier VETTER en 1788, cet hôtel particulier tient son nom des Steinbach, ses propriétaires au XIXe siècle. A la mort de Georges Steinbach en 1893, la maison est offerte à la ville et son parc devient le jardin public homonyme. Aujourd'hui, la maison abrite le musée des Beaux-Arts.
Ourobouros
Kristian Ingold, artiste local, a donné une grande importance au lieu où allait s’implanter son œuvre. Son souhait était de créer une sculpture qui soit à la fois dynamique et en lien avec l’espace environnant mais, sans toutefois créer un point focal, qui accrocherait tout de suite l’œil du visiteur. Comme le dit l’artiste, il a pensé son œuvre comme une sculpture « qui se découvre plutôt qu’elle ne s’impose ». Il a donc cherché à conserver la perspective ouverte par l’allée bordée d’arbres. La forme de l’œuvre donne naissance à un objet pouvant avoir plusieurs usages dans son espace : banc ou table, lieu de convivialité, d’échange, de jeu ou de médiations. L’œuvre est constitué de matériaux forts tel le métal pour la partie supérieure et la roche pour les quatre socles représentant aussi des pieds. La forme sculptée par l’artiste est en fait le symbole mathématique de l’infini, appelé aussi la lemniscate. Cela crée comme un trait continu, comme le signe de l’infini. On parle alors Ouroboros, terme que l’artiste a utilisé pour le titre de son œuvre. Le titre de l’œuvre renvoie tout d’abord au symbole de l’infini mais aussi à cette sculpture qui continuera à vivre au fil des années avec la multitude des passants qui vont la regarder, l’utiliser et infiniment réactualiser l’œuvre.
Passage des Augustins
Ce passage tient son nom de l'ancien cloître des Augustins qui s'y trouvait. Construit dès 1268, il fut désaffecté suite à l'introduction de la Réforme en 1523. Un hôpital y a été installé de 1529 à 1624. Le passage a été percé entre 1761 et 1763 après la démolition du monastère.
Tour du Bollwerk
La tour du Bollwerk (tourn du bastion) complétait à l’est de la ville les fortifications construites sans doute à partir du début du 13ème. Edifiée au 14ème, à proximité du point de convergence des fossés, qui contribuaient eux aussi à protéger la ville, elle change plusieurs fois d’aspect au fil des siècles. Tour crénelée à l’origine, elle est surmontée d’un toit à quatre pans au 18ème, puis d’un clocheton en 1840. Le toit est de nouveau modifié en 1892 pour prendre sa forme actuelle. Elle constitue l’un des rares vestiges du système de défense de la ville : l’enceinte est détruite à partir de 1809 afin de faciliter les communications dans une ville qui s’industrialise et veut faire table rase du passé et les canaux sont progressivement recouverts à partir du milieu du 19ème. Avec la restauration de la tour et le percement de deux ouvertures dans le mur d’enceinte restant, une fresque représentant l’attaque de Mulhouse par Martin Malterer en 1385 est peinte en 1893. L’aigle impérial qui figure en dessous et rappelle le statut de ville libre d’empire accordé à Mulhouse en 1308 est une représentation plus ancienne.
Bâtiments des anciennes Forces Motrices du Haut Rhin
Elles ont succédé à la Centrale électrique Siemens créée en 1888.
Ecole Thérèse
Construite en 1905, cette école, de style néo-renaissance, ne ressemble à aucune autre. L’architecture soignée, avec ses décors sculptés représentant des allégories du travail et de la sagesse, rompt avec l’uniformité d’antan. On y prévoit salles de dessin, de chant, de gymnastique, chauffage central et éclairage électrique. Tout traduit le nouveau regard porté à l’enfant et à son éducation. L’école consacre aussi un changement dans la structure scolaire : désormais les écoles de quartiers assurent l’intégralité de la scolarité et non plus seulement les premières années. Ce bâtiment n'est pas ouvert aux visites.
Le café Guillaume Tell
La statue présente à l'angle est une représentation de Guillaume Tell, héros légendaire de l'indépendance suisse. Le personnage suisse ainsi que les blasons des cantons helvétiques témoignent des liens entre Mulhouse et la Suisse lorsque la cité libre était alliée aux cantons suisses.
