Que faire à Mulhouse ?

864 lieux à découvrir

La fresque de la Tour du Bollwerk

Maison remarquable

Erigée au XIVe siècle, la Tour du Bollwerk faisait partie des remparts du vieux Mulhouse. Appelée Tour du Cochon au XIXe siècle en raison du voisinage de l'abattoir, elle est classée Monument historique en 1898. En 1832, la tour est isolée lors de la démolition des fortifications. Le toit en flèche date de 1892 et les deux passages dans le mur d'enceinte de 1893. C'est cette même année que Ferdinand Wagner signe la fresque qui orne la tour. L'aigle impérial rappelle que Mulhouse avait obtenu le statut de Ville libre d'Empire en 1308.

Les parcs et jardins

Parc

L’histoire industrielle de la ville ne se lit pas dans ses seuls bâtiments, mais aussi dans ses parcs et jardins. La bourgeoisie industrielle devenue au 19e classe dominante, marque son pouvoir dans diverses réalisations, dont les jardins, qui sont une expression de son goût du beau. Dès lors, ceux-ci se multiplient, tant dans la sphère privée que dans la sphère publique. Ce sont les jardins d’usines, qui font partie du programme décoratif de l’usine et participent à son image de marque, ainsi que les autres espaces arborés qui, à l’instar du jardin du Réfectoire de DMC, constituent des espaces d’agrément pour les ouvriers. Ce sont aussi les jardins privatifs d’industriels qui témoignent, encore de nos jours, de leur goût pour les essences exotiques. Ce sont encore les jardins philanthropiques comme le parc zoologique et botanique, mais surtout les jardins à vocation vivrière prévus pour chaque maison de la Cité et qui ont pour but de moraliser le mode de vie des ouvriers (en les éloignant du bistrot). Des parcs publics verront peu à peu le jour, grâce à de dons d’industriels, des acquisitions de la Ville, ou en prenant la place d’anciennes usines.

Maison Mondrian

Bâtiment remarquable

Les propriétaires de cette maison qui ne passe pas inaperçue sont des amateurs d'art. Ils ont choisi de décorer leur maison dans le style de l'artiste Mondrian. Ils y ont créé une chambre d'hôtes et une épicerie fine.

Maisons ouvrières des rues St Maurice et de Ballersdorf

Site culturel

Ces maisons datent du début du XIXe siècle et forment un ensemble quelquefois appelées le "petit Montmartre".

Parc du Tivoli

Parc & jardin

Ce petit parc est égayé de parterres de fleurs et l'on peut y voir de beaux arbres, dont un Ginkgo et un magnifique Platane. On y trouve également une aire de jeux mais surtout le Schweissdissi, colossale statue du travailleur, achetée par la Ville de Mulhouse à la Suisse au début du siècle pour être élevée place de la Réunion. Elle fut déplacée en 1909 à l'occasion d'un réaménagement de cette place et installée à son emplacement actuel. Quant au square en question, il appartint d'abord à une Société qui organisait là des cours d'horticulture et des expositions. Il fut cédé à la Ville peu de temps avant la première guerre mondiale et transformé en jardin public.

Parc à Sculptures

Parc & jardin

Aménagé en 2001 sur le site du Nouveau Bassin, ce parc continue à s'étoffer au fil des années. Les œuvres contemporaines, acquises par la Ville de Mulhouse, ponctuent les déambulations des promeneurs autour des bassins et proposent à chacun de s'initier à l'art de façon ludique et libre. On y retrouve des œuvres d'artistes contemporains comme Yves Carrey, Vincente Blanchard, Christian Lapie, Anne-Marie Schoen, etc...

Square Neppert

Site culturel

Ce square est aménagé en 1985 dans un quartier qui commence à émerger dans la 2e moitié du 19e mais se développe surtout entre 1870 et 1918 avec la construction massive d’immeubles pour les ouvriers. Il a pris place sur des friches industrielles et résidentielles. C’est l’un des deux squares du quartier, qui se présente sous forme d’un jardin public clos organisé autour d’une grande prairie et dont la traversée permet de relier la rue des Pyrénées à la rue Neppert. On y observe en particulier de beaux tulipiers de Virginie, catalpas, séquoias et arbres de Judée.

