Que faire à Bar-le-Duc ?

272 lieux à découvrir

L'Hôtel de Florainville

Lieu d'intérêt

Construit pendant la Renaissance pour la famille de Florainville, proche des ducs de Bar, cet édifice domine la place Saint-Pierre par la richesse de son ornementation. Elle fut complétée au XVIIIe siècle lorsque l’hôtel devient le siège de la municipalité. La première mention écrite de ce bâtiment remonte à 1628. Il est alors occupé par la famille de Florainville, originaire de Luxembourg qui le tient en fief des ducs de Bar. Au XVIIe siècle, il est également dénommé Hôtel de Meuse en raison du baron de Meuse, son propriétaire. Devenu en 1752 propriété de la Ville de Bar-le-Duc, il accueille l’Hôtel de Ville jusqu’en 1794 avant son installation en ville basse à proximité de la préfecture actuelle. C’est donc ici qu’est reçue par les édiles, le 10 mai 1770, la princesse Marie-Antoinette d’Autriche, en route vers Compiègne où elle épousera le futur roi Louis XVI. Après avoir hébergé une compagnie militaire de réserve de 1805 à 1814, l’hôtel devient le siège du musée municipal lorsque celui- ci est fondé par l’architecte Théodore Oudet et le maire Paulin Gillon en 1841. Depuis 1949, il accueille le Tribunal de Grande Instance puis la cour d’assise. On peut dater sa construction des années 1560-1580. Comme les autres hôtels de la place, il est construit en pierre de Savonnières et comporte trois niveaux dont un étage d’attique ouvert par des lucarnes cintrées. Il s’en distingue néanmoins par son haut toit en pavillon d’ardoises. De la Renaissance sont toujours visibles les fenêtres à meneaux du rez-de-chaussée, les bandeaux moulurés rythmant la façade horizontalement et les pilastres d’ordre dorique qui soulignent la verticalité de l’élévation. La transformation de cette résidence privée en un édifice public au XVIIIe siècle conduit à la mise en place d’un perron devant la porte d’entrée, l’agrandissement des baies du premier étage et la création de deux balcons sur consoles ornés de garde-corps en fer forgé attribués à Jean Lamour, l’auteur des grilles de la place Stanislas de Nancy. Ces grilles comportaient à l’origine des lys de France et des barbeaux. Les armes de la famille de Florainville qui ornaient la façade ont été remplacées par celles du royaume de France et celles du duché de Bar surmontées de la devise latine « les hauts faits résonnent »

L'Hôtel de Ville

Lieu d'intérêt

Le vaste bâtiment de l’hôtel de ville a été très convoité par les services de l’Armée à partir de 1916. Il abrite pendant deux mois, en mai et juin 1916, le quartier général du général Pétain, lorsque ce dernier est remplacé par le général Nivelle à la tête de la IIe Armée et du secteur de Verdun. C’est Joffre, le général en chef des armées françaises, qui avait nommé Pétain pour repousser l’offensive sur Verdun déclenchée par les Allemands le 21 février 1916. Pétain installe alors son quartier général à Souilly, à mi-chemin entre Bar-le-Duc et Verdun. Il prend très vite des mesures fort efficaces pour contenir la formidable poussée allemande. Il refuse toutefois de lancer la contre-offensive que souhaite Joffre si ses demandes de renforts ne sont pas satisfaites. Joffre ne cède pas. Pétain fait l’objet d’un « limogeage poli ». Il est nommé à la tête du Groupe d’Armées du Centre, qui coiffe la IIe Armée. Le 1er mai 1916, il s’installe avec son quartier général à la mairie de Bar-le-Duc. Il le transférera à la fin juin 1916 au château de Nettancourt, à une vingtaine de kilomètres de Bar-le-Duc. À l’hôtel de ville, Pétain et son état-major occupent notamment la salle du conseil et la salle des mariages. D’autres services de l’armée française feront de même par la suite. Des unités américaines les remplaceront même un moment à l’automne 1918, en particulier l’état-major de la 3e division américaine. Une plaque apposée près de l’entrée de l’hôtel de ville rappelle l’intervention américaine dans la guerre.

L'Hôtel de Ville et son parc

Lieu d'intérêt

Bâti à l’extérieur de la ville en 1803, l’actuel Hôtel-de-Ville est dû à la volonté du maréchal Charles-Nicolas Oudinot de posséder dans sa ville natale une habitation digne de sa position d’officier militaire. Construit entre cour et jardin selon les canons esthétique de l’époque, il fut acquis par la municipalité en 1868 afin d’y installer sa maison commune et offrir aux barisiens un parc verdoyant au cœur de la cité. La façade sur rue se compose d’un sobre corps de logis central avec deux ailes en retour précédés de deux bâtiments de service plus bas. Sur le jardin, la façade est agrémentée d’un ressaut central supportant un fronton triangulaire. Trois oculi et un large balcon animent cette partie. Détruit par un incendie en 1813, l’hôtel est reconstruit à l’identique peu après. Le maréchal Oudinot y reçut l’empereur Napoléon à plusieurs reprises qui préférait la résidence de son ami au bâtiment officiel de la préfecture. Le duc de Berry, neveu du roi Louis XVIII y sera également reçu en 1814. Néanmoins Oudinot délaisse quelque peu cette habitation au profit de sa demeure parisienne et du domaine de l’ancienne abbaye de Jean d’Heurs, acquis en en 1808. Tout comme dans cette résidence campagnarde, Oudinot accorde une place importante au parc qu’il fait dessiner selon la mode anglaise de l’époque. Des petites constructions, appelées fabriques, agrémentent cet ensemble par ailleurs traversé par le canal des Usines. Son ouverture au public après 1868 nécessite la réalisation de quelques aménagements comme le comblement de la pièce d’eau centrale devant la façade de l’hôtel ou la construction d’un Kiosque à musique en 1887 afin d’accueillir les concerts qui y sont organisés. En 1891, des grilles et une porte monumentale aux couleurs et symboles de la République sont édifiées devant la rue du château.

L'Hôtel du Département

Lieu d'intérêt

Ancienne École normale d’institutrices, cet imposant bâtiment est construit en dehors de la ville ancienne à la fin du XIXe siècle. Il accueille depuis 1991 l’hôtel du département après sa requalification par l’architecte Dominique Perrault. Situé au-delà des anciennes murailles et de la Porte-aux-Bois permettant l’entrée dans la ville haute lorsqu’on venait de Saint-Dizier et du royaume de France, le pâquis – ou pâturage – est un lieu de promenade des habitants du quartier qui viennent chercher l’ombrage des arbres multicentenaires qui le composent. En 1883 débute à cet emplacement la construction par l’architecte barisien Micault d’un édifice destiné à accueillir l’École normale d’institutrices. Son architecture d’inspiration classique se compose d’un long bâtiment cantonné de quatre pavillons constituant ainsi un plan en H. La pierre de Savonnières contraste avec les hauts toits d’ardoise percés de lucarnes à frontons curvilignes. Seule la travée centrale de la façade qui reçoit une ornementation spécifique rompt la régularité et la sobriété des ouvertures. De part et d’autre du corps central se trouvaient à l’origine une cour et un jardin. Transformé en hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, le bâtiment accueille de 1940 à 1944 une prison allemande où sont enfermés les prisonniers résistants du département. Après la construction d’une École normale mixte en 1963 sur les hauteurs de Pilviteuil, il sert d’école annexe jusqu’à sa fermeture en 1988. Dans un contexte politique de décentralisation des missions de l’État, les locaux dévolus au Conseil général à la préfecture deviennent exigus. L’architecte Dominique Perrault, plus tard auteur du site François Mitterrand de la Bibliothèque Nationale de France à Paris, est chargé d’adapter l’ancienne école en un lieu fonctionnel et moderne pouvant recevoir la diversité des services départementaux. Un large parvis ouvre sur l’espace public et le rez-de-chaussée est traité en transparence afin d’alléger la lourde façade du XIXe siècle. À l’arrière est créé un bâtiment moderne à l’intention des élus. Façade et toiture ne forment qu’un seul ensemble vitré d’un édifice aux formes circulaires. Entre les deux, au-dessus d’une pièce d’eau jouant un rôle de miroir, une passerelle relie symboliquement les deux parties de l’hôtel, l’ancien et le contemporain, le législatif et l’exécutif.

