Que faire à Bar-le-Duc ?

351 lieux à découvrir

Restaurant Wokasie

Restaurant

Spécialités chinoises, buffet à volonté, grillades, wok.

Restaurant Buffalo Grill

Lieu d'intérêt

En arrivant au Buffalo Grill, vous pénétrez toute suite dans l'ambiance de l'Ouest américain à l'époque des cow-boys et des Indiens. Ce steak House de qualité est spécialiste des grillades…

Restaurant Sushi King

Restaurant

Restaurant japonais. Sur place (buffet à volonté) ou à emporter.

Restaurant Turquoise

Restaurant

Restaurant de spécialités turques sur place ou à emporter. Brochettes de poulet, de bœuf, d'agneau, pide à la viande hachée, au fromage, à la saucisse turque...et bien d'autres spécialités à découvrir !

Délices d'Asie - traiteur et restaurant

Restaurant

Traiteur proposant des spécialités asiatiques. A déguster sur place ou à emporter.

Restaurant indien Le Monal

Lieu d'intérêt

Restaurant de spécialités indiennes au cœur du quartier de la Ville-Haute.

Burger King

Restauration rapide

Burger King, restauration rapide sur place ou à emporter.

L'île aux Sandwichs

Restaurant

Restauration rapide L'Ile aux Sandwichs vous propose un large choix de sandwichs chauds ou froids, de paninis, de salades, ainsi que frites, boissons, ou desserts.

Restaurant 19 Quatre

Lieu d'intérêt

Le 19 QUATRE vous propose différents menus et un choix à la carte en semaine et le week-end. Le 19 QUATRE, c'est aussi un complexe multi-activités dédié à toute la famille : laser game, bowling, escalade, trampolines, parcours ninja, kid park, bornes d'arcade ainsi qu'un espace bar.

Pizzeria Casa di Roma

Restaurant

Pizzas classiques ou spéciales, salades, pâtes, paninis... Livraison possible.

Restaurant TacoShake

Restaurant

Notre restaurant de tacos vous accueille dans une ambiance conviviale et moderne. Ici, on revisite le tacos à la française avec des produits frais, des viandes savoureuses, des sauces maison et des recettes généreuse qui vont vous faire plaisir. Venez découvrir une large gamme de tacos salée ou sucrés. Menus étudiants, menus enfants, bowls, salades, desserts, smoothies, boissons sans alcool mais aussi des burgers. Restauration sur place ou à emporter.

Accueil des jeunes

Lieu d'intérêt

La restauration de l’AJ Habitat Jeunes est une cuisine de qualité confectionnée sur place avec des produits frais. Cette ligne de self propose chaque jour une diversité d’entrées, de plats du jour et de desserts. Une adhésion annuelle à faible prix est nécessaire pour y accéder.

Le comptoir de Maître Kanter

Restaurant

Le Comptoir de Maître Kanter est situé en plein cœur du centre-ville de Bar-le-Duc, à proximité du parking des "Minimes". Ce bar-brasserie authentique vous propose une cuisine traditionnelle Française avec des spécialités Alsaciennes, viandes, poissons, salades, choucroute et Flammekueches. Grand choix de bière à la pression, bières en bouteille et également un grand choix de vins fins.

Le Keb's sandwicherie kebab

Restaurant

Restauration rapide sur place ou à emporter. Kebab, frites, galettes, tacos, nuggets, wings, paninis, salades, etc. Possibilité de commander à partir de 10h.

New’s pizza

Lieu d'intérêt

Pizza, pâtes et salade à emporter.

Restaurant chez Sulli

Lieu d'intérêt

Restaurant, pizzeria, cuisine italienne et française, produits frais et faits maison.

Hôtel-restaurant Bertrand

Lieu d'intérêt

Au cœur de la cité de la Renaissance, à deux pas des épépineuses de groseilles à la plume d'oie "Le caviar de Bar-le-Duc", l'équipe de l'Hôtel Restaurant Bertrand vous accueillera dans sa salle des restaurant ou en terrasse, dans une ambiance familiale. L'hôtel-restaurant est situé aux abords de la voie Sacrée (D1916), dans un quartier (Marbeaumont) calme à 10 minutes à pied du centre ville. Le chef vous propose un plat unique ou des menus.

Le Madine - restauration rapide

Restaurant

Le Madine vous propose : sandwichs, pizzas, tartines, salades et frites maison. Il y en a pour tout les goûts !

Crêperie-café Les Douces Heures

Lieu d'intérêt

Crêperie, bar, glacier, torréfaction de café, thé du monde et matériel. Crêpes sucrées et salées. Service en continu.

Mc Donald's

Restaurant

170 places, formule menu, maxi menu, menu enfant. Wifi gratuit. Terrasse. Aire de jeux pour enfants couverte.

Restaurant Côté Cépages

Lieu d'intérêt

Cave à vins, bar à vins et restaurant. Toutes les préparations du restaurant sont faites maison. 1 500 références de vins, champagne, whisky et spiritueux. Coffrets cadeaux. Dégustation sur place.

Restaurant la Main à la Pâte

Restaurant

Cuisine traditionnelle et pizzas.

Le Rajasthan - restaurant indien

Restaurant

Ibis Budget Hôtel

Hôtellerie

Faites le choix malin de cet hôtel situé à 4 km du centre ville dans une zone commercial face au restaurant Buffalo. Ses chambres agréables, conçues pour 1, 2 ou 3 personnes, sont équipées d'une douche, toilettes, TV Satellite et Wifi gratuit. Profitez aussi du petit-déjeuner buffet à volonté et bon marché. Bornes de recharges pour 4 véhicules électriques à disposition.

Hôtel de la Gare

Hôtellerie

L'hôtel de la Gare se situe en plein cœur de Bar-le-Duc, en face de la gare SNCF.

