Que faire à Marignane ?

587 lieux à découvrir

Château des Covet de Marignane

Bâtiment remarquable

Aujourd'hui Hôtel de ville, la bâtisse puise ses origines au XIème siècle, certainement fortifiée à la fin du XIIe ou au tout début du XIIIe siècle. Propriété des Baux, seigneurs de Marignane jusqu’en 1422, il est passé entre les mains des Valori, des Anjou, des Cossa et Varey. Au XVIe siècle il a gagné l’apanage des Bourbon, puis après trois mainmises royales et un retour à la couronne sous François Ier, celui des Savoie-Tende, avant qu’y arrivent les Covet en 1603, tenant baronnie, marquisat et château jusqu’à la Révolution. Du noyau médiéval et renaissant, il reste tout le corps occidental aujourd’hui occupé par le cabinet du maire, des services administratifs aux étages, et le musée Albert Reynaud en partie basse (cave, cuisine, salle de réception, prison et cour d’entrée originelle). L’angle sud-ouest était dévolu à la panetière et à la chapelle, consacrée à Saint-Christophe au Moyen Âge. L’aile nord faisait office de « tinel » ou salle des cuves à fermentation surmonté de la grande écurie donnant sur la basse-cour. Une grande campagne de réfection, d’extension et de modernisation a été menée au début des années 1550 par Françoise de Foix, épouse de Claude de Savoie-Tende, dont il ne reste malheureusement que très peu de traces. De fait, le château a été quasi entièrement remodelé par les Covet dès 1603-1605, autour de l’ancienne basse-cour devenue cour d’honneur et adoptant la forme parfaite du carré. Au nord s’élève le « château neuf » sur l’ancienne écurie convertie en salle du jeu de paume ouverte par de grandes arcades, doublées à l’étage selon le schéma italien de la loggia. S’ensuit un début d’aile de style aixois des années 1640-1650, puis les somptueux « appartements neufs » de Jean-Baptiste II de Covet, aménagés à partir de 1664. On les découvre à l’étage d’un grand escalier d’apparat appareillé en pierre de Calissanne, faisant se succéder antichambre, grand salon et chambre nuptiale. Cet ensemble est mis en valeur par une somptueuse façade méridionale (visible de la place Charles Peguy) conçue par l’architecte Laurent Vallon et mise en œuvre par les maçons Jacques David et André Hermitte, probablement dessinée par le peintre Jean Daret. A l’intérieur s’admirent les cheminées de gypserie, accumulant ornements et emblèmes dans le très élaboré style baroque provençal. Le grand salon et la chambre déploient un décor de « perspectives », ou toiles marouflées sous un plafond à la française, attribuées au peintre d’origine suisse Rodolphe Ziegler et à son atelier aixois. Consacrées aux grandes batailles de l’histoire chrétienne dans la salle de réception, les peintures mettent à l’honneur les femmes fortes de l’histoire romaine dans la seconde pièce, puisant aux sources des romans de Madeleine de Scudéry. Une grande façade classique, rappelant celle du Palais Farnèse, est venue unifier tous les corps de bâtiments entre 1690 et 1700, tournant définitivement le château vers l’orient et le grand parc redessiné à la française (actuel Parc Camoin et Cours Mirabeau). C’est de ce côté qu’on peut apprécier les derniers raffinements des Covet, le portail monumental conçu vers 1750, les petits cabinets agrémentés de délicates gypseries de style Louis XV et Louis XVI (cabinet des bains orné d’un relief du Bain de Diane découvrant la grossesse de la nymphe Callisto, de trophées et médaillons des quatre saisons, boudoir couvert d’une coupole à écailles et chutes de roses, etc.). Bâtiments et décors ont été classés monument historique en 1996, intégralement restaurés entre 1962 et 1988 pour se visiter comme un véritable hôtel aristocratique aux allures de palais urbain. L'Office de Tourisme y organise régulièrement des visites guidées dans le cadre des Escales Patrimoine pour groupes et individuels. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Jardin Salvador Dali