L'atelier bar

Restaurant

Bar d'ambiance, café-concert

L'atelier barisien

Lieu d'intérêt

L'Atelier Barisien, c'est une entreprise familiale qui créée des lampes, des objets décoratifs, des meubles et du mobilier pour magasin, dans un esprit upcycling. Les créations sont uniques, originales, éco-responsables, avec une touche de poésie. Retrouvez une partie de nos créations dans la boutique La Fée Tout à Bar-le-Duc.

L'atelier du luthier

Artisanat

Ce jeune luthier connaît parfaitement la musique. Il choisit, travaille et assemble dans son atelier un grand nombre d'essences de bois massifs pour donner naissance, non pas à une guitare, mais à votre guitare. Celle qui est adaptée à vos goûts, à votre sensibilité esthétique et musicale. Il vous présentera, le temps d'une visite, les coulisses de la fabrication des guitares. Entretien, réparations, ventes de cordes et accessoires. Uniquement sur rendez-vous. Visite de l'atelier, démonstration. Espace de vente.

L'hôtel de Salm

Lieu d'intérêt

Fermant la perspective de la rue des Ducs-de- Bar, l’Hôtel de Salm se distingue des autres demeures du quartier par son architecture classique dans laquelle la régularité des travées, sa hauteur et sa balustrade amplifient le caractère ostentatoire de cette résidence aristocratique. Comme l’indique une inscription sur le portail de la cour, l’hôtel est construit en 1716 sur les vestiges d’une ancienne demeure bâtie par la famille de Salm dont il a gardé le nom. Ce premier édifice est détruit au début du XVIIIe siècle avec la Porte-aux-Bois mitoyenne qui marquait l’entrée de la ville au niveau des anciennes fortifications. Occupé par la famille de La Morre à partir de 1740, on peut supposer que cette famille est à l’origine de la construction du bâtiment aujourd’hui conservé. Dans la lignée des hôtels des siècles précédents, celui-ci est bâti en pierre de Savonnières sur trois niveaux dont un d’attique. Il s’en distingue cependant par sa large façade ouvrant sur la rue. L’effet d’horizontalité est renforcé par deux bandeaux saillants et une balustrade installée en bordure du toit dans un but ornemental. Par contraste, les vases de fleurs et les pots à feu sculptés sur cette balustrade confèrent à l’élévation un caractère élancé. Comme dans toute façade classique, le traitement différencié des entrées est révélateur de leur hiérarchie : la porte d’entrée, située au centre de la façade, en haut de quelques marches et surmontée d’un balcon s’oppose à la porte charretière placée sur le côté. De la distribution d’origine des pièces en enfilade ne subsiste aujourd’hui qu’un vestibule ouvrant sur un escalier de pierre à trois volées, reposant sur deux colonnes et un pilier, ornés de guirlandes de vignes. Ce vestibule comportait un sol de pierres blanches ornées de cabochons d’ardoise. Quelques boiseries et peintures murales nous sont également parvenues. À l’arrière, une cour, des remises et un jardin occupaient la parcelle qui s’étendait jusqu’à la côte de Polval. La famille de La Morre dont plusieurs générations occupèrent la charge de président de la Chambre des Comptes du duché choisit de quitter le pays à la Révolution. Les biens meubles et immeubles sont alors vendus aux enchères. L’hôtel connaîtra aux siècles suivants plusieurs propriétaires successifs dont un pensionnat de jeunes filles au XIXe siècle. L’ensemble fut restauré au début du XXIe siècle et séparé en plusieurs logements.

L'île aux Sandwichs

Restaurant

Restauration rapide L'Ile aux Sandwichs vous propose un large choix de sandwichs chauds ou froids, de paninis, de salades, ainsi que frites, boissons, ou desserts.

L'îlot de la Halle

Lieu d'intérêt

XIIIe- XIXe siècle Lieu d’échanges, de stockage et de production, bénéficiant de nombreux privilèges, la halle est édifiée sous le règne du comte Thiébault II (1239-1291) pour canaliser les flux commerciaux de la ville. Au XVIe siècle, le duc réglemente les constructions afin d’harmoniser le bâti, jusqu’alors hétéroclite. Des constructions en pierre viennent entourer la halle, composée de galeries à arcades s’ouvrant sur une cour centrale. La morphologie actuelle de l’îlot n’a guère changé depuis le début du XIXe siècle, suite à un incendie qui a ravagé les galeries et les constructions situées du côté de la rue des Ducs de Bar. La fonction économique et commerciale de la halle se double rapidement d’une fonction judiciaire. Le rôle de la halle devient si important, qu’elle finit par donner son nom à toute la ville haute. Une belle demeure de style baroque, probablement la maison du portier de la halle, témoigne aujourd’hui de l’importance qu’a eu cet endroit. L’îlot se composait de la halle, de l’ancienne halle des bouchers, des boutiques et des habitations, mais aussi de l’auditoire ou palais de justice, d’une potence pour l’exécution des peines capitales, d’un beffroi, du four banal appartenant au seigneur où les habitants avaient obligation de venir cuire leur pain. La pierre remplace progressivement le bois dès 1542 lorsque le duc Antoine autorise les commerçants à bâtir autour de la halle. La cour centrale, pavée, est délimitée par une série de galeries à arcades. L’îlot est profondément transformé à la suite d’un violent incendie en 1788. La halle se compose désormais d’une seule galerie dans la partie est. En 1817, l’ensemble connaît encore des modifications, notamment l’obstruction des arcades donnant place Saint-Pierre, dont les traces sont encore visibles. Cœur économique de la cité, la halle voit son monopole économique contesté au fur et à mesure du développement de la ville basse. En 1821, elle perd définitivement sa vocation commerciale et connaît alors plusieurs affectations avant d’être vendue en lots à des particuliers au début du XXe siècle.

La Cave aux Moines

Bar / Pub

La Cave aux Moines, c'est une magnifique cave voutée dans laquelle les moines faisaient leur vin, qui est aujourd'hui entièrement aménagée pour vous recevoir autour de tables tonneaux. Vous pourrez y déguster du vin ou d'autres boissons ainsi que des planches apéritives. Possibilité de privatisation de la cave pour vos événements.

La Cave des Ducs par Planète Bières

Lieu d'intérêt

Voici une adresse qui sent bon le Houblon en plein centre ville. Nicolas et Jean vous accueillent dans leur boutique aux rayons de bois et étiquettes colorées. Vous aurez le choix entre plus de 400 références de bières, qui varient selon la saison. Des bières artisanales, locales, brassées dans le Grand Est, des bières Belges, Trappistes. Vous y trouverez également du rhum, du whisky et du champagne haut de gamme. De belles idées cadeaux et des prix très attractifs ! Espace dégustation, location de tireuse à bière, cours de brassage.

La Guinguette du Château

Événement culturel

La guinguette sur l’esplanade du château est de retour pour la belle saison ! En plus des habituelles visites estivales, cette année, la Ville-Haute est le théâtre de nombreuses animations. Programme détaillé à venir Entrée libre. Accès PMR et animaux autorisés.

