Que faire à Marignane ?

531 lieux à découvrir

Fêtes de Notre-Dame de Pitié

Spectacle & événement

La chapelle Notre-Dame de Pitié a été construite après 1635 à la suite d'un souhait des Marignanais épargnés par de fortes inondations sur les rives de l'étang de Berre. Les fidèles y placèrent une statue de la Vierge ainsi que beaucoup d'ex-voto et promettaient qu'une procession solennelle se déroulerait dans la ville chaque année.

Salon nature et bien-être

Vente / Braderie

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Ancien pigeonnier du château

Pigeonnier

L’imposante tour de section ronde marquant l’angle sud-ouest du Parc Camoin n’est autre que l’ancien pigeonnier du château. Probablement édifié entre 1480 et1500 sous René Cossa, seigneur de Marignane, il n’est documenté qu’à partir de 1526, à proximité de la porte fausse des remparts. Implanté à l’extrémité du premier grand jardin du château, il a connu bien des vicissitudes au début de son histoire. Démantelé par un fermier de la seigneurie en 1529, il a servi de carrière pour la bastide d’un particulier mis en procès par Louise de Savoie, dame de Marignane. Reconstruit, il a subi les affres des assauts de la Ligue puis des troupes du duc d’Epernon entre 1574 et 1589, probablement intégré comme tour de surveillance et de défense aux fortifications élevées dans le jardin seigneurial à la lisière du bourg. Dès son arrivée à Marignane, Jean-Baptiste Ier de Covet l’a fait restaurer à grands frais en 1605 par le maçon Jeannet Arvel, lui donnant certainement son aspect encore actuel. Emblématique de la richesse des propriétaires, il a toujours occupé une place de choix dans le parc réaménagé au XVIIIe siècle, bien visible sur un plan supposé de 1696, sur une toile peinte vers 1770 ou 1780 (provenant du couvent des Minimes mais passée en vente publique en 1939), ainsi que sur le cadastre napoléonien de 1818. Il a également alimenté les cuisines du château, le pigeon constituant un mets récurrent sur les tables aristocratiques, souvent accompagné des productions potagères attestées dans le grand jardin. Vendu comme bien national à la Révolution, il est depuis propriété privée, notamment passé au XIXe siècle dans le patrimoine de la famille Camoin, servant un temps de logement à des ouvriers agricoles. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Centre ancien historique

Quartier

Il correspond à l’ancien bourg de Marignane, qualifié de « castrum » ou village fortifié à l’origine, selon un terme apparaissant en 1022. Il était ceint de remparts dont on aperçoit encore quelques portions. L’agglomération installée sur une légère proéminence s’est véritablement « enchâtelée » au début du XIIIe siècle avec la fortification de la maison seigneuriale. Les murailles ou ancestraux « barri » ont connu plusieurs campagnes de réfection et de renfort, probablement à partir de 1396-1399 contre les troupes de Raymond de Turenne, et au temps des troubles religieux et civils de 1574 à 1589. L’enceinte est ponctuée de 3 portes au Moyen Âge : le portail de ville, la « porte fausse » (à l’emplacement de l’entrée d’honneur de l’Hôtel de ville, disparue en 1605), et la poterne, aujourd’hui rue de la Cité. S’y sont ajoutés, au XVIe siècle la brèche ouverte pour l’entrée des vendanges, ensuite obturée par la chapelle des pénitents blancs, le Portail neuf en 1607, la porte de la rue des Fours au XVIIIe siècle. Un fossé médiéval, régulièrement mis en eau courait au pied des murailles, alimenté par le vallat de Font-Marignane et bordé de jardins qui ont fini par le recouvrir à partir de 1519. Les premières extensions extra muros attestées à partir des années 1650 dans la rue Charles Esmieu, ont été suivies du développement des mails au XVIIIe siècle, puis de l’ouverture du triomphal Cours Mirabeau sous le Second Empire. Emergeaient quelques tours comme la base du clocher, probable ouvrage de défense et de surveillance accolé au rempart à l’origine, le « donjon » du château dit « fauconnerie » (effondré en 1921), et une tourette citée dès 1450 mais non localisée. A l’intérieur se trouvent un hôpital des pauvres, un bâtiment du poids, un puits (toujours visible), des fours seigneuriaux et de particuliers, une forge, une boucherie publique et une poissonnerie, des moulins à huile, ainsi que des habitations et échoppes, parfois remarquables par leurs fenêtres ornées, portes millésimées à la clé, ou niches et édicules sculptés (et blasonnés pour certains) abritant de traditionnelles images de saints aujourd’hui disparues. Longtemps, le bourg n’a été desservi que par cinq rues et autant de traverses, aéré par une seule place, celle du château, très tardivement complétée par celles du Soleil et de l’Etoile. Rassemblant environ 500 ou 600 âmes estimées vers 1450, 2000 jusqu’en 1914, Marignane a atteint 5500 habitants en 1954, grâce au développement des industries et de l’aéroport. En 1962, la ville en comptait 8500, pour atteindre une population de 34000 habitants aujourd’hui. Après une campagne de fouilles de sauvetage, le centre historique fait l’objet d’une importante réhabilitation et campagne de rénovation urbaine. S’y attendent les riches et nombreux témoignages d’un bourg que, déjà, des visiteurs de la Renaissance à la suite d’un cortège royal, qualifiaient en 1564 de « belle petite ville et château », et les premiers excursionnistes marseillais de « joli village » en 1875. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Croix de Marignane : un circuit à découvrir

Site religieux

Plusieurs croix et oratoires ont marqué le paysage urbain ou rural de Marignane, parmi lesquels un certain nombre subsiste encore. La croix du jubilé de 1769, érigée d’abord devant, a été déplacée sur le flanc de la chapelle Saint-Nicolas, aujourd’hui Saint-Joseph (rue du Souvenir-Français). Elle commémore le pèlerinage à Rome effectué cette année-là pour obtenir les indulgences plénières décrétées par le pape Clément XIV au tout début de son pontificat. De l’ensemble d’origine ne reste que le crucifix métallique aux extrémités chantournées, portant un Christ de facture classique ayant malheureusement perdu ses avant-bras. Le piédestal de pierre était, jusqu’au début du XXe siècle, plus élancé et ouvragé, remplacé par celui qu’on peut voir aujourd’hui, bien plus massif. En lisière de l’ancien bourg, sur l’ancien mail (actuelle avenue Jean-Jaurès) a été remise en place la croix dite des Missionnaires de Provence. Datée de 1846, elle commémore la mission des quatre compagnons d’Eugène de Mazenod venus à Marignane en 1816. En terroir rural sur la colline, la croix de 1712 située au carrefour du chemin du Collet Rouge et de l’ancien chemin de la Vierge, actuelle rue Jean-Louis-Calderon, semble ponctuer le parcours de l’ancestrale procession des Rogations. Bien qu’elle porte très visiblement la date de sa réalisation gravée sur le piédestal, on ne connaît rien de son histoire. Elle figure sur le cadastre napoléonien de 1818, probablement à son emplacement d’origine, comme aujourd’hui. Sculptée dans la pierre tout comme le cylindre qu’elle surmonte, elle se situait à proximité du tout premier couvent des pères Minimes implanté sur la pente du Collet Rouge et abandonné vers 1700 pour leur nouvelle résidence jouxtant le parc seigneurial. Une cavité creusée dans le piédestal pourrait avoir été destinée au dépôt de prémices agricoles, grains ou autres, dont la protection était demandée lors de la procession des Rogations au mois de mai. Celle-ci est attestée à Marignane depuis 1628 au moins, alors menée par les pénitents pour demander la pluie, et jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle. La tradition voulait que le cortège fasse halte et dévotions à chaque croix de la paroisse rencontrée sur le parcours. Le chemin de la Vierge, dont la croix de 1712 marque le début, conduisait ensuite aux croix du point culminant, celles des calvaires de 1533 et 1867 ponctuant l’éperon rocheux du Devens. Elles marquaient l’aboutissement du chemin des sept oratoires de 1541, et constituaient aussi très probablement le point ultime de la procession printanière des Rogations permettant d’immuniser tout le territoire par bénédiction aérienne. Plusieurs autres croix disparues ont jalonné l’histoire du paysage urbain marignanais, comme celle, érigée au Moyen Âge à immédiate proximité du portail de ville (maison commune dite beffroi, place Camille- Desmoulins), citée comme repère dans un document foncier de 1462. Elle a probablement donné son nom à l’auberge de la Croix Blanche, connue à l’entrée du bourg de Marignane (actuel Bar de la Cigale malheureusement incendié en 2017) du XVIe à la fin du XIXe siècle. Une croix de mission, dite du pont de la Cadière, datait d’avant 1730, année durant laquelle le conseil de communauté paya ses réparations. Elle existait encore en 1818, portée sur le cadastre napoléonien et située sur la placette au carrefour des actuelles avenue Jean-Jaurès et rue Puits-Madame. Enfin, une croix monumentale mais sommaire apparaît sur un ex-voto de 1861 (visible dans la chapelle Notre-Dame de Pitié) dépeignant un accident probablement survenu dans un trou de sable au bord d’un étang, de Bolmon ou de Berre. On ne sait si elle a réellement marqué le paysage littoral ou si elle a figuré, par l’image, la seule intention votive des commanditaires du tableau. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Murs peints de Marignane

Lieu d'intérêt

Développé dans les années 1980, l’art muraliste s’est invité dans l’urbanisme de Marignane en divers points du centre-ville. Une déambulation permet d’y apprécier une palette de divers styles, sujets et choix artistiques, traditionnels, historiques, contemporains, colorés ou graphiques. L’identité et les spécificités marignanaises y sont ainsi déclinées à travers paysages provençaux, figures historiques locales ou hommages aux grands noms de l’aviation. Parmi les œuvres remarquables se succèdent une Emilie de Covet de Marignane à la fenêtre de l’hôtel particulier aixois d’où était descendu le sulfureux Mirabeau pour provoquer le scandale qui précipitait leur malheureux mariage (rue des Bruyères), une série de portraits des grands compositeurs (Beethoven, Bach, Mozart et Stravinsky) sertis dans de précieux cartouches ornés de guirlandes de fleurs. Ces clins d’œil historiques ponctuant la façade du Conservatoire de musique (7 rue de Verdun, signés du Marseillais Richard Campana), introduisent à la grande tradition du décor peint. « Le Jardin de Maïthé », œuvre de Pierre Carnavaggio, à l’angle de la rue Antoine de Saint-Exupéry et du Cours Mirabeau, renvoie, lui, pleinement aux grandes heures du trompe-l’œil architectural à l’italienne. Une grande composition due à l’artiste Armande couvre la paroi de l’immeuble au n°2 de la rue Saint-Exupéry en rendant un hommage bleuté à l’aviateur Jean Mermoz, et une récente création de 2010 très graphique met à l’honneur Henri Fabre dans son hydravion, immortalisé en plein vol sur la façade du groupe scolaire baptisé en sa mémoire. Au titre des œuvres disparues, Marignane conserve déjà le souvenir d’un patrimoine muraliste du XXe siècle, à travers un « Champ de lavandes » éclipsé par le nouveau square Frédéric Mistral, ou « Le Midi », vaste panorama inspiré des toiles de Vincent Van Gogh, recouvert d’une sobre fausse façade urbaine harmonisant désormais l’esplanade Laurens Deleuil. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Bouches-du-Rhône en Paysages - Marignane, au fil de l'eau

