Que faire à Mulhouse ?

864 lieux à découvrir

Ancien emplacement de l'église Saint-Etienne

Lieu d'intérêt

Bien avant la construction du Temple Saint-Etienne, c'est une église catholique, dont les fondations remonteraient au Xe siècle, qui dominait la place de la Réunion, alors Stephanplatz. Son cimetière a été déplacé en 1559 près de l'église Sainte-Marie. Lors du passage de la Réforme à Mulhouse, elle devint un temple protestant qui constitua l'un des hauts lieux politiques et religieux mulhousiens. Détruite en 1859 pour faire place au Temple Saint-Etienne actuel, son emplacement est aujourd'hui matérialisé par des pavés gris sur la place de la Réunion.

Eglise Sainte Thérèse

Site culturel

Construite en 1936-1940 sur un terrain cédé par DMC gratuitement à condition d'utiliser des briques apparentes (fournies à prix modique par la Tuilerie Lesage).

Immeuble Gangloff

Site culturel

Construit en 1905-1906 pour Henri Gangloff sur les plans de Louis Schwartz, sa façade est ornée d'une allégorie rappelant sa fonction d'origine de galerie d'art, librairie et magasin d'antiquité attribué au sculpteur Bartholdi (natif de Colmar et créateur de la Statue de la Liberté). Acquis par les frères Schlumpf, célèbres industriels mulhousiens à l'origine de la collection automobile du même nom, il fut transformé en hôtel dès 1920.

L'Arbre

Lieu d'intérêt

L’œuvre d’Yves Carrey située au Nouveau Bassin porte le nom de L’Arbre. L’œuvre a été installée en 2003, il s’agit de la deuxième pièce installée sur la promenade. Yves Carrey est un artiste mulhousien très connu dans le milieu artistique de la région. Soudeur de métier, il va très rapidement mettre au service de son art sa maîtrise et son savoir-faire de soudeur. Son inspiration créative vient de son premier métier, et il va transposer son travail manuel à un travail artistique et plastique. L’Arbre a été réalisé avec des fers à bétons, des longues tiges de ferraille qui ont été récupérées dans des friches d’anciens bâtiments des mines de potasse. Au sommet de l’œuvre, on trouve des fleurs qui sont en fait des anciens éléments de véhicules agricoles. Cette œuvre s’intègre très bien à son environnement, d’une part parce qu’elle fait référence à l’environnement, il s’agit d’un arbre parmi les arbres, mais aussi par sa couleur, qui se fond dans le décor.

La voix du tram

Maison remarquable

La commande des annonces sonores diffusées à l’intérieur des rames de tramway a été confiée au compositeur français Pierre Henry. Ces sons donnent une force sensorielle aux annonces des noms de stations diffusées à bord du tramway. Le principe est de faire précéder ou d’accompagner l’annonce vocale d’un signal sonore sous la forme de quelques mesures d’une musique caractéristique des créations antérieures du compositeur (musique électro-acoustique) ou de sons enregistrés. Deux séries d’annonces sont émises selon les saisons : la première propose de petites entités musicales individuelles très synchronisées, harmonisées et mixées avec les annonces vocales. La seconde présente des séquences composées autour du nom de chaque station, souvent répétées, évoquant l’univers pictural et populaire du dessin animé. Deux univers musicaux ont été composés : l’un tonique et optimiste, l’autre basé sur l’humour et la gaieté. Au total, ce sont 23 mini-morceaux musicaux qui durent entre six et onze secondes.

Le canal du Rhône au Rhin

Lake

L’aménagement du canal se fait entre 1810 et 1830, dans une partie de la ville alors occupée par des jardins. Il a une vocation industrielle, permettant l’acheminement des marchandises, notamment le charbon indispensable à l’alimentation des machines à vapeur des usines mulhousiennes. Il donnera une tonalité commerciale à son environnement urbain. Le bassin de déchargement est vite agrandi, avant d’être abandonné au profit du nouveau bassin créé à l’est de la ville. Partiellement, puis totalement comblé, il donnera naissance à un jardin, devenu l’espace vert actuel.

Les Zanimol's

Lieu d'intérêt

C’est en regardant sa fille jouer avec les « perles magiques » que l’idée de réaliser des sculptures à partir de ce principe a germé dans l'esprit de Vincente Blanchard. "Les Zanimol's" sont une association de petits tubes collés les uns contre les autres afin de constituer une image. C'est comme si chaque tube représentait le pixel d’une image agrandie.