Hôtel-restaurant Bertrand

Lieu d'intérêt

Au coeur de la cité de la Renaissance, à deux pas des épépineuses de groseilles à la plume d'oie "Le caviar de Bar-le-Duc", l'équipe de l'Hôtel Restaurant Bertrand vous accueillera dans l'une de ses chambres de différents standing, décorées dans l'esprit des grands peintres de toute époque. L'hôtel-restaurant est situé aux abords de la voie Sacrée (D1916) la même qui amena les taxis de La Marne de Bar le Duc à Verdun. Il se situe dans un quartier (Marbeaumont) calme à 10 minutes à pied du centre ville. L'hôtel-restaurant Bertrand dispose entre autres d'un duplex pour 6 personnes ainsi que d'une chambre familiale pour 4 personnes.

Archives départementales de la Meuse

Bibliothèque

Les Archives départementales ont été créées pendant la Révolution, en 1796, afin de rassembler et permettre la consultation des archives des établissements religieux (abbayes, paroisses...) ainsi que des administrations d'Ancien Régime (bailliages, intendances...) supprimés par les lois révolutionnaires. Depuis, s'y sont ajoutées les archives produites par les administrations départementales ou d'Etat, les communes, les hôpitaux ou même par des personnes privées. En outre, la bibliothèque conservée aux Archives est constituée de la presse meusienne remontant au milieu du 19ème siècle, ainsi que des ouvrages et revues d'histoire locale. Les archives départementales ont pour mission : - La collecte des archives publiques ainsi que des documents privés d'intérêt historique - La conservation de ces documents dans de bonnes conditions - Le classement en réalisant des inventaires permettant un accès pour la recherche - La communication aux administrations ou au public - L'action culturelle et pédagogique notamment en organisant des expositions ou en soutenant les activités du secteur éducatif. L'ensemble des documents conservés représente aujourd'hui près de 25 kilomètres linéaires ; les archives les plus anciennes datent de 943 et les plus récentes de l'année en cours. Il s'agit là de la mémoire écrite du département, ouverte aux administrations ainsi qu'au public pour la justification des droits, les recherches administratives ou historiques. En effet, en consultant ces archives, il est possible, par exemple, de faire l'histoire d'une maison ou d'une commune, d'étudier les plans anciens du territoire ou des parcelles du cadastre, de retrouver la trace de ses ancêtres en faisant de la généalogie, de consulter les registres militaires des soldats de la Première Guerre mondiale, etc. Les Archives départementales de la Meuse proposent tout au long de l'année une offre culturelle variée : expositions, conférences, ateliers ou visites pour les groupes, animations jeune public... Ouverture de la salle de lecture : du lundi au mercredi. Activités en groupe : du lundi au vendredi, sur réservation.

Médiathèque - Bar-le-Duc

Site culturel

La Médiathèque Jean Jeukens est située depuis 1996 dans le cadre très agréable du château de Marbeaumont, au milieu d’un beau parc à l’anglaise à proximité de la gare et du centre ville. La médiathèque propose plus de 180 000 documents répartis dans 3 espaces : adultes, jeunesse et discothèque. Gratuit pour les habitants de la communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse.

AAPPMA La barisienne de pêcheurs à la ligne

Équipement sportif

L’Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique Barisienne dispose de lots de pêche capables de contenter tout pêcheur de loisir, qu’il soit débutant ou confirmé. Que vous préfériez la tranquille pêche au coup, que vous soyez carpiste ou pêcheurs de carnassiers, vous trouverez sur notre territoire tous les poissons que vous recherchez. Sur l’Ornain, splendide rivière de première catégorie, les pêcheurs de truite (et de brochet également) pourront exercer leur loisir sur plus de 17 kilomètres de rivière. Les plus sportifs taquineront Dame Fario à la mouche sur le Parcours No-kill qui s’étale sur toute la traversée de la Ville, à proximité de plusieurs hôtels, restaurants et parkings. Le Canal de la Marne au Rhin quant à lui contentera aussi bien les pêcheurs au coup, les pêcheurs de carnassiers et les carpistes. Brochets, Sandres, Carpes et autres cyprinidés peuplent abondamment les 20 kilomètres de biefs ombragés très facilement accessibles. Trois de ces biefs sont autorisés à la pêche à la carpe de nuit. Enfin, la ballastière de Mussey, propriété de l’AAPPMA, d’une surface de 3 hectares, accueillera dans un cadre bucolique les pêcheurs, seuls ou en famille, qui pourront y taquiner carpes, brochets et sandres, quel que soit le mode de pêche choisi. Disposant d’un ponton handicapé, de parking et de barbecues, ce plan d’eau est très facilement accessible (10 kilomètres de Bar le Duc) par la route ou la voie verte qui longe le Canal de la Marne au Rhin. Et si vous désirez qu’un bénévole vous accompagne, n’hésitez pas à nous appeler : 07.87.67.12.25. Cartes de pêche journalières, hebdomadaires ou annuelles sur http://www.cartedepeche.fr

ASPTT Bar le Duc

Spectacle & événement

Au Programme : – Un Tournoi de Volley Ball sur herbe 6X6 mixte, – Équipe de 6 à 8 joueurs (20 équipes maxi.) – Tout niveau, dès 14 ans – Rendez-vous à 9h30, 1er coup de sifflet 10h00 – Matchs de 12 min. – Buvette & snack sur place – Sur inscriptions > 8€/pers. sur place > 5€/pers. en pré-inscription Pour les pré-inscriptions : Téléchargez le bulletin sur notre site internet, déposez-le dans notre boîte aux lettres avec l’appoint, ou bulletin disponible au 33 avenue Gambetta à Bar-le-Duc, aux horaires d’ouverture du secrétariat (uniquement CHQ/ESP).