Circuit

Les paysages des Bouches-du-Rhône sont l'un des attraits les plus forts du territoire. Le département a d'ailleurs reçu en 2014 le label national Département Fleuri cette marque d'un accueil de qualité récompense les actions en faveur d'une amélioration du cadre de vie pour tous. Pour découvrir ces paysages multiples, Bouches-du-Rhône Tourisme vous propose une sélection d'itinéraires de découverte. Tout au long de ces parcours, découvrez nos villes et villages, nos rues et nos ruelles : paysages connus ou pépites cachées, ils pourraient être ceux que nous empruntons quand nous voulons faire connaitre à nos amis nos site préférés. Marignane est d'abord connue pour son aéroport international et ses activités économiques aéronautiques. En général, on connait moins la très grande diversité des milieux naturels qui caractérisent son territoire. En effet, le promeneur peut sur quelques kilomètres passer d'une colline calcaire à affleurements géologiques à dinosaures, couronnée par un oppidum celto-ligure (la colline Notre-Dame-de-Piété aménagée en ZAPEF : Zone d'Accueil au Public en Forêt) à la plus grande lagune méditerranéenne d'Europe, l'étang de Berre, en suivant le fil de l'eau de son fleuve côtier, la Cadière, puis l'étang de Bolmon et les marais de la Palun. Ces différents milieux, secs ou humides, alternativement inondés ou exondés, plus ou moins salés, induisent une très grande diversité paysagère. Chacun de ces paysages est peuplé par des espèces animales et végétales caractéristiques, aboutissant au final à une vie sauvage particulièrement diversifiée. 1- Du parking du stade du Bolmon suivez le chemin de l'Estéou - cheminement pour piétons et cyclistes délimité par une petite barrière en bois (pas de balisage spécial sinon des balises rouges et jaunes du GR2013 que vous emprunterez sur une partie de l'itinéraire décrit). 2- Vous arrivez à la " pointe du ruisseau " : des bancs, des jeux d'enfants, une vue sur l'étang et au loin sur le lido du Jaï...un moment de contemplation ! 3- En continuant le chemin vous verrez sur votre droite le " Village des pêcheurs " : de nombreuses cabanes végétales, puis en dur, ont été édifiées au bord de l'étang du Bolmon jusque dans les années 50. Cabanes de pêcheurs, de chasseurs et de villégiature. 4- Suivez le chemin de l'Estéou sur votre gauche pour arriver au bord du "Canal du Rove". Aire d'observation des cygnes : de nombreuses informations vous seront données sur ces animaux familiers des lieux. De l'autre côté de la berge, vous pouvez voir la zone humide des Paluns. 5- Tournez à gauche pour longer le canal. Contournez sur votre gauche une propriété et revenez le long du canal. Le canal de Marseille au Rhône a été construit au début du XX ème siècle et a fonctionné jusqu'en 1963, date à laquelle a eu lieu l'éboulement du tunnel du Rove qui a rendu impossible la circulation des bateaux. Tournez 2 fois sur votre gauche pour arriver sur l'Avenue du Général de Gaulle. 6- Continuez sur la piste cyclable, en longeant l’Avenue du Général de Gaulle. 7- Au niveau du gymnase tournez à gauche, et prenez la " piste du Bief1 " pour suivre le sentier qui longe la rivière Cadière. 8- La rivière Cadière prend sa source à 14 km (l'Infernet). Vous y observez une ripisylve c'est-à-dire des arbres de bord de rivière. Au pont, à 100 m en rive droite en amont se trouve un superbe tilleul. A un tournant sur la gauche (direction pavillon cynégétique), prendre le chemin des "Cassaïres" (chasseurs), impasse non goudronnée de 200 mètres avec des cabanons et des bastides au bord de l’étang de Bolmon. 9- Continuez le long de la rivière et tournez à droite sur le chemin de l'Estéou pour rejoindre votre lieu de départ.

Focus sur la boutique de L'Office de Tourisme

Lieu d'intérêt

...Ce sont des produits pour la plupart made in France : en exclusivité fabriqués spécialement pour l'Office de Tourisme et logotypés Marignane, mais aussi des objets de décoration, produits alimentaires, produits identitaires de la Provence. Ce sont des coups de cœur, de belles rencontres. C'est cette richesse, ces expériences que l'Office de Tourisme souhaite vous faire partager au travers de cette boutique. Un grand merci à tous nos partenaires avec qui nous prenons beaucoup de plaisir à concevoir avec eux des gammes de produits. Passez nous voir souvent car nous dénichons en permanence des objets pour vos cadeaux, mais aussi pour vous ! Toute l'équipe de l'Office de Tourisme de Marignane se fait une joie de vous accueillir, alors à très bientôt....

La nuit des châteaux : L'empreinte étoilée de l'anis et une exploration historique au château

Spectacle & événement

Une nuit magique ! Une nuit pour préserver le patrimoine ! Une nuit culturelle pour petits et grands ! Qui n'a jamais rêvé de déambuler dans un château millénaire à la tombée de la nuit ? Partout en France et pour la troisième édition, des centaines de châteaux vous ouvrent en même temps leurs portes, pour une expérience nocturne hors du commun. Plus de cent châteaux, répartis sur plus de soixante départements participent déjà à cet événement unique en France : la nuit des châteaux ! Faites-vous plaisir !

Villa Tiflis

Lieu d'intérêt

La villa Tiflis fait partie des quatre villas bourgeoises marignanaises du XIXe siècle, mi hôtels particuliers, mi bastides. La villa Tiflis, aussi connue sous le nom de Monchablon a été bâtie dans les années 1880 sur un terrain détaché de l’ancien grand jardin seigneurial, indiqué au Moyen Âge comme pré du domaine. Elle donne de fait sur le prestigieux Cours Mirabeau, venu s’aligner le long du grand parc quand il a été ouvert sous le Second Empire. La bâtisse doit son nom et son existence au couple Marius-François Martin et Catherine Vincent, installés comme hôteliers à Tbilissi (Tiflis) en Géorgie, dans le sillage de la cour impériale de Nicolas II. Marius-François a, à ce titre, officié comme cuisinier, et probablement maître queux, du tsar. Fortune faite, lui et son épouse ont acquis le terrain en 1881 et fait élever la maison aux bons soins de son frère avant de revenir de Tbilissi pour y aménager. De plan quasi carré, elle limite sa hauteur à un étage noble, coiffé d’une toiture à quatre pans. Elle présente une entrée côté cour et une entrée latérale côté jardin, toutes deux au milieu d’une façade parfaitement rythmée de hautes fenêtres encadrées de simples moulures, d’une clé et de discrètes consoles. Le tout est solidement cantonné aux angles de chaînages harpés. Côté intime, donnant sur le jardin, le linteau de la porte arbore comme seul élément distinctif un cartouche richement orné autour du chiffre des fondateurs constitué des initiales entrelacées V et M. Des Vincent et Martin, la villa est passée entre les mains de leur fille mariée au maire de Marignane Joseph Cadenel, puis entre celles de leur nièce, alliée aux Dejean qui ont connu l’humiliation de la réquisition de la propriété familiale par la Kommandantur en 1943. Louée depuis aux médecins Monchablon, l’ancienne « Tiflis » a abrité un cabinet puis un centre d’imagerie médicale, avant son acquisition par la ville de Marignane en 2009. Le bâtiment a fait l’objet d’un réaménagement et d’une restauration orchestrés par l’architecte Nicolas Masson qui s’était illustré en 2006 aux côtés d’André Stern au château de la Buzine réhabilité en Maison des cinématographies de la Méditerranée, et en 2013 au légendaire cinéma théâtre de l’Eden de La Ciotat. A l’arrière de la bâtisse marignanaise, est ainsi venue se greffer une extension contemporaine marquant l’histoire ininterrompue de la villa. A l’intérieur sont intervenus le muséographe Jean-Louis Mylonas et la scénographe Catherine Marquet, alors que la mise en lumière extérieure du bâtiment, particulièrement travaillée au vu de son actuelle destination, a été confiée à l’agence LM5P. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Ibis Marseille Provence Aéroport

Restaurant

Dans l'enceinte de l'aéroport, l'hôtel Ibis Marseille Provence Aéroport est à 15 minutes de la gare TGV Aix-en-Provence, 5 d'Airbus-Helicopters, à proximité des autoroutes A50, A55, A7, et idéal pour prendre un bus depuis l'aéroport. Situé dans un cadre de verdure, au cœur des axes routiers permettant de visiter, dans les environs, le parc naturel du Lubéron, la Camargue et ses marais salants, la Provence, les Calanques… Possibilité de faire une pause gourmande dans son restaurant "Le Fireho" avec le goût de l'authentique. Un choix de plus de vingt délicieuses grillades saisies devant vous, dans la cheminée. Mais aussi une carte variée ! Une cuisine qui a votre préférence depuis plus de 40 ans. Possibilité de mise à disposition d'une navette qui dessert la gare routière de l'aéroport, l'aéroport lui-même, l'aviation générale, Airbus et Helissim.

Balade des familles

Parc

La balade des familles, un lieu de détente pour tous. Elle a été aménagée sur les rives de l'étang du Bolmon et les rives du canal du Rove. On peut ainsi se promener en toute tranquillité, faire du vélo (piste cyclable à 2 voies) sur des voies d'accès complètement repensées et réhabilitées. Deux espaces ont été créés, l'un avant le village des pêcheurs (ancien estuaire de la rivière Cadière), l'autre devant ce qu'on appelle l'aire des cygnes au bord du canal du Rove. Ils permettent un arrêt de contemplation devant l'étang ou un moment d'amusement pour les petits puisque des jeux d'enfants, totalement protégés y sont installés. La balade des familles intègre aujourd'hui la base des sports et des loisirs. 2 accès : un parking, avenue Edmond Rostand face aux tennis couvert du Bolmon, l'autre chemin de l'Esteou (canal du Rove), à proximité immédiate des la base des sports et des loisirs de l'Esteou, Vous pouvez télécharger sur le site de l'Office de Tourisme une fiche-circuit ainsi qu'un questionnaire ludique d'observation.

Boutique de l'Office de Tourisme de Marignane

Service de proximité

Une gamme de produits qualitatifs, locaux et régionaux, vous sont proposés. Il y en a pour tous (hé oui, même pour les petits), et à tous les prix ! Des thèmes qui font que nous sommes en Provence, et à Marignane : - Le soleil : lavande présentée sous différents aspects (bougies, parfum, sachets, bonbons), cigales en céramique ou sur cartes postales humoristiques.... Et pourquoi pas cigales en tissu renfermant de la lavande ? Soyons fous ! - L'Art de Vivre en Provence : produits de bouche (vin, confitures,sels aromatisés et herbes aromatiques....), pics olives, dessous de plats, le savon de Marseille dans tous ses états. Vous trouverez aussi des produits logotypés Marignane comme la foutah (Création Le Pois Chic), des savons, des stylos et même des chocolats ! Mais aussi magnets, stickers électrostatiques pour nettoyer smartphones et tablettes, marque-pages, chiffounettes, cartes postales

Canal et Tunnel du Rove

Canal

Il s'en va serpentant, silencieux, ne faisant depuis bien longtemps plus guère de vagues, sauf celles de l'actualité. Il promène ses berges, calmes, de Marseille à l'étang de Berre et même au delà. Est-il encore, ce canal qui faisait enfin de Marseille un port fluvial relié au tumultueux Rhône, bien réel ? Voulu dès l'Antiquité, pensé au cours des siècles par Vauban, Napoléon ou l'ingénieur de Montricher, un canal de jonction par Arles avec le Rhône, était indispensable pour Marseille et son négoce. Cela lui ouvrait de grandes perspectives commerciales avec le Nord du pays, voire même l'Europe nordique. La Chambre de commerce, avec ténacité, allait « s'accrocher » à son projet. Les hommes politiques, tels les députés Jules Charles-Roux ou Bernard Cadenat le soutiendraient. Préparée en 1879, décidée par la loi en 1903, commencée à creuser en 1910, finie en 1925, ouverte officiellement par le président de la République Gaston Doumergue en 1927, cette voie mi-fluviale, mi-maritime rendait sa fierté à Marseille et à sa région. Elle fut pour les villages environnants, Gignac, Châteauneuf, Marignane, Martigues, Port-de-Bouc, Berre... une gigantesque entreprise pleine d'avenir : des conduites amenèrent l'eau potable au robinet, des écoles se créèrent, des industries se montèrent le long du canal... C'est Léon Chagnaud, sénateur de la Creuse et déjà entrepreneur réputé, qui décroche le marché de la construction du tunnel du Rove en 1909. Des milliers d'ouvriers vont s'activer dans des conditions fort pénibles. Les grèves, dures et militantes, les accidents, toujours terribles, les ouvriers étrangers indispensables, témoignent d'une respiration quotidienne des chantiers bien oubliée aujourd'hui. Germinal n'était pourtant pas loin ! Le creusement de la chaîne montagneuse de la Nerthe fut « pharaonique » : 7,2 km creusés en souterrain font du Tunnel du Rove le plus long du monde (toujours inscrit aujourd'hui dans le Guinness des Records). Du creusement on a extrait 2,5 millions de m3 de déblais ! La construction dura plus de 15 ans, interrompue seulement par les grèves mais pas même par la Première Guerre mondiale ! Soulignons que notre canal servira la propagande lorsqu'il sera cité comme exemple de la France qui travaille en même temps qu'elle combat à Verdun ! Le trafic en constante progression marque, par sa mutation, les transformations du port de Marseille. Les transports alimentaires des années 40-50 vont céder la place aux hydrocarbures. L'étang de Berre s'industrialise, le Canal de Marseille au Rhône y a sa part. L'effondrement de juin 1963, sous le tunnel, provoque la fin d'une belle et grande histoire : le trafic est interrompu, jamais les travaux ne déboucheront la voie obstruée. Le canal a fait son temps : l'heure est aux gros gabarits, au complexe de Fos-sur-Mer. Depuis cependant, des milliards on été débloqués pour assurer, par une confortation nécessaire à la construction, la sécurité de l'ouvrage et des villages, comme Le Rove ou Gignac situés à sa verticale. La portion marignanaise du souterrain se distingue encore par l’imposante tête nord dessinée par l’architecte Gaston Castel entre 1925 et 1927. Elle devait être ornée de statues confiées au sculpteur Antoine Sartorio selon un projet abandonné. Constituée d’une arche et de quatre pylônes massifs à chaînage, elle reprend en élévation la division des talus sillonnés de bermes, s’intégrant ainsi à ce nouveau paysage industriel. Source : Michel Méténier

Géocaching

Équipement sportif

Le géocaching est une activité de plein air qui allie jeu, découverte et balade. Retrouvez en famille, entre amis ou en solo les six caches proposées par l’Office de Tourisme de Marignane et tamponnez votre passeport. Prêt à relever le défi ? Alors rendez-vous à L’Office de Tourisme (Esplanade Laurens Deleuil - 04 42 31 12 97) où vous seront délivrés passeport et tutoriel du parfait geocacheur. L’aventure terminée, il vous sera remis, sur place, votre récompense, le fameux geowood !