Pont Stoessel
Ouvert en 1967 pour faciliter la circulation entre le centre-ville et les nouveaux quartiers de Dornach. Charles Stoessel, sénateur du Hauts-Rhin et éminent homme politique de Mulhouse, tragiquement tué en 1966 dans un accident de circulation à Sausheim.
Temple protestant
Construit par l’architecte Charles Schulé en 1897.
Allée William Wyler
Cette vaste promenade, réaménagée en 1995, participe de la transformation du quartier qui s’opère depuis le début des années 1990 avec la construction de la Filature. Présentant un aspect très naturel dans sa première partie, l’allée Wyler devient ensuite plus urbaine avec son mail de platanes agrémenté de sculptures contemporaines. Joncs, roseaux et iris jaunes ourlent les berges, tandis que les abords de l’allée Nathan Katz sont ornés de magnifiques érables argentés, d’aulnes et de peupliers. C’est aussi un lieu de nidification de choix pour canards, foulques et cygnes.
Chapelle Saint-Jean
La chapelle est construite en 1269 dans un vaste enclos pour l’ordre des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et agrandie dès 1351. Vers 1500, Marc Oeler, commandeur de l’ordre fait accoler une chapelle latérale. Il est également à l’origine, vingt ans plus tard, de travaux l’embellissement, par l’exécution des peintures murales figurant des scènes de la vie de Saint-Jean-Baptiste, patron de la commanderie, ainsi que de la Passion du Christ. D’une grande qualité stylistique, elles sont cependant pour la plupart d’entre elles inachevées, de nombreuses scènes étant restées à l’état de dessin avec une pose partielle de la couleur. L’introduction de la Réforme à Mulhouse en 1523, qui provoque le départ des chevaliers de Saint-Jean n’y est peut-être pas étrangère. Après la vente de leurs biens en 1798, la chapelle connaît divers usages (brasserie, atelier de maréchal-ferrant…), avant d’être rachetée par la Ville en 1892 et restaurée. Un musée lapidaire y est installé en 1898, dont on voit quelques vestiges dans le jardin et à l’intérieur de l’édifice.
Deux repères noirs
L'œuvre installée ici dans la Cour des Chaines a été acquise par la ville de Mulhouse en 1991. Elle est constituée de deux sculptures, constituées elles-mêmes de morceaux de bois serrés et attachés entre eux. Anne Marie Schoen considère ces sculptures comme des repères, d'où le titre, qu'on pourrait disposer dans la ville pour figurer ou dessiner un parcours. Ces sculptures ont été déjà réalisées par l'artiste pour d'autres lieux ou manifestations, notamment dans des parcours d'art liés à l'eau.
Hortus Conclusus, La Volière
Anne et Patrick Poirier sont nés tous deux en 1942. Ils sont un couple d’artistes français qui ont fait leurs études à l’Ecole des Beaux-arts de Paris. Leur travail artistique consiste à réaliser des oeuvres communes autour d’un thème qui est la mémoire comme lieu d’interrogation inépuisable de l’identité individuelle ou collective. Anciens pensionnaires de la Villa Médicis de 1979 à 1983, ils se définissent à la fois comme des archéologues, des architectes, des photographes, des sculpteurs ou encore des paysagistes. Ils reconstituent à travers leur maquettes, qui deviennent souvent des installations, des sites antiques. Leurs constructions sont miniaturisées, et confrontent et confondent souvent lieux réels et paysages oniriques. L’œuvre installée aujourd’hui au jardin zoologique de la Ville de Mulhouse, a été tout d’abord installée à l’Espace André Malraux à Mulhouse. Elle est réalisée en acier inoxydable. Il y a un premier cône mesurant 7m de haut et deux cônes secondaires de 2m30, ensemble reliés par quatre couloirs. L’oeuvre est une volière pour les colombes du zoo, on retrouve cette référence dans le titre Hortus Conclusus qui signifie « jardin clos ». « Nous avons réalisé cette volière à une époque où nous relisions l’ouvrage de Bergson, Matière et Mémoire (…) Bergson illustre la mémoire par un graphique conique, la pointe vers le bas, touchant une surface délimitée quadrangulaire… Nous avons alors réfléchi nous-mêmes sur ce principe de cône, métaphore de la mémoire, et sommes arrivés à un dessin qui nous a donné la forme ici installée. Mais la pointe dirigée vers la cime des arbres, vers le ciel. Nous pensions que la meilleure illustration/métaphore de la mémoire pouvait être un réceptacle où des oiseaux évolueraient à l’intérieur de cet espace translucide conique, où des cônes de proportion plus petite joueraient le rôle de cônes de sous-mémoire… Tout cela étant, bien entendu, une simple interprétation n’ayant rien de scientifique… » Anne et Patrick Poirier