Concert - Cabaret d'été

Lieu d'intérêt

Souvenez-vous : Mister James en 2024, un succès inoubliable… Puis L'Oiseau joli l’an dernier, un moment magique… Cette année, ils reviennent avec la Baronne du Bronx ! Préparez-vous à vibrer à nouveau ! Cabaret d’été au jardin : retrouvez l’Oiseau Joli et son accordéon envoûtant, Mister James et ses chansons espiègles, et la Baronne du Bronx au violon virtuose, un cabaret en plein air, doux, drôle et piquant, hors du temps. Un événement les "30 ans au château". Gratuit.

Concert de rock celtique

Recital

Concert d'inauguration de l'expo d'été d'Expression à l'Espace St Louis. OZZY and the Roasted Coasts distillent une musique à la croisée des folklores traditionnels irlandais, breton et écossais, de la country et du rock. Qualifié de rock celtique, ce répertoire hybride est ici servi par un solide combo « folk-rock » composé de 6 musiciens, emmenés par Ozzy, batteur-chanteur à la personnalité singulière qui confère aux Roasted Coasts leur forte image identitaire. Le bodhran, l’accordéon, le fiddle, le bouzouki, le whistle, la cornemuse et le uilleann pipe se mêlent joyeusement à une rythmique des plus électriques. Avec Ozzy and the Roasted Coasts, les standards des Chieftains, Dubliners, Pogues, et autres Flogging Molly et Soldat Louis s’enchaînent avec fidélité dans une prestation scénique énergique et festive. Concert gratuit dans le cadre de la "Guinguette des Remparts". Buvette et restauration "Ma Jolie Crèmerie".

Garden Party années 90

Concert

Dans le parc de la médiathèque. Dès 16 h : Jeux et activités sportives. Restauration. A 20 h : Soirée années 90 avec DJ. Venez danser et chanter sur les plus grands hits de la décennie. Dress code : Total look années 90 Gratuit.

La vie des soldats

Site culturel

Pendant toute la guerre, et surtout en 1916, pendant la bataille de Verdun, Bar-le-Duc regorge de militaires. Des troupes la traversent, montant en première ligne ou revenant du front pour partir en permission ou gagner un autre secteur de combat. Des centaines de militaires y séjournent aussi pour faire fonctionner les services qui gèrent les flux d’hommes, de matériel et d’approvisionnement entre l’arrière et le front. Tous mettent de l’animation dans la ville. Ils aiment se retrouver, selon les cas, au Foyer du soldat ou au Cercle des officiers. Ils apprécient aussi les distractions, fréquentant à cette fin les bistrots, les bals et les maisons « où l’on s’amuse ». Le lieu de distraction le plus original est assurément le Café des Oiseaux avec son billard, son étonnante collection d’oiseaux (à l’arrière-plan sur la photo) et sa salle de spectacles qui accueille parfois le Théâtre aux Armées. Ces militaires participent également, aux côtés des civils, à des fêtes organisées au profit des blessés et des prisonniers avec la participation de vedettes du music-hall. C’est le cas par exemple de « la Journée du Poilu » en décembre 1915. À l’évidence, pour ceux qui reviennent de l’enfer de la bataille et ceux qui vont y retourner, le séjour à Bar-le-Duc est une pause fort appréciée.

Le collège Gilles de Trèves

Bâtiment remarquable

Construit par le doyen de la collégiale Saint-Maxe pour instruire les jeunes du Barrois, l’architecture du bâtiment est typique du style lorrain du XVIe siècle influencé par l’art et les techniques de la Renaissance. Organisé autour d’une cour délimitée par une galerie, il se caractérise par son volume simple, sa toiture discrète mais haute, la régularité des ouvertures sur de hautes façades ornées dont les principales richesses sont dissimulées dans la cour. Afin d’offrir un enseignement de qualité aux jeunes du Barrois et de lutter contre les effets de la Réforme protestante, Gilles de Trèves décide de financer la construction d’un collège, à mi pente entre la Ville haute et le Bourg. Le bâtiment est achevé en 1574 mais il n’est ouvert aux écoliers qu’après le décès de son fondateur en 1582. Les Jésuites dirigent l’établissement de 1617 à 1762, date de la dissolution de leur ordre par le Parlement de Paris. Lycée puis école de jeunes filles au XIXe siècle, l’édifice est un lieu d’enseignement jusqu’en 2002. Bel exemple d’architecture civile de la Renaissance, décrit comme « la plus belle maison de ville qui soit en France » par Montaigne de passage en 1580, les bâtiments s’organisent autour d’une cour intérieure bordée de galeries. Celles-ci sont surmontées de balcons aux curieuses balustrades entrelacées. La toiture est pourvue de fenêtres jumelées aux frontons triangulaires et d’un élégant clocheton. La façade sur rue était à l’origine la plus ornée mais, en très mauvais état, elle fut détruite en 1831. Du mobilier d’origine, il ne reste malheureusement que deux taques de cheminées. Sous la voûte du porche la devise du fondateur rappelle : « que cette demeure reste debout jusqu’à ce que la fourmi ait bu les flots de la mer et que la tortue ait fait le tour de la terre ».

Les abris

Lieu d'intérêt

À partir de février 1916, l’ennemi multiplie les bombardements aériens sur Bar-le-Duc pour tenter de perturber l’acheminement de nouvelles troupes, de vivres et de munitions en direction de Verdun. Dans un premier temps, les habitants restent souvent dans les rues pour observer les avions, comme s’il s’agissait d’un meeting d’aviation. Très vite cependant, ils découvrent les tragiques conséquences de ces bombardements. La nécessité de se protéger prend le dessus. L’armée installe des moyens de défense aérienne. La municipalité recense les caves susceptibles d’abriter la population et elle les identifie par des inscriptions sur les façades des maisons. Elle fait aussi occulter les lumières pendant la nuit pour réduire les dangers des bombardements nocturnes. Les sirènes des usines de la ville sont mises à contribution pour signaler l’arrivée d’avions ou de « zeppelins », les dirigeables allemands. Au total, jusqu’en 1918, plus de 250 alertes retentissent, contraignant la population à gagner un refuge protecteur. Mais les caves ne suffisent pas. 21 galeries souterraines sont creusées à flanc de coteaux, notamment sous la ville haute. 9 abris bétonnés sont également construits, par exemple place Exelmans, place de la gare et, ici, place Reggio. Une photographie montre des ouvriers s’activant à l’achèvement de l’abri prévu ici.