Hilton Garden Inn Marseille Airport

Restaurant

Dans un magnifique parc verdoyant, l’hôtel dispose de prestations "haut de gamme", d’un restaurant-bar avec ambiance lounge (Le Dliss). La décoration y est contemporaine avec beaucoup de personnalisation . Possibilité d'échanger quelques balles de tennis, de faire quelques brasses ou de se relaxer dans l’espace bien être avant de regagner les chambres spacieuses qui invitent à la détente. Rendez-vous professionnel ? Séminaire ? Qu’à cela ne tienne, des salles sont prévues à cet effet, modulables et pouvant accueillir jusqu’à 250 personnes. A moins de 5 minutes d’Airbus-Helicopters et d’Helisim, avec un service de transport gratuit H24, vous pouvez accéder facilement à Marseille et son quartier d’affaires Euromed, Aix en Provence, CEA CADARACHE… Idéalement situé, le Hilton Garden Inn Marseille Airport vous permet de vous immerger dans toute la Provence !

Cercle de la Renaissance

Lieu d'intérêt

Le Cercle de la Renaissance Tout indique ici la présence d’un lieu de spectacle et de culture. Le Cercle de Renaissance, toujours siège de l’association éponyme, occupe le numéro 84 de l’avenue Jean-Jaurès, en bordure de l’ancien mail. Côté faubourg, il marquait de sa présence un véritable quartier des loisirs sous la Seconde République, à l’instar des boulevards des capitales et des métropoles de la Belle Epoque. Daté de 1909 sur sa façade, il jouxtait en effet le cinéma Les Folies Marignanaises ouvert en 1910, ainsi que plusieurs cafés. Le bâtiment a été construit pour y abriter non seulement une association de solidarité créée dès 1901 (la première du département régie par la loi de cette année), mais également, parmi d’autres sociétés musicales, l’Harmonie marignanaise fondée en 1887, et la Renaissance créée en 1908. Au point d’orgue de la façade trône le portrait de son fondateur. Pierre Alexandre Agobal (1823-1913), connu comme riche propriétaire philanthrope, était un enfant de l’assistance publique, trouvé abandonné un jour de mai dans le tiroir de la porte de l’hospice d’Avignon, identifié par un billet au seul prénom d’ « Alexandre né le 4 may 1823 ». Bienfaiteur des familles marignanaises nécessiteuses pour les fêtes de Noël, mélomane lui-même, il a offert ce lieu à la promotion de la musique dont l’emblème de la lyre domine le bâtiment. Dès 1871 il en acquiert le terrain destiné à l’édification d’un bâtiment entrepris en 1907 et achevé en 1909 comme l’indique le cartel de façade. On y organise alors répétitions, cours d’éducation musicale, concerts, spectacles, banquets de mariage, patriotiques, républicains ou associatifs, réunions politiques. On y célèbre aussi annuellement et pompeusement la Sainte Cécile, patronne des musiciens, le 22 novembre. Le tout dans une salle courant tout en longueur derrière sa très harmonieuse façade. Visiblement conçue en adéquation avec l’appellation de sa principale hôte, elle adopte un style classique et épuré précisément inspiré de la Renaissance. Elle en combine les principaux éléments architecturaux, délicatement soulignés d’azur ou bleu céleste : de très sobres pilastres doriques au rez-de-chaussée, de hautes fenêtres à tableau derrière un théâtral balcon à garde-corps de ferronnerie néo classique, un fronton semi circulaire timbré de l’emblématique lyre. Plusieurs détails concentrés sur la console invitent à en attribuer l’exécution au maçon d’origine berroise Joseph Louis Marie Jauffret (1869 - avant 1934) installé à Marignane depuis son mariage en 1901 et probable bâtisseur des villas Camoin et Paradis. Le buste de Pierre Alexandre Agobal, placé sur cette console au trumeau de l’étage, rappelle la mémoire du fondateur. Probablement posthume d’après la plaque dédicatoire, il sort vraisemblablement de l’atelier du sculpteur Stanislas Clastrier (1857-1925), alors professeur à l’école des Beaux-Arts de Marseille, à qui on doit le monument à la mémoire d’Agobal (une sainte Cécile de marbre blanc sur fond d’or à l’origine, devant une imposante lyre en pierre de Cassis) posé entre février et mars 1914 sur sa tombe au cimetière Saint-Nicolas. Le Cercle de la Renaissance, fidèle à sa culture républicaine, conserve et expose un rare buste de Marianne datable des environs de 1878, coiffée d’un bonnet phrygien à étoile et vêtue d’un corsage orné d’une frise de grecques. C’est toujours sous ce patronage que se déroulent les manifestations culturelles et artistiques animant le lieu dans le même esprit originel. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Chapelle Notre-Dame de Pitié

Site culturel

Monument le plus élevé de Marignane, la chapelle Notre-Dame de Pitié domine la colline et son ancien domaine seigneurial boisé du Devens. Probablement érigée à la fin du XVe siècle par les laboureurs de ce quartier rural, on la connaît sous le nom de Notre-Dame du Devens, de Pitié ou du Mont Calvaire. Elle voisine en effet avec un calvaire portant la date de 1533 et sculpté par l’imagier Nicolas Petit de Pertuis. Le même maître a réalisé en 1541 les sept oratoires du chemin de croix qui y aboutissait, grâce au legs du riche laboureur Etienne Barron. Il reste de cet ensemble vandalisé en 1903 un relief conservé dans la chapelle. Ce sanctuaire a été entièrement refait en 1655-1656, selon ses dimensions d’origine, suite aux dispositions testamentaires d’un frère Minime. Le maçon aixois sollicité, Jean Honorat, a de plus conçu un délicat portail de style Louis XIII en pierre de la Couronne. A l’intérieur, le tableau du retable du maître autel, exécuté à Rome au Palais Farnèse, copie la Pietà d’Annibal Carrache. Il a récemment fait l’objet d’une attribution à Pierre Mignard, en transit à Marseille précisément quand s’achève la chapelle, et d’une remise en place après 130 ans d’absence. Sa vingtaine d’ex-voto peints entre le XVIIe et le XXe siècle occupe désormais une grande vitrine dédiée, adoptant une disposition à la fois esthétique et pédagogique. La plupart des donateurs en ont été identifiés, tout comme les mains de trois générations de peintres martégaux à l’œuvre sur ces petits tableaux. L’ensemble fait face à une autre vitrine déployant dons, ornements et portraits historiques, à côté d’une toile exécutée au Vatican d’après la Vierge à l’Enfant de Sassoferrato, offerte par les descendants d’un traducteur au Saint-Siège. L’édifice jouxte un ermitage, aujourd’hui maison du gardien, fondé en 1606 à la demande d’un diacre de Mane et aménagé en 1643 à partir d’un ancien four à chaux. Une cloche datant de 1835, déposée de l’église paroissiale, y accueille le visiteur. Destination d’une procession attestée depuis les années 1650, la chapelle conserve encore la statue datable de cette période toujours mise à l’honneur durant les fêtes de Notre-Dame du 8 septembre, un évènement traditionnel encore commémoré comme point d’orgue des fêtes provençales. L’édifice accueille aussi annuellement une crèche grandeur nature de mi décembre à mi janvier, et sert de cadre aux célébrations de la chandeleur marquées par une crèche blanche et la bénédiction des navettes. La Chapelle est désormais ouverte à la visite chaque premier dimanche du mois 14 à 18 heures. Toutes ces manifestations sont organisées par l’association des Amis de Marignane et de la Provence qui a entrepris la restauration et le sauvetage du sanctuaire dans les années 1960. Elle a coordonné son réaménagement intérieur en 2013, dans le cadre de la dernière campagne de restauration initiée par la Ville de Marignane. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Croix des missionnaires de Provence

Lieu d'intérêt

Comme de nombreuses communes du département, Marignane garde trace des missions initiées par Eugène de Mazenod au tout début de la Restauration. Issu d’une famille de la noblesse provençale exilée à Nice sous la Révolution, il était entré dans les ordres, d’abord à Paris, notamment à Saint-Sulpice, avant un retour définitif en Provence en 1813, après le Concordat. Installé à Aix, avant sa tardive nomination en 1837 à la tête de l’évêché de Marseille, il conçut un apostolat tourné vers une ré évangélisation des populations rurales, pauvres, et jeunes, en s’appuyant sur la langue provençale. Rejoint par quelques prêtres vicaires, il créa l’œuvre des Missionnaires de Provence, rassemblant neuf membres fondateurs. Elle sera rebaptisée Oblats de Marie Immaculée en 1826, à la suite d’une fondation languedocienne à Nîmes. Leur première mission s’est déroulée à Grans à partir du 24 février 1816, suivie de celle de Marignane. Celle-ci couvre la période du 17 novembre au 15 décembre 1816, relatée en détail dans le Journal de Mazenod publié en 1995 seulement par les Oblats. Elle a été mise en œuvre par quatre compagnons de Mazenod, les pères Deblieu, Mie, Maunier et Tempier, accueillis par les paroissiens à la chapelle Saint-Nicolas. Ils effectuent à Marignane de nombreuses visites et rencontrent une population en grande partie décrite comme déchristianisée, plusieurs anecdotes s’arrêtant sur des situations de concubinages, de séparations, ou de handicap laissé pour compte. Prêches, sermons en chaire et conférences à l’église, confessions, assemblée des femmes dans la chapelle des pénitents, vont ainsi se succéder. Une spectaculaire procession nus pieds et corde au cou dans les rues souillées du bourg, le 24 novembre 1816, reprend la tradition des pénitents dont les missionnaires empruntent d’ailleurs la grande croix. C’est tout naturellement que la commémoration de cette mission sera marquée par la plantation d’une croix, d’abord et semble-t-il, sur l’ancien mail dit Cours Saint-Nicolas (actuelle avenue Jean-Jaurès) à proximité de la chapelle des pénitents. Elle figure sur le cadastre napoléonien de 1818 et se trouve citée dans la Statistique du préfet de Villeneuve en 1824 (sans jamais toutefois être identifiée comme celle de la mission de 1816). Elle aurait ainsi marqué sous la Restauration cette extrémité de la promenade arborée sur laquelle l’église paroissiale va finalement s’ouvrir en 1826. Tout un pan de son histoire a disparu avec les archives de cette période. Il semble qu’un remplacement de la croix originelle, peut-être en bois, soit daté par le millésime de 1846 ajouré sur le cartel timbrant celle qu’on voit aujourd’hui. Il est fort probable que les pénitents, reconstitués en 1843, en soient les instigateurs. Croix de bois (?)… Croix de fer, celle-ci procède d’un travail de ferronnerie délicatement dentelée, surmontant un piédestal pyramidal tronqué de fine pierre calcaire animé par quelques denticules. L’ensemble a fait l’objet d’un premier déplacement dans rue Guynemer, avant de retrouver, en 2021, son emplacement supposé originel, grâce à l’association des Amis de Marignane et de la Provence, en partenariat avec la Ville de Marignane. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

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Oppidum de Notre-Dame de Pitié

Lieu d'intérêt

A partir du IVe siècle avant J.C, un village perché fortifié (oppidum) a été fondé par une population celto-ligure (les Tricorii ?) aux confins du domaine des Grecs de Marseille (Massalia). Mis à jour dans les années 1960 grâce aux fouilles des frères marignanais Octave et Aimé Sicard, le site a révélé à travers diverses campagnes, notamment menées par Louis Gantès, l’existence d’une agglomération de l’Âge du fer au point le plus élevé de la commune. Ce premier village marignanais s’est développé sur le promontoire de la chapelle de Notre-Dame, mais aussi sur toute la crête ouest, couvrant ainsi plusieurs hectares. Cet habitat a été déserté au début du IIe siècle avant J.-C. Il se compose de diverses unités d'habitation regroupées en trois îlots représentant quatre phases d'occupation. L'ensemble est ceint d'un rempart flanqué de tours et desservi par une voie charretière. Le mobilier archéologique comprend surtout des restes de céramique, notamment pseudo attique, d’amphores massaliètes, de vaisselle à vernis noir du Latium (délicats bols à motifs de dauphins ou de fleurons de l’atelier des Petites estampilles), de vases modelés indigènes. On y compte aussi une meule en basalte. Ces témoignages de la vie quotidienne issus des fouilles, sont visibles au musée Albert Reynaud. L'oppidum et la totalité des vestiges archéologiques de Notre-Dame de Pitié ont été classés monuments historiques par arrêté du 28 avril 2004. Les fouilles ont été en grande partie recouvertes, mais une signalétique permet d’en percevoir les principaux repères. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Monument aux morts