Square du souvenir

Lieu d'intérêt

Situé rue de la Bataille, en mémoire de la Bataille du 19 août 1914 où les Français ont repris Mulhouse pour la seconde fois depuis le début de la guerre (3 août 1914), mais pas pour bien longtemps.

Tribunal de Grande Instance

Bâtiment remarquable

En 1857, Mulhouse devient sous-préfecture et siège d’un tribunal de première instance. Si la construction d’un bâtiment adéquat est évoquée dès 1858, ce n’est qu’en 1878 que le Landgericht est bâti. Il devient tribunal de grande instance en 1919. Il est un rare témoin de l’influence de la Renaissance italienne sur l’architecture publique de l’époque wilhelmienne, qui s’exprime notamment dans sa façade. Le hall d’entrée est couvert de petites coupoles qui surmontent un magnifique escalier monumental.

Water table

Lieu d'intérêt

Quentin Garel est né en 1975. Il vit et travaille à Paris et en Normandie. Diplômé de l'École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris en 1998, il a également été résident de la Casa Velazquez. Le travail artistique de Quentin Garel tourne autour de la sculpture en bronze, fer,bois ou porcelaine. La majorité de ses œuvres représente un bestiaire, parfois réaliste, parfois à l'état de squelette. Quentin Garel est aussi un excellent dessinateur, ce qui lui permet de travailler ses sujets de sculpture en amont sur le papier. Les expositions de ses sculptures se complètent souvent par la présentation des travaux et études préparatoires. Quentin Garel reçoit de nombreuses commande notamment de la Ville de Lille qui lui a commandé une série de trophées constituant une fontaine. D'autres villes ou groupes privés ont également fait appel à lui (Région de Haute-Normandie, Tour Carpe Diem par Aviva à la Défense). On retrouve à chaque fois toutes sortes d'animaux : girafes, hippopotames, tortues, grenouilles, crocodiles, chimpanzés, autruches ... En parallèle, Quentin Garel continue son travail sur le squelette, avec la production de crânes. En 2014, Quentin Garel a répondu à une commande du groupe Mutabilis, une firme d'architectes paysagistes. Pour cette commande, deux nouvelles œuvres pour l'espace public ont vu le jour. Une des œuvres du programme est située dans le Jardin de la Tour Carpe Diem à la défense à Paris, tour qui fait appel à une architecture respectueuse de l'environnement. l'artiste à crée une série de grandes plantes à feuillage de bronze pour composer un jardin d'hiver au centre de l'édifice. Dans le cadre de ce projet avec Mutabilis, Quentin Garel a également conçu pour la Place de La Paix, l'œuvre "Water Table". Elle est composée de 120 grenouilles en bronze, de différentes tailles, qui prennent place une "table" d'acier. Le bassin se remplit partiellement d'eau, qui jaillit de quelques unes des grenouilles. Certaines sont travaillées dans un détail étonnant.

Ancien poêle de la tribu des tailleurs

Lieu d'intérêt

L’immeuble date de 1564 et a été considérablement transformé au XIXe et XXe siècles. La corporation des tailleurs était la plus importante de Mulhouse avant la réunion de 1798 : on retrouve les emblèmes de cette corporation (ciseaux de tailleur) sur les peintures murales de cet édifice.

Chaufferie Porte de Bâle

Lieu d'intérêt

Cette cheminée n’est pas celle d’une usine, mais celle de la chaufferie urbaine installée dans le quartier de la Porte de Bâle. Ce quartier, fortement endommagé par les bombardements de 1944, est entièrement reconstruit à partir du début des années 1950 par des architectes de talent, ce qui en explique la grande cohérence. L’immeuble-écran, construit sur pilotis à la manière de Le Corbusier, le bâtiment EDF et la chaufferie, tous trois oeuvres de l’architecte Daniel Girardet, sont très représentatifs de la qualité architecturale de l’ensemble et de l’esthétique de l’époque.