Place de la Couronne

Lieu d'intérêt

Le nom de cette place proviendrait d’une auberge installée ici au XVIIe siècle. Dénommée place de la Liberté pendant la Révolution, un marché y est alors organisé une fois par semaine. Aujourd’hui encore, la porte de la Couronne, plusieurs fois remaniée, signale symboliquement l’entrée dans la partie la plus ancienne de la cité. Constituant un des trois accès du quartier fortifié du Bourg, la porte de la Couronne était parfois désignée sous le vocable de « Tête-fendue » en raison de la présence contiguë de la maison du bourreau au Moyen Âge. On la trouve également mentionnée sous le nom de « Notre-Dame ». En effet Louis XI, qui occupe la ville à la fin du XVe siècle, fait installer des statues de la Vierge sur les portes de la cité. C’est également ce souverain français qui renforce la protection de cette entrée par la construction de quatre échauguettes. Au XVIIIe siècle, la porte médiévale est détruite peu après les murailles pour laisser place à un ouvrage plus ouvert sur l’extérieur. L’ensemble sculpté des pilastres et des pots à feu est dû à l’artiste barisien Louis Humbert. Point de jonction entre villes haute et basse, ce lieu reçut l’unique presbytère de la ville ainsi que la première école de la cité. Cette dernière était installée dans la maison à pans de bois et encorbellement construite au XVe siècle à l’angle de la place et de la rue Gilles de Trèves. L’édification du collège voisin en 1574 fait perdre à cette habitation sa vocation première. L’école de garçons Paulin-Gillon, construite en 1902 à proximité de la porte, a perpétué cette tradition enseignante au XXe siècle. À l’Est, la place ouvre sur la rue éponyme, longtemps appelée la rue des Juifs. Cette ancienne appellation atteste de l’importance de la communauté juive vivant à Bar-le-Duc au Moyen Âge, alors protégée par les ducs de Bar.

Pressoir seigneurial

Site culturel

Le pressoir seigneurial de Combles-en-Barrois fut acquis en 1970 par l’Office de Tourisme de Bar-le-Duc et installé en 1977 rue des Ducs. Il constitue, avec le pressoir abbatial de Beaulieu-en-Argonne, un témoin essentiel d’une riche tradition viticole dans la Meuse. Jusqu’à l’arrivée du phylloxéra au XIXe siècle, la Lorraine est une région viticole importante et des pressoirs sont présents sur tout le territoire. S’il n’est pas indispensable à la production du vin, le pressoir facilite le pressurage et permet de traiter de grandes quantités de raisin en évitant les pertes. Les pressoirs à arbre du type de celui de Combles-en-Barrois sont des instruments performants, mais très coûteux. Propriétés des seigneurs et abbayes, ils sont mis à disposition des vignerons. Ils sont construits en chêne hormis la vis, qui est en bois à grain fin (charme, orme, cormier). Les pièces métalliques présentes ne sont en général que des éléments de renfort placés à la suite d’une cassure ou d’une fissure. Le pressoir est composé d’un arbre mobile (1), le plus souvent résultat d’un assemblage de poutres ceinturées par des poupées (2), supporté par deux portiques, les jumelles (3) et fausses jumelles (4). Cet arbre muni d’un contrepoids est actionné à l’aide de la vis située à son extrémité (5). Le pain est tout d’abord constitué : le raisin est étalé en plusieurs lits sur la maie (6), chaque lit étant recouvert de paille. Le pain est recouvert de nattes puis de madriers. L’arbre est relevé afin de dégager l’aiguille (7). Ainsi libéré de ses supports, l’arbre pèse sur le pain. La manœuvre de la vis placée à son extrémité accentue la pression : le jus de raisin s’écoule dans une cuve de pierre munie d’un panier à claire-voie en osier destiné à retenir les parties ligneuses des grappes. Après douze à vingt heures de pressurage, selon la maturité du raisin, l’effort de presse est augmenté en glissant une ou deux traverses dans les mortaises (8) des jumelles. Une fois l’arbre relevé, l’aiguille est replacée et le pain enlevé. Ce dernier peut être distillé pour obtenir le marc. En une seule cuvée sont ainsi pressés entre 4 400 et 5 500 litres de vin. Ce fort rendement compense le coût élevé d’un pressoir à arbre, qui nécessite de grandes pièces de bois et cinq ou six hommes pour le manœuvrer. Si un pressoir communal est mentionné à Combles-en-Barrois dès le XVe siècle, ce pressoir ne semble cependant pas antérieur au XVIIe siècle. Mais en l’absence d’inscription et de décor, seule une étude d'endrochronologique en donnerait une datation fiable. Accès libre grâce au digicode.

Le château de Marbeaumont

Bâtiment remarquable

Symbole de la réussite d’une famille de négociants barisiens devenus banquiers, le château de Marbeaumont est une demeure somptueuse construite entre 1903 et 1905, dans un vaste parc aménagé avec goût. Comme beaucoup d’autres beaux bâtiments de ce type, ailleurs en France, il est utilisé par l’Armée pour loger des officiers de haut rang. C’est le cas notamment en mai et juin 1916 lorsque le général Pétain, commandant du Groupe d’armées du Centre, installe son état-major à Bar-le-Duc. Ses bureaux occupent l’hôtel de ville mais les officiers logent, avec le général, dans ce logis d’exception, au décor intérieur raffiné, qui bénéficie en outre de tout le confort « moderne », dont le chauffage central. Le général Pétain y fera encore quelques séjours, plus brefs, en 1917. Dès 1916, d’autres hôtes de marque, français ou étrangers, y sont aussi reçus par la maîtresse des lieux, Mme Vve Varin-Bernier, notamment le général de Castelnau, Lloyd George (peu avant qu’il devienne premier ministre du Royaume-Uni) ou les princes Sixte et François-Xavier de Bourbon-Parme. D’autres n’y font que passer, tel Clemenceau ou le général Franchet d’Espèrey. Cette halte à Bar-le-Duc n’est en général qu’une étape sur la route menant à Souilly, le quartier général de la IIe Armée, et même, pour certains de ces visiteurs, à Verdun. De 1916 à 1918, des bombes sont tombées à huit reprises dans le parc du château, proche des voies ferrées et de la Voie sacrée. Le château lui-même n’a subi que des dégâts très limités.