Parc

Aujourd’hui accessible au public, il constitue une survivance de deux anciens jardins privés : celui du château puis de la villa Camoin, actuelle Caisse d’Epargne. Du premier, dit « grand jardin » seigneurial et attesté depuis 1450, il nous reste de précieux inventaires de 1540 (plantes potagères dont une prééminence de laitues, chanvre et cougourdes), et de 1693 (cognassiers, lauriers, buis, myrtes, asperges et fraisiers), avant qu’il ne devienne grand parc du château redessiné à la française au XVIIIe siècle, constitué de parterres, agrémenté de pavillons, bassins et statues. De la villa du notable Philippe Camoin, le jardin a conservé l’aspect originel d’une propriété bourgeoise du XIXe siècle, caractérisé par ses allées sinueuses reliant des bosquets. Inauguré en 2011, il a été baptisé en hommage au peintre surréaliste originaire de la ville catalane de Figueras jumelée avec celle de Marignane. Des évocations de ses œuvres sont disséminées dans le parc paysager. Le jardin Salvador Dali a récemment fait l’objet d’un agrandissement et d’une complète réhabilitation menée en 2019 et 2020. Il couvre désormais une superficie de 3150 m², agrémenté d’un kiosque à musique en lien avec le proche conservatoire. Cet écrin de verdure situé au centre-ville privilégie les espèces végétales méditerranéennes cohabitant avec des massifs de fleurs annuelles et mellifères, et un hôtel à insectes pollinisateurs. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Hangars Boussiron

Patrimoine technique

Bâti à proximité de l’étang de Berre entre 1950 et 1953, ce bâtiment de 2 hectares est parfois appelé « hangar double de Marignane ». Il appartient au complexe aéroportuaire implanté dès 1920, détruit à la Libération, et précède l’aérogare élevée sur les plans de Fernand Pouillon en 1961. Il était à l’origine destiné à abriter la construction des hydravions et a fait l’objet d’un concours initié par la Chambre de commerce de Marseille en 1943, interrompu et repris en 1949. La conception des hangars a alors été confiée aux architectes Auguste et Gustave Perret, connus pour la reconstruction intégrale du Havre, associés aux ingénieurs Nicolas Esquillan et Eugène Freyssinet. C’est toutefois Simon Boussiron, collaborateur de Gustave Eiffel et fondateur de la première entreprise de béton armé, qui a donné son nom à l’œuvre architecturale. Elle se distingue en effet par sa couverture constituée de six fines voiles de béton armé de 6 cm d’épaisseur à peine, formant une onde à double courbure sur chaque nef, offrant 101 mètres de portée chacune. Elles ont été fabriquées au sol, en béton précontraint et armature en métal déployé, puis hissées sur vérins à 19 mètres de hauteur, alors que les parois étaient élevées en sous-œuvre au fur et à mesure. Un film relatant ce chantier épique a été confié par Auguste Perret lui-même au photographe Fred Delvert, témoin de l’élaboration de ce qui est longtemps resté enregistré comme un record. Il ne se visite pas et est situé sur l’emprise de l’aéroport. On le voit très bien à partir de la route qui va au Jaï Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

L'Alouette

Lieu d'intérêt

Au rond-point des Raumettes, à Marignane, se trouve un étonnant monument commémoratif formé d’un hélicoptère dans une armature métallique. Installé là depuis décembre 1993, d’abord dans une livrée blanc-kaki, restauré et rénové en bleu par le Département Entretien et réparations des hélicoptères Eurocopter en 2011, il témoigne à sa façon de la réussite d’un modèle dont la fabrication dépassa les treize-mille exemplaires ! Identifiable avec sa cabine largement vitrée, ses trois pales et patins, c’est bien une Alouette II, le premier hélicoptère à turbine mécanique industrialisé au monde ! Fabriqué d’abord en Ile-de-France, puis en Provence, cet appareil léger et utilitaire, qui battit plusieurs records du monde d’altitude, sortit des chaînes de Marignane en 1961, bientôt à la cadence de seize exemplaires par mois. L’engin perché au milieu de la D. 9, sans numéro de série visible, est en fait composé d’éléments divers récupérés dans les ateliers : un bel hommage est ainsi rendu à une machine volante de légende et aux anciens employés de la Sncase qui le construisirent des années durant. Source : Patrick Boulanger mai 2022