Eglise Saint François d'Assise

Lieu d'intérêt

Construite en 1962 en béton précontraint en forme de coquille.

Friche industrielle DMC

Lieu d'intérêt

La société Dollfus Mieg et Cie naît officiellement en 1800 du mariage de Daniel Dollfus, héritier et neveu du fondateur Jean-Henri Dollfus, avec Anne-Marie Mieg. Située à Dornach, DMC développe deux activités principales : l'impression sur tissus et le fil à broder. Il devient l'un des plus grands groupes textiles européens, encore distribué dans le monde entier. Aujourd'hui, seule une partie du site est encore en activité. La friche industrielle, comprenant un patrimoine industriel exceptionnel, est en cours de réhabilitation et a été retenu dans le cadre du programme international "IBA Basel 2020".

La Pomme de terre d'or

Lieu d'intérêt

Tobias Rehberger a installé un champ de pomme de terre très spécial (en 2009) qui contiendrait selon la légende qu’il a construit autour de cette œuvre, une pomme de terre en or. Le champ de patates réellement cultivé mesure 185m2. Au départ, les patates étaient ramassées et les premières récoltes ont été données aux Restos du Cœur.

Le Banneret

Site culturel

Cette représentation d'un banneret, peinte par Christian Geiger en 1996, rend hommage aux gardes suisses mulhousiens.

Le canal de décharge

Lieu d'intérêt

Son nom complet « canal de décharge des eaux de l’Ill dans la Doller » permet d’en comprendre la fonction. Les crues de l’Ill provoquent de fréquentes et mémorables inondations, laissant de nombreux terrains inconstructibles. Le développement industriel et son afflux d’ouvriers à loger pousse, en 1846, la municipalité à décider du creusement du canal, donnant par là même du travail aux nombreux chômeurs d’alors. Terminé en 1849, il rend possible l’édification de la Cité. Plusieurs fois agrandi, sa couverture partielle permet la construction de la halle du marché en 1908.

Nos ombres en attendant la nuit

Lieu d'intérêt

"Christian Lapie, en dressant ces troncs d’arbres, fait apparaitre d’imposantes figures. Présentées en groupe ou en couple, ces figures s’imposent tout à coup au spectateur dans des lieux que l’artiste prend beaucoup en compte. A Mulhouse,on retrouve ces colosses de chaque côté de la rue, il y a cinq figures en tout, qui dialoguent face à face. Ces sculptures sont positionnées là telles des figures totémiques, monumentales. Une figure humaine apparaît grâce à la petite tête située au sommet. Cependant, quand on s’approche on voit qu’il s’agit d’une sculpture sans âge, sans visage, sans membres, de toutes nations, de toutes cultures, sans race. On retrouve ici la volonté de construire un dialogue universel, s’adressant à tout le monde. Les âmes que créent l’artiste peuvent évoquer quelque chose de différent à tout un chacun, tout en gardant à l’esprit la figure métaphorique de l’être. Certains parlent de brutalité manifeste face à ces colosses muets, lointains, tels des fantômes ; d’autres y voient davantage des gardiens, des figures de protection qui gardent et veillent le lieu. Le lien avec la nature est dans cette oeuvre très présent avec l’utilisation du bois mais aussi par cette idée à la fois d’enracinement du tronc dans la terre, et l’élévation vers le ciel, comme les arbres alentours. "

Pont de Bourtzwiller (tram N°1, station Doller)

Site culturel

Le pont, situé à l'origine au bout de la rue de la Doller pour franchir cette rivière, a été déplacé en 1831 à l'emplacement actuel. Plusieurs fois agrandi pour franchir d'abord la gare du Nord (1886 et 1900), puis l'autoroute (1979), le pont a été élargi pour le tram (2005). Il a dû être reconstruit à plusieurs reprises (1895 crue de la Doller, 1945 combats de la poche de Colmar).