Lieu d'intérêt

Cette œuvre dédiée aux Marignanais morts pour la Patrie et la République, a vu le jour sur le cours Mirabeau, le 5 septembre 1920, face à l'entrée de la mairie, après quelques vicissitudes. En effet, lors d'une séance du conseil municipal du 2 mars 1919, le maire Felix Roux et son conseil, vexés par l'initiative d'un comité patriotique indépendant visant à faire ériger un monument aux morts sans l'approbation des élus, ont décidé de voter une subvention de 1500 francs pour financer les travaux de réalisation et reprendre ainsi le contrôle des opérations. Finalement, dans un esprit de réconciliation, le maire, son conseil et le fameux comité ont uni leurs forces et le monument est devenu réalité après deux ans d'efforts. Il a été confié aux sculpteurs Alexandre Magherini et Jacques Martin, lauréats de l’école des Beaux-Arts de Marseille en 1903. Les deux élèves d’Emile Aldebert s’étaient en effet associés après la guerre de 1914-1918 pour la réalisation de nombreux monuments aux morts, comme ceux de Saint-Barnabé, La Valentine ou Les Olives à Marseille. L'inauguration s’est faite à Marignane en présence d'une jeune orpheline de guerre de quatorze ans, Juliette Desbant, dont le père Emmanuel Desbant avait été tué à Sénones, sur le front des Vosges le 7 novembre 1916. L'adolescente a déposé un message commémoratif scellé au cœur du monument. On a fait graver les noms des soixante-six victimes tombées au champ d'honneur entre 1914 et 1918. En 1950, l'œuvre a été déplacée sur l'esplanade, face à l'actuelle mairie, puis transférée en 2014 sur la place du 11 Novembre. L'ensemble de quatre mètres cinquante de hauteur est conçu à la manière d'un « obélisque à la victoire » comportant, sur la face arrière le drapeau national, sur la partie supérieure au premier plan le médaillon du Poilu casqué, encadré par quatre faisceaux de licteurs, emblèmes de l’unité de la Nation. Sous le médaillon et sur les quatre pans figurent les noms des tués de la guerre de 1914-1918 (puis des guerres successives) que vient honorer et commémorer une allégorie de la Ville de Marignane couronnée de créneaux et s’appuyant sur un écu timbré du blason communal. Source : Jacques Marc Bonatti, archiviste municipal - 2020

Pavillon cynégétique - Cabane camarguaise

Lieu d'intérêt

Le pavillon cynégétique, petit bâtiment présente toutes les caractéristiques d’une architecture camarguaise. Il occupe un écrin de verdure en bordure de l’étang de Bolmon, blotti sous les frênes. Situé sur le bien nommé chemin Lou Cassaïre (« le chasseur »), il abrite le siège de l’association de chasse créée en 1929 et rebaptisée Groupe Cynégétique Marignanais en 1988. Peu de temps auparavant, en 1986, la construction du pavillon a été entamée par la commune, sur un site profondément modifié à partir de 1975 par l’aménagement du complexe sportif du Bolmon. La vocation patrimoniale de l’édifice s’exprime à travers le choix d’une architecture lacustre inspirée d’exemples camarguais. Le pavillon rappelle ainsi la présence de très nombreuses cabanes de roseaux dits « siagne » qui ponctuaient tout le littoral de l’étang. Il se substitue en quelque sorte à la fameuse « Macreuse », grand hangar de bois attesté depuis 1872 au moins, point de ralliement de la traditionnelle battue aux macreuses, décrite, elle, depuis 1782. Elle se situait à quelques centaines de mètres, dans l’angle sud-est de l’étang, entre la pointe du ruisseau et l’anse de l’ancien Estéou protégée par le récif rocheux aujourd’hui englouti sous la digue qui isole le plan d’eau dévolu aux activités nautiques. C’est d’ailleurs de cette digue, accessible aux promeneurs, que l’on apprécie visuellement dans son intégralité le site et le pavillon lui-même. Bâti en dur et enduit, il adopte un plan oblong terminé par une abside semi-circulaire au nord ou côté mistral, afin d’en réduire la prise au vent. Sa traditionnelle toiture de roseaux a été protégée par un faîtage de ciment et de tuiles. A proximité se dresse le petit observatoire ornithologique destiné à la veille des espèces patrimoniales peuplant l’étang. Le Groupe Cynégétique Marignanais, qui en est chargé, compte aujourd’hui près de trois cents adhérents. Il participe à de nombreuses actions d’entretien et de conservation d’espaces naturels et d’espèces menacée, tout en assurant des interventions pédagogiques. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Portail neuf

Site culturel

Place de la République, l’arche du Portail neuf surplombe une des plus récentes portes du bourg ancien. Erigé en 1607, il est venu compléter un dispositif d’ouvertures du rempart comptant jusqu’à cette date le Portail de ville au sud (assise de la maison commune), la porte fausse à l’est (disparue), la poterne de la rue de la Cité (détruite en 1920 mais dont on perçoit des restes), enfin la brèche dite des vendanges à l’ouest (obturée par la chapelle des pénitents en 1609-1610). Le Portail neuf a été offert à la communauté par Jean-Baptiste Ier de Covet, contre la cession de l’ancienne porte fausse pour agrandir son château, ainsi qu’un important prêt d’argent. Il a de plus, par cette construction, dédommagé les habitants du quartier incommodés par la stagnation des eaux provoquée par le comblement du fossé nord et l’acquisition des jardins qui le bordaient pour reculer la limite de la propriété seigneuriale. Le Portail neuf a été bâti à l’emplacement d’une maison de particuliers, les Barron, alors en indivision. Il a permis l’ouverture du bourg sur une petite esplanade (aujourd’hui place de la République), alors qualifiée de « Pradin » ou « Pradeau de la seigneurie ». Jean-Baptiste de Covet en a confié le terrassement et la construction au maçon Jean Davin, originaire de Signes et installé à Trets où le baron possédait son premier château. L’artisan avait déjà, de 1603 à 1605, intégralement restauré celui de Marignane acquis en piteux état. Il a conservé les restes d’arc de la maison originelle, toujours visibles à gauche du portail, et lancé une arche de pierre de taille peut-être garnie de créneaux à l’origine, en tout cas stipulés dans le contrat. La pose de gonds indique que de lourds battants de bois fermaient cette porte notamment la nuit. Ce portail marque le début des aménagements modernes du bourg, désormais loin d’un lieu de retranchement, qui se traverse de part en part. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Église Saint-Laurent Imbert

Lieu d'intérêt

Rattachée à la paroisse de Marignane et Saint-Victoret, elle est implantée au quartier des Fontinelles au bord de l’étang de Bolmon. L’église Saint-Laurent Imbert est de construction récente, inaugurée en 1995, offrant les caractéristiques d’une architecture moderne. Sa toiture déploie ses pans en éventail autour d’un campanile hexagonal où tinte un carillon de huit cloches de tailles différentes. Un vaste parvis accueille fidèles et visiteurs sous un auvent triangulaire qui invite à pénétrer dans un espace lumineux, sobre et harmonieusement proportionné. Le sanctuaire jouxte un cloître où loge le prêtre, un parcours entre les deux permettant de narrer la vie du titulaire le long des vitres. L’édifice est consacré à Monseigneur Laurent Joseph Marius Imbert, né à Marignane le 23 mars 1796, dans la ferme de Bricard. Evêque de Capse en Corée, il a été martyrisé à Sai-Nam-Hte pour préserver la vie des chrétiens du pays. Avec ses compagnons Pierre Maubant et Jacques Chastan, il s’est livré aux mains des soldats et tous ont été mis à mort, décapités à coups de sabre. Martyr à l’âge de 43 ans, il a été béatifié en 1925 et canonisé en 1984. Un délicat relief incrusté dans le crépi présente un portrait de lui dès le parvis. A l’intérieur, un vitrail contemporain met en image sa mission en Corée à travers une scène enrobée d’un paysage asiatique évoqué par touches lumineuses. Dans le chœur se déploie une vaste peinture panoramique évoquant et juxtaposant les lieux de sa lointaine vie, dont une très reconnaissable vue de la baie d’Halong. Devant et de dos, saint Laurent Imbert, les bras ouverts, embrasse l’Orient et l’Occident. L'association diocésaine d'Aix, en partenariat avec les Missions Etrangères de Paris, a édité en 2013 l’ouvrage de Françoise Buzelin « Marignane à Séoul, le voyage sans retour » consacré à la vie de Monseigneur Imbert (en vente à l'Office de tourisme de Marignane au prix de 22 euros). Le 180e anniversaire du martyre de saint Laurent Imbert a été célébré en septembre 2019 à Marignane et à Calas en partenariat avec le diocèse d'Aix et Arles, marqué par la venue d'une importante délégation de Corée. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Couvent des Révérends Pères Minimes

Lieu d'intérêt

La présence à Marignane de l’ordre mendiant d’obédience franciscaine des Minimes reste liée à celle des Covet. Barons de Marignane et de Bormes où avait vécu le fondateur de l’ordre saint François de Paule, ils y avaient donné leur château aux religieux (toujours connu comme « couvent des Minimes »), par la suite appelés à Marignane. Une première communauté est venue s’y installer en 1648, sur les pentes du Collet Rouge, envoyant un des leurs tenir l’ermitage de Notre-Dame à peu de distance. Entre 1693 et 1701 leur a été bâti et octroyé un nouveau couvent à l’extrémité du parc seigneurial (peut-être à l’emplacement d’une ancienne léproserie médiévale), avec chapelle consacrée à sainte Marie-Madeleine. Bâtiment classique marqué par un fronton denticulé regardant vers le château et une coupole surmontant la cage d’escalier, il a abrité la vie de la communauté jusqu’à la Révolution. Les pères Minimes ont ainsi converti leur maison en hôpital de quarantaine pendant la grande peste de 1720, organisé les convois funèbres et les sépultures de marque (comme celle de Joseph de Covet en 1752), rassemblé une riche bibliothèque inventoriée en 1792, et œuvré dans certaines spécialités agricoles. On appréciait leurs marcs de raisins et leurs feuilles de mûriers vendues aux sériciculteurs. Un certain raffinement entourait la vie d’un couvent orné de peintures murales sur la coupole, dont quelques traces ont été conservées sous les peintures actuelles. Il reste de son mobilier un beau bénitier de marbre présenté au musée Albert Reynaud, et surtout la grande toile de saint François de Paule en prière, déposée d’un autel latéral de la chapelle du couvent et appendue dans le chœur de l’église paroissiale. Très inspiré du chef-d’œuvre de Charles Mellin peint au XVIIe siècle pour l’infirmerie des Minimes de la Trinité des Monts à Rome, le tableau date des environs de 1700 et paraît attribuable à un peintre marseillais. Vendu comme bien national à la Révolution, le couvent est devenu propriété privée, de laquelle une remarquable collection a été vendue aux enchères en 1939. S’y trouvaient deux uniques vues peintes sur toile au XVIIIe siècle, celle du château et du bourg de Marignane, et celle du parc, œuvres non localisées mais toujours recherchées. Aujourd’hui maison des associations, il ne se visite pas, peu d’éléments patrimoniaux étant visibles. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Base des loisirs de l'Esteou

Lieu d'intérêt

La base des sports et des loisirs de l'Esteou s'étend sur une parcelle de 6,6 hectares au bord du canal du Rove et de l'étang de Bolmon avec deux ambiances différentes qui s'appuient sur la topographie des lieux : - Un espace naturel protégé et aménagé situé à proximité du rivage de l'étang de Bolmon. L'espace de tranquillité met en valeur le caractère naturel de l'étang, avec un belvédère sur le promontoire existant et un cheminement de promenade paysager. Les espèces végétales caractéristiques méditerrannéenes des zones humides sont mises en valeur. - Une zone en espace de loisirs et d'animation (le plus grand skate-park de France et le plus technique d’Europe (3000m2) et de nombreuses pistes pour le skate-board, le roller, le BMX, le VTT… et des jeux pour enfants. C'est un lieu pacifié dans un environnement naturel de qualité qui a pour objectif de faciliter la rencontre entre plusieurs publics. La Ville retrouve son passé où des activités de chasse et de pêche avaient lieu. A noter plus spécifiquement : - un belvédère de 200 m2 qui permet d'admirer le panorama à 360 degrés sur l'étang de Bolmon, le cordon dunaire du Jaï et les collines environnantes, - des cheminements avec panneaux d'information sur la géographie, la flore, la faune, l’histoire… - une promenade (platelage de bois) en surplomb du canal du Rove avec explication sur la Petite Camargue de Marignane se trouvant sur la rive opposée, - et une aire de contemplation des cygnes.