Les moutons

Bâtiment remarquable

L'idée de produire des moutons est venue subitement à Yves Carrey en considérant simplement des fûts de mazout qui offrent une matière première parmi les plus attrayantes par sa légèreté et son volume. Quand on observe un de ces animaux, on ne peut s'empêcher d'y voir une sorte de tonneau sur pattes. La présentation d'origine de cette oeuvre était accompagnée d'un loup, évoqué par le dessinateur Joan comme une évidence.

Maison de Paul Curie

Lieu d'intérêt

Cette maison construite vers 1800 dispose d'une façade très sobre et d'un double escalier, rappelant les éléments décoratifs du siècle des Lumières. De 1825 à 1833, elle fut habitée par Paul Curie, grand-père du célèbre physicien Pierre Curie.

Maternité

Bâtiment remarquable

L’œuvre de Georges Hanskens, intitulée Maternité a été installée en 2009 au Nouveau Bassin. La sculpture est réalisée en bronze recouverte de patine brune et, est posée sur un imposant socle en granit monolithe blanc. De loin, cette œuvre parait plus petite que les autres, moins imposante, mais c’est certainement aussi son thème qui invite le spectateur à se rapprocher et à la contempler de plus près, à l’inverse des autres où l’on est obligé de prendre du recul. Au premier abord, le spectateur découvre un ensemble de formes géométriques s’imbriquant, jouant les unes avec les autres. Sans connaitre le titre de cette œuvre, il est alors difficile de déceler l’intention de l’artiste. Le titre de l’œuvre est Maternité. Directement, les formes prennent vie. On peut y voir une mère enlaçant son enfant. On peut aussi y voir un seul personnage, la silhouette de femme enceinte. L’artiste lui-même a déclaré avoir créé cette sculpture telle un hymne à la femme, à la gestation, à la naissance. On retrouve cette idée de naissance à travers l’environnement dans lequel l’œuvre se place : la nature où les fleurs, les arbres naissent, vivent, fanent, etc.

Mosquée Koba

Site religieux

Achevée en 2002, la mosquée Koba, du nom de la première mosquée construite à Médine par le prophète Mahomet, est un parallélépipède de béton blanc. Elle comprend une salle de prière pour les hommes et une pour les femmes. D’une grande qualité architecturale, la mosquée, en partie recouverte de marbre, se caractérise par la sobriété des formes et la qualité des matériaux. La fonction religieuse n’est pas signalée par un minaret, mais par un traitement approprié de la toiture, avec un dialogue entre cercle et carré et insertion d’une sphère en inox dans un cube de verre.

Sommet de la colline du Rebberg de Dornach

Lieu d'intérêt

C'est un ancien vignoble urbanisé à partir des années 1900.

Tour de l'Europe

Lieu d'intérêt

La Tour de l'Europe, en chantier entre 1969 et 1972, est un gratte-ciel essentiellement résidentiel. Ses 3 faces concaves symbolisent la zone de jonction de trois pays : Allemagne, France et Suisse. Imaginée par François Spoerry et Bernard Michau, ses 37 niveaux en font le plus haut immeuble d'Alsace. A son sommet se trouve un restaurant panoramique tournant avec une vue imprenable sur Mulhouse, les Vosges, la plaine d'Alsace, la Forêt Noire et même les Alpes.

Ancien Hôtel de Ville

Maison remarquable

Détruit par un incendie en 1551 et reconstruit dès l'année suivante, l'Hôtel de Ville de Mulhouse est qualifié par Montaigne de "palais magnifique et tout doré". Il est orné depuis 1698 de décors en trompe l'œil réalisés par Jean Gabriel. Ce bel édifice, témoin de la Renaissance rhénane, accueille toujours les séances du Conseil municipal, les mariages et abrite aujourd'hui le Musée historique.

La Cité

Bâtiment remarquable

En 1853, Jean Dollfus fonde la SOMCO qui commence immédiatement la construction de logements ouvriers entre le canal de décharge et l’avenue de Colmar. Dès 1856, la cité s’étend de l’autre côté du canal, vers l’usine DMC. Elle se compose de trois types de maisons : maisons en bandes selon le modèle anglais, soit dos à dos avec jardin devant, soit entre cour et jardin, « carré mulhousien » inventé par la SOMCO, maison divisée en quatre avec entrées indépendantes et jardinet. 1243 maisons seront construites, avec une innovation : la possibilité d’accession à la propriété.