Les fortifications

Bâtiment remarquable

Vestiges - Aux confins du royaume de France et de l’Empire, place forte et capitale d’une province restée longtemps indépendante, la cité ducale est protégée par plusieurs enceintes dans la vallée et sur le promontoire : chaque quartier possède sa propre muraille. Pas moins de quatre niveaux de protection mettent ainsi les habitants à l’abri du danger. Le château est gardé par une double muraille épousant parfaitement les contours du relief. Quatre grosses tours reliées entre elles par des courtines ferment les angles. Face à la vallée, l’enceinte nord-est sert d’appui aux bâtiments seigneuriaux. À l’opposé, au-dessus du vallon de Véel, l’enceinte dédoublée crée un espace intermédiaire d’accès au château dénommé Baile. Ce lieu sert de place d’armes et de basse-cour au château. Du côté de la ville haute, afin de protéger l’accès le plus aisé de la forteresse, l’éperon rocheux est barré de quatre tours rondes dont celle de l’Horloge constitue aujourd’hui un des derniers témoins. L’enceinte de la ville haute est distincte de celles du château. Le lien entre les deux se fait par une porte fortifiée équipée d’un pont-levis au dessus d’un fossé sec. Trois autres portes solidement défendues contrôlent l’accès au quartier : la Porte-aux-Bois, massive avec son pont-levis, sur la route de France venant de Saint-Dizier ; la porte Phulpin à proximité du château ; ouvrant sur la vallée, la rue de l’Armurier, était défendue par une triple porte fortifiée. De cette enceinte urbaine, quelques vestiges sont toujours visibles à l’instar de la tour Heyblot, rue du Rossignol. Depuis le traité de Bruges (1301), le comte de Bar est vassal du roi de France. Pourtant, à partir de 1624, le duc Charles IV (1624-1675) mène une politique d’indépendance résolument anti-française, obligeant le roi à intervenir militairement. À plusieurs reprises, la ville est occupée. En 1670, Louis XIV ordonne le démantèlement des fortifications de la ville, écartant ainsi toute nouvelle menace.

Place de la Fontaine

Lieu d'intérêt

La fontaine tient une place importante dans la vie quotidienne de l’Ancien Régime. Elle fournit de l’eau potable aux habitants de la ville haute et au château depuis 1465. Le monument de style baroque visible aujourd’hui date de 1757. Elle est aussi un lieu de sociabilité populaire : les jours de fêtes, dit-on, le pineau de Bar y coulait abondamment. La rue de l’Armurier qui aboutit sur cette place constitue un des trois accès à la ville haute. Il a toujours été difficile pour les habitants du quartier de se procurer de l’eau potable. Ceux-ci s’approvisionnent d’abord grâce aux citernes recueillant l’eau de pluie et par de très rares puits. Alors que le quartier est en plein essor, René Ier (1420-1480) souhaite l’équiper d’une fontaine. Les recherches entreprises près de l’ancienne Porte aux Bois permettent de découvrir et de canaliser une source dès 1465. De nombreux obstacles sont alors surmontés pour aménager un réseau de conduite d’eau souterrain. Les conduites, en bois jusqu’en 1828, sont ensuite fabriquées en fer fondu. L’édifice actuel et son dauphin en bronze remplacent en 1757 un petit édicule surmonté d’une croix. La plaque en marbre conserve le souvenir de sa création par René Ier. Grâce à ce monument, la place sur laquelle débouchent pas moins de quatre artères devient un lieu de vie et de sociabilité important du quartier. Autrefois, la ville comptait six fontaines, dont cinq en ville basse. Ces dernières furent détruites par la municipalité en 1781 à cause d’infiltrations provenant du traitement du chanvre à Resson. La Fontaine est inscrite aux M.H. depuis 1930.

Église Saint-Charles

Lieu d'intérêt

En 1937, Monseigneur Charles Eugène Aimond achète une parcelle, chemin des Vaux, en vue d’y édifier une chapelle et un calvaire. À cette époque, le faubourg de Marbot dépend de la paroisse Saint-Jean. La chapelle, dont la nef mesure 28 mètres de longueur, comporte huit vitraux et une rosace au-dessus de la porte d’entrée. C’est l’entreprise Bichaton et Cie de Bar-le-Duc qui assure les travaux d’après les plans de Mgr Aimond. Mgr Charles Ginisty, évêque de Verdun, bénit la chapelle le jeudi 3 novembre 1938. En mars 1950, Mgr Aimond, alors vicaire général du diocèse, demande un permis de construire pour l’agrandissement de la chapelle, située route de Maëstricht (architecte : cabinet Delangle à Verdun) : il s’agit d’un prolongement de la chapelle d’environ 7 mètres qui comprend l’ajout d’une baie avec vitrail de chaque côté. La chapelle agrandie est bénie le dimanche 12 novembre 1950 par Mgr l’Évêque Georges Petit. Le 6 août 1961, la chapelle de Marbot devient église paroissiale Saint-Charles. Elle comporte alors 250 places et donne son nom à la rue et à la place de la Chapelle. En 1962, Marbot s’est agrandi, l’église est à nouveau trop petite ; son agrandissement est prévu sur le terrain situé à l’arrière par Mgr Aimond mais celui-ci décède, sans avoir pu le voir, en juin 1968. En novembre 1968 débute la construction de l’extension de l’église et de son clocher. Le gros œuvre est confié à l’entreprise Toletti-frères de Bar-le-Duc. Le 21 décembre 1969, l’église Saint-Charles est consacrée par Mgr Pierre Boillon, évêque de Verdun. Le 29 avril 1983, 4 cloches de la fonderie Bollée de Saint-Jean-de-Braye sont baptisées pour équiper le nouveau clocher : Marbotine, Marie, Charlotte et Pensée de Bar. L’église Saint-Charles, construite après la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905, a longtemps été entretenue par l’Association d’Éducation Populaire de la paroisse. Le diocèse de Verdun a décidé de fermer puis de mettre en vente l'église Saint-Charles. Aujourd'hui, la chapelle accueille une église chrétienne évangélique