Village des Pêcheurs

Lieu d'intérêt

Le village de l’Estéou (« récif » en provençal) rassemble une dizaine de cabanons à l’embouchure du vallat de la Cadière. Proche de l’antique villa Papia, le quartier était connu sous le nom de Saint-Pierre jusqu’en 1818 au moins, en l’honneur du patron des pêcheurs à qui une chapelle était dédiée au XIIe siècle. S’y étendait aussi à proximité un « arénier » ou sablière alimentant de nombreux chantiers de construction, notamment pour les enduits. Le site a attiré de nombreux photographes vers 1900, venus saisir le pittoresque de ces abris de pêcheurs, de bergers et chasseurs, d’architecture camarguaise, cabanes de roseaux dits « sagne » sur charpente de bois. Au XIXe siècle, la plupart appartenaient à des bourgeois marseillais venus chasser la macreuse. Des cabanons de planches ou de briques blanchis à la chaux sont apparus vers 1910 et se sont généralisés à partir de 1919, répondant au développement des loisirs après la guerre. Dans les années 1930 ont émergé les hangars à bateaux sur potelets de bois, couverts de roseaux puis de tôle. Y étaient déchargées les pêches alimentant les parties de cabanon en fritures de cabassons, bouillabaisses d’anguilles et grillades de mulets. Pratiquée depuis l’antiquité, la pêche et le ramassage à pied y ont en effet toujours constitué une ressource précieuse. On pratiquait des techniques de pêche nocturne « au lamparo », un feu allumé à l’arrière d’une barque attirant le poisson harponné à l’aide d’une « fouine ». Depuis les années 1780 au moins, et jusqu’aux alentours de 1980, s’organisait ici la battue aux foulques, oiseaux aquatiques aux pattes à doigts lobés lui permettant aussi bien de marcher que de nager, dits « folca » en ancien provençal. A l’approche de Noël chaque année, elle était annoncée tout autour de l’étang de Berre et jusqu’à Marseille. Les règles de la battue étaient strictes, limitant le nombre d’occupants des barques à un ou deux rameurs, et un ou deux chasseurs. Un numéro d’ordre était tiré au sort, fixant la position obligatoire des barques. On ne pouvait tirer le gibier rasant l’eau. Les embarcations devaient ensuite converger vers un point unique, après un signal donné par le directeur de chasse, afin de faire le partage des prises tombées à l’eau. On peut visualiser une scène de chasse aux foulques sur un ex-voto du XIXe siècle conservé à la chapelle Notre-Dame de Pitié, et des clichés de battues du XXe siècle au musée Albert Reynaud. Aujourd’hui apprécié pour son Aire des cygnes, l’Estéou constitue une des étapes de la Balade des familles reliant la rive de l’étang de Bolmon à celle du canal du Rove. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Villa Paradis