Plage du Jaï

Patrimoine naturel

La plage du Jaï, c'est la grande plage de Marignane. Elle est surveillée l'été, du 1er juillet au 31 août de 10h30 à 18h du lundi au dimanche. Une bande de terre de plus de 5km de long et 250 m de large en moyenne qui marque la séparation entre deux étangs, celui de Berre et celui du Bolmon. Autant dire que sa surface est immense et que le vent, souvent fréquent dans ce coin du département, permet une haute pratique de sports de glisse comme le Kitesurf ou le Windsurf mais également le nautisme. D'autant qu'une partie de la plage est interdite à la baignade pour laisser les amateurs de sensations fortes s'exprimer sur l'eau. De plus, une aire de fitness a été aménagée à l'entrée du Jaï avec une douzaine d'appareils mis à disposition (musculation, vélo elliptique...) sont en libre service et gratuits ! Une base nautique abrite un club de voile et de kite surf (école pour débutants et confirmés, pratique ponctuelle et permanente). A l’entrée de la zone protégée, une aire est dédiée au kite surf avec un parking dédié (parking des Garances). Le Pavillon bleu y flotte depuis 2016. Le Pavillon bleu est un label européen destiné à reconnaître la qualité environnementale des plages et des ports de plaisance. Ce label est décerné par l'Office Française de la Fondation pour l'éducation à l'environnement en Europe. Notre commune est devenue ainsi la première du pourtour de l'étang à obtenir ce label. La plage du Jaï et tous ses équipements sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. En effet, 2 places de stationnement leur sont réservées au plus près de la zone de baignade. Un cheminement aménagé permet de la rejoindre. Du 1er juillet au 29 août uniquement, vous pouvez accéder au bloc sanitaire comprenant 2 WC. Il est également possible de réserver un fauteuil amphibie mis à disposition gratuitement avec l'aide d'un personnel accompagnement : réservation sur un numéro dédié (disponible à l’OT et au poste de secours). Elle bénéficie des labels : Tourisme et Handicap et Handiplage de niveau 2. L'accès au Jaï se fait par la D48, route de la plage, à partir du centre de Marignane (l'accès est réglementé en été : filtrage des véhicules pour le quartier du Jaï en juillet et août). Un grand parking gratuit accueille les visiteurs. Il est à noter que le Jaï dit naturel, au bout de la route Henri Fabre, c’est-à-dire le cordon lagunaire du Jaï et la zone humide du Bolmon sont gérés par le conservatoire du littoral et la Métropole Aix Marseille Provence Ainsi, depuis l'été 2011, la route du Jaï entre Marignane et Châteauneuf-les-Martigues n'est plus accessible aux véhicules à moteurs. Elle est accessible aux randonneurs à pied et à vélo. Un petit rappel historique.... Lido des Marignanais et Châteauneuvais, le Jaï est un long et étroit cordon littoral, sablo-limoneux qui sépare l'Etang du Bolmon et celui de Berre, et dont les extrémités viennent épouser, à l'est les pistes de l'aéroport et à l'ouest le quartier de La Palunette à Châteauneuf-les-Martigues. Cette formation est elle le fruit du travail de la nature ou bien le résultat de l'action de l'homme ? ou les deux à la fois ? Nul ne le sait vraiment. Toutefois, depuis au moins un millénaire, l'humanité y a laissé son empreinte tenace : lieu de capture de poissons dans les passes aménagées appelées bourdigues, créées au Moyen Age, fabrique de soude et salines au XIXème siècle (pour la fabrication du verre ou du savon en particulier), le sable pour le liant et les enduits des maisons du village. On y a ramassé, aussi jusqu'à la seconde guerre mondiale le varech (algues et fucus) destiné aux litières, comme isolants ou encore comme engrais. On note aussi la présence d'un petit port de pêche relativement récent (absent au cadastre de 1818) et d'un débarcadère connu dès la Renaissance, qui accueillait des navires marchands venant du chenal de Caronte avec leurs chargements de produits finis. Ces mêmes navires accueillaient en revanche du vin de Marignane et des terres adjacentes, qui partaient pour la haute mer vers l'étranger. Asperges et raisins précoces poussaient sur ces rivages ensoleillés. En 1921, la grosse entaille de l'aéroport se forma à l'Est du Jaï, bientôt accompagnée de la base d'hydravions. Aujourd'hui le Jaï est encore un refuge pour les oiseaux migrateurs. La pêche y trouve un renouveau certain. Il accueille un quartier d’habitation, ainsi que les amateurs de glisse, les promeneurs et les baigneurs.

Quartier du Jaï

Lieu d'intérêt

Lido des Marignanais et Châteauneuvais, le Jaï est un long et étroit cordon littoral, sablo-limoneux qui sépare l'étang du Bolmon et celui de Berre, et dont les extrémités viennent épouser, à l'est les pistes de l'aéroport et à l'ouest le quartier de La Palunette à Châteauneuf-lès-Martigues. Cette formation est-elle le fruit du travail de la nature ou bien le résultat de l'action de l'homme ? Ou les deux à la fois ? Nul ne le sait vraiment. On y a ramassé, jusqu'à la seconde guerre mondiale le varech (algues et fucus) destiné aux litières, comme isolants ou encore comme engrais. Asperges et raisins précoces poussaient sur ces rivages ensoleillés. Mais c’est surtout ses bourdigues ou petits canaux reliant les deux étangs qui ont contribué à la richesse marignanaise. Attestées dès le XIe siècle, on sait qu’il en existait une à l’ « Angle » de l’étang de Bolmon, abandonnée et probablement ensablée au début du XVe siècle. En 1448 a été ouverte la grande bourdigue, encore visible, qui a fait l’objet de projets de prolongation et d’empierrement sous Louise de Savoie en 1530. Une maison du bourdigalier maçonnée en 1613 par Claude et Jeannet Arvel pour Jean-Baptiste Ier de Covet (dont on voit les ruines) est venue remplacer une cabane décrite dans les années 1520. Au XVIe siècle apparaît le Môle ou « cargadou », qui accueillait des navires marchands venant du chenal de Caronte avec leurs produits finis, mais aussi nombre de matériaux bruts extraits des carrières du pourtour de l’étang pour bâtir et embellir les monuments du bourg. En sens inverse était exporté le vin marignanais qui partait par la haute mer vers l’étranger. Restauré au XVIIIe siècle, il a été réaménagé en port de pêche en 1900, agrandi en 1939, mais restant le plus petit de France au bord du plus grand étang d’Europe. L’activité industrielle a gagné le Jaï au XIXe siècle, notamment à travers deux fabriques, l’une de soude (les restes du four ont subsisté), dont la production alimentait les savonneries, l’autre de teinture rouge de garance, dont on voit encore les bassins. Au XXe siècle y ont émergé les équipements sportifs et de loisirs, rassemblés dans la structure nautique. Actuellement désaffectée, elle a été conçue par les architectes Auguste dit Ello et Yves Castel, fils et petit-fils de Gaston, fondateur d’une agence qui a donné les plans d’une vingtaine de bâtiments à Marignane. Aujourd'hui le Jaï est encore un refuge pour les oiseaux migrateurs. La pêche y trouve un renouveau certain. Il accueille aussi les amateurs de glisse, les promeneurs et les baigneurs (la plage du Jaï est labellisé Pavillon Bleu depuis 2016 et Tourisme et Handicap depuis 2020). Il est enfin un lieu d'animation en été. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Château des Covet de Marignane

Bâtiment remarquable

Aujourd'hui Hôtel de ville, la bâtisse puise ses origines au XIème siècle, certainement fortifiée à la fin du XIIe ou au tout début du XIIIe siècle. Propriété des Baux, seigneurs de Marignane jusqu’en 1422, il est passé entre les mains des Valori, des Anjou, des Cossa et Varey. Au XVIe siècle il a gagné l’apanage des Bourbon, puis après trois mainmises royales et un retour à la couronne sous François Ier, celui des Savoie-Tende, avant qu’y arrivent les Covet en 1603, tenant baronnie, marquisat et château jusqu’à la Révolution. Du noyau médiéval et renaissant, il reste tout le corps occidental aujourd’hui occupé par le cabinet du maire, des services administratifs aux étages, et le musée Albert Reynaud en partie basse (cave, cuisine, salle de réception, prison et cour d’entrée originelle). L’angle sud-ouest était dévolu à la panetière et à la chapelle, consacrée à Saint-Christophe au Moyen Âge. L’aile nord faisait office de « tinel » ou salle des cuves à fermentation surmonté de la grande écurie donnant sur la basse-cour. Une grande campagne de réfection, d’extension et de modernisation a été menée au début des années 1550 par Françoise de Foix, épouse de Claude de Savoie-Tende, dont il ne reste malheureusement que très peu de traces. De fait, le château a été quasi entièrement remodelé par les Covet dès 1603-1605, autour de l’ancienne basse-cour devenue cour d’honneur et adoptant la forme parfaite du carré. Au nord s’élève le « château neuf » sur l’ancienne écurie convertie en salle du jeu de paume ouverte par de grandes arcades, doublées à l’étage selon le schéma italien de la loggia. S’ensuit un début d’aile de style aixois des années 1640-1650, puis les somptueux « appartements neufs » de Jean-Baptiste II de Covet, aménagés à partir de 1664. On les découvre à l’étage d’un grand escalier d’apparat appareillé en pierre de Calissanne, faisant se succéder antichambre, grand salon et chambre nuptiale. Cet ensemble est mis en valeur par une somptueuse façade méridionale (visible de la place Charles Peguy) conçue par l’architecte Laurent Vallon et mise en œuvre par les maçons Jacques David et André Hermitte, probablement dessinée par le peintre Jean Daret. A l’intérieur s’admirent les cheminées de gypserie, accumulant ornements et emblèmes dans le très élaboré style baroque provençal. Le grand salon et la chambre déploient un décor de « perspectives », ou toiles marouflées sous un plafond à la française, attribuées au peintre d’origine suisse Rodolphe Ziegler et à son atelier aixois. Consacrées aux grandes batailles de l’histoire chrétienne dans la salle de réception, les peintures mettent à l’honneur les femmes fortes de l’histoire romaine dans la seconde pièce, puisant aux sources des romans de Madeleine de Scudéry. Une grande façade classique, rappelant celle du Palais Farnèse, est venue unifier tous les corps de bâtiments entre 1690 et 1700, tournant définitivement le château vers l’orient et le grand parc redessiné à la française (actuel Parc Camoin et Cours Mirabeau). C’est de ce côté qu’on peut apprécier les derniers raffinements des Covet, le portail monumental conçu vers 1750, les petits cabinets agrémentés de délicates gypseries de style Louis XV et Louis XVI (cabinet des bains orné d’un relief du Bain de Diane découvrant la grossesse de la nymphe Callisto, de trophées et médaillons des quatre saisons, boudoir couvert d’une coupole à écailles et chutes de roses, etc.). Bâtiments et décors ont été classés monument historique en 1996, intégralement restaurés entre 1962 et 1988 pour se visiter comme un véritable hôtel aristocratique aux allures de palais urbain. L'Office de Tourisme y organise régulièrement des visites guidées dans le cadre des Escales Patrimoine pour groupes et individuels. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Jardin Salvador Dali

Parc

Aujourd’hui accessible au public, il constitue une survivance de deux anciens jardins privés : celui du château puis de la villa Camoin, actuelle Caisse d’Epargne. Du premier, dit « grand jardin » seigneurial et attesté depuis 1450, il nous reste de précieux inventaires de 1540 (plantes potagères dont une prééminence de laitues, chanvre et cougourdes), et de 1693 (cognassiers, lauriers, buis, myrtes, asperges et fraisiers), avant qu’il ne devienne grand parc du château redessiné à la française au XVIIIe siècle, constitué de parterres, agrémenté de pavillons, bassins et statues. De la villa du notable Philippe Camoin, le jardin a conservé l’aspect originel d’une propriété bourgeoise du XIXe siècle, caractérisé par ses allées sinueuses reliant des bosquets. Inauguré en 2011, il a été baptisé en hommage au peintre surréaliste originaire de la ville catalane de Figueras jumelée avec celle de Marignane. Des évocations de ses œuvres sont disséminées dans le parc paysager. Le jardin Salvador Dali a récemment fait l’objet d’un agrandissement et d’une complète réhabilitation menée en 2019 et 2020. Il couvre désormais une superficie de 3150 m², agrémenté d’un kiosque à musique en lien avec le proche conservatoire. Cet écrin de verdure situé au centre-ville privilégie les espèces végétales méditerranéennes cohabitant avec des massifs de fleurs annuelles et mellifères, et un hôtel à insectes pollinisateurs. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Hangars Boussiron