La licorne du Fayé

Lieu d'intérêt

Pour l'artiste, Livia De Poli, l’envie de réaliser des œuvres de taille monumentale s’est imposée naturellement. Tout en restant dans un univers de formes arrondies et de couleurs, elle a souhaité donner du volume à ses réalisations. Ces formes sont l'expression de la plénitude, du désir de vivre dans l'harmonie de la nature et des couleurs. La Licorne du Fayé trône au milieu du jardin du musée des beaux-Ar. Cette œuvre colorée a pris sa source dans les "racontotes" d'autrefois. Ces histoires qui se racontaient lors des veillées révèlent les soucis, les peurs et les espoirs des gens du pays sous-vosgien au cours des siècles précédents. A l'opposé, la "Licorne du Fayé" est une figure positive et solaire qui vient conjurer le mauvais sort. La face avant est constituée de courbes colorées et joyeuses. La face arrière de quatre animaux correspondants aux quatre éléments de l'univers : Terre (figure chevaline ou bovine), air (oiseau), eau (poisson) et feu (salamandre).

Le couple

Bâtiment remarquable

Sébastien Haller est un artiste mulhousien qui s’est formé à l’école d’art de Mulhouse Le Quai. Il a été diplômé en 1986. En 1998, il complète sa formation avec un diplôme d’ébéniste. Pour lui, le rôle de l’artiste est de faire de l’art qui sera vu dans l’espace public. Il faut créer le regard sur l’oeuvre. Sébastien Haller traite globalement des thèmes du paysage urbain, de l’identité de l’homme. On retrouve dans ses sculptures des images du quotidien, avec des individus, des groupes. La pratique de Sébastien Haller est assez éclectique car il se positionne sur une approche plus technique du processus artistique de création. Il utilise des objets qui en les assemblant deviennent vivants et forment une image. Le mouvement est très présent dans les oeuvres de Sébastien Haller. Il travaille également souvent avec les entreprises, les collectivités. C’est pourquoi on retrouve nombre de ses sculptures dans l’espace public. Sa première sculpture monumentale intitulée Tas d’hommes cassés date de 2002. On retrouve aussi une de ses oeuvres Le Passager qui est dû à une commande du Sitram, devant le bâtiment Soléa. Sébastien Haller travaille des sculptures graphiques à partir de différents matériaux et techniques qui sont articulés autour de la ligne et du plan. Utilisant du fer, de la tôle découpée au laser, il travaille également avec des entreprises mulhousiennes qui l’aident dans la réalisation de ses créations. Dans la sculpture du Couple, on retrouve cette envie de figurer le mouvement, la dynamique à travers différents éléments assemblés et s’imbriquent entre eux.

Les chiens

Site culturel

Sébastien Haller est un artiste mulhousien qui s’est formé à l’école d’art de Mulhouse Le Quai. Il a été diplômé en 1986. En 1998, il complète sa formation avec un diplôme d’ébéniste. Pour lui, le rôle de l’artiste est de faire de l’art qui sera vu dans l’espace public. Il faut créer le regard sur l’œuvre. Sébastien Haller traite globalement des thèmes du paysage urbain, de l’identité de l’homme. On retrouve dans ses sculptures des images du quotidien, avec des individus, des groupes. La pratique de Sébastien Haller est assez éclectique car il se positionne sur une approche plus technique du processus artistique de création. Il utilise des objets qui en les assemblant deviennent vivants et forment une image. Le mouvement est très présent dans les œuvres de Sébastien Haller. Il travaille également souvent avec les entreprises, les collectivités. C’est pourquoi on retrouve nombre de ses sculptures dans l’espace public. Sa première sculpture monumentale intitulée Tas d’hommes cassés date de 2002. On retrouve aussi une de ses œuvres Le Passager qui est dû à une commande du Sitram, devant le bâtiment Soléa. En 2003 c’est pour le programme des sculptures estivales qu’il a été sélectionné et qu’il crée cette série de chiens installée un peu partout dans la ville. L’œuvre qui a été acquise à la fin de l’été 2001 par la ville est actuellement située dans le parc du zoo de Mulhouse.

Passage du Théâtre

Lieu d'intérêt

Le passage du Théâtre suit le tracé d'une partie du Mittelbach, l'un des trois ruisseaux qui entourait la ville, comblée en 1863. En 1867, la partie reliant le passage de l'Hôtel de Ville à la rue du Sauvage est couverte d'une verrière de l'architecte Senaire et devient le seul passage couvert au XIXe siècle en Alsace. Cette rue à vocation commerçante a vu se succéder de nombreuses boutiques. Menacé plusieurs dois de destruction au cours du XXe siècle, il est victime d'un incendie criminel dans les années 80. Il a été rénové en 2019.