Lieu d'intérêt

Son nom, sculpté en relief sur le linteau de la porte, en dit long sur les aspirations de la bourgeoisie de la Belle Epoque bâtisseuse de ces villas des faubourgs. La villa Paradis fait face à celle des Camoin et se situe au n°12 de l’avenue Jean Jaurès, ancien chemin d’Aix. Son histoire reste bien moins connue que celle de son homologue, bien que la tradition orale attribue l’initiative de sa construction au même Félicien Philippe Camoin dans les années 1910, et son exécution au même maçon d’origine berroise Joseph Louis Marie Jauffret (1869-avant 1934). Les archives cadastrales orientent cependant vers une propriété du notaire Barthélemy Poyet (1866-1930), bâtie après 1915 sur d’anciennes vignes jouxtant des possessions de Marius Ruinat, pépiniériste et administrateur de la caisse locale de crédit agricole. Originaire de Vienne en Dauphiné, Poyet avait épousé Mathilde Aubert, petite-fille du peintre et directeur de l’ancienne école de dessin de Marseille. Président de la Chambre des notaires d’Aix, résidant aussi à Marseille, il occupait à Marignane, jusqu’en 1911 au moins, une maison de la rue d’Aix probablement voisine de cette nouvelle bâtisse. Mais seul l’ornement à la clé de la fenêtre centrale pourrait constituer un indice sur les premiers occupants : une ancre marine derrière laquelle est tendu un cordage sculpté. Aujourd’hui cabinet médical, maison des jeunes dans les années 1950, elle a conservé son aspect de demeure mi bastide, mi hôtel particulier entre cour et jardin. Contrairement à la villa Camoin, la villa Paradis a conservé sa clôture. Elle repose sur un rustique muret de moellons interrompu par un portail encadré de deux piliers dont la taille et les proportions répondent savamment à ceux de la porte d’entrée. De plan quasi carré à trois travées cantonnées de deux chaînages de pierre de taille, elle s’élève sur un étage mis en valeur par un balcon à balustres sculptés. Une frise continue de carreaux émaillés terminée par deux demi sphères souligne la toiture. On y distingue un décor végétal polychrome puisant dans le répertoire de l’Art Nouveau et confirmant ainsi une datation proche de la période 1900-1914. Selon les principes d’éclectisme en vogue à cette époque, l’imposte de la porte centrale adopte, lui, le style plus ancien des ferronneries du XVIIe siècle. A l’instar de celui de la villa Camoin, le faîte de la toiture à quatre pans porte une crête de terre cuite ajourée limitée par deux épis à bulbes. Un discret coup d’œil à l’intérieur révèle l’existence d’un vestibule d’entrée couvert d’une arche surbaissée stuquée soutenue par des consoles ouvragées. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Parc Ferrage

Parc

D'une superficie de 3,5 hectares, les pelouses et les massifs fleuris du parc Ferrage accueillent les amateurs de jardin. Les amoureux des arbres remarqueront la grande diversité des essences du parc : 48 présentes sur le site. Les plus jeunes trouveront des jeux de plein air et les ainés un grand terrain de boules. Les chiens, les deux roues et les ballons sont interdits. 125 places de stationnement réparties sur trois parkings permettent d'accéder au parc. Accès libre.