La Coulée Verte de l'Ill
Accès à la plaine de l'Ill à l'arrière de la zone de loisirs ( stade nautique de l'Illberg, patinoire). Elle s'étend du Cockrouri jusqu'à Didenheim en passant par le Bois des Philosophes. Nombreuses espèces animales et végétales
La fresque de la Tour du Bollwerk
Erigée au XIVe siècle, la Tour du Bollwerk faisait partie des remparts du vieux Mulhouse. Appelée Tour du Cochon au XIXe siècle en raison du voisinage de l'abattoir, elle est classée Monument historique en 1898. En 1832, la tour est isolée lors de la démolition des fortifications. Le toit en flèche date de 1892 et les deux passages dans le mur d'enceinte de 1893. C'est cette même année que Ferdinand Wagner signe la fresque qui orne la tour. L'aigle impérial rappelle que Mulhouse avait obtenu le statut de Ville libre d'Empire en 1308.
Les parcs et jardins
L’histoire industrielle de la ville ne se lit pas dans ses seuls bâtiments, mais aussi dans ses parcs et jardins. La bourgeoisie industrielle devenue au 19e classe dominante, marque son pouvoir dans diverses réalisations, dont les jardins, qui sont une expression de son goût du beau. Dès lors, ceux-ci se multiplient, tant dans la sphère privée que dans la sphère publique. Ce sont les jardins d’usines, qui font partie du programme décoratif de l’usine et participent à son image de marque, ainsi que les autres espaces arborés qui, à l’instar du jardin du Réfectoire de DMC, constituent des espaces d’agrément pour les ouvriers. Ce sont aussi les jardins privatifs d’industriels qui témoignent, encore de nos jours, de leur goût pour les essences exotiques. Ce sont encore les jardins philanthropiques comme le parc zoologique et botanique, mais surtout les jardins à vocation vivrière prévus pour chaque maison de la Cité et qui ont pour but de moraliser le mode de vie des ouvriers (en les éloignant du bistrot). Des parcs publics verront peu à peu le jour, grâce à de dons d’industriels, des acquisitions de la Ville, ou en prenant la place d’anciennes usines.
Maison Mondrian
Les propriétaires de cette maison qui ne passe pas inaperçue sont des amateurs d'art. Ils ont choisi de décorer leur maison dans le style de l'artiste Mondrian. Ils y ont créé une chambre d'hôtes et une épicerie fine.
Maisons ouvrières des rues St Maurice et de Ballersdorf
Ces maisons datent du début du XIXe siècle et forment un ensemble quelquefois appelées le "petit Montmartre".
Parc du Tivoli
Ce petit parc est égayé de parterres de fleurs et l'on peut y voir de beaux arbres, dont un Ginkgo et un magnifique Platane. On y trouve également une aire de jeux mais surtout le Schweissdissi, colossale statue du travailleur, achetée par la Ville de Mulhouse à la Suisse au début du siècle pour être élevée place de la Réunion. Elle fut déplacée en 1909 à l'occasion d'un réaménagement de cette place et installée à son emplacement actuel. Quant au square en question, il appartint d'abord à une Société qui organisait là des cours d'horticulture et des expositions. Il fut cédé à la Ville peu de temps avant la première guerre mondiale et transformé en jardin public.
Parc à Sculptures
Aménagé en 2001 sur le site du Nouveau Bassin, ce parc continue à s'étoffer au fil des années. Les œuvres contemporaines, acquises par la Ville de Mulhouse, ponctuent les déambulations des promeneurs autour des bassins et proposent à chacun de s'initier à l'art de façon ludique et libre. On y retrouve des œuvres d'artistes contemporains comme Yves Carrey, Vincente Blanchard, Christian Lapie, Anne-Marie Schoen, etc...