Square Laederich

Site culturel

Premier jardin de style contemporain réalisé à Mulhouse proche de la Filature

Ancien presbytère

Maison remarquable

Construit au XVIe siècle, ce bâtiment était le presbytère de l’ancienne église Saint Etienne jusqu’à la réforme en 1528. D'école latine de 1550 à la fin du XVIIIe siècle, il devint un collège, puis une école. Il sera transformé dans les mois qui viennent pour abriter le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine dans le cadre de Mulhouse, Ville d'Art et d'Histoire.

Cité ouvrière

Site culturel

La Cité ouvrière mulhousienne est l'une des plus grandes réussites françaises en matière d'intégration de la classe ouvrière par la bourgeoisie patronale industrielle. En 1853, les industriels mulhousiens impulsent la création de la Société Mulhousienne des Cités Ouvrières. Entre 1853 et 1897, elle réalise 1200 logements destinés aux ouvriers travaillant dans les usines de Mulhouse, leur permettant d'accéder à la propriété et indirectement de se sédentariser. Aujourd’hui, ce quartier a conservé son charme, avec ses petites venelles aux noms poétiques et ses jardins.

Cour des Chaînes

Maison remarquable

Le corps central du bâtiment est construit en 1594 par la famille Blech, dont les armoiries figurent toujours au-dessus de la porte. Cette magnifique maison Renaissance est adossée au rempart de la ville, toujours visible dans le jardin des senteurs. Accolée à la façade, l’élégante tourelle renferme un escalier en vis. En 1675, la demeure est rachetée par J-J Sisson, trésorier de la ville, qui fait sans doute exécuter les remarquables plafonds peints du premier étage aux motifs variés : les épaisses volutes de feuillage abritent des fleurs de toutes sortes (tournesol, passiflore…) et des animaux de différentes espèces (aigle, lion, cerf…). En 1773, J-M Schwartz achète la demeure et y effectue des travaux - ajout d’une aile latérale et reconstruction de l’autre - pour en faire une manufacture de toiles peintes. Le nom de cette demeure date de cette époque, où des chaînes fermaient la cour qui donnait sur la rue. Au 19ème, le bâtiment recouvre son usage d’habitation. Acquis par la Ville en 1979, il est restauré en 1982.

Eglise Saint-Joseph

Site religieux

L’afflux d’ouvriers catholiques lié à la création de la Cité conduit à la construction d’une église, à une époque où Mulhouse n’en compte que deux. Réalisée grâce au don du terrain par Jean Dollfus, initiateur de la cité ouvrière, l’église consacrée en 1883 et dirigée par l’abbé Cetty jusqu’en 1918, présente plusieurs particularités : sa structure métallique, qui rappelle aux ouvriers leurs ateliers d’usines et son absence de parvis, qui leur interdit de s’attrouper après la messe. Constituée d’un clocher-porche, elle a une belle allure, même si elle a plutôt déplu aux paroissiens.

Ensemble immobilier Berges et Douves

Bâtiment remarquable

Construit en 1993 à l'emplacement de l'ancien dépôt de bois de la SACM (Société Alsacienne de Construction Mécanique).

Ensemble immobilier du Nouveau Bassin

Lieu d'intérêt

C'est une zone d'aménagement concerté (ZAC) à l'emplacement de l'ancienne place du 14 Juillet qui a accueilli la Foire-D'exposition de 1934 à 1995.

Fumisterie Salento

Lieu d'intérêt

Ces deux petites cheminées, qui paraissent bien étranges dans le paysage urbain, ne sont pas autre chose que l’enseigne d’une entreprise de fumisterie. Faisant office de carte de visite, elles n’ont d’autre but que d’attirer l’oeil du client potentiel qui aurait besoin de faire installer ou entretenir une cheminée. Leur construction remonte très probablement au début du 20e.

Gare Dornach (arrêt tram)

Lieu d'intérêt

Le Bâtiment date des années 1880, il est situé sur la première voie ferrée d'Alsace (ligne Mulhouse-Thann créée en 1839). Depuis 2011 c'est aussi une station du tram N°3 Mulhouse-Lutterbach et du tram-train Mulhouse-Thann.