Patrimoine technique

Bâti à proximité de l’étang de Berre entre 1950 et 1953, ce bâtiment de 2 hectares est parfois appelé « hangar double de Marignane ». Il appartient au complexe aéroportuaire implanté dès 1920, détruit à la Libération, et précède l’aérogare élevée sur les plans de Fernand Pouillon en 1961. Il était à l’origine destiné à abriter la construction des hydravions et a fait l’objet d’un concours initié par la Chambre de commerce de Marseille en 1943, interrompu et repris en 1949. La conception des hangars a alors été confiée aux architectes Auguste et Gustave Perret, connus pour la reconstruction intégrale du Havre, associés aux ingénieurs Nicolas Esquillan et Eugène Freyssinet. C’est toutefois Simon Boussiron, collaborateur de Gustave Eiffel et fondateur de la première entreprise de béton armé, qui a donné son nom à l’œuvre architecturale. Elle se distingue en effet par sa couverture constituée de six fines voiles de béton armé de 6 cm d’épaisseur à peine, formant une onde à double courbure sur chaque nef, offrant 101 mètres de portée chacune. Elles ont été fabriquées au sol, en béton précontraint et armature en métal déployé, puis hissées sur vérins à 19 mètres de hauteur, alors que les parois étaient élevées en sous-œuvre au fur et à mesure. Un film relatant ce chantier épique a été confié par Auguste Perret lui-même au photographe Fred Delvert, témoin de l’élaboration de ce qui est longtemps resté enregistré comme un record. Il ne se visite pas et est situé sur l’emprise de l’aéroport. On le voit très bien à partir de la route qui va au Jaï Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

L'Alouette

Lieu d'intérêt

Au rond-point des Raumettes, à Marignane, se trouve un étonnant monument commémoratif formé d’un hélicoptère dans une armature métallique. Installé là depuis décembre 1993, d’abord dans une livrée blanc-kaki, restauré et rénové en bleu par le Département Entretien et réparations des hélicoptères Eurocopter en 2011, il témoigne à sa façon de la réussite d’un modèle dont la fabrication dépassa les treize-mille exemplaires ! Identifiable avec sa cabine largement vitrée, ses trois pales et patins, c’est bien une Alouette II, le premier hélicoptère à turbine mécanique industrialisé au monde ! Fabriqué d’abord en Ile-de-France, puis en Provence, cet appareil léger et utilitaire, qui battit plusieurs records du monde d’altitude, sortit des chaînes de Marignane en 1961, bientôt à la cadence de seize exemplaires par mois. L’engin perché au milieu de la D. 9, sans numéro de série visible, est en fait composé d’éléments divers récupérés dans les ateliers : un bel hommage est ainsi rendu à une machine volante de légende et aux anciens employés de la Sncase qui le construisirent des années durant. Source : Patrick Boulanger mai 2022

Village des Pêcheurs

Lieu d'intérêt

Le village de l’Estéou (« récif » en provençal) rassemble une dizaine de cabanons à l’embouchure du vallat de la Cadière. Proche de l’antique villa Papia, le quartier était connu sous le nom de Saint-Pierre jusqu’en 1818 au moins, en l’honneur du patron des pêcheurs à qui une chapelle était dédiée au XIIe siècle. S’y étendait aussi à proximité un « arénier » ou sablière alimentant de nombreux chantiers de construction, notamment pour les enduits. Le site a attiré de nombreux photographes vers 1900, venus saisir le pittoresque de ces abris de pêcheurs, de bergers et chasseurs, d’architecture camarguaise, cabanes de roseaux dits « sagne » sur charpente de bois. Au XIXe siècle, la plupart appartenaient à des bourgeois marseillais venus chasser la macreuse. Des cabanons de planches ou de briques blanchis à la chaux sont apparus vers 1910 et se sont généralisés à partir de 1919, répondant au développement des loisirs après la guerre. Dans les années 1930 ont émergé les hangars à bateaux sur potelets de bois, couverts de roseaux puis de tôle. Y étaient déchargées les pêches alimentant les parties de cabanon en fritures de cabassons, bouillabaisses d’anguilles et grillades de mulets. Pratiquée depuis l’antiquité, la pêche et le ramassage à pied y ont en effet toujours constitué une ressource précieuse. On pratiquait des techniques de pêche nocturne « au lamparo », un feu allumé à l’arrière d’une barque attirant le poisson harponné à l’aide d’une « fouine ». Depuis les années 1780 au moins, et jusqu’aux alentours de 1980, s’organisait ici la battue aux foulques, oiseaux aquatiques aux pattes à doigts lobés lui permettant aussi bien de marcher que de nager, dits « folca » en ancien provençal. A l’approche de Noël chaque année, elle était annoncée tout autour de l’étang de Berre et jusqu’à Marseille. Les règles de la battue étaient strictes, limitant le nombre d’occupants des barques à un ou deux rameurs, et un ou deux chasseurs. Un numéro d’ordre était tiré au sort, fixant la position obligatoire des barques. On ne pouvait tirer le gibier rasant l’eau. Les embarcations devaient ensuite converger vers un point unique, après un signal donné par le directeur de chasse, afin de faire le partage des prises tombées à l’eau. On peut visualiser une scène de chasse aux foulques sur un ex-voto du XIXe siècle conservé à la chapelle Notre-Dame de Pitié, et des clichés de battues du XXe siècle au musée Albert Reynaud. Aujourd’hui apprécié pour son Aire des cygnes, l’Estéou constitue une des étapes de la Balade des familles reliant la rive de l’étang de Bolmon à celle du canal du Rove. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Église Saint-Nicolas

Lieu d'intérêt

L’église paroissiale, d’abord connue comme « Sainte Marie de Marignane », est passée sous la titulature de Notre-Dame de Nazareth puis le patronage de Saint-Nicolas. Elle n’a cessé de s’agrandir depuis sa première mention au XIe siècle. Le noyau en serait quatre chapelles latérales nord, ultérieurement doublées par une grande nef aboutissant à un chœur pentagonal caractéristique des années 1360-1370, à l’origine abondamment éclairé par cinq baies. Fragilisée à une date inconnue (XVe ou tout début XVIe siècle ?), le berceau brisé de la nef a été refait, abaissé et consolidé par une succession d’onze arcs doubleaux de belle pierre blonde de molasse. Le XVIe siècle marque la période la plus riche de son histoire. Deux chapelles sont venues accoster le chœur vers 1520, suivie d’une surélévation de la tour occidentale, probablement défensive sur le rempart à l’origine, devenue clocher en l’honneur de François Ier entre 1533 et 1535, timbré de son écu royal personnel (aujourd’hui disparu). Il abrite une tribune délicatement voûtée à lierne et tierceron, le tout confié au lapicide aixois Guillaume Benoît secondé par le Marignanais Maurice Reynier. De cette même période date vraisemblablement le voûtement des chapelles latérales, reposant sur des culots figurés, au sein desquels on remarque une salamandre couronnée. S’en est suivie la construction de la sacristie, aussi voûtée, vers 1570, puis l’adjonction d’une chapelle latérale du Purgatoire au sud vers 1665. C’est de ce côté que s’est achevée la symétrie du bâtiment dans les années 1840, par l’érection des dernières chapelles sur terrain argileux, d’où leur voûtes en plâtre soutenues par des arcs en bois imitant la pierre. Définitivement orientée est-ouest, l’église s’est ouverte à l’occident sous le clocher en 1823, accessible par un nouveau parvis donnant sur un boulevard extérieur aéré. On distingue au nord l’extension de la chapelle des pénitents blancs, bâtie entre 1609 et 1610 par les frères Roman, associée à l’église en 1804 et amputée de son chœur en 1903. Il en reste aujourd’hui le tableau du retable figurant la Circoncision, peinte en 1624 par Esprit Castagnier de Marseille d’après le chef-d’œuvre du Brugeois Louis Finson (aujourd’hui visible dans le salon rouge de l’Hôtel de Ville-Château des Covet). Le chœur de l’église conserve, lui, le monumental et triomphal retable de noyer doré probablement offert par Anne de France, dame de Marignane entre 1521 et 1522. Il met à l’honneur la descendance de sainte Anne et des saintes Maries dont l’église possédait de rares reliques, jusqu’à la Nativité abritée sous l’arche centrale. Exécuté dans l’entourage de Jean Guiramand, une partie en est attribuable au sculpteur Jean Paumier dit Lagrimo, payé à Marignane en 1522. Deux grandes toiles le côtoient dans le chœur, un saint Eloi entre saint Clair et sainte Marguerite provenant de l’autel de cette confrérie et peint par Honoré de Caron de Saint-Mitre en 1646, et un saint François de Paule en prière (école marseillaise des environs de 1700) transféré de la chapelle du couvent des pères Minimes. Les parois du monument sont ponctuées d’un important ensemble de verrières du maître aixois Louis André, datées de 1895 à 1897, de laquelle émerge un Baptême du Christ éclairant les fonts baptismaux, assemblé d’après l’œuvre du peintre nazaréen Julius Schnorr von Carosfeld. Classée monument historique en 1992, l’église a fait l’objet d’une récente restauration, désormais remise en valeur par le remodelage intégral de ses abords. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Villa Paradis

Lieu d'intérêt

Son nom, sculpté en relief sur le linteau de la porte, en dit long sur les aspirations de la bourgeoisie de la Belle Epoque bâtisseuse de ces villas des faubourgs. La villa Paradis fait face à celle des Camoin et se situe au n°12 de l’avenue Jean Jaurès, ancien chemin d’Aix. Son histoire reste bien moins connue que celle de son homologue, bien que la tradition orale attribue l’initiative de sa construction au même Félicien Philippe Camoin dans les années 1910, et son exécution au même maçon d’origine berroise Joseph Louis Marie Jauffret (1869-avant 1934). Les archives cadastrales orientent cependant vers une propriété du notaire Barthélemy Poyet (1866-1930), bâtie après 1915 sur d’anciennes vignes jouxtant des possessions de Marius Ruinat, pépiniériste et administrateur de la caisse locale de crédit agricole. Originaire de Vienne en Dauphiné, Poyet avait épousé Mathilde Aubert, petite-fille du peintre et directeur de l’ancienne école de dessin de Marseille. Président de la Chambre des notaires d’Aix, résidant aussi à Marseille, il occupait à Marignane, jusqu’en 1911 au moins, une maison de la rue d’Aix probablement voisine de cette nouvelle bâtisse. Mais seul l’ornement à la clé de la fenêtre centrale pourrait constituer un indice sur les premiers occupants : une ancre marine derrière laquelle est tendu un cordage sculpté. Aujourd’hui cabinet médical, maison des jeunes dans les années 1950, elle a conservé son aspect de demeure mi bastide, mi hôtel particulier entre cour et jardin. Contrairement à la villa Camoin, la villa Paradis a conservé sa clôture. Elle repose sur un rustique muret de moellons interrompu par un portail encadré de deux piliers dont la taille et les proportions répondent savamment à ceux de la porte d’entrée. De plan quasi carré à trois travées cantonnées de deux chaînages de pierre de taille, elle s’élève sur un étage mis en valeur par un balcon à balustres sculptés. Une frise continue de carreaux émaillés terminée par deux demi sphères souligne la toiture. On y distingue un décor végétal polychrome puisant dans le répertoire de l’Art Nouveau et confirmant ainsi une datation proche de la période 1900-1914. Selon les principes d’éclectisme en vogue à cette époque, l’imposte de la porte centrale adopte, lui, le style plus ancien des ferronneries du XVIIe siècle. A l’instar de celui de la villa Camoin, le faîte de la toiture à quatre pans porte une crête de terre cuite ajourée limitée par deux épis à bulbes. Un discret coup d’œil à l’intérieur révèle l’existence d’un vestibule d’entrée couvert d’une arche surbaissée stuquée soutenue par des consoles ouvragées. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Parc Ferrage

Parc

D'une superficie de 3,5 hectares, les pelouses et les massifs fleuris du parc Ferrage accueillent les amateurs de jardin. Les amoureux des arbres remarqueront la grande diversité des essences du parc : 48 présentes sur le site. Les plus jeunes trouveront des jeux de plein air et les ainés un grand terrain de boules. Les chiens, les deux roues et les ballons sont interdits. 125 places de stationnement réparties sur trois parkings permettent d'accéder au parc. Accès libre.