Square Neppert
Ce square est aménagé en 1985 dans un quartier qui commence à émerger dans la 2e moitié du 19e mais se développe surtout entre 1870 et 1918 avec la construction massive d’immeubles pour les ouvriers. Il a pris place sur des friches industrielles et résidentielles. C’est l’un des deux squares du quartier, qui se présente sous forme d’un jardin public clos organisé autour d’une grande prairie et dont la traversée permet de relier la rue des Pyrénées à la rue Neppert. On y observe en particulier de beaux tulipiers de Virginie, catalpas, séquoias et arbres de Judée.
Square du souvenir
Situé rue de la Bataille, en mémoire de la Bataille du 19 août 1914 où les Français ont repris Mulhouse pour la seconde fois depuis le début de la guerre (3 août 1914), mais pas pour bien longtemps.
Tribunal de Grande Instance
En 1857, Mulhouse devient sous-préfecture et siège d’un tribunal de première instance. Si la construction d’un bâtiment adéquat est évoquée dès 1858, ce n’est qu’en 1878 que le Landgericht est bâti. Il devient tribunal de grande instance en 1919. Il est un rare témoin de l’influence de la Renaissance italienne sur l’architecture publique de l’époque wilhelmienne, qui s’exprime notamment dans sa façade. Le hall d’entrée est couvert de petites coupoles qui surmontent un magnifique escalier monumental.
Water table
Quentin Garel est né en 1975. Il vit et travaille à Paris et en Normandie. Diplômé de l'École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris en 1998, il a également été résident de la Casa Velazquez. Le travail artistique de Quentin Garel tourne autour de la sculpture en bronze, fer,bois ou porcelaine. La majorité de ses œuvres représente un bestiaire, parfois réaliste, parfois à l'état de squelette. Quentin Garel est aussi un excellent dessinateur, ce qui lui permet de travailler ses sujets de sculpture en amont sur le papier. Les expositions de ses sculptures se complètent souvent par la présentation des travaux et études préparatoires. Quentin Garel reçoit de nombreuses commande notamment de la Ville de Lille qui lui a commandé une série de trophées constituant une fontaine. D'autres villes ou groupes privés ont également fait appel à lui (Région de Haute-Normandie, Tour Carpe Diem par Aviva à la Défense). On retrouve à chaque fois toutes sortes d'animaux : girafes, hippopotames, tortues, grenouilles, crocodiles, chimpanzés, autruches ... En parallèle, Quentin Garel continue son travail sur le squelette, avec la production de crânes. En 2014, Quentin Garel a répondu à une commande du groupe Mutabilis, une firme d'architectes paysagistes. Pour cette commande, deux nouvelles œuvres pour l'espace public ont vu le jour. Une des œuvres du programme est située dans le Jardin de la Tour Carpe Diem à la défense à Paris, tour qui fait appel à une architecture respectueuse de l'environnement. l'artiste à crée une série de grandes plantes à feuillage de bronze pour composer un jardin d'hiver au centre de l'édifice. Dans le cadre de ce projet avec Mutabilis, Quentin Garel a également conçu pour la Place de La Paix, l'œuvre "Water Table". Elle est composée de 120 grenouilles en bronze, de différentes tailles, qui prennent place une "table" d'acier. Le bassin se remplit partiellement d'eau, qui jaillit de quelques unes des grenouilles. Certaines sont travaillées dans un détail étonnant.
Ancien poêle de la tribu des tailleurs
L’immeuble date de 1564 et a été considérablement transformé au XIXe et XXe siècles. La corporation des tailleurs était la plus importante de Mulhouse avant la réunion de 1798 : on retrouve les emblèmes de cette corporation (ciseaux de tailleur) sur les peintures murales de cet édifice.
Chaufferie Porte de Bâle
Cette cheminée n’est pas celle d’une usine, mais celle de la chaufferie urbaine installée dans le quartier de la Porte de Bâle. Ce quartier, fortement endommagé par les bombardements de 1944, est entièrement reconstruit à partir du début des années 1950 par des architectes de talent, ce qui en explique la grande cohérence. L’immeuble-écran, construit sur pilotis à la manière de Le Corbusier, le bâtiment EDF et la chaufferie, tous trois oeuvres de l’architecte Daniel Girardet, sont très représentatifs de la qualité architecturale de l’ensemble et de l’esthétique de l’époque.
Eglise Saint François d'Assise
Construite en 1962 en béton précontraint en forme de coquille.