La Meuse à vélo Eurovélo 19

Liste

Parfois scintillante et parfois aussi lisse qu’un miroir. Teintée tantôt d’azur, de vert ou de turquoise. Parfois sinueuse et parfois rectiligne. Calme et majestueuse un instant, agitée et impétueuse celui d’après. La Meuse prend sa source sur le plateau de Langres et parcourt plus de 900 kilomètres avant de se jeter dans la Mer du Nord, aux Pays-Bas. Traversant villes et villages, bordée de chemins de halage ou accompagnée un peu plus loin, par des routes tranquilles, il est tout naturel qu’un itinéraire cyclable se soit créé pour suivre la Meuse. En 2019, la Meuse à vélo a rejoint le réseau européen d’itinéraires cyclables pour devenir EuroVelo19. 180 KILOMÈTRES LE LONG DU FLEUVE MEUSE Alors évidemment, chez nous, on est particulièrement fiers de ce fleuve qui a donné son nom au département et l’itinéraire de la Meuse à vélo occupe ainsi une place importante. En Meuse, ce sont 180 kilomètres très agréables et sans difficulté que vous parcourez le long du fleuve, principalement sur des routes partagées, peu fréquentées, ou sur des voies vertes. VOUS TRAVERSEZ DES SIÈCLES D’HISTOIRE De Jeanne d’Arc à la Grande Guerre, en passant par le temps des rois et ducs de Lorraine et la Renaissance, vous goûtez aux saveurs de nos produits du terroir : les madeleines, la mirabelle sous toutes ses formes, la truffe, les dragées, la bière et tant d’autres. Et surtout, vous vous immergez dans une nature encore sauvage, traversez des villages pittoresques et typiques et partez à la rencontre des meusiens et meusiennes dont l’authenticité et le sens de l’accueil ne pourront que vous conquérir.

La Mouss'Barisienne

Lieu d'intérêt

Bar et cave à bière, dégustation et/ou vente. Location de tireuse à bière et livraison.

La Ville Haute

Lieu d'intérêt

Se développant autour du château des comtes puis ducs de Bar, la ville haute offre un des plus beaux ensembles Renaissance de France. Très tôt, les princes de Bar octroient des privilèges importants à ce quartier afin d’attirer et de maintenir une population aristocratique à proximité du château. Ces notables, laïcs ou ecclésiastiques, participent à la gestion des affaires du Barrois. La ville haute, appelée aussi la Halle, devient ainsi le centre politique, économique et judiciaire de la ville. Pour protéger ce quartier et en vue de son développement, le comte Henri II (1214-1239) décide de fortifier « la montagne de Bar », cet éperon rocheux (alt. 239 m) qui domine la vallée de l’Ornain. Il y transfère les activités marchandes de la cité. Mais c’est à partir du XVe siècle que la ville haute connaît ses plus grandes transformations : même si le souverain n’y réside plus régulièrement ses visites, entourées d’une brillante cour, notamment composée d’artistes, sont l’occasion d’embellissements au château et dans le quartier. Relativement épargnée par les guerres de religion du XVIe siècle, Bar-le-Duc connaît une véritable prospérité économique jusque vers 1630. C’est le « beau XVIe siècle », marqué par la multiplication des constructions en pierre de taille. Le bois, le torchis et les encorbellements disparaissent et laissent la place à des façades d’aspect plutôt sobre, caractéristique du style lorrain, et marquées par l’influence de la Renaissance italienne. Avec les remparts et le château, le quartier conserve son caractère médiéval jusqu’en 1670, date de leurs destructions. Privé de la présence des ducs qui préfèrent résider à Nancy, le quartier décline peu à peu au profit de la ville basse, où se développent le commerce et la bourgeoisie à partir du XVIIIe siècle. Avec la Révolution, l’ensemble des activités administratives et économiques migre dans la vallée. Paradoxalement, c’est à ce déclin que nous devons d’avoir gardé presque intact cet héritage architectural.

La Voie Sacrée

Site culturel

Peu après le déclenchement de la bataille de Verdun, le 21 février 1916, la petite route départementale conduisant de Bar-le-Duc à Verdun devient un véritable cordon ombilical. Maurice Barrès, le député lorrain nationaliste, la qualifie de « route sacrée » dès le mois d’avril 1916 mais c’est sous le nom de « Voie sacrée » qu’elle passe à la postérité. Réservée aux véhicules automobiles, elle assure, grâce à une gestion draconienne, le transport, chaque jour de la bataille de Verdun, de 13 000 soldats, de 1 500 tonnes de munitions et de 6 400 tonnes de matériel, souvent chargées à Baudonvilliers, au sud de Bar-le-Duc. Après la guerre, Raymond Poincaré, président de la République jusqu’en 1920 puis président du Conseil général de la Meuse, œuvre avec Pol Chevalier, maire et conseiller général de Bar-le-Duc, pour ancrer durablement dans l’espace et dans les mémoires le souvenir de ces temps héroïques. De nouvelles bornes kilométriques sont posées au long de la Voie sacrée, officiellement nommée « Route Nationale Voie Sacrée » en 1923. Ces bornes ont la forme d’une petite pyramide surmontée d’un casque de combattant français, ceint d’une couronne de laurier. La première, la borne « 0 », a été inaugurée le 21 août 1922 par Raymond Poincaré, alors président du Conseil. Elle se trouvait à quelques centaines de mètres de ce rond-point, vers le centre-ville. Elle a été remplacée peu après par le monument plus imposant qui se trouve devant vous, au centre d’une grille ornée de croix de guerre en fer forgé. Il a été déplacé ici en 2000.

La gare

Lieu d'intérêt

Le premier train fait son entrée dans Bar-le-Duc le 29 mai 1851 au moment de la création d’une ligne reliant Paris à Strasbourg. Située à mi-parcours, la ville bénéficie du développement de l’activité économique qui lui est liée. À proximité du canal de la Marne au Rhin inauguré la même année, la gare joue un rôle central dans le développement urbain de la cité au XIXe siècle. Voulue par l’État en 1841, la ligne Paris-Strasbourg est construite par tranches successives. La partie comprise entre Vitry-le-François et Nancy fait l’objet de nombreuses tractations, toutes les villes souhaitant pouvoir être reliées à ce nouveau mode de transport. Mais le rôle actif des édiles barisiens (le Maréchal Oudinot et le député J.L. Gillon en tête) concrétise le passage du réseau ferré par le chef-lieu du département de la Meuse. La Compagnie du Chemin de Fer de l’Est est chargée d’exploiter ce réseau jusqu’en 1938, date de création de la Société Nationale des Chemins de Fer. Le bâtiment actuel n’est achevé qu’en 1853. Conçu par l’architecte Edmond Brazier, il est à l’image de ceux qui jalonnent l’ensemble de la ligne : larges ouvertures en plein cintre au rez de-chaussée, fronton orné d’une horloge, sobriété des ornements. Les deux petites ailes en retour construites ultérieurement par la compagnie permettent de doubler la surface du vestibule. La marquise, plus haute que le bâtiment, a été édifiée ultérieurement au-dessus des voies. Elle permet un meilleur accueil des voyageurs et de nombreux commerçants ambulants ou sédentaires y proposent alors journaux, nécessaires de toilette ou encore produits locaux (confitures de groseilles, madeleines). Créée dans la perspective de la rue qui porte désormais son nom, la gare de Bar-le-Duc devient un point de convergence dans le tissu urbain. Peu après sa construction à l’emplacement d’un ancien bras du canal de la Marne au Rhin, un réseau de rues est organisé en étoile autour d’une place. Le parvis est entouré de grilles métalliques aujourd’hui disparues devant lesquelles est inauguré en 1900 le monument commémoratif de la guerre de 1870. Celui érigé à la gloire du Président Raymond Poincaré le remplace depuis 1950. Le quartier s’anime de nouveaux commerces. La gare marchandise connaît son apogée au milieu du XXe siècle lorsqu’elle devient la première plateforme française de l’industrie fromagère.

La gare du Meusien

Lieu d'intérêt

Besace et capote sur le dos, les soldats sont prêts à partir au front et à prendre le train, à la gare du « Meusien », impasse Varinot. Le « Meusien » est le nom donné au réseau de chemin de fer à voie étroite créé dans le département de la Meuse à la fin du XIXe siècle. Dès 1914, ce réseau est réquisitionné par l’Armée. Un régiment du Génie l’améliore en doublant certaines voies, en créant des gares spécialisées dans le ravitaillement (pour les hommes et les chevaux) et en reliant toutes les gares par le téléphone. En 1916, 128 locomotives et 800 wagons sont réquisitionnés sur d’autres réseaux pour circuler sur celui du Meusien, ce qui permet une forte croissance du trafic. Vingt-deux trains par jour empruntent la ligne en février 1916, puis 35 par jour en avril : c’est l’apogée. Le Meusien remplit dignement son rôle. Il achemine surtout vers le front de la nourriture pour les hommes et les chevaux. Au retour, il transporte des blessés. Une locomotive, « La Suzanne » a survécu à la guerre et a été classée Monument Historique. Elle a bénéficié d’une restauration, à l’initiative de l’association du Chemin de Fer Historique de la Voie sacrée. Cette association a prévu de la remettre en circulation en 2016 sur un tronçon de 4 km à proximité de Bar-le-Duc. Depuis, le train circule certains dimanches de mai à septembre, se renseigner auprès de l'Office de Tourisme Sud Meuse 03.29.79.11.13. Possibilité de louer le train pour des groupes en-dehors de ces journées.