L'Hôtel du Département

Lieu d'intérêt

Ancienne École normale d’institutrices, cet imposant bâtiment est construit en dehors de la ville ancienne à la fin du XIXe siècle. Il accueille depuis 1991 l’hôtel du département après sa requalification par l’architecte Dominique Perrault. Situé au-delà des anciennes murailles et de la Porte-aux-Bois permettant l’entrée dans la ville haute lorsqu’on venait de Saint-Dizier et du royaume de France, le pâquis – ou pâturage – est un lieu de promenade des habitants du quartier qui viennent chercher l’ombrage des arbres multicentenaires qui le composent. En 1883 débute à cet emplacement la construction par l’architecte barisien Micault d’un édifice destiné à accueillir l’École normale d’institutrices. Son architecture d’inspiration classique se compose d’un long bâtiment cantonné de quatre pavillons constituant ainsi un plan en H. La pierre de Savonnières contraste avec les hauts toits d’ardoise percés de lucarnes à frontons curvilignes. Seule la travée centrale de la façade qui reçoit une ornementation spécifique rompt la régularité et la sobriété des ouvertures. De part et d’autre du corps central se trouvaient à l’origine une cour et un jardin. Transformé en hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, le bâtiment accueille de 1940 à 1944 une prison allemande où sont enfermés les prisonniers résistants du département. Après la construction d’une École normale mixte en 1963 sur les hauteurs de Pilviteuil, il sert d’école annexe jusqu’à sa fermeture en 1988. Dans un contexte politique de décentralisation des missions de l’État, les locaux dévolus au Conseil général à la préfecture deviennent exigus. L’architecte Dominique Perrault, plus tard auteur du site François Mitterrand de la Bibliothèque Nationale de France à Paris, est chargé d’adapter l’ancienne école en un lieu fonctionnel et moderne pouvant recevoir la diversité des services départementaux. Un large parvis ouvre sur l’espace public et le rez-de-chaussée est traité en transparence afin d’alléger la lourde façade du XIXe siècle. À l’arrière est créé un bâtiment moderne à l’intention des élus. Façade et toiture ne forment qu’un seul ensemble vitré d’un édifice aux formes circulaires. Entre les deux, au-dessus d’une pièce d’eau jouant un rôle de miroir, une passerelle relie symboliquement les deux parties de l’hôtel, l’ancien et le contemporain, le législatif et l’exécutif.

La Voie Sacrée

Site culturel

Peu après le déclenchement de la bataille de Verdun, le 21 février 1916, la petite route départementale conduisant de Bar-le-Duc à Verdun devient un véritable cordon ombilical. Maurice Barrès, le député lorrain nationaliste, la qualifie de « route sacrée » dès le mois d’avril 1916 mais c’est sous le nom de « Voie sacrée » qu’elle passe à la postérité. Réservée aux véhicules automobiles, elle assure, grâce à une gestion draconienne, le transport, chaque jour de la bataille de Verdun, de 13 000 soldats, de 1 500 tonnes de munitions et de 6 400 tonnes de matériel, souvent chargées à Baudonvilliers, au sud de Bar-le-Duc. Après la guerre, Raymond Poincaré, président de la République jusqu’en 1920 puis président du Conseil général de la Meuse, œuvre avec Pol Chevalier, maire et conseiller général de Bar-le-Duc, pour ancrer durablement dans l’espace et dans les mémoires le souvenir de ces temps héroïques. De nouvelles bornes kilométriques sont posées au long de la Voie sacrée, officiellement nommée « Route Nationale Voie Sacrée » en 1923. Ces bornes ont la forme d’une petite pyramide surmontée d’un casque de combattant français, ceint d’une couronne de laurier. La première, la borne « 0 », a été inaugurée le 21 août 1922 par Raymond Poincaré, alors président du Conseil. Elle se trouvait à quelques centaines de mètres de ce rond-point, vers le centre-ville. Elle a été remplacée peu après par le monument plus imposant qui se trouve devant vous, au centre d’une grille ornée de croix de guerre en fer forgé. Il a été déplacé ici en 2000.

La gare du Meusien

Lieu d'intérêt

Besace et capote sur le dos, les soldats sont prêts à partir au front et à prendre le train, à la gare du « Meusien », impasse Varinot. Le « Meusien » est le nom donné au réseau de chemin de fer à voie étroite créé dans le département de la Meuse à la fin du XIXe siècle. Dès 1914, ce réseau est réquisitionné par l’Armée. Un régiment du Génie l’améliore en doublant certaines voies, en créant des gares spécialisées dans le ravitaillement (pour les hommes et les chevaux) et en reliant toutes les gares par le téléphone. En 1916, 128 locomotives et 800 wagons sont réquisitionnés sur d’autres réseaux pour circuler sur celui du Meusien, ce qui permet une forte croissance du trafic. Vingt-deux trains par jour empruntent la ligne en février 1916, puis 35 par jour en avril : c’est l’apogée. Le Meusien remplit dignement son rôle. Il achemine surtout vers le front de la nourriture pour les hommes et les chevaux. Au retour, il transporte des blessés. Une locomotive, « La Suzanne » a survécu à la guerre et a été classée Monument Historique. Elle a bénéficié d’une restauration, à l’initiative de l’association du Chemin de Fer Historique de la Voie sacrée. Cette association a prévu de la remettre en circulation en 2016 sur un tronçon de 4 km à proximité de Bar-le-Duc. Depuis, le train circule certains dimanches de mai à septembre, se renseigner auprès de l'Office de Tourisme Sud Meuse 03.29.79.11.13. Possibilité de louer le train pour des groupes en-dehors de ces journées.