Maison Thierry-Mieg

Site culturel

Cette maison a été acquise en 1818 par Mathieu Thierry-Mieg. Ce chimiste réputé et fabricant de toiles peintes créa le rouge Andrinople qui fit le succès des indiennes mulhousiennes. Passionnée d'agronomie, il installa une ferme modèle à l'arrière de sa demeure, réputée pour son élevage bovin. Gaspard Ziegler puis Frédéric Lamey, tous deux directeurs de la Société alsacienne de construction mécanique, en devinrent successivement propriétaires.

Parc Salvator

Parc

Aménagé en 1890 sur l'emplacement des anciens cimetières de la ville, cet espace de 2 ha est le premier jardin public créé à Mulhouse. De style romantique, le parc comprend, en plus des pelouses, allées et grands arbres, un bassin traversé d'un petit pont et des parterres de fleurs. Dans l'auditorium construit en son centre, on donne des concerts en été et le parc en lui-même est souvent utilisé pour les manifestations de la ville. Le parc est jouxté par une aire de jeux. C’est également un grand espace de verdure, idéal pour se détendre, pique-niquer et se balader.

Villa Risler

Bâtiment remarquable

Bâtie vers 1840, elle abrite la famille Risler. Elle fut également l'atelier mulhousien de l'architecte de renommée mondiale François Spoerry, architecte notamment de la Tour de l'Europe à Mulhouse.

Ancien Hôtel de Paris

Maison remarquable

Propriété de Daniel Roth, cet hôtel de 1838 est le plus grand de la ville avec l'ancien hôtel Central (démoli). Fermé en 1859, son jardin s'étendait jusqu'au square Steinbach. Destiné à accueillir les industriels et représentants de commerce, cet hôtel de luxe était aussi le point de départ et d'arrivée des messageries de Paris. Ce bâtiment est actuellement en cours de reconversion.

Berges de l'Ill

Site culturel

Promenade avec panneaux explicatifs de la faune aquatique.

Dr Latscha

Site culturel

Portrait de Jacques Latscha (14/06/52-06/10/05), docteur né à Mulhouse. Il a été réalisé par le graffeur shaka, ami du fils, en 2014.

Gaz Owl

Site culturel

Ce transformateur électrique complètement décoré de rouille et de hiboux est l'œuvre de l'artiste Jean Linnhof qui a pris part au projet de peinture sur le Noumatrouff.

La clé

Lieu d'intérêt

L'œuvre de Louis Perrin, artiste mulhousien, a été installée en 1989 dans le cadre de la piétonisation du secteur. C'est pour cette porte du passé qu'il a créé cette clé en bronze de 4 mètres de long, plantée dans le sol "comme l'épée du roi Arthur". Louis Perrin disait :"La tour du Bollwerk, je la vois comme un objet unique. je sais bien que ce n'était pas une porte d'entrée dans Mulhouse, mais comme c'est la seule partie visible des anciens remparts ... Pour moi, c'est la clé de la ville, c'est donc forcément une grosse clé, et c'est comme si on l'avait jetée là". Au fil du temps, l'œuvre a été bien reçue par les habitants, et c'est aujourd'hui un objet très vivant, où les enfants montent dessus et où les premiers tags sont apparus, pour l'artiste, cela prouve que l'œuvre fait maintenant "partie des murs".

La jonque

Lieu d'intérêt

Vincente Blanchard est originaire de Rouen installée à Mulhouse. L’oeuvre installée ici au Nouveau Bassin n’est pas sa première œuvre monumentale, ni sa première commande publique. On retrouve plusieurs de ses œuvres en Alsace, comme à Altkirch. La Jonque est une association de bronze patiné auquel l’artiste ajoute un mélange particulier de sable et de ciment pour arriver à une matière proche du mortier qui va se couler entre le métal. La matière déborde petit à petit faisant presque oublier le métal. La pierre sort peu à peu de la structure métallique. L’œuvre est en lien étroit avec la nature et répond à l’environnement dans lequel elle s’inscrit. Le travail de Vincente Blanchard est très lié à l’idée de nature, comme on a pu le voir avec le titre qu’elle donne à ses séries, les invertébrés qui sont ces animaux qu’on trouve dans la nature (insectes, crustacé, etc.). Le titre de l’œuvre en lui-même renvoie à la nature et surtout à l’eau puisqu’une jonque est aussi le nom d’un bateau traditionnel d’Asie