Réserve (pour tout bagage)

Lieu d'intérêt

En 2004, la Ville de Mulhouse lui passe commande pour le Nouveau Bassin. L’oeuvre qui en découle est en lien avec le travail précédent. L’oeuvre Réserve présente une cage d’un rouge vif, en métal, plantée à moitié dans la terre au milieu de l’herbe. L’artiste avait imaginé au départ que les personnes, et notamment ceux qui avaient participé aux premiers projets puissent déposer dans cette cage (qui s’appelle réserve) leur bagage, bagage qui correspond également aux objets qui avaient été donnés et que tout un chacun pouvait déposer. Comme si on voulait ici à cet endroit se constituer une réserve de nos différents bagages que ce soit au sens propre (objet réel) ou au sens figuré (souvenir, mémoire etc.) Finalement, aujourd’hui l’oeuvre peut avoir une toute autre lecture. Ce cube rouge est un signe fort, de danger peut-être, qui cherche à délimiter, protéger, une zone. En effet, si on s’approche de l’oeuvre on voit que la partie de terre qui est sous cette cage n’est plus accessible et que la végétation, du lierre, y pousse comme elle le souhaite, sans contrôle de l’homme. On retrouve ici un lien avec le titre de l’oeuvre. Cette petite parcelle de terre serait réservée, protégée, libre de grandir. Cependant, on comprend très vite l’ironie de l’oeuvre et le paradoxe de cette idée puisque finalement, certes l’homme ne peut plus accéder, ni avoir une incidence sur cette parcelle, mais la cage délimite, fait figure de prison pour cette végétation qui est libre sans l’être. L’idée du titre Réserve renvoie aussi à des préoccupations écologiques, pour marquer d’un symbole qu’il faut préserver, protéger la nature, la planète.

Sommet de la colline de l'Illberg

Site culturel

Sur cette colline se situent une Centrale Thermique (1962) et 2 réservoirs d'eau (2 X 10 000 m3) construits en 1964.

Villa Vaucher-Lacroix

Site culturel

Propriété d'Edouard Vaucher, négociant et banquier mulhousien, cette villa en pierre de taille et briques apparentes a été bâtie en 1867 par l'architecte De Rutté. Au décès d'Edouard Vaucher, elle est occupée par son gendre, Camille de Lacroix jusqu'en 1924. La Ville est propriétaire du lieu depuis 1951 qui abrite aujourd'hui le Service Municipal d'Hygiène et de Santé.

Bains municipaux

Maison remarquable

Les bains existants dans les années 1910 s’avèrent insuffisants en raison de l’augmentation de la population. Or ils répondent à une nécessité d’hygiène publique, dans la mesure où la plupart des logements ne sont pas équipés d’eau courante. Les travaux du nouvel établissement débutent en 1912, mais la guerre en ralentit l’avancée et les Bains ne sont inaugurés qu’en 1925. Ils comptent alors parmi les plus modernes de France, proposant des bains romains, des bains médicinaux, des cabines avec baignoires et douches, deux bassins de natation (un pour les hommes et un pour les femmes) et même des bains pour chiens. La façade de style néo-classique comprend un avant-corps central percé de trois grandes baies encadrées par quatre colonnes à chapiteau ionique. Quatre putti sur des animaux aquatiques complètent le décor. Si l’intérieur est assez sobre, de beaux vitraux colorés au décor de fleurs et de guirlandes n’en ornent pas moins le hall. Les Bains municipaux, outre leur intérêt architectural et artistique, présentent un intérêt technique indéniable, avec la chaudière d’origine fabriquée par la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques.

Fenêtre en trompe-l'œil

Lieu d'intérêt

Cette œuvre, s'intégrant parfaitement dans son environnement, trompe-l'œil en déguisant un mur nu en façade d'immeuble. Certaines fenêtres sont ouvertes et les rideaux sont au vent. Seuls deux enfants jouent ensemble. On peut voir la qualité des détails sur la fenêtre du 1er étage à droite où les broderies des rideaux sont saisissantes de réalisme.

La Réunion à la France

Maison remarquable

Daniel Dyminski a réalisé plusieurs œuvres à Mulhouse de la sculpture à la peinture. La fresque située à l'angle des rues Jacques Priess et de la tour du diable célèbre le bicentenaire de de la réunion de Mulhouse à la France. Avant 1798, et son rattachement à la France, la République de Mulhouse était une cité-État. La scène de la réunion représentée a lieu devant l'hôtel de ville (place de la réunion) peint dans des tons bleus. Au premier plan les cavaliers portent les couleurs de la République de Mulhouse. Ces couleurs sont héritées des couleurs Suisse.