La propriété Varin-Bernier

Site culturel

La propriété des banquiers Varin-Bernier comprend l’actuel château de Marbeaumont, les communs (incendiés par les Allemands en 1944), la maison du concierge, la maison du jardinier et le parc magnifiquement arboré (avec pièce d’eau, jardin, potager et petit étang). En mai 1946, elle est vendue à la ville de Bar-le-Duc en présence du maire, Jean Jeukens. Le château et son parc forment une propriété indissociable. L’acte de vente indique : • l’interdiction de morceler la propriété de12,69 hectares ; le parc était déjà coupé par le chemin des Polkas (actuelle rue Jean-Bernard) qui le divisait en deux parties reliées par un passage souterrain • l’interdiction de vendre la propriété à des personnes qui n’auraient pas l’intention de l’utiliser dans l’intérêt général de la population barisienne • la préservation du caractère artistique de la propriété et affectation à des fins sociales...une partie sera réservée à un terrain de sport. Dans les années 1948-1950, la création du stade, la canalisation et la couverture partielle du Naveton, la création des différents terrains de sport, la construction des vestiaires et des tribunes entraînent l’assèchement de l’étang ainsi que la disparition d’un lavoir. De son ancienne destination, il reste, derrière les tribunes, le château d’eau, daté de 1897, qui alimentait en eau la première habitation du banquier, les communs et les écuries ; son fonctionnement était basé sur le principe du bélier hydraulique. À côté, la cascade du Naveton est la plus ancienne trace du moulin à grains de Marbot, propriété des chanoines de Saint-Maxe au XVe siècle, devenu ensuite filature de coton au XIXe siècle, vermicellerie, compasserie, distillerie et scierie à la fin du XIXe siècle. Le stade prend le nom de Jean Bernard (maire de Bar-le-Duc de 1970 à 1995) le 29 juin 2010. Visite des intérieurs aux heures d'ouverture de la médiathèque.

Le château des Ducs de Bar

Lieu d'intérêt

XV et XVI e siècles Soucieux de protéger ses terres, Frédéric, duc de Haute Lorraine, décide vers la fin du Xe siècle de construire un château fort sur un éperon rocheux dominant la vallée de l’Ornain. Ce site idéal, entouré par deux ravins et prolongé par un plateau, n’accueille guère, dans un premier temps, que quelques habitations et une chapelle. Maintes fois remanié, agrandi et renforcé, le château est détruit dans sa quasi-totalité au XVIIe siècle. Au XIIIe siècle, préférant pour capitale Bar-le-Duc à Mousson, les comtes de Bar réalisent des travaux. L’extrémité de l’éperon est alors entourée d’une double enceinte afin de protéger logis, communs, collégiale Saint-Maxe et bâtiments canoniaux. Véritable petite ville, la place forte doit pouvoir se suffire à elle-même en cas de siège. Elle abrite une garnison, du personnel domestique, des ateliers de fabrication d’armes, et possède ses propres réserves d’eau et de nourriture. D’architecture sévère, le château devient au XVe siècle un véritable palais richement meublé et décoré. René II (1473-1508) contribue beaucoup à son embellissement. La Grande Galerie, salle de réception monumentale et solennelle, est construite sur le flanc nord-est. Le Baile, première ligne de défense du château, devient un jardin d’agrément, probablement d’inspiration italienne comme le veut alors la mode. Dès le XVIIe siècle, les ducs de Bar et de Lorraine délaissent Bar-le-Duc. Le château, mal entretenu, se dégrade. En 1649, un incendie le ravage. Après plusieurs occupations françaises et pour punir la politique anti-française du duc Charles IV, Louis XIV ordonne son démantèlement en 1670. Du château ducal, il ne reste que l’ancienne Cour des Comptes, organe principal de l’administration du duché. À proximité de la «Belle Porte», René II fit construire un bâtiment voûté en pierre pour abriter le Trésor des Chartes. Le duc Antoine (1508-1544) y ajouta une salle d’audience en 1523, complétée sous Charles III (1545-1608) par un logis comprenant un corps central et deux ailes en retour.