La gare du Varinot

Lieu d'intérêt

La gare du Varinot, appelée aussi gare du Meusien est construite en 1886, dans l’actuelle impasse Varinot. Ce bâtiment maintenant désaffecté sert de locaux administratifs. En 1883, Charles Varinot, entrepreneur de travaux publics, est concessionnaire de la ligne de chemin de fer à voie métrique de Bar-le-Duc à Vaubecourt et de Rembercourt à Clermont. À sa mort en 1891, ses héritiers créent la Compagnie Meusienne de Chemin de Fer dite « la Meusienne » qui comporte alors plusieurs lignes (203 km). La position de la gare meusienne, près de la voie ferrée Paris-Strasbourg, permet aux voyageurs de passer du réseau local au réseau national. Les locomotives dont « la Suzanne » tractaient des trains mixtes voyageurs-marchandises et ce réseau à voie unique connait son apogée en 1914. Durant la première guerre mondiale, l’armée française prend en main l’exploitation du réseau et l’améliore. En juin 1916, le Varinot, appelé aussi le « petit Meusien », transporte 10000 tonnes de nourriture et 73500 hommes dont 27960 blessés. Début 1919, le réseau est rendu à ses propriétaires qui l’exploitent jusqu’en 1923.Le service des lignes s’arrête en 1938 et le matériel est enlevé par les Allemands durant la seconde guerre mondiale. L’impasse Varinot s’ouvre dans la rue de Saint-Mihiel, traversée par la voie ferrée nationale Paris-Strasbourg (écartement des rails standard : 1,435 m), gérée au départ, vers 1850, par la Compagnie des chemins de fer de l’Est. En 1904, le doublement des voies ferrées nécessite la suppression du passage à niveau qui permettait alors de traverser la voie et une passerelle pour piétons est aménagée. En 1958, la passerelle est déplacée vers le centre de la rue et surélevée pour permettre l’électrification du chemin de fer.

La propriété Varin-Bernier

Site culturel

La propriété des banquiers Varin-Bernier comprend l’actuel château de Marbeaumont, les communs (incendiés par les Allemands en 1944), la maison du concierge, la maison du jardinier et le parc magnifiquement arboré (avec pièce d’eau, jardin, potager et petit étang). En mai 1946, elle est vendue à la ville de Bar-le-Duc en présence du maire, Jean Jeukens. Le château et son parc forment une propriété indissociable. L’acte de vente indique : • l’interdiction de morceler la propriété de12,69 hectares ; le parc était déjà coupé par le chemin des Polkas (actuelle rue Jean-Bernard) qui le divisait en deux parties reliées par un passage souterrain • l’interdiction de vendre la propriété à des personnes qui n’auraient pas l’intention de l’utiliser dans l’intérêt général de la population barisienne • la préservation du caractère artistique de la propriété et affectation à des fins sociales...une partie sera réservée à un terrain de sport. Dans les années 1948-1950, la création du stade, la canalisation et la couverture partielle du Naveton, la création des différents terrains de sport, la construction des vestiaires et des tribunes entraînent l’assèchement de l’étang ainsi que la disparition d’un lavoir. De son ancienne destination, il reste, derrière les tribunes, le château d’eau, daté de 1897, qui alimentait en eau la première habitation du banquier, les communs et les écuries ; son fonctionnement était basé sur le principe du bélier hydraulique. À côté, la cascade du Naveton est la plus ancienne trace du moulin à grains de Marbot, propriété des chanoines de Saint-Maxe au XVe siècle, devenu ensuite filature de coton au XIXe siècle, vermicellerie, compasserie, distillerie et scierie à la fin du XIXe siècle. Le stade prend le nom de Jean Bernard (maire de Bar-le-Duc de 1970 à 1995) le 29 juin 2010. Visite des intérieurs aux heures d'ouverture de la médiathèque.

La source de Popey - Boutique EPL Agro Meuse

Dégustation

La Source de Popey, c'est la boutique du lycée EPL Agro de la Meuse. Vous y retrouverez les produits fait par les élèves de ce lycée mais également les produits d'autres lycées agricoles : charcuteries, boissons, conserves, condiments, viande, produits laitier, confitures, miel, savons... Ouvert le vendredi de 13h30 à 18h30.

La vie des civils

Lieu d'intérêt

En 1914, le parking où vous vous trouvez, était occupé par un marché couvert qui comportait, au 1er étage, une grande galerie. En 1916, on aménage cette galerie pour accueillir les parents peu fortunés des soldats blessés soignés à Bar-le-Duc. Ces visiteurs ont à leur disposition une salle commune, représentée sur cette photo, et des chambres à 3 lits. Des œuvres d’assistance leur apportent aide et réconfort. C’est le cas, par exemple, de la Société des Amis, une association religieuse britannique animée à Bar-le-Duc par des Anglaises très dévouées. De 1914 à 1918, le marché couvert est l’objet d’une grande animation mais les produits alimentaires sont plus rares qu’avant la guerre. Ils sont aussi plus chers, comme dans tous les commerces de la ville. Pour faire face à cette situation, la municipalité crée en 1914 des « fourneaux populaires » qui distribuent des repas et des produits alimentaires aux familles nécessiteuses et aux réfugiés. La Chambre de Commerce agit, elle aussi, tout au long de la guerre pour assurer l’approvisionnement de la ville en produits de première nécessité et pour peser sur les prix. Cela ne suffit pas, d’où l’action d’Émile Bugnon, un inspecteur primaire, qui fonde fin 1917 une coopérative d’achats en commun. Elle donnera naissance plus tard aux « Coopérateurs de Lorraine », une chaîne de magasins par succursales aujourd’hui disparue. Une plaque apposée rue du Tribel, à la Ville haute, en perpétue le souvenir.

La vie des soldats

Site culturel

Pendant toute la guerre, et surtout en 1916, pendant la bataille de Verdun, Bar-le-Duc regorge de militaires. Des troupes la traversent, montant en première ligne ou revenant du front pour partir en permission ou gagner un autre secteur de combat. Des centaines de militaires y séjournent aussi pour faire fonctionner les services qui gèrent les flux d’hommes, de matériel et d’approvisionnement entre l’arrière et le front. Tous mettent de l’animation dans la ville. Ils aiment se retrouver, selon les cas, au Foyer du soldat ou au Cercle des officiers. Ils apprécient aussi les distractions, fréquentant à cette fin les bistrots, les bals et les maisons « où l’on s’amuse ». Le lieu de distraction le plus original est assurément le Café des Oiseaux avec son billard, son étonnante collection d’oiseaux (à l’arrière-plan sur la photo) et sa salle de spectacles qui accueille parfois le Théâtre aux Armées. Ces militaires participent également, aux côtés des civils, à des fêtes organisées au profit des blessés et des prisonniers avec la participation de vedettes du music-hall. C’est le cas par exemple de « la Journée du Poilu » en décembre 1915. À l’évidence, pour ceux qui reviennent de l’enfer de la bataille et ceux qui vont y retourner, le séjour à Bar-le-Duc est une pause fort appréciée.

Le Barisien - bar tabac FDJ

Commerce local

Bar, tabac, FDJ

Le CIM/CRI fait la fête au parc

Spectacle & événement

Fête et faites de la musique au parc ! A l’occasion de la fête de la musique, venez écoutez les petits et grands ensembles instrumentaux et vocaux du CIM/CRI au kiosque où dans les allées du parc de l’Hôtel de ville à partir de 15h et jusque tard dans la nuit. Essais d’instruments pour les curieux et bien d’autres surprises... Entrée gratuite.