La Sinne

Relief

La rue est aménagée sur le bras le plus méridional de l’Ill. Avec les trois autres canaux, la Sinne, servait à contenir les crues de l’Ill comme à protéger la ville. L’essor de Mulhouse au 19e conduit à recouvrir les canaux. Celui de la Sinne le sera entre 1859 et 1866, permettant ainsi de relier la porte du Miroir à la porte de Bâle et d’assurer le développement de tout un quartier. Le fossé devait son nom au mot allemand « Sinne », « jauge » et rappelle que des jaugeurs installés derrière l’hôtel de ville déterminaient la contenance des tonneaux avec l’eau du fossé.

La Synagogue

Site religieux

Après le retour des Juifs en 1798 - on ne comptait plus aucune famille juive à Mulhouse depuis le début du 16ème - le culte israélite est célébré dans divers lieux de prière qui deviennent rapidement trop exigus. Une nouvelle synagogue construite par J-B Schacre est inaugurée en 1849. L’architecte joue sur la différence de proportion et de matériaux : il y a ainsi disproportion entre une nef haute et large aux baies élancées et des bas-côtés étroits et très peu élevés, aux ouvertures trapues ; à l’intérieur, la nef est recouverte d’enduit blanc, tandis que les bas-côtés sont en grès rose. Le mur pignon donnant sur la rue des Rabbins est la partie de l’édifice la plus ornée : sur le fronton triangulaire, les tables de la loi surmontées d’un oculus sont flanquées de chandeliers à sept branches, les ménorah, portés par des pilastres jumelés. Intérieur comme extérieur affichent un style orientalisant assez répandu pour les synagogues construites au milieu du 19ème.

Le lion

Site culturel

Vincente Blanchard est originaire de Rouen mais elle s’est installée définitivement à Mulhouse en 1991, après avoir fait les Beaux Arts de Paris. L’artiste a l’habitude de créer des œuvres pour l’espace public. On retrouve plusieurs de ses œuvres en Alsace, comme à Altkirch. Vincente Blanchard n’en était pas à sa première œuvre installée dans l’espace public de Mulhouse puisqu’on connait notamment cette artiste pour La Jonque au Nouveau Bassin qui fut la première œuvre de la promenade artistique. L’œuvre présentée ici pendant le programme des sculptures estivales fait partie d’un ensemble d’œuvres représentant des animaux. De plus, toutes les œuvres suivent le même processus de création, notamment avec cet assemblage de milliers de tubes soudés. Pour le lion, c’est environ 24 000 points de soudure que l’artiste a du réaliser. Les tubes sont galvanisés dans du bain de zinc à 700 degrés. L’artiste peint ensuite les tubes pour se rapprocher des couleurs des images qu’elle souhaite dessiner. Cette idée de travailler avec des tubes est venue en voyant sa fille jouer avec des perles magiques qu’on place sur une plaque en plastique où l’on pose donc les perles qu’on fait chauffer ensuite et cela donne des formes qui se tiennent. L’artiste a reproduit ce processus mais dans une taille démesurée. L’effet qu’on retrouve sur ces œuvres est que les tubes sont transparents. Si on se place en face de la sculpture, on ne voit que le contour de la sculpture. Si le spectateur se déplace, la forme prend vie et devient pleine. Tout dépend du point de vue, et chaque tube devient comme un pixel formant une image plus ou moins pleine et nette, colorée ou non.

Le rayon de soleil

Lieu d'intérêt

Né à Barcelone en 1945, Peret est un artiste aux multiples talents : graphisme, illustration, photo, sculpture… Au début des années 1980, il fonde un studio réunissant des collaborateurs internationaux et mène des projets partout dans le monde. Le graphiste espagnol a été choisi par les habitants à l’issue d’un concours pour habiller le tramway et dessiner les harmonies intérieures. Sa proposition associe un jaune ardent et chaud avec des motifs graphiques rouges et noirs, spécifiques à chacune des 27 rames et déclinés en 3 familles. L’intérieur est revêtu de gris, relevé de touches rouges et jaunes avec pour les sièges, un tissu reprenant les motifs graphiques extérieurs. Une déclinaison de la création de Peret a été déclinée pour les bus du réseau Soléa.

Parc des collines

Industrial Site

Zone d'aménagement concerté pour activités économiques, démarrée dans les années 1990 et toujours en cours de construction.