Place Reggio

Bâtiment remarquable

Créée tardivement à la fin du XVIIIe siècle, la place Reggio joue un rôle pivot au cœur de la Ville basse. Située à l’intersection de deux quartiers anciens, elle ouvre d’un côté sur la Neuve-ville et ses rues alignées, de l’autre sur le quartier du Bourg et la façade monumentale de la préfecture. Par son nom et la statue qu’elle présente, elle honore un enfant du pays qui s’illustra au cours des campagnes napoléoniennes : le maréchal Oudinot, duc de Reggio. À cet emplacement, se trouvaient au Moyen Âge des jardins, l’enceinte et le fossé démarquant la limite du « Burgum Barri ». La création d’un nouveau quartier au XIVe siècle met le site au cœur de la nouvelle agglomération voulue par le duc Robert le Magnifique. À partir du XVIIe siècle, le terrain est couvert de bâtiments constituant le couvent des Dames de la Congrégation de Notre-Dame. À la Révolution, la vente de ce bien national permet à la municipalité de créer l’Hôtel-de-Ville et la place qui manquaient pour structurer la Ville basse. La maison commune s’installe dans une partie de l’ancien couvent avant son transfert et sa démolition en 1868. C’est au début du XXe siècle que la préfecture demande à l’architecte Royer d’édifier une façade digne de sa vocation et de la place qu’elle ferme. Les terrains situés sur les deux grands côtés sont divisés en lots, mis en vente pour la construction d’habitations qui doivent toutes être édifiées sur un modèle et une hauteur uniforme. En 1857, la place prend sa dénomination actuelle en souvenir du titre porté par Nicolas-Charles Oudinot depuis la bataille de Wagram en 1809. Ce dernier est ici honoré grâce à la statue élevée par souscription publique en 1850, trois ans après son décès. Réalisé par le sculpteur Jean-Baptiste Debay, ce portrait en pied du maréchal était à l’origine installé au centre, sur un piédestal en marbre orné aux angles de quatre génies et, sur ses faces, de quatre bas-reliefs en bronze retraçant les hauts faits de sa carrière militaire. Après la chute de l’Empire, le ralliement rapide de Oudinot au nouveau régime lui permet de conserver des fonctions d’honneur dans les administrations parisiennes. Fidèle à sa ville natale, il s’attache alors à défendre les intérêts des Barisiens, notamment lors de l’élaboration des grands chantiers nationaux (chemin de fer, canal) ou locaux.

Rue du Bourg

Lieu d'intérêt

Tirant son nom du “ Burgum Barri “, le quartier qu’elle traverse de part en part, la rue du Bourg est l’un des axes urbains les plus anciens de la ville. Elle offre une grande diversité architecturale. Sur le chemin qui conduisait au château, elle présente des façades de la Renaissance qui ont inspiré de nombreux écrivains. Le Bourg, fondé au Ve siècle sur la rive gauche de l’Ornain à l’intérieur de murailles, réunit à l’origine l’essentiel de la population et de l’activité économique de la cité ainsi qu’un hôtel- Dieu. Un premier château aurait été édifié en son sein au Haut Moyen Âge. Le canal qui le dessert sur son flanc sud permet l’avènement d’un premier artisanat notamment textile. Bâtis en pierre de Savonnières dans la première moitié du XVIIe siècle, les hôtels particuliers des riches patriciens présentent de grandes similitudes de plan et d’élévation avec leurs homologues de la Ville haute. Plus tardifs, ils offrent un décor ornemental foisonnant, laissant apparaître un style que l’on a parfois qualifié de baroque. La recherche d’un rythme par l’alternance de frontons triangulaires et curvilignes, la présence de colonnes engagées et le décor sculpté exubérant d’êtres hybrides, de rinceaux et de mascarons, confèrent à l’ensemble une grande richesse ornementale. La maison des deux barbeaux au numéro 26 de la rue, ornée de sirènes sculptées sortant de gaines de feuillages, fut immortalisée par l’écrivain André Theuriet. Au XVIIIe siècle, les baies sont agrandies, cintrées et ornées de motifs rocaille. Au siècle suivant, les canons de l’architecture classique sont bien intégrés par les architectes dans les édifices officiels, tandis qu’à la fin de ce siècle émerge une esthétique nouvelle – l’Art Nouveau – visible dans la construction en surplomb, appelée oriel, du numéro 59 de la rue.

Église Notre-Dame

Lieu d'intérêt

XI-XVIIIe siècles Plus ancien édifice religieux de la ville, l’église Notre-Dame fut également sa seule église paroissiale jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Remaniée à plusieurs reprises, elle était pourvue d’une flèche incendiée par la foudre en 1619. Une nouvelle tour surmontée d’un dôme fut édifiée à partir de 1728. Fondé par la comtesse Sophie en 1088 à l’emplacement d’un premier sanctuaire dédié à la Vierge, le prieuré Notre-Dame dépend alors de la riche abbaye de Saint-Mihiel. Une charte de l’évêque de Toul fixe les relations entre les moines et les habitants. Le prieur est ainsi nommé curé de la paroisse, tandis qu’un vicaire assure le quotidien de la vie paroissiale. L’histoire de l’église est émaillée de nombreux conflits d’intérêts entre le prieuré et la ville. À la Révolution française, le bâtiment est transformé en temple de la Raison avant de retrouver sa vocation première en 1802. Construite sur quatre siècles, l’église Notre-Dame cumule les styles architecturaux. Du premier édifice roman ne restent qu’une travée du collatéral nord et les lourdes piles quadrangulaires qui supportaient des tours clochers. La longue flèche qui surmontait la tour sud fit la célébrité de l’édifice jusqu’à sa destruction par un incendie le 14 mars 1619. Sur le modèle de l’abbatiale de Saint-Mihiel, le plan présente un double transept permettant un accès dégagé au chœur. Celui-ci est bâti au XIIe siècle dans un style gothique aux influences champenoises indéniables. Le duc Robert le Magnifique fait reconstruire la nef en 1383 et plusieurs chapelles latérales complètent l’ensemble aux siècles suivants. La tour porche située dans l’axe de la rue Bar-la-Ville remplace un premier édicule bâti sous le duc Robert. Avec la façade occidentale, cet ensemble architectural, conçu par le moine architecte Nicolas Pierson, introduit un vocabulaire ornemental classique : pilastres, balustrades, dôme. Le haut-relief de l’Assomption de la Vierge, dû au ciseau du sculpteur Louis Humbert, surmonte le porche d’entrée depuis 1751. À l’intérieur, plusieurs œuvres d’artistes locaux (Ligier Richier, Jean Crocq, Louis Yard) nous renseignent sur la richesse artistique du duché. Des bâtiments conventuels (cloître, jardins, lieux de vie des moines) organisés autour de l’église ne subsiste qu’une partie transformée en hospices civils à partir de 1812. Un square remplace le cimetière paroissial qui jouxtait l’église à l’Est