Le Café des Oiseaux

Site culturel

Établie vers 1786-1787 rue de la Neuveville à l’endroit où se réunissaient jadis les troupes de passage, la salle de spectacle acquiert toute sa renommée quand lui est annexé le Café des Oiseaux, créé par le naturaliste Louis Poirson. Son immense collection d’animaux naturalisés lui valu d’être décrit par l’académicien Jean Mistler, dans son ouvrage Gare de l’Est, comme étant « sans doute la salle de café la plus extraordinaire d’Europe ». Une remise à proximité du quartier d’Entre-Deux-Ponts, où les troupes théâtrales avaient coutume de se produire, fut transformée en une véritable salle de spectacle dans les années 1780. Devant la nécessité de la remanier à plusieurs reprises, en particulier pour répondre aux problèmes de sécurité, la Ville de Bar-le-Duc fut régulièrement mise à contribution. La salle finit par prendre le titre de « Théâtre municipal » en 1889 avant de redevenir privée après 1914. En 1896 s’y tient la première séance de cinématographe donnée dans la ville. Les travaux les plus conséquents furent engagés vers 1850 par Louis Poirson, qui convertit la façade en vestibule ouvert sur la rue et qui créa surtout un couloir à droite du théâtre conduisant au Café des Oiseaux ouvert en 1838. C’est ici qu’était réunie sa collection de quadrupèdes, oiseaux, insectes, coquillages et minéraux, disposée dans des étagères vitrées autour de la salle. Quelques objets tout aussi curieux complétaient la décoration (billard du Maréchal Oudinot, palmier en bois peint à feuillage de bronze, fontaine…). La façade ornée des sculptures de Caveneget respecte le style choisi pour les théâtres à cette époque. Inspirée de l’architecture classique, elle met en œuvre des colonnes cannelées d’ordres ionique et corinthien, une frise à triglyphes et des frontons triangulaires. Au rez-de-chaussée, une galerie ouvre sur la rue par des arcades. À l’origine, une allusion était faite au théâtre dans la partie supérieure du bâtiment, avec les sculptures de la Comédie et de la Tragédie encadrant le blason de Bar-le-Duc et quatre bustes d’auteurs disposés sur la balustrade du toit terrasse. L’incroyable collection de Poirson, constituée de plus de cinquante mille pièces, fut dispersée après la Seconde Guerre Mondiale. La fontaine qui trôna au centre du café pendant plus d’un siècle fut retrouvée en 1993. Elle est installée depuis lors sur l’esplanade du château en Ville Haute.

Le Canal des Usines

Patrimoine naturel

VIe siècle- Plus ancienne dérivation de l’Ornain, le canal des Usines joue, avec le canal de la Marne au Rhin, un rôle structurant dans le tissu urbain contemporain. Traversant de part en part le territoire communal, il apportait à son origine l’eau nécessaire à la défense du Bourg et au développement d’une activité artisanale. La construction du canal des Usines au VIe siècle, outre la régulation du débit de l’Ornain, avait pour principale fonction d’alimenter en eau les fossés et d’assurer l’indépendance du nouveau quartier du Bourg, construit sur la rive gauche de l’Ornain. Débutant son cours en amont de Savonnières-devant-Bar, il rejoint l’Ornain à la sortie de Bar-le-Duc après avoir franchi plusieurs ponts et passerelles. Ces lieux de passage entre les deux rives, publics ou privés, participent à l’intégration du canal dans son tissu environnant, témoignant ainsi de son existence ancienne. Propriété des souverains de Bar, le canal fera l’objet au XIXe siècle de multiples contestations de la part des riverains concernant sa propriété et donc son entretien. Ce cours d’eau recevra des noms divers selon les époques : « canal dérivé de l’Ornain », « canal de la rivière de Bar », « canal des moulins », etc. L’ancienne dénomination des rues adjacentes témoigne des activités pratiquées sur ses rives : rue des Tanneurs, des Foulans, des Étuves. Plusieurs moulins furent édifiés par les souverains de Bar puis par des propriétaires privés. À côté des moulins à grains ou à fouler le drap, on trouve une poudrerie, une taillanderie, une coutellerie puis, au XIXe siècle, des brasseries, des filatures et des teintureries assurant à la ville une relative prospérité économique. Les habitants avaient également accès au canal comme le montrent les différents lavoirs utilisés jusqu’à une date relativement récente.

Le Cellier des Gourmets

Lieu d'intérêt

Arnaud vous propose ses vins, saucissons, jambons, terrines, foies gras, fromages, sélection de produits lorrains dans sa charmante boutique aux bonnes odeurs ! Plateau de charcuterie, raclette à emporter uniquement sur commande.

Le Conseil des Prud'hommes

Lieu d'intérêt

Demeuré dans son dispositif d’origine, cet hôtel présente un ordonnancement très rigoureux où prime avant tout le paraître. La porte, placée entre deux colonnes à chapiteaux, est surmontée d’un entablement orné de deux vases. Au-dessus des encadrements moulurés des fenêtres, les frontons sont diversement entrecoupés et le cartouche du premier étage a perdu ses motifs. Au grenier les pilastres séparant les fenêtres sont dépouillés des gargouilles qu’ils portaient. La cour, parfois accessible, montre une façade postérieure plus sobre et une galerie soutenue par une série de puissantes consoles richement travaillées.

Le Keb's sandwicherie kebab

Restaurant

Restauration rapide sur place ou à emporter. Kebab, frites, galettes, tacos, nuggets, wings, paninis, salades, etc. Possibilité de commander à partir de 10h.

Le Madine - restauration rapide

Restaurant

Le Madine vous propose : sandwichs, pizzas, tartines, salades et frites maison. Il y en a pour tout les goûts !

Le Rajasthan - restaurant indien

Restaurant

Le Théâtre - ACB Scène Nationale

Lieu d'intérêt

Votre scène nationale à Bar-le-Duc et en Meuse - spectacles et actions autour de tous les arts de la scène.

Le canal de la Marne au Rhin

Site culturel

Le canal de la Marne au Rhin, long de 314 km, comporte 178 écluses. Il relie la Marne (Vitry-le-François) au Rhin (Strasbourg). Les premiers projets de construction du canal remontent aux années 1780. Sa mise à l’étude fut réalisée à partir de 1826. Commencée en 1836, le canal fut mis en service en 1853. Une première portion a été ouverte dès 1851 entre Vitry-le-François et Nancy. Le pont-levis de la rue de Saint-Mihiel était à l’origine, au XIXe siècle, un pont tournant avec une passerelle métallique pour piéton. Il est transformé en 1990 en un pont semi-automatique à double sens de circulation. 400 bateaux de plaisance et 300 péniches y passent chaque année (chiffres 2015). L’activité économique prospère le long du canal : ports privés, gare d’eau, entrepôts (blé, fonte brute, bois et charbon, matériaux de construction (Collot, France Lanord et Bichaton), magasins (magasins généraux de la chambre de commerce…), silo métallique de la coopérative agricole, scieries (Parisot- Minot, Medernach-Kayser…), machines agricoles (Parisot-Minot…). C’est à Bar-le-Duc, en 1903, qu’est expérimentée la première motorisation sur une péniche (le Petit Pierre). Le moteur inventé par l’allemand Rudolf Diesel est adapté par le français Frédéric Dyckhoff (1853-1910), ingénieur de Bar-le-Duc dans une usine située à Longeville. Sa société (Société française des moteurs Diesel à combustion interne) obtient le grand prix de l’exposition universelle de Paris de 1900. Dyckhoff revend l’usine de Longeville en 1912 et elle deviendra plus tard la fonderie Utard.