Friche industrielle DMC
La société Dollfus Mieg et Cie naît officiellement en 1800 du mariage de Daniel Dollfus, héritier et neveu du fondateur Jean-Henri Dollfus, avec Anne-Marie Mieg. Située à Dornach, DMC développe deux activités principales : l'impression sur tissus et le fil à broder. Il devient l'un des plus grands groupes textiles européens, encore distribué dans le monde entier. Aujourd'hui, seule une partie du site est encore en activité. La friche industrielle, comprenant un patrimoine industriel exceptionnel, est en cours de réhabilitation et a été retenu dans le cadre du programme international "IBA Basel 2020".
La Pomme de terre d'or
Tobias Rehberger a installé un champ de pomme de terre très spécial (en 2009) qui contiendrait selon la légende qu’il a construit autour de cette œuvre, une pomme de terre en or. Le champ de patates réellement cultivé mesure 185m2. Au départ, les patates étaient ramassées et les premières récoltes ont été données aux Restos du Cœur.
Le Banneret
Cette représentation d'un banneret, peinte par Christian Geiger en 1996, rend hommage aux gardes suisses mulhousiens.
Le canal de décharge
Son nom complet « canal de décharge des eaux de l’Ill dans la Doller » permet d’en comprendre la fonction. Les crues de l’Ill provoquent de fréquentes et mémorables inondations, laissant de nombreux terrains inconstructibles. Le développement industriel et son afflux d’ouvriers à loger pousse, en 1846, la municipalité à décider du creusement du canal, donnant par là même du travail aux nombreux chômeurs d’alors. Terminé en 1849, il rend possible l’édification de la Cité. Plusieurs fois agrandi, sa couverture partielle permet la construction de la halle du marché en 1908.
Nos ombres en attendant la nuit
"Christian Lapie, en dressant ces troncs d’arbres, fait apparaitre d’imposantes figures. Présentées en groupe ou en couple, ces figures s’imposent tout à coup au spectateur dans des lieux que l’artiste prend beaucoup en compte. A Mulhouse,on retrouve ces colosses de chaque côté de la rue, il y a cinq figures en tout, qui dialoguent face à face. Ces sculptures sont positionnées là telles des figures totémiques, monumentales. Une figure humaine apparaît grâce à la petite tête située au sommet. Cependant, quand on s’approche on voit qu’il s’agit d’une sculpture sans âge, sans visage, sans membres, de toutes nations, de toutes cultures, sans race. On retrouve ici la volonté de construire un dialogue universel, s’adressant à tout le monde. Les âmes que créent l’artiste peuvent évoquer quelque chose de différent à tout un chacun, tout en gardant à l’esprit la figure métaphorique de l’être. Certains parlent de brutalité manifeste face à ces colosses muets, lointains, tels des fantômes ; d’autres y voient davantage des gardiens, des figures de protection qui gardent et veillent le lieu. Le lien avec la nature est dans cette oeuvre très présent avec l’utilisation du bois mais aussi par cette idée à la fois d’enracinement du tronc dans la terre, et l’élévation vers le ciel, comme les arbres alentours. "
Pont de Bourtzwiller (tram N°1, station Doller)
Le pont, situé à l'origine au bout de la rue de la Doller pour franchir cette rivière, a été déplacé en 1831 à l'emplacement actuel. Plusieurs fois agrandi pour franchir d'abord la gare du Nord (1886 et 1900), puis l'autoroute (1979), le pont a été élargi pour le tram (2005). Il a dû être reconstruit à plusieurs reprises (1895 crue de la Doller, 1945 combats de la poche de Colmar).
Square Laederich
Premier jardin de style contemporain réalisé à Mulhouse proche de la Filature
Ancien presbytère
Construit au XVIe siècle, ce bâtiment était le presbytère de l’ancienne église Saint Etienne jusqu’à la réforme en 1528. D'école latine de 1550 à la fin du XVIIIe siècle, il devint un collège, puis une école. Il sera transformé dans les mois qui viennent pour abriter le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine dans le cadre de Mulhouse, Ville d'Art et d'Histoire.