Les folles vaches

Bâtiment remarquable

Renato Mantanaro est un artiste mulhousien, d'origine italienne. Renato Montanaro a représenté trois vaches en résine de manière monumentale.D'inspiration pop art, elles sont trois fois plus grandes que la réalité. Ici, Renato Montanaro mélange les genres, les images et les références.

Maison bourgeoise

Site culturel

Datée de 1847 cette maison de maître a été construite dans une impasse donnant sur la rivière Sinne, avant que celle-ci ne soit couverte et transformée en rue entre 1859 et 1866.

Murs peints de l'ancien Hôtel de Ville

Site culturel

Les décorations de l'hôtel de ville sont l'oeuvre de l'artiste jean Gabriel. Ils datent de 1698 et sont peintes dans le style de la renaissance rhénane. La fresque se compose de figures allégoriques (justice, foi, charité ...) , des blasons des villes et cantons suisses et de diverses décorations. C'est à l'origine dans un souci d'économie que les murs ont été décorés. Sur la façade Sud le "Klapperstein" témoigne du supplice que pouvaient subir les femmes accusées de commérages. Le message en Allemand qui l'accompagne peut se traduire par "Je suis nommée Pierre des bavardes / Bien connu des mauvaises langues / Qui prendra plaisir à dispute et querelle / Par la ville me portera". L'hôtel de ville richement décoré est un des emblèmes de la ville, ses peintures feront dire à Montaigne que c'est "un palais magnifique et tout doré".

Parc des Coteaux

Site culturel

A l'extrémité sud des jardins familiaux, 6 petits jardins ont été créés en 1999-2000, lors d'une rénovation du quartier, pour initier les enfants des écoles à la culture des légumes et des fleurs et les sensibiliser au respect de l'environnement.

Rue des Tanneurs

Bâtiment remarquable

Certainement l'une des plus anciennes artères de la ville, la rue des Tanneurs doit son nom aux tanneurs installés au bord du ruisseau Stadtbächlein. Certains bâtiments ont été occupés par des fabricants de tissus imprimés dès la 2e moitié du XVIIIe siècle. L'immeuble-magasin des Meubles Klein-Albert date de 1924. Aujourd'hui, cette rue commerçante a su conserver son caractère historique et pittoresque, avec ses boutiques d'antiquité, ses galeries d'art et ses restaurants.

Rue du sauvage

Lieu d'intérêt

Au XIXe siècle, cette rue était peuplée de grands magasins à la parisienne, dont le dernier exemple, toujous en activité, est le Globe. Artère piétonne et commerçante, elle a conservé de belles façades anciennes comme l'hôtel Vogel du XVIIIe siècle, l'édifice Art Déco qui abrite la FNAC et la maison natale du Capitaine Alfred Dreyfus. Du nom de l'ancienne auberge "A l'homme sauvage" qui y était implantée, elle aurait été rebaptisée "Adolf Hitler Strasse" sous l'Occupation, ce qui aurait été à la source de moqueries pour ceux qui faisaient le parallèle avec le précédent nom de rue !

Tribunal d'Instance

Lieu d'intérêt

L’Annexion modifie le paysage administratif de la ville. Les anciens locaux des tribunaux sont jugés trop exigus, notamment en raison de l’accroissement des compétences dévolues à l’Amtsgericht (tribunal cantonal). L’administration allemande, qui veut marquer sa présence, construit cet imposant édifice à partir de 1899, à proximité de la prison et du Landgericht (tribunal régional). Terminé en 1902, il devient tribunal d’instance en 1919. Son architecture, influencée par le style gothique tardif et celui de la Renaissance, est représentative de celle de la période wilhelmienne. Très soignée, elle affiche une grande diversité et une grande abondance décorative : gargouilles, garde-corps ajourés, nombreux éléments sculptés aux thématiques variées, baies de différentes formes et tailles, grilles en fer forgé... L’intérieur n’en est pas moins intéressant, avec ses vitraux, ses lustres en fer forgé suspendus à des becs d’oiseaux et ses sculptures évoquant la justice et ce qu’elle doit être : « une main de fer dans un gant de velours ».