Le château de Marbeaumont

Bâtiment remarquable

Symbole de la réussite d’une famille de négociants barisiens devenus banquiers, le château de Marbeaumont est une demeure somptueuse construite entre 1903 et 1905, dans un vaste parc aménagé avec goût. Comme beaucoup d’autres beaux bâtiments de ce type, ailleurs en France, il est utilisé par l’Armée pour loger des officiers de haut rang. C’est le cas notamment en mai et juin 1916 lorsque le général Pétain, commandant du Groupe d’armées du Centre, installe son état-major à Bar-le-Duc. Ses bureaux occupent l’hôtel de ville mais les officiers logent, avec le général, dans ce logis d’exception, au décor intérieur raffiné, qui bénéficie en outre de tout le confort « moderne », dont le chauffage central. Le général Pétain y fera encore quelques séjours, plus brefs, en 1917. Dès 1916, d’autres hôtes de marque, français ou étrangers, y sont aussi reçus par la maîtresse des lieux, Mme Vve Varin-Bernier, notamment le général de Castelnau, Lloyd George (peu avant qu’il devienne premier ministre du Royaume-Uni) ou les princes Sixte et François-Xavier de Bourbon-Parme. D’autres n’y font que passer, tel Clemenceau ou le général Franchet d’Espèrey. Cette halte à Bar-le-Duc n’est en général qu’une étape sur la route menant à Souilly, le quartier général de la IIe Armée, et même, pour certains de ces visiteurs, à Verdun. De 1916 à 1918, des bombes sont tombées à huit reprises dans le parc du château, proche des voies ferrées et de la Voie sacrée. Le château lui-même n’a subi que des dégâts très limités.

Le château des Ducs de Bar

Lieu d'intérêt

XV et XVI e siècles Soucieux de protéger ses terres, Frédéric, duc de Haute Lorraine, décide vers la fin du Xe siècle de construire un château fort sur un éperon rocheux dominant la vallée de l’Ornain. Ce site idéal, entouré par deux ravins et prolongé par un plateau, n’accueille guère, dans un premier temps, que quelques habitations et une chapelle. Maintes fois remanié, agrandi et renforcé, le château est détruit dans sa quasi-totalité au XVIIe siècle. Au XIIIe siècle, préférant pour capitale Bar-le-Duc à Mousson, les comtes de Bar réalisent des travaux. L’extrémité de l’éperon est alors entourée d’une double enceinte afin de protéger logis, communs, collégiale Saint-Maxe et bâtiments canoniaux. Véritable petite ville, la place forte doit pouvoir se suffire à elle-même en cas de siège. Elle abrite une garnison, du personnel domestique, des ateliers de fabrication d’armes, et possède ses propres réserves d’eau et de nourriture. D’architecture sévère, le château devient au XVe siècle un véritable palais richement meublé et décoré. René II (1473-1508) contribue beaucoup à son embellissement. La Grande Galerie, salle de réception monumentale et solennelle, est construite sur le flanc nord-est. Le Baile, première ligne de défense du château, devient un jardin d’agrément, probablement d’inspiration italienne comme le veut alors la mode. Dès le XVIIe siècle, les ducs de Bar et de Lorraine délaissent Bar-le-Duc. Le château, mal entretenu, se dégrade. En 1649, un incendie le ravage. Après plusieurs occupations françaises et pour punir la politique anti-française du duc Charles IV, Louis XIV ordonne son démantèlement en 1670. Du château ducal, il ne reste que l’ancienne Cour des Comptes, organe principal de l’administration du duché. À proximité de la «Belle Porte», René II fit construire un bâtiment voûté en pierre pour abriter le Trésor des Chartes. Le duc Antoine (1508-1544) y ajouta une salle d’audience en 1523, complétée sous Charles III (1545-1608) par un logis comprenant un corps central et deux ailes en retour.

Le collège Gilles de Trèves

Bâtiment remarquable

Construit par le doyen de la collégiale Saint-Maxe pour instruire les jeunes du Barrois, l’architecture du bâtiment est typique du style lorrain du XVIe siècle influencé par l’art et les techniques de la Renaissance. Organisé autour d’une cour délimitée par une galerie, il se caractérise par son volume simple, sa toiture discrète mais haute, la régularité des ouvertures sur de hautes façades ornées dont les principales richesses sont dissimulées dans la cour. Afin d’offrir un enseignement de qualité aux jeunes du Barrois et de lutter contre les effets de la Réforme protestante, Gilles de Trèves décide de financer la construction d’un collège, à mi pente entre la Ville haute et le Bourg. Le bâtiment est achevé en 1574 mais il n’est ouvert aux écoliers qu’après le décès de son fondateur en 1582. Les Jésuites dirigent l’établissement de 1617 à 1762, date de la dissolution de leur ordre par le Parlement de Paris. Lycée puis école de jeunes filles au XIXe siècle, l’édifice est un lieu d’enseignement jusqu’en 2002. Bel exemple d’architecture civile de la Renaissance, décrit comme « la plus belle maison de ville qui soit en France » par Montaigne de passage en 1580, les bâtiments s’organisent autour d’une cour intérieure bordée de galeries. Celles-ci sont surmontées de balcons aux curieuses balustrades entrelacées. La toiture est pourvue de fenêtres jumelées aux frontons triangulaires et d’un élégant clocheton. La façade sur rue était à l’origine la plus ornée mais, en très mauvais état, elle fut détruite en 1831. Du mobilier d’origine, il ne reste malheureusement que deux taques de cheminées. Sous la voûte du porche la devise du fondateur rappelle : « que cette demeure reste debout jusqu’à ce que la fourmi ait bu les flots de la mer et que la tortue ait fait le tour de la terre ».

Le comptoir de Maître Kanter

Restaurant

Le Comptoir de Maître Kanter est situé en plein cœur du centre-ville de Bar-le-Duc, à proximité du parking des "Minimes". Ce bar-brasserie authentique vous propose une cuisine traditionnelle Française avec des spécialités Alsaciennes, viandes, poissons, salades, choucroute et Flammekueches. Grand choix de bière à la pression, bières en bouteille et également un grand choix de vins fins.

Le lycée Raymond Poincaré

Bâtiment remarquable

1856 - 1857 Construit pour succéder au collège Gilles de Trèves, fondé au XVIe siècle et devenu trop exigu, le « lycée impérial » est inauguré le 26 octobre 1857. Disposés autour d’une cour fermée, les bâtiments peuvent alors accueillir trois cents élèves, des petites classes à la terminale. Agrandi à plusieurs reprises, il regroupe aujourd’hui un lycée et un collège. Dès le début du XIXe siècle, les élèves sont trop à l’étroit dans les bâtiments du prestigieux collège Gilles de Trèves. Par décret, Napoléon III érige le collège en lycée en 1854 et la construction de nouveaux bâtiments est décidée. Le chantier est confié à l’architecte départemental Charles Démoget qui donne à l’établissement une architecture très classique, sur un plan quadrangulaire. Dans l’axe du porche, surmonté d’un fronton triangulaire et flanqué de colonnes d’ordre corinthien, se trouve l’ancienne chapelle du lycée. À partir des années 1950, l’accroissement des effectifs rend nécessaire la construction de nouveaux bâtiments : internat, salles de cours, gymnase et terrains de sport constituent aujourd’hui la cité scolaire Raymond Poincaré. Au cours de chaque guerre entre la France et l’Allemagne, le lycée joua un rôle primordial. En 1870 comme pendant la Première Guerre Mondiale, le lycée fut occupé par un hôpital militaire. En 1914, l’établissement fut également le siège de l’État-major, tout en continuant à accueillir des élèves. Sous le porche, une plaque honore tous les élèves morts pour la France, notamment au cours de la Grande Guerre. Depuis sa création, le lycée de Bar-le-Duc a accueilli de nombreux élèves devenus ensuite célèbres, dont l’académicien Louis Bertrand, le graveur Paul Lemagny ou le président Raymond Poincaré, dont le lycée prend le nom un an après son décès, en 1935.