UFA Roosevelt

Site culturel

Les industriels mulhousiens sont à l’initiative de la création de plusieurs établissements d’enseignement professionnel ou technique en lien avec l’activité textile. En 1898, le conseil municipal émet le vœu d’ouvrir une « école technique ». L’école, inaugurée en 1906, cofinancée par la Ville, l’Etat et la Société Industrielle, complète l’instruction des apprentis de l’industrie mécanique et du bâtiment. L’architecte s’est inspiré des châteaux forts dans la conception de ce bâtiment d’aspect massif, aux toits multiformes à fortes pentes et aux fenêtres dissymétriques. Le bâtiment n'est pas ouvert aux visites.

Cartonnage Fellmann

Patrimoine technique

Au fond de l’impasse Saint-Jacques, subsistent les locaux de l’ancienne entreprisede cartonnage Fellmann : construction à fausses poutres apparentes et oriel, ateliers et hangars de stockage et cheminée. L’inscription « Deck » sur cette dernière et sur un mur, rappelle que le site fut aussi occupé par les établissements Deck, entreprise de fournitures pour machines textiles. La succession d’entreprises différentes sur un même lieu de production montre l’adaptabilité des bâtiments. Les maisons alentours, construites pour les ouvriers de l’entreprise ont été démolies.

Cristaux

Site culturel

"Cette oeuvre s’intitule Cristaux et a été commandée à l’artiste Pierre Watsky. Il s’agit de la dernière oeuvre installée au Nouveau Bassin, en 2013. Cette oeuvre est particulière puisque l’artiste est décédé prématurément juste après l’accord de l’achat de l’oeuvre par la Ville de Mulhouse. Pierre Watzky avait déjà préparé les maquettes et dessins de son oeuvre, mais c’est Roland Vonarzx qui a finalement réalisé l’oeuvre à partir de ces notes et croquis. L’oeuvre représente un minerai exploité dans les mines, ici il s’agit d’un sel gemme sous sa forme cristalline, c'est-à-dire une imbrication de différents volumes de formes géométriques simples. Beaucoup ont alors dit que le cubisme avait intégré les oeuvres du Nouveau Bassin. En effet, il y a dans cette oeuvre un travail de formes, de géométrie, de volumes. Cette oeuvre fait écho à la vie et au parcours de l'artiste qui à travaillé lui-même au fond des mines potassique dans la région.

Forêt du Tannenwald

Relief

Profitez de 300 hectares de tranquillité, de 25 kilomètres de sentiers et de 8 km de parcours VTT. Des parcours sportifs, un sentier botanique et plusieurs sites équipés d'abris, de tables et de bancs sont à votre disposition. Vous détendre ou vous bouger, libre à vous de choisir !

Jets d'eau rue du Sauvage

Lieu d'intérêt

En 2009, la rue du Sauvage a été dotée, dans sa partie haute, d'un pavage particulier et de jets d'eau matérialisant respectivement l'emplacement d'une ancienne porte d'enceinte, et les anciens cours d'eau qui traversaient la ville.

La grande ourse

Bâtiment remarquable

L’œuvre intitulée La Grande ourse a été installée au Nouveau Bassin en 2011. Cette œuvre résulte d’un concours d’art plastique lancé auprès des lycéens sur le thème de « La planète se réchauffe, n’ayons pas froid aux yeux ! ». Ce sont deux lycées qui ont remporté le concours : le lycée général Lambert et le lycée professionnel Stoessel. Julie Wittich et Marie Kebs sont les deux conceptrices de l’œuvre qui suivaient l’option arts plastiques au lycée Lambert. L’œuvre a ensuite été réalisée par des élèves en CAP métallerie du lycée Stoessel. La fabrication a nécessité 148 tuyaux en acier inoxydable et plusieurs fûts métalliques recyclés. L’œuvre pèse environ 700 kilos. L’image de l’ours a été choisie comme lien fort avec le réchauffement climatique. Choisir des tuyaux percés et entrouverts permet aussi de donner cet aspect fragile à l’ours, pour signifier qu’il s’agit d’un animal en danger, déjà atteint par les dégâts causés sur la nature et son environnement. Le lien peut aussi se faire avec les animaux du zoo, deux ours polaires présents à Mulhouse. Enfin, le titre de l’œuvre fait bien entendu référence à la constellation céleste qui serait comme un cap à suivre pour trouver les solutions face aux dégâts que connaissent la nature et la planète.

Maison Steinbach

Lieu d'intérêt

Construit par le manufacturier VETTER en 1788, cet hôtel particulier tient son nom des Steinbach, ses propriétaires au XIXe siècle. A la mort de Georges Steinbach en 1893, la maison est offerte à la ville et son parc devient le jardin public homonyme. Aujourd'hui, la maison abrite le musée des Beaux-Arts.