Cour de Lorraine

Lieu d'intérêt

Ancienne demeure noble, la propriété devient en 1726 celle des Thierry, une famille venue de Lorraine, d’où le nom de ce bâtiment. En 1754, Jean-HenriDollfus, co-fondateur de la première manufacture de toiles peintes, achète la maison et lui donne probablement l’aspect que nous lui connaissons. Il y installe une manufacture de toiles peintes dans les dépendances. Par la suite, les entreprises textiles se succèdent, jusqu’à l’incendie de 1870. Cet élégant bâtiment, avec sa façade symétrique et son fronton percé d’un oculus, possède un très bel avant-corps central arborant de magnifiques décors sculptés. C’est notamment, au- dessus de la baie centrale du premier étage, la tête de Mercure, dieu du commerce, qui protège tout naturellement un bâtiment dédié à la production et au commerce, ainsi qu’au-dessus du porche, le mufle d’un lion. L’édifice est entièrement construit en grès rose, ce qui est rare à Mulhouse où le calcaire de Brunstatt domine. Le bâtiment est acquis par la Ville en 1876 pour y aménager une école, fonction qu’elle a toujours.

Hôtel particulier du XVIIIe siècle

Bâtiment remarquable

Maison construite vers 1760. Premier exemple connu à Mulhouse de maison d'Indienneurs, qui abritait une manufacture d'indiennes, ces toiles imprimées à la planche avec des motifs d'inspiration orientale.

Le Schweissdissi de Yves Carrey

Site culturel

Le Schweissdissi de Yves Carrey 2010 Rue du Sauvage Le « Schweissdissi », emblème fort de la ville, était sans doute le choix le plus facile à faire pour l’artiste, tant il est porteur de symboles quant au riche passé industriel de la Cité du Bollwerk. La position assise du bonhomme est liée au chômage (disparition des grandes manufactures mulhousiennes). Il s'agit pour l'essentiel de pièces de mécanique automobile qui proviennent d’une société de recyclage de matériaux et de vieux outils puisés dans le bric-à-brac personnel d'Yves Carrey.

Les canaux rue du Sauvage

Lake

Il reste peu de traces de l’ancienne présence de l’eau dans le coeur ancien de la ville. Le cours de trois des quatre canaux de l’Ill qui entouraient autrefois la ville dans sa partie sud, est matérialisé au sol, de même que l’emplacement de l’ex porte de Bâle (entre la rue des Cordiers et le passage de la Demi-lune). Ces canaux, Trankenbach, Karpfenbach et Mittelbach, sont peu à peu comblés. Le tracé courbe du passage du théâtre, tout de verre et de fer, seul passage couvert du 19e subsistant en Alsace, indique l’ancien emplacement du Mittelbach.

Les murs peints Place de la Réunion

Maison remarquable

La place de la réunion et ses maisons présentent plusieurs murs peints dans la tradition Mulhousienne. Vous pouvez retrouver les plus exceptionnels au numéro 1, 2,7 et 9 de la place. L'une des maisons à gauche de l'hôtel de ville abritait le poêle des tailleurs que l'on reconnaît grâce à des ciseaux peints. A côté la Maison Mieg du nom de son ancien propriétaire présente une peinture imitant les pierres blanches, les deux blasons peints rappellent l'attachement du propriétaire à la Suisse. Le premier représente un monument commémoratif de la bataille de Sempach et le second le héros de cette bataille, le suisse Von Winkelried.

Îlôt rue de la Barrière-Marchandise

Maison remarquable

67 maisons jumelées de bonne qualité construites en 1927 par "l'Avant-Garde du Rhin", fédération de sociétés sportives catholiques.