Bouches-du-Rhône en Paysages - Marignane, au fil de l'eau à vélo

Circuit vélo

Les paysages des Bouches-du-Rhône sont l'un des attraits les plus forts du territoire. Le département a d'ailleurs reçu en 2014 le label national Département Fleuri cette marque d'un accueil de qualité récompense les actions en faveur d'une amélioration du cadre de vie pour tous. Pour découvrir ces paysages multiples, Bouches-du-Rhône Tourisme vous propose une sélection d'itinéraires de découverte. Tout au long de ces parcours, découvrez nos villes et villages, nos rues et nos ruelles : paysages connus ou pépites cachées, ils pourraient être ceux que nous empruntons quand nous voulons faire connaitre à nos amis nos site préférés. Marignane est d'abord connue pour son aéroport international et ses activités économiques aéronautiques. En général, on connait moins la très grande diversité des milieux naturels qui caractérisent son territoire. En effet, le promeneur peut sur quelques kilomètres passer d'une colline calcaire à affleurements géologiques à dinosaures, couronnée par un oppidum celto-ligure (la colline Notre-Dame-de-Piété aménagée en ZAPEF : Zone d'Accueil au Public en Forêt) à la plus grande lagune méditerranéenne d'Europe, l'étang de Berre, en suivant le fil de l'eau de son fleuve côtier, la Cadière, puis l'étang de Bolmon et les marais de la Palun. Ces différents milieux, secs ou humides, alternativement inondés ou exondés, plus ou moins salés, induisent une très grande diversité paysagère. Chacun de ces paysages est peuplé par des espèces animales et végétales caractéristiques, aboutissant au final à une vie sauvage particulièrement diversifiée. 1- Du parking du stade du Bolmon suivez le chemin de l’Estéou (cheminement pour piétons et cyclistes délimité par une petite barrière en bois). 2- Vous arrivez à la “pointe du ruisseau” : des bancs, des jeux d’enfants, une vue sur l’étang et au loin sur le lido du Jaï...un moment de contemplation ! 3- En continuant le chemin sur votre droite vous verrez le “Village des pêcheurs” : de nombreuses cabanes végétales, puis en dur, ont été édifiées au bord de l’étang du Bolmon jusque dans les années 50. Cabanes de pêcheurs, de chasseurs et de villégiature. 4- Suivez le chemin de l’Estéou pour arriver au bord du « Canal du Rove ». Aire d’observation des cygnes : de nombreuses informations vous seront données sur ces animaux familiers des lieux. De l’autre côté de la berge, vous pouvez voir la zone humide des Paluns. 5- Tournez à gauche pour longer le canal. Contournez sur votre gauche une propriété et revenez le long du canal. Le canal de Marseille au Rhône a été construit au début du XXe siècle et a fonctionné jusqu’en 1963, date à laquelle a eu lieu l’éboulement du tunnel du Rove qui a rendu impossible la circulation des bateaux. Tournez 2 fois sur votre gauche pour arriver sur l’Avenue du Général de Gaulle. 6- Continuez sur la piste cyclable, en longeant l’Avenue du Général de Gaulle. 7- Après le 2e Rond-Point, faites un détour sur votre gauche pour voir le Parc Ferrage d’une superficie de 3,5 hectares. Grande diversité d’essences végétales. Pelouses, massifs fleuris et nombreuses diversités d’arbres. 8- Reprenez la piste cyclable puis tournez à gauche au niveau du groupe scolaire “Henri Fabre” Boulevard de la Signore. Tournez à droite chemin dei Cassaïre, impasse non goudronné de 200 mètres. Vous y verrez des cabanons et bastides au bord de l’Etang de Bolmon. Revenez sur vos pas, continuez tout droit rue Pierre René Mayan, puis tournez à droite rue Edmond Rostand pour revenir au parking du stade de Bolmon.

Office de Tourisme de Marignane

Prestataire d'activités

Forte de ses 34 500 habitants, Marignane est une ville importante de la Métropole Aix-Marseille Provence. C'est un pôle économique de premier plan avec la présence d'un aéroport international, d'Airbus Helicopters et du nouveau technocentre des Florides. Elle offre aussi de nombreux atouts patrimoniaux et naturels. Marignane est une ville baignée par les rives des étangs de Berre et de Bolmon et traversée par le canal du Rove. Elle est riche en paysages d'exception. Les visiteurs apprécieront les autres atouts du cœur historique, en particulier le château des Covet et sa remarquable façade à l'italienne (l'Hôtel de Ville). Ils pourront aussi profiter d'une grande diversité de milieux naturels assez exceptionnels : paysages de petite Camargue, les collines de Provence sans oublier un magnifique panorama autour de l'Etang de Berre. Ces espaces entre étangs, canal et rivière sont accessibles par de nombreux cheminements piétonniers (sentiers balisés) et cyclistes (réseau de pistes cyclables). Le GR2013, sentier péri-urbain parcourt Marignane sur 16 kilomètres. La plage du Jaï est labellisée Pavillon Bleu. Enfin, la base des sports et des loisirs de l'Estéou aménagée fin 2016 est consacrée aux sports de glisse urbaine pour petits et grands avec le plus grand bowl de skateboard d'Europe. Le kite-surf et le funboard contribuent aussi à "Marignane, capitale de la glisse". L’Office de Tourisme de Marignane organise toute l’année, et plus particulièrement en été, des visites guidées et activités originales ("Les Escales Patrimoine"). Une boutique de produits locaux propose de nombreux souvenirs made in Provence, artisanaux et gourmands.

Maison de maitre, Calagovière

Lieu d'intérêt

Situés au quartier du Moulin et Calagovière, la villa et son jardin font face à l’angle nord-est de l’ensemble immobilier du Parc Camoin. Cette demeure remarquable est implantée sur un terrain peut-être connu dès le Moyen Âge comme celui du Mûrier, à proximité d’une léproserie. L’actuel nom du quartier, dérivé de « cacalaus » ou escargots, évoque l’humidité d’une terre irriguée par les canaux du ruisseau de Font-Marignane, anciennement creusés pour le grand jardin du château. Tout aussi pittoresque que son toponyme, la villa Calagovière figure parmi les plus belles réalisations provençales relevant de l’art des rocailleurs. Bâtie dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle a appartenu aux familles Olivier, Béranger, Camoin et Delplanque. Si sa façade principale demeure sagement classique, ses côtés nord et sud offerts au regard des passants multiplient les trompe-l’œil en ciment, puisant à des sources aussi éclectiques que l’art maniériste de la Renaissance, les curiosités rococo du XVIIIe siècle ou la plus récente architecture néo-gothique du XIXe siècle. Les façades latérales sont ainsi habillées de faux bardages, ouvertes de fausses fenêtres cantonnées de faux volets entrebâillés ou branlants, l’une étant même animée par un linge négligemment pendu à une cordelette. Le tout s’abrite sous une toiture à croupettes, bordée de rives de bois découpés et de consoles. L’attention se focalise sur un personnage sculpté et accoudé à la fenêtre du pignon sud. S’agit-il d’un oiseleur cachant sa main et sa prise sous le revers de son veston ? On ne connaît malheureusement pas les auteurs de ces illusions maçonnées dont un certain nombre d’artisans italiens installés à Marseille se sont fait une spécialité. Le mystérieux occupant à la fenêtre rappelle en tout cas le même subterfuge adopté en 1877 sur une maison de Châteauneuf-lès-Martigues. On rencontre d’autres œuvres de rocailles à Marignane, notamment au cimetière Saint-Joseph. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021 La maison ne se visite pas mais on peut la voir de l'extérieur.

Beffroi (ancienne Maison Commune)

Bâtiment remarquable

Surnommée « beffroi », l’ancienne maison commune a accueilli les assemblées de la communauté des années 1550 à la Révolution, puis a fait office de mairie jusqu’en 1892. Elle surmonte le portail donnant sur la place Camille-Desmoulins, principale entrée du bourg, dont l’existence est attestée depuis le XVe siècle. Probablement donné à la communauté en 1516, cet ancien poste de garde a fait l’objet de travaux d’aménagements documentés à partir de 1552, d’abord pour l’horloge confiée à un artisan vitrollais. Son cadran a été placé sur un relief commémorant la date de 1516 et orné de deux génies ailés sur un fond de cuir découpé, dans le plus pur style maniériste de la Renaissance. La façade et son clocheton ont été entièrement remodelés en 1643 par le maçon Jean Gaffarel, tels qu’ils se voient aujourd’hui, avec une fenêtre à croisée éclairant la salle principale, une demi-croisée indiquant le puits des poids de l’horloge, une fenêtre bâtarde sous le toit servant au cabinet des archives. Le tout est couronné de gargouilles sculptées à tête de lion. Des créneaux ont disparu, ainsi que les trois pyramidions effilés du clocheton. En 1662 une seconde horloge, côté rue Victor Hugo, est venue marquer la course du temps sur un délicat cadran probablement ciselé par le maçon Laurent Arvel. Elle a occasionné la mise en place d’un nouveau mécanisme, toujours conservé et présenté dans la salle, reliant les deux montres par un système d’engrenages et d’arbre de transmission traversant les pièces. Le monument se distingue donc par ce double dispositif horloger, dont la pièce principale datant de 1740 est toujours en action, avec une autonomie de deux jours. Elle est animée par un mouvement rotatif et alternatif, munie de deux tambours avec un poids de 7 kg pour le mouvement horaire et un de 20 kg pour le mouvement sonore. Ces poids descendent dans un puits de 12 m, en partie souterrain. La réhabilitation de ce système a duré 2 ans, de 1992 à 1994, réalisée par l’association des Amis de Marignane et de la Provence qui siégeait dans le monument depuis 1965. Restaurée entre 1986 et 1996, la maison commune révèle encore de nombreux et curieux détails comme un ensemble de gravures dans la pierre, visibles à l’intérieur comme à l’extérieur. Des visites sont organisées ponctuellement par l'association en partenariat avec l'Office de Tourisme. Toutes infos sur le site internet de l'Office de Tourisme. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021 Des visites sont organisées ponctuelllement par l'association en partenariat avec l'Office de Tourisme. Toutes infos sur le site internet de l'Office de Tourisme.

Chapelle Saint-Joseph

Lieu d'intérêt

Rebaptisée « Saint-Joseph », l’ancienne chapelle Saint-Nicolas se situe sur le chemin de Berre et de l’étang. Elle a été consacrée dès son origine au saint protecteur des mariniers, corps de métier particulièrement puissant à Marignane du Moyen Âge au XVIIe siècle. On en trouve trace dès 1143, liée à la famille des Baux, restant à ce titre la plus ancienne des trois chapelles rurales du terroir. Y siégeait la confrérie de Saint-Nicolas, rassemblant les gens de mer qui bénéficiaient, comme dans toutes les cités portuaires et maritimes, du droit d’inhumation des siens dans l’édifice ou à proximité. Quelques traces archéologiques de sépulture y ont de fait été découvertes. S’y organisait aussi la fête patronale du 6 décembre, en vigueur à Marignane jusqu’au début du XXe siècle, saint Nicolas ayant même éclipsé l’antique titulature de l’église paroissiale Notre-Dame de Nazareth. Le monument est bien connu selon ses états successifs, avec son mobilier et ses ornements régulièrement décrits dans les rapports des visites épiscopales des XVIIe et XVIIIe siècles. Il a été refait entre 1693 et 1696, scandé de huit contreforts et habillé d’une nouvelle façade classique qui se voit encore aujourd’hui. Elle s’organise autour d’un portail de style dorique, ordre sobre adapté à un saint masculin, couronné d’un édicule à niche. L’ensemble est cantonné de deux baies rectangulaires et percé d’un oculus au centre du fronton. La chapelle jouxte un cimetière communal ouvert en 1864, perpétuant ainsi la tradition d’inhumation des anciens mariniers. Classée monument historique en 1983, elle a été entièrement restaurée. On peut encore voir au presbytère de l’église paroissiale la statue en bois de noyer de saint Nicolas du XVIIe siècle qui s’y trouvait et était probablement portée en procession lors d’une fastueuse fête patronale tombée en désuétude et quasi entièrement laïcisée au XIXe siècle. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Colline Notre-Dame

Parc

La colline Notre-Dame, d'une altitude maximale de 104 mètres et d'une superficie de 65 hectares, est un véritable poumon vert pour Marignane. Composée d'une couverture calcaire reposant sur un matelas argileux datant du crétacé terminal (-70 millions d'années), la colline pourrait renfermer des débris d'œufs de dinosaures, comme le suggère un fossile exhumé au quartier des fours à chaux et conservé au musée Albert Reynaud. Actuellement, elle est recouverte par une garrigue basse se développant sous une pinède issue d'opérations de reboisement. La végétation du flanc ouest, sur lit d'argile humide, est composée d'essences de bord de rivière. La colline était de fait incluse au Moyen Âge dans le domaine seigneurial, sous l’appellation de Deffens ou Devens, riche de ses ressources boisées, minérales, et de sa population giboyeuse. Elle a peu à peu été concédée à partir de 1447 en droits et en terres aux habitants et à la communauté par Gabriel Valori et son successeur Charles du Maine, seigneurs de Marignane. Les activités pastorales, de ramassage du bois et d’exploitation de la chaux s’y sont alors développées. On trouve ainsi des ruines de bergerie sur le chemin de crête, ainsi que plusieurs traces éparses de fours. Le site présente aujourd’hui une combinaison d’atouts naturels et historiques : - un oppidum du IVe siècle avant J.-C. (fouilles recouvertes, partiellement visibles à ce jour), - chapelle Notre-Dame de Pitié à 15 mn de marche du parking (ouverte au public chaque premier dimanche du mois et à l’occasion de manifestations organisées par l’association des Amis de Marignane et de la Provence), - calvaire érigé en 1533 à l’extrémité de l’éperon rocheux, - table panoramique, - restes d’une petite carrière de la fin du XVe ou début du XVIe siècle en contrebas, grande carrière exploitée dans les 1950-1960 servant de cadre à des évènements culturels. Au titre des équipements sportifs, la colline est sillonnée par un parcours de santé composé de 16 ateliers sur une distance de 1650 mètres, ponctué d’agrès sportifs près du parking (détente, musculation...), une piste et un anneau de course engazonné de 700 mètres. Ils côtoient un parcours botanique « des enfants de Marignane » réalisé en 1997 sur un sentier de 1700 mètres, des aires de jeux et de pique-nique, le Square le Duff, agréable espace paysager, des aires de jeux et de pique-nique, le tout traversé par le tronçon de Marignane du GR2013, reliant la gare de Pas-des-Lanciers au Jaï en suivant la cuesta puis en serpentant à travers la colline. Attention, l''accès aux massifs forestiers est réglementé du 1er juin au 30 septembre dans les Bouches-du-Rhône afin de prévenir les feux de forêt. Les infos sont disponibles sur : - en appelant le 0811 201 313 (appel payant) - en consultant l'application MyProvence Envie de Balade - sur internet : https://www.myprovence.fr/enviedebalade Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Villa Camoin