Ourobouros

Maison remarquable

Kristian Ingold, artiste local, a donné une grande importance au lieu où allait s’implanter son œuvre. Son souhait était de créer une sculpture qui soit à la fois dynamique et en lien avec l’espace environnant mais, sans toutefois créer un point focal, qui accrocherait tout de suite l’œil du visiteur. Comme le dit l’artiste, il a pensé son œuvre comme une sculpture « qui se découvre plutôt qu’elle ne s’impose ». Il a donc cherché à conserver la perspective ouverte par l’allée bordée d’arbres. La forme de l’œuvre donne naissance à un objet pouvant avoir plusieurs usages dans son espace : banc ou table, lieu de convivialité, d’échange, de jeu ou de médiations. L’œuvre est constitué de matériaux forts tel le métal pour la partie supérieure et la roche pour les quatre socles représentant aussi des pieds. La forme sculptée par l’artiste est en fait le symbole mathématique de l’infini, appelé aussi la lemniscate. Cela crée comme un trait continu, comme le signe de l’infini. On parle alors Ouroboros, terme que l’artiste a utilisé pour le titre de son œuvre. Le titre de l’œuvre renvoie tout d’abord au symbole de l’infini mais aussi à cette sculpture qui continuera à vivre au fil des années avec la multitude des passants qui vont la regarder, l’utiliser et infiniment réactualiser l’œuvre.

Passage des Augustins

Lieu d'intérêt

Ce passage tient son nom de l'ancien cloître des Augustins qui s'y trouvait. Construit dès 1268, il fut désaffecté suite à l'introduction de la Réforme en 1523. Un hôpital y a été installé de 1529 à 1624. Le passage a été percé entre 1761 et 1763 après la démolition du monastère.

Tour du Bollwerk

Lieu d'intérêt

La tour du Bollwerk (tourn du bastion) complétait à l’est de la ville les fortifications construites sans doute à partir du début du 13ème. Edifiée au 14ème, à proximité du point de convergence des fossés, qui contribuaient eux aussi à protéger la ville, elle change plusieurs fois d’aspect au fil des siècles. Tour crénelée à l’origine, elle est surmontée d’un toit à quatre pans au 18ème, puis d’un clocheton en 1840. Le toit est de nouveau modifié en 1892 pour prendre sa forme actuelle. Elle constitue l’un des rares vestiges du système de défense de la ville : l’enceinte est détruite à partir de 1809 afin de faciliter les communications dans une ville qui s’industrialise et veut faire table rase du passé et les canaux sont progressivement recouverts à partir du milieu du 19ème. Avec la restauration de la tour et le percement de deux ouvertures dans le mur d’enceinte restant, une fresque représentant l’attaque de Mulhouse par Martin Malterer en 1385 est peinte en 1893. L’aigle impérial qui figure en dessous et rappelle le statut de ville libre d’empire accordé à Mulhouse en 1308 est une représentation plus ancienne.

Bâtiments des anciennes Forces Motrices du Haut Rhin

Lieu d'intérêt

Elles ont succédé à la Centrale électrique Siemens créée en 1888.

Ecole Thérèse

Lieu d'intérêt

Construite en 1905, cette école, de style néo-renaissance, ne ressemble à aucune autre. L’architecture soignée, avec ses décors sculptés représentant des allégories du travail et de la sagesse, rompt avec l’uniformité d’antan. On y prévoit salles de dessin, de chant, de gymnastique, chauffage central et éclairage électrique. Tout traduit le nouveau regard porté à l’enfant et à son éducation. L’école consacre aussi un changement dans la structure scolaire : désormais les écoles de quartiers assurent l’intégralité de la scolarité et non plus seulement les premières années. Ce bâtiment n'est pas ouvert aux visites.

Le café Guillaume Tell

Lieu d'intérêt

La statue présente à l'angle est une représentation de Guillaume Tell, héros légendaire de l'indépendance suisse. Le personnage suisse ainsi que les blasons des cantons helvétiques témoignent des liens entre Mulhouse et la Suisse lorsque la cité libre était alliée aux cantons suisses.

Pont Stoessel

Maison remarquable

Ouvert en 1967 pour faciliter la circulation entre le centre-ville et les nouveaux quartiers de Dornach. Charles Stoessel, sénateur du Hauts-Rhin et éminent homme politique de Mulhouse, tragiquement tué en 1966 dans un accident de circulation à Sausheim.

Temple protestant

Site culturel

Construit par l’architecte Charles Schulé en 1897.