Cité ouvrière
La Cité ouvrière mulhousienne est l'une des plus grandes réussites françaises en matière d'intégration de la classe ouvrière par la bourgeoisie patronale industrielle. En 1853, les industriels mulhousiens impulsent la création de la Société Mulhousienne des Cités Ouvrières. Entre 1853 et 1897, elle réalise 1200 logements destinés aux ouvriers travaillant dans les usines de Mulhouse, leur permettant d'accéder à la propriété et indirectement de se sédentariser. Aujourd’hui, ce quartier a conservé son charme, avec ses petites venelles aux noms poétiques et ses jardins.
Cour des Chaînes
Le corps central du bâtiment est construit en 1594 par la famille Blech, dont les armoiries figurent toujours au-dessus de la porte. Cette magnifique maison Renaissance est adossée au rempart de la ville, toujours visible dans le jardin des senteurs. Accolée à la façade, l’élégante tourelle renferme un escalier en vis. En 1675, la demeure est rachetée par J-J Sisson, trésorier de la ville, qui fait sans doute exécuter les remarquables plafonds peints du premier étage aux motifs variés : les épaisses volutes de feuillage abritent des fleurs de toutes sortes (tournesol, passiflore…) et des animaux de différentes espèces (aigle, lion, cerf…). En 1773, J-M Schwartz achète la demeure et y effectue des travaux - ajout d’une aile latérale et reconstruction de l’autre - pour en faire une manufacture de toiles peintes. Le nom de cette demeure date de cette époque, où des chaînes fermaient la cour qui donnait sur la rue. Au 19ème, le bâtiment recouvre son usage d’habitation. Acquis par la Ville en 1979, il est restauré en 1982.
Eglise Saint-Joseph
L’afflux d’ouvriers catholiques lié à la création de la Cité conduit à la construction d’une église, à une époque où Mulhouse n’en compte que deux. Réalisée grâce au don du terrain par Jean Dollfus, initiateur de la cité ouvrière, l’église consacrée en 1883 et dirigée par l’abbé Cetty jusqu’en 1918, présente plusieurs particularités : sa structure métallique, qui rappelle aux ouvriers leurs ateliers d’usines et son absence de parvis, qui leur interdit de s’attrouper après la messe. Constituée d’un clocher-porche, elle a une belle allure, même si elle a plutôt déplu aux paroissiens.
Ensemble immobilier Berges et Douves
Construit en 1993 à l'emplacement de l'ancien dépôt de bois de la SACM (Société Alsacienne de Construction Mécanique).
Ensemble immobilier du Nouveau Bassin
C'est une zone d'aménagement concerté (ZAC) à l'emplacement de l'ancienne place du 14 Juillet qui a accueilli la Foire-D'exposition de 1934 à 1995.
Fumisterie Salento
Ces deux petites cheminées, qui paraissent bien étranges dans le paysage urbain, ne sont pas autre chose que l’enseigne d’une entreprise de fumisterie. Faisant office de carte de visite, elles n’ont d’autre but que d’attirer l’oeil du client potentiel qui aurait besoin de faire installer ou entretenir une cheminée. Leur construction remonte très probablement au début du 20e.
Gare Dornach (arrêt tram)
Le Bâtiment date des années 1880, il est situé sur la première voie ferrée d'Alsace (ligne Mulhouse-Thann créée en 1839). Depuis 2011 c'est aussi une station du tram N°3 Mulhouse-Lutterbach et du tram-train Mulhouse-Thann.
Maison Thierry-Mieg
Cette maison a été acquise en 1818 par Mathieu Thierry-Mieg. Ce chimiste réputé et fabricant de toiles peintes créa le rouge Andrinople qui fit le succès des indiennes mulhousiennes. Passionnée d'agronomie, il installa une ferme modèle à l'arrière de sa demeure, réputée pour son élevage bovin. Gaspard Ziegler puis Frédéric Lamey, tous deux directeurs de la Société alsacienne de construction mécanique, en devinrent successivement propriétaires.
Parc Salvator
Aménagé en 1890 sur l'emplacement des anciens cimetières de la ville, cet espace de 2 ha est le premier jardin public créé à Mulhouse. De style romantique, le parc comprend, en plus des pelouses, allées et grands arbres, un bassin traversé d'un petit pont et des parterres de fleurs. Dans l'auditorium construit en son centre, on donne des concerts en été et le parc en lui-même est souvent utilisé pour les manifestations de la ville. Le parc est jouxté par une aire de jeux. C’est également un grand espace de verdure, idéal pour se détendre, pique-niquer et se balader.