Lieu d'intérêt

Située 3 avenue Jean Jaurès, la villa Camoin occupe une parcelle de l’ancien parc du château des Covet, dévolue au grand potager du Moyen Âge jusqu’aux environs de 1700. Bâtie à l’orée du XXe siècle, cette villa, comme ses trois autres homologues marignanaises, marque le développement d’une architecture bourgeoise mi bastide mi hôtel particulier le long de l’ancien chemin d’Aix. Elle porte toujours le nom de la famille qui l’a fondée sur une partie de l’ancien parc seigneurial, reconstitué sur le plan foncier et cadastral en 1900 par les acquisitions de Léonard Alphonse Camoin dit « le Terrible » (1840-1910). Légendaire colérique, cultivateur et éleveur de porcs né au hameau de Laure à Gignac, il avait réussi à transformer cette activité ancestrale en négoce international grâce à l’implantation, à partir de 1890, des abattoirs de la bastide du Tron. C’est d’ailleurs cette maison de maître, tournée vers la campagne et entièrement rebâtie dans le goût de la Belle Epoque (aujourd’hui propriété privée non visitable), qui va inspirer l’édification, dans sa version urbaine, de la villa Camoin par son fils Félicien Philippe (1867-1936). A la mort de son père il achète les parts de ses deux frères et fait engager les travaux de la future villa à partir de 1915 sur une parcelle marécageuse mi-partie entre sol et jardin. La tradition orale en attribue l’exécution au maçon d’origine berroise Joseph Louis Marie Jauffret (1869 - avant 1934) installé à Marignane depuis son mariage en 1901, probablement sur les plans d’un architecte non identifié. En 1956, le fils de Félicien Philippe Camoin, Léonard Alphonse Pierre (1897-1976), vendra son parc à la commune qui y réalisera l’ensemble immobilier du parc Camoin, alors que la maison restera dans le domaine familial jusqu’à son acquisition par la Caisse d’Epargne en 1975. Elle en abrite toujours une agence. Malgré la disparition quasi totale de l’ancien jardin (évoqué dans les récents aménagements du jardin Salvador Dali) et de la cour d’entrée donnant sur l’avenue, on en apprécie de tous côtés les qualités architecturales. La villa adopte un plan quasi carré et s’élève sur deux niveaux magnifiés par une façade en pierre de taille, choisie pour la finesse et la luminosité du calcaire coquiller mis en œuvre. Un balcon à riche balustrade sculptée, reposant sur des consoles ouvragées, met en valeur l’étage noble. L’ordre classique y est respecté, superposant bossages et ornements sobres au rez-de-chaussée, plus détaillés et décoratifs à l’étage, comme le fronton timbré de cuirs découpés, rameaux de lauriers et coquille. Des garde-corps de ferronnerie déployant tout le répertoire végétal de l’Art Nouveau inscrit véritablement le bâtiment dans ce courant stylistique des années 1900-1914. Une discrète touche de polychromie vient animer la composition à travers six demi sphères émaillées de bleu ciel ponctuant les consoles et le linteau sous le fronton. Le faîte de la toiture permet l’envol de l’ornementation tout en terre cuite, constituée d’une crête de panneaux dentelés et ajourés cantonnée de deux épis de faîtage à bulbes. Une adjonction occidentale invite à tourner autour de la villa afin d’en deviner la façade sud, plus sobre mais évoquant cette ouverture sur l’intimité de la terrasse et de l’ancien jardin conçu à l’anglaise à l’origine. Une partie du marais originel y avait d’ailleurs été conservée. De l’autre côté, elle fait face à la villa Paradis que la similitude invite à attribuer aux mêmes concepteurs et artisans, probablement aussi à l’œuvre sur la façade du Cercle de la Renaissance datée de 1909. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Presbytère

Lieu d'intérêt

Face à l’entrée latérale de l’église, le presbytère était connu sous le nom de prieuré, maison claustrale ou cloître depuis 1429 au moins. Cet enclos paroissial s’est en effet toujours organisé autour d’une cour intérieure, un temps délimitée par des murailles crénelées. On y entre par la rue qui, autrefois, faisait office de place, en gravissant quelques marches devant une porte du XVIIe siècle. Cantonnée de piédroits à chapiteaux doriques, elle reste identifiable à l’œuvre du maçon Claude Arvel chargé de refaire les façades en 1615. La partie habitable n’a été surélevée d’un étage qu’entre 1624 et 1630. A l’ouest, la maison jouxte une grande salle agricole dite de la dîme ou, originellement « tinel ». Elle abritait les cuves de fermentation du vin (les « tynes »), en chêne à partir de 1622, ainsi que la dixième partie des récoltes due par les fermiers des terres appartenant, à travers la paroisse, au chapitre d’Arles. Elle présente la particularité d’un plafond scandé d’arcs très similaires à ceux de la nef de l’église, mais portant ici des diaphragmes qui soutiennent un plancher. Au fond, l’espace à croisée a été conçu comme local d’entrepôt céréalier, d’abord isolé par une cloison aujourd’hui disparue. La cour latérale longeant la rue Charles Esmieu (ancienne fosse de la ville), renferme en son sol l’ancien cimetière, agrandi à de multiples reprises entre 1597 et 1651, jusqu’à son déplacement en 1864 à proximité de la chapelle Saint-Nicolas (aujourd’hui Saint-Joseph). Le presbytère conserve d’ailleurs une statue en bois de noyer de saint Nicolas du XVIIe siècle qui en provient, ainsi qu’un ensemble d’écus de tôle peinte au XIXe siècle représentant l’Ascension, probables ornements de flambeaux ou bâtons de procession utilisés lors des Rogations fêtées à cette période dans les localités agricoles. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Cours Mirabeau

Site culturel

Il constitue l’artère principale du centre ville, longeant le château, actuel Hôtel de ville. Comme beaucoup d’autres communes, Marignane a ouvert cette avenue selon des principes d’urbanisme apparus au XVIIe, développés au XVIIIe et triomphant au XIXe siècle sous le Second Empire. Le Cours Mirabeau date précisément de cette période, aménagé entre 1863 et 1865 par rectification, élargissement et prolongation de l’ancien boulevard du « ci-devant château ». Il recouvre un ancien fossé médiéval qui suivait le rempart, comblé à partir du XVIe siècle, et intègre l’ancien parvis séparant l’hôtel des Covet de son grand parc. Bordé de maisons bourgeoises et bâtiments publics typiques de l’architecture de la seconde moitié du XIXe siècle, il a été agrémenté de platanes en 1880. On remarque dès le n° 1 la qualité architecturale d’un immeuble de rapport cantonné de refends et bossages, orné de moulures sobres et classiques dans le goût de la Renaissance, et d’un garde-corps ouvragé en fer forgé. Consacrant une vision moderne et hygiéniste de l’urbanisme, il a accueilli une fontaine monumentale marquant l’arrivée de l’eau courante dans le bourg, déplacée à son extrémité en 1925, puis en 1957 sur la place du 11 Novembre. Le Cours a été baptisé en 1883, par une municipalité radicale, du nom du comte Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791), député du Tiers-état et époux d’Emilie de Covet dont il a divorcé après un retentissant procès. Le Cours Mirabeau s’offre aujourd’hui comme vaste espace piétonnier, cadre des principales manifestations communales : Floralies, fêtes provençales, concerts de musique classique, soirées d’été, défilés et commémorations officielles. Il relie la prestigieuse façade classique du château, l’Office de tourisme, le monument aux morts et la récente esplanade Laurens Deleuil, inaugurée à la fin de l’année 2018 comme hommage au maire de Marignane de 1947 à 1995. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Square Frédéric Mistral

Lieu d'intérêt

Le square Frédéric Mistral est implanté en cœur de ville, en haut du Cours Mirabeau et à l'angle du boulevard Frédéric Mistral et de la rue Lamartine. Il offre un petit espace de détente au bord de la rivière Cadière, tout en marquant l’entrée d’un très ancien quartier médiéval déjà dévolu aux jardins et à la viticulture, la Via Clausa, aujourd’hui rue Lamartine. Approximativement en face, sur l’actuelle place du 11 Novembre, s’étendait certainement le grand fouloir à raisin, aussi d’origine médiévale, dit « Trulhat ». Réaménagé en 2018, le square est aujourd’hui agrémenté d’un banc, de chaises de repos, et une douzaine d’espèces végétales méditerranéennes participent à la mise en valeur paysagère de la rivière. L’ancienne stèle dédiée à Frédéric Mistral, hommage au poète fondateur du Félibrige, y a trouvé une nouvelle place, où désormais se déroulent les commémorations en son honneur organisées par les associations provençales de la commune. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Ancienne école de filles

Lieu d'intérêt

L’ancienne école de filles marque un véritable pôle républicain sur le Cours Mirabeau, aménagé face à l’entrée principale de l’ancien hôtel seigneurial partiellement acquis comme hôtel de ville en 1892. Sa construction a d’ailleurs été engagée dès l’année suivante, sur une parcelle de l’ancien parc du château censée avoir accueilli un légendaire « Petit Versailles » (plus probable et simple « maison du jardinier » citée en 1693). Mais ici tout ramène aux aspirations, y compris architecturales, de la IIIe République et de son emblématique loi de Jules Ferry sur l’enseignement gratuit, motrice de l’effort édilitaire des communes en la matière. L’école de filles est ainsi, à Marignane, à porter au crédit de la municipalité de Casimir Amavet (1893-1895). Une première école de garçons avait été édifiée en 1877, suivie par celle-ci, destinée aux filles. Elles étaient par ailleurs déjà scolarisées dans une maison périphérique, et antérieurement dans l’établissement religieux dit l’Œuvre, situé dans l’actuelle rue du pilote Larbonne. La construction de ce nouveau bâtiment a été adjugée en 1893 à l’entrepreneur de travaux publics Louis Salomon Delhorme (1829-1896), dont on ne connaît que très peu de réalisations à ce jour. Originaire d’Aubenas en Ardèche, d’abord domicilié et actif dans le Var aux Arcs, il s’est installé à Marseille en 1892 seulement. L’avant-corps quasi cubique qu’il a bâti comme « maison d’école » se caractérise par une sobriété bourgeoise et républicaine. Il a probablement abrité le logement de l’institutrice ou de la directrice, ainsi que de premières salles de classes au rez-de-chaussée. Deux niveaux et trois travées en composent la façade. Les fenêtres à tableaux et persiennes adoptent un arc légèrement surbaissé. Quatre pilastres à chapiteaux doriques, le plus austère des ordres classiques, reliés par un cordon mouluré, cantonnent la bâtisse ainsi bien ordonnancée sous une corniche servant de solide assise à une toiture à quatre pans. Seules quelques denticules, à peine visibles, viennent animer le tout en hauteur. A l’arrière se déploie un long bâtiment abritant une suite de salles de classes, probablement adossé autour de 1900 puisqu’un devis de peinture extérieure de mai 1901 lui correspond exactement quant aux surfaces. Il donnait sur une cour, aujourd’hui accessible au public, où tout curieux remarque l’émouvant témoignage d’une petite cloche sonnant les heures de récréation, laissée en l’état. Cet ensemble scolaire a fonctionné comme tel jusqu’en 1980, avant la dévolution de l’avant-corps à un service d’état civil puis à l’Office de tourisme qui l’occupe aujourd’hui. Le bâtiment perpendiculaire abrite, lui, le conservatoire de musique. Le tout a été remis en valeur par le dégagement de l’esplanade du Cours Mirabeau, côté ville, et l’aménagement du jardin Salvador Dali et de son kiosque à musique derrière. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Deuxième édition du triathlon du Jaï

Spectacle & événement

Entre l'étang de Berre et la Méditerranée, la Plage du Jaï accueille les trois disciplines. Du format découverte au format sprint, choisissez l'épreuve qui vous correspond : - Format XS (à partir de la catégorie Benjamin) : 400m natation - 10km vélo - 2,5km course à pied. - Format S (à partir de la catégorie Cadet : 750m natation - 20km vélo - 5km course à pied