Allée William Wyler

Lieu d'intérêt

Cette vaste promenade, réaménagée en 1995, participe de la transformation du quartier qui s’opère depuis le début des années 1990 avec la construction de la Filature. Présentant un aspect très naturel dans sa première partie, l’allée Wyler devient ensuite plus urbaine avec son mail de platanes agrémenté de sculptures contemporaines. Joncs, roseaux et iris jaunes ourlent les berges, tandis que les abords de l’allée Nathan Katz sont ornés de magnifiques érables argentés, d’aulnes et de peupliers. C’est aussi un lieu de nidification de choix pour canards, foulques et cygnes.

Chapelle Saint-Jean

Site religieux

La chapelle est construite en 1269 dans un vaste enclos pour l’ordre des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et agrandie dès 1351. Vers 1500, Marc Oeler, commandeur de l’ordre fait accoler une chapelle latérale. Il est également à l’origine, vingt ans plus tard, de travaux l’embellissement, par l’exécution des peintures murales figurant des scènes de la vie de Saint-Jean-Baptiste, patron de la commanderie, ainsi que de la Passion du Christ. D’une grande qualité stylistique, elles sont cependant pour la plupart d’entre elles inachevées, de nombreuses scènes étant restées à l’état de dessin avec une pose partielle de la couleur. L’introduction de la Réforme à Mulhouse en 1523, qui provoque le départ des chevaliers de Saint-Jean n’y est peut-être pas étrangère. Après la vente de leurs biens en 1798, la chapelle connaît divers usages (brasserie, atelier de maréchal-ferrant…), avant d’être rachetée par la Ville en 1892 et restaurée. Un musée lapidaire y est installé en 1898, dont on voit quelques vestiges dans le jardin et à l’intérieur de l’édifice.

Deux repères noirs

Lieu d'intérêt

L'œuvre installée ici dans la Cour des Chaines a été acquise par la ville de Mulhouse en 1991. Elle est constituée de deux sculptures, constituées elles-mêmes de morceaux de bois serrés et attachés entre eux. Anne Marie Schoen considère ces sculptures comme des repères, d'où le titre, qu'on pourrait disposer dans la ville pour figurer ou dessiner un parcours. Ces sculptures ont été déjà réalisées par l'artiste pour d'autres lieux ou manifestations, notamment dans des parcours d'art liés à l'eau.

Hortus Conclusus, La Volière

Maison remarquable

Anne et Patrick Poirier sont nés tous deux en 1942. Ils sont un couple d’artistes français qui ont fait leurs études à l’Ecole des Beaux-arts de Paris. Leur travail artistique consiste à réaliser des oeuvres communes autour d’un thème qui est la mémoire comme lieu d’interrogation inépuisable de l’identité individuelle ou collective. Anciens pensionnaires de la Villa Médicis de 1979 à 1983, ils se définissent à la fois comme des archéologues, des architectes, des photographes, des sculpteurs ou encore des paysagistes. Ils reconstituent à travers leur maquettes, qui deviennent souvent des installations, des sites antiques. Leurs constructions sont miniaturisées, et confrontent et confondent souvent lieux réels et paysages oniriques. L’œuvre installée aujourd’hui au jardin zoologique de la Ville de Mulhouse, a été tout d’abord installée à l’Espace André Malraux à Mulhouse. Elle est réalisée en acier inoxydable. Il y a un premier cône mesurant 7m de haut et deux cônes secondaires de 2m30, ensemble reliés par quatre couloirs. L’oeuvre est une volière pour les colombes du zoo, on retrouve cette référence dans le titre Hortus Conclusus qui signifie « jardin clos ». « Nous avons réalisé cette volière à une époque où nous relisions l’ouvrage de Bergson, Matière et Mémoire (…) Bergson illustre la mémoire par un graphique conique, la pointe vers le bas, touchant une surface délimitée quadrangulaire… Nous avons alors réfléchi nous-mêmes sur ce principe de cône, métaphore de la mémoire, et sommes arrivés à un dessin qui nous a donné la forme ici installée. Mais la pointe dirigée vers la cime des arbres, vers le ciel. Nous pensions que la meilleure illustration/métaphore de la mémoire pouvait être un réceptacle où des oiseaux évolueraient à l’intérieur de cet espace translucide conique, où des cônes de proportion plus petite joueraient le rôle de cônes de sous-mémoire… Tout cela étant, bien entendu, une simple interprétation n’ayant rien de scientifique… » Anne et Patrick Poirier

La Coulée Verte de l'Ill

Relief

Accès à la plaine de l'Ill à l'arrière de la zone de loisirs ( stade nautique de l'Illberg, patinoire). Elle s'étend du Cockrouri jusqu'à Didenheim en passant par le Bois des Philosophes. Nombreuses espèces animales et végétales