Le pont Notre-Dame

Lieu d'intérêt

XIVe siècle Passage obligé entre le quartier de Barriville et celui du Bourg, le pont Notre-Dame ou Grand Pont fut pendant longtemps le seul à franchir l’Ornain. Pivot entre deux quartiers, de nombreuses maisons surmontaient jusqu’au XVIIIe siècle ses cinq arches en pierre de taille. La statue qui orne sa chapelle a survécu aux bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. Primitivement construit en bois, la date de 1311 inscrite plus tard sur une des piles du pont nous renseigne sur le moment de sa construction. Comme dans toutes les villes d’alors, les habitations construites en encorbellement au-dessus de la rivière permettent d’augmenter la place disponible et créer une artère commerçante animée. Après le Siècle des Lumières, dans un souci d’hygiène, ces maisons sont petit à petit détruites. Les dernières ont disparu au cours du XXe siècle. Afin de faciliter la circulation, le tablier en dos d’âne est abaissé en 1883 puis élargi. Sur la pile centrale d’amont est bâtie une chapelle, dédiée à sainte Anne puis à la Vierge après 1645. Plusieurs fois reconstruite, toujours sur un plan hexagonal, elle était une étape pour les différentes processions dans la ville. Elle abrite une statue de la Vierge réalisée par François Humbert au milieu du XVIIe siècle. Cette dernière provient d’une des portes des anciens remparts de la ville. Les vitraux des années cinquante représentant sainte Anne et la Vierge à gauche et saint Joachim à droite sont dû au maître verrier nancéen Benoît. Jusqu’à la construction du canal de la Marne au Rhin, l’Ornain est une rivière tumultueuse où la navigation ne peut se faire qu’en aval de la cité ducale. Les matières pondéreuses comme le bois qui arrivent des montagnes vosgiennes par flottage sont hissées sur des bateaux peu après le passage du pont, au niveau de la rue du Port. Afin de protéger sa structure des coups portés par les grumes, les piles du pont sont renforcées par des becs. Comme tous les autres, le pont Notre-Dame fut détruit en 1944, à l’exception de sa pile centrale.

Le quartier de Marbot

Bâtiment remarquable

Probablement établi dès l’époque romaine au carrefour de différentes voies de communication, le quartier de Marbot est qualifié de « hameau » en 1365. Il constitue un des quatre faubourgs de la cité ducale avec les faubourgs de Véel, de Couchot et d’Entre-Deux-Ponts. Son nom proviendrait de l’union de « mar » (mare d’eau) et de « bot » (butte). L ’ancienne auberge de Popey, située sur la voie romaine de laquelle dérive le chemin de Resson, devient une léproserie au Moyen Âge. Donnée aux chanoines de la collégiale Saint-Maxe par René Ier d’Anjou en 1434, elle garde sa fonction pendant tout l’Ancien Régime. En 1790, le domaine de Popey est vendu comme bien national et sa chapelle est détruite. Au Moyen Âge également, un moulin est construit sur le Naveton. D’abord propriété du chapitre de Saint-Maxe à partir de 1432, il est vendu comme bien national à la Révolution française, puis à un meunier en 1791. Les activités qui s’y succèdent durant le XIXe siècle reflètent la prospérité économique croissante du quartier : filature de coton, vermicellerie, compasserie et distillerie. Il fut détruit lors de l’aménagement du parc Varin-Bernier en 1866-1867. Le XIXe siècle voit l’essor du quartier de Marbot. En 1839 y est créée une école de filles. En 1840, une fontaine est installée place de l’Étoile, alimentée par les eaux de la Côte-des-Fourches, riche en sources. En 1850, le cimetière Sainte-Marguerite remplace le grand cimetière de l’église Notre-Dame, auquel est accolé le cimetière militaire en 1915. En 1903, le banquier Paul Varin- Bernier décide d’y ériger une demeure de prestige. Après la Première Guerre Mondiale, l’augmentation rapide de la population entraîne la construction des premiers lotissements, de deux groupes scolaires et d’une chapelle en 1938. Cette dernière est due à la générosité de Monseigneur Charles Aimond, grand érudit local. Agrandie en 1969, l’église Saint-Charles est dotée de quatre cloches au début des années 1980. L’expansion du quartier se poursuit après les années 1960 avec la construction de grands ensembles dans le secteur de Hinot

Le quartier de la Côte Sainte-Catherine

Bâtiment remarquable

Bien avant les immeubles du projet de la Côte Sainte-Catherine, des vignes occupaient le coteau depuis le XIIe siècle jusqu’au XIXe siècle. Les premiers bâtiments sont construits dès 1964 et sont une réponse à la crise du logement engendrée par le « baby boom » après la Seconde Guerre Mondiale. Cet ensemble est soumis à un plan de conception neuve qui favorise un logement égalitaire comme le préconisait Le Corbusier. A partir des années cinquante, les grands ensembles connaissent un essor important dû à l’apparition des moyens de transport mécaniques et au besoin urgent de créer des logements décents. Optimiser l’espace de la ville devenant donc primordial pour un développement organisé, le maire Pierre Marizier fait adopter en 1953 un plan d’urbanisme qui comprendra plus tard le projet de la Côte Sainte-Catherine. C’est à l’architecte et urbaniste Lanfranco Virgili, élève de Le Corbusier, que ce dernier est confié. D’importants travaux de terrassement sont effectués pour viabiliser le terrain. Les couleurs favorisent l’horizontalité, ce qui, combiné à la faible hauteur des constructions, permet d’intégrer l’architecture à la nature. Les espaces sont organisés de façon compartimentée selon la fonction, comme par exemple la hiérarchisation du réseau de circulation suivant la fréquentation. Dans les logements, les pièces de vie sont orientées vers le Sud de manière à privilégier l’ensoleillement. La construction en petites unités est donc nécessaire pour répondre à ces besoins qui visent à améliorer le confort et le quotidien. Autour des bâtiments, des espaces verts (aussi appelés espaces de loisirs) sont établis en proportion importante : 15 m² par habitant en 1975. De nombreuses infrastructures sont comprises dans le projet, tels le centre commercial, le centre social, les groupes scolaires, etc. L’emplacement de l’hôpital est également prévu dès l’origine du programme.

Le quartier de la Libération

Site culturel

Situé à l’extérieur de la ville ancienne, le quartier est urbanisé à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Son nom fait référence à l’entrée des troupes américaines dans Bar-le-Duc par cet axe le 31 août 1944. Une borne située le long de l’avenue commémore cet événement. À l’écart du cœur historique de la ville, la zone de confluence du canal des Usines et de l’Ornain est occupée dès le Moyen Âge par des activités artisanales. Au XIIIe siècle, le comte Henri II fait installer un moulin, à l’actuelle intersection des rues Poincaré et des Foulans. En 1581 est installée en aval, après accord des ducs de Bar et de Lorraine, une « esmouerie », lieu de fabrication d’épées, sabres et objets en fer ou acier servant à l’armement. Des couteliers, des taillandiers et des tanneurs viennent ensuite rejoindre ce premier établissement. Au XVIIIe siècle, la Ville accorde le droit d’y installer une poudrerie qui fonctionnera une cinquantaine d’années. En 1830, une forge pour affiner la fonte de fer fonctionnera peu de temps. Ces activités qui pouvaient occasionner des nuisances voire comporter des risques (explosions) pour la population sont sciemment mises en place loin du bourg. En bordure de la rue des Clouyères (actuel boulevard Raymond Poincaré) et au début de l’ancienne route de Châlons, le général Broussier, originaire de Ville-sur-Saulx, fait construire une maison de maître au cœur d’une vaste propriété, sur le modèle de ce que fera le Maréchal Oudinot rue Lapique. Dénommé ensuite « château Nicolas » en raison de son propriétaire Roussel, maître de forge, il sera plus tard vendu et loti. On y construit notamment l’internat du lycée Poincaré. À l’issue du second conflit mondial, Bar-le-Duc connaît des problèmes de logement liés à une forte pression démographique, des habitations anciennes et vétustes et une industrialisation importante. On décide donc de construire un quartier neuf composé d’un ensemble d’immeubles et de maisons individuelles. Au cœur de ce nouveau quartier où les espaces verts occupent une large place, se trouve l’église Notre-Dame de Lourdes, ardemment défendue par le chanoine Monflier (1896-1966), alors archiprêtre de Bar-le-Duc. Construite sur un plan centré, elle est aujourd’hui désacralisée. Une passerelle piétonne au-dessus de l’Ornain permet de rejoindre le quartier des « Castors », construit de façon homogène peu avant celui de la Libération.