Bouches-du-Rhône en Paysages - Marignane, au fil de l'eau à vélo

Circuit vélo

Les paysages des Bouches-du-Rhône sont l'un des attraits les plus forts du territoire. Le département a d'ailleurs reçu en 2014 le label national Département Fleuri cette marque d'un accueil de qualité récompense les actions en faveur d'une amélioration du cadre de vie pour tous. Pour découvrir ces paysages multiples, Bouches-du-Rhône Tourisme vous propose une sélection d'itinéraires de découverte. Tout au long de ces parcours, découvrez nos villes et villages, nos rues et nos ruelles : paysages connus ou pépites cachées, ils pourraient être ceux que nous empruntons quand nous voulons faire connaitre à nos amis nos site préférés. Marignane est d'abord connue pour son aéroport international et ses activités économiques aéronautiques. En général, on connait moins la très grande diversité des milieux naturels qui caractérisent son territoire. En effet, le promeneur peut sur quelques kilomètres passer d'une colline calcaire à affleurements géologiques à dinosaures, couronnée par un oppidum celto-ligure (la colline Notre-Dame-de-Piété aménagée en ZAPEF : Zone d'Accueil au Public en Forêt) à la plus grande lagune méditerranéenne d'Europe, l'étang de Berre, en suivant le fil de l'eau de son fleuve côtier, la Cadière, puis l'étang de Bolmon et les marais de la Palun. Ces différents milieux, secs ou humides, alternativement inondés ou exondés, plus ou moins salés, induisent une très grande diversité paysagère. Chacun de ces paysages est peuplé par des espèces animales et végétales caractéristiques, aboutissant au final à une vie sauvage particulièrement diversifiée. 1- Du parking du stade du Bolmon suivez le chemin de l’Estéou (cheminement pour piétons et cyclistes délimité par une petite barrière en bois). 2- Vous arrivez à la “pointe du ruisseau” : des bancs, des jeux d’enfants, une vue sur l’étang et au loin sur le lido du Jaï...un moment de contemplation ! 3- En continuant le chemin sur votre droite vous verrez le “Village des pêcheurs” : de nombreuses cabanes végétales, puis en dur, ont été édifiées au bord de l’étang du Bolmon jusque dans les années 50. Cabanes de pêcheurs, de chasseurs et de villégiature. 4- Suivez le chemin de l’Estéou pour arriver au bord du « Canal du Rove ». Aire d’observation des cygnes : de nombreuses informations vous seront données sur ces animaux familiers des lieux. De l’autre côté de la berge, vous pouvez voir la zone humide des Paluns. 5- Tournez à gauche pour longer le canal. Contournez sur votre gauche une propriété et revenez le long du canal. Le canal de Marseille au Rhône a été construit au début du XXe siècle et a fonctionné jusqu’en 1963, date à laquelle a eu lieu l’éboulement du tunnel du Rove qui a rendu impossible la circulation des bateaux. Tournez 2 fois sur votre gauche pour arriver sur l’Avenue du Général de Gaulle. 6- Continuez sur la piste cyclable, en longeant l’Avenue du Général de Gaulle. 7- Après le 2e Rond-Point, faites un détour sur votre gauche pour voir le Parc Ferrage d’une superficie de 3,5 hectares. Grande diversité d’essences végétales. Pelouses, massifs fleuris et nombreuses diversités d’arbres. 8- Reprenez la piste cyclable puis tournez à gauche au niveau du groupe scolaire “Henri Fabre” Boulevard de la Signore. Tournez à droite chemin dei Cassaïre, impasse non goudronné de 200 mètres. Vous y verrez des cabanons et bastides au bord de l’Etang de Bolmon. Revenez sur vos pas, continuez tout droit rue Pierre René Mayan, puis tournez à droite rue Edmond Rostand pour revenir au parking du stade de Bolmon.

Office de Tourisme de Marignane

Prestataire d'activités

Forte de ses 34 500 habitants, Marignane est une ville importante de la Métropole Aix-Marseille Provence. C'est un pôle économique de premier plan avec la présence d'un aéroport international, d'Airbus Helicopters et du nouveau technocentre des Florides. Elle offre aussi de nombreux atouts patrimoniaux et naturels. Marignane est une ville baignée par les rives des étangs de Berre et de Bolmon et traversée par le canal du Rove. Elle est riche en paysages d'exception. Les visiteurs apprécieront les autres atouts du cœur historique, en particulier le château des Covet et sa remarquable façade à l'italienne (l'Hôtel de Ville). Ils pourront aussi profiter d'une grande diversité de milieux naturels assez exceptionnels : paysages de petite Camargue, les collines de Provence sans oublier un magnifique panorama autour de l'Etang de Berre. Ces espaces entre étangs, canal et rivière sont accessibles par de nombreux cheminements piétonniers (sentiers balisés) et cyclistes (réseau de pistes cyclables). Le GR2013, sentier péri-urbain parcourt Marignane sur 16 kilomètres. La plage du Jaï est labellisée Pavillon Bleu. Enfin, la base des sports et des loisirs de l'Estéou aménagée fin 2016 est consacrée aux sports de glisse urbaine pour petits et grands avec le plus grand bowl de skateboard d'Europe. Le kite-surf et le funboard contribuent aussi à "Marignane, capitale de la glisse". L’Office de Tourisme de Marignane organise toute l’année, et plus particulièrement en été, des visites guidées et activités originales ("Les Escales Patrimoine"). Une boutique de produits locaux propose de nombreux souvenirs made in Provence, artisanaux et gourmands.

Maison de maitre, Calagovière

Lieu d'intérêt

Situés au quartier du Moulin et Calagovière, la villa et son jardin font face à l’angle nord-est de l’ensemble immobilier du Parc Camoin. Cette demeure remarquable est implantée sur un terrain peut-être connu dès le Moyen Âge