Le ravitaillement du front

Lieu d'intérêt

De 1914 à 1918, Bar-le-Duc est une ville « d’arrière-front ». C’est l’expression qui sera employée lors de la remise de la Croix de Guerre à la Ville en 1920. Bar-le-Duc occupe effectivement une position charnière entre l’arrière et le front. Par elle, transitent soldats, matériel et approvisionnements en vivres et en munitions destinés aux combattants du secteur de Verdun. Les ressources venues de l’arrière sont d’abord regroupées à Saint-Dizier, à 25 km au sud-ouest de Bar-le-Duc et à la gare de Baudonvilliers, tout près de là, avant d’être acheminées à Bar-le-Duc par le train, via Revigny, ou par la route. De Bar-le-Duc à Verdun, deux voies de communication jouent ensuite un rôle capital : la petite ligne de chemin de fer dite « le Meusien » et, surtout, la route Bar-le-Duc-Verdun, qui sera bientôt connue sous le nom de « Voie sacrée ». Pour la première fois, une route est réservée à la circulation automobile. Elle devient très vite un véritable cordon ombilical. Une commission militaire la gère à la fois de façon draconienne et très efficace. Dès le premier mois de la bataille, 800 camions de troupes et 600 camions de munitions et de matériel partent chaque jour pour Verdun. Cette réussite logistique est l’un des facteurs qui a permis aux soldats de Verdun de tenir bon. La place Exelmans, où vous vous trouvez, servait alors de parc de camions. Des véhicules étaient prêts à monter sur Verdun et à en revenir avec des troupes relevées du front et des blessés.

Les Cottages Barisiens - La Barisienne

Hébergement

Les Cottages Barisiens, ce sont 2 cottages (Le Barisien et La Barisienne) tout confort avec chacun une chambre double, une cuisine équipée, un salon avec canapé-lit convertible (140 cm x 190 cm), 1 salle d'eau et une terrasse sur pilotis avec vue sur la forêt, pouvant accueillir chacun 4 personnes. Les cottages sont communicants afin de doubler la capacité.

Les Cottages Barisiens - Le Barisien

Lieu d'intérêt

Les Cottages Barisiens, ce sont 2 cottages (Le Barisien et La Barisienne) tout confort avec chacun une chambre double, une cuisine équipée, un salon avec canapé-lit convertible (140 cm x 190 cm), 1 salle d'eau et une terrasse sur pilotis avec vue sur la forêt, pouvant accueillir chacun 4 personnes. Les cottages sont communicants afin de doubler la capacité.

Les abris

Lieu d'intérêt

À partir de février 1916, l’ennemi multiplie les bombardements aériens sur Bar-le-Duc pour tenter de perturber l’acheminement de nouvelles troupes, de vivres et de munitions en direction de Verdun. Dans un premier temps, les habitants restent souvent dans les rues pour observer les avions, comme s’il s’agissait d’un meeting d’aviation. Très vite cependant, ils découvrent les tragiques conséquences de ces bombardements. La nécessité de se protéger prend le dessus. L’armée installe des moyens de défense aérienne. La municipalité recense les caves susceptibles d’abriter la population et elle les identifie par des inscriptions sur les façades des maisons. Elle fait aussi occulter les lumières pendant la nuit pour réduire les dangers des bombardements nocturnes. Les sirènes des usines de la ville sont mises à contribution pour signaler l’arrivée d’avions ou de « zeppelins », les dirigeables allemands. Au total, jusqu’en 1918, plus de 250 alertes retentissent, contraignant la population à gagner un refuge protecteur. Mais les caves ne suffisent pas. 21 galeries souterraines sont creusées à flanc de coteaux, notamment sous la ville haute. 9 abris bétonnés sont également construits, par exemple place Exelmans, place de la gare et, ici, place Reggio. Une photographie montre des ouvriers s’activant à l’achèvement de l’abri prévu ici.

Les bombardements

Lieu d'intérêt

Si la ville échappe de peu, en septembre 1914, à l’invasion allemande, elle subit néanmoins, pendant la guerre, des pertes humaines et des destructions. Elles sont causées par les bombardements aériens opérés par l’ennemi. Quelques bombes sont lancées en 1915, sans provoquer de gros dégâts. En 1916, le premier bombardement a lieu le 21 février, le jour même du début de l’offensive allemande sur Verdun. Une quinzaine d’autres se succèdent jusqu’à la fin de la guerre. Le plus destructeur a lieu dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1917. 90 bombes sont lancées sur la ville. Le vaste pâté de maisons situé face à vous, entre la rue du Cygne et l’Ornain, est anéanti. Sur la photo, on voit cet espace réduit à l’état de ruines, dominées au loin par le clocher de l’église Notre-Dame. Après la guerre, un grand magasin (« Dumas et Pinguet ») est construit à l’angle de la rue, dans le style « Art Déco ». Les initiales des propriétaires (D.P.), en céramique, ont été conservées sur la façade. En 1944, une bombe détruit son dôme, qui ne sera jamais reconstruit. Après 1987, l’immeuble a été transformé pour accueillir des petits commerces et des appartements. Les bombardements aériens font également de nombreuses victimes : au moins 80 morts et 150 blessés tant militaires que civils. Le plus meurtrier a lieu le 1er juin 1916, jour de l’Ascension. Par un temps splendide, 16 avions lâchent 80 bombes, essentiellement sur le centre de la ville, faisant 59 morts dont 39 militaires et de très jeunes enfants.

Les cimetières de la ville

Site culturel

Installés depuis 1850 le long du chemin de Popey, le cimetière civil et son voisin militaire sont le reflet de l’histoire de la ville. Les tombes qu’ils conservent gardent en mémoire le passé des habitants. Certaines d’entre elles, du fait de leur forte valeur artistique, sont protégées au titre des Monuments Historiques. A Caturiges, comme partout dans l’Empire romain, les morts étaient ensevelis à l’extérieur du bourg, le long des routes. Au Moyen Âge, c’est à proximité de la seule église paroissiale de la ville – Notre-Dame – qu’est créé le « grand cimetière ». Seules les communautés religieuses et la famille ducale n’y sont pas enterrées. Une chapelle des morts est fondée en 1649 afin de recueillir les ossements, libérer de la place et éviter les épidémies. Néanmoins, par manque de place et par souci d’hygiène, le cimetière est désaffecté en 1813 et déplacé plus à l’Est au lieu-dit « Les Chènevières ». Dans l’ancien enclos ne reste que la chapelle de la famille Oudinot, construite en 1810. Mais dès 1849, les travaux liés à l’arrivée du chemin de fer dans la cité obligent les édiles à envisager un nouveau déplacement du cimetière. En 1850 est donc créé l’actuel cimetière Sainte-Marguerite dont le portail d’entrée est orné de symboles funéraires (sabliers). En 1857, la veuve du Maréchal Oudinot fait déplacer le caveau familial dans le nouveau cimetière. Les tombes présentent un large éventail de la sculpture funéraire des XIXe et XXe siècles. De la chapelle néogothique ornée de vitraux au monument romantique où le recours à l’allégorie met en exergue les valeurs du défunt, ces sépultures évoquent une période florissante de l’histoire de la cité barisienne. Signées Caveneget ou Auguste François, elles sont l’occasion de commandes à des artistes reconnus dans le département. Dès les premiers mois de 1915, la proximité du front de l’Est et la présence de six hôpitaux militaires dans la ville nécessitent la création d’un cimetière militaire spécifique. Celui-ci est accolé au cimetière civil et accueillera jusqu’à cinq mille soldats. Les croix blanches ornées d’une plaque métallique identifiant le défunt s’organisent autour d’un monument commémoratif inauguré en 1927 par Raymond Poincaré, alors président du Conseil. Quelques sépultures aux formes différentes évoquent les soldats appartenant à d’autres religions. Existe également à Bar-le-Duc un cimetière juif créé en 1832 non loin de l’actuelle rue de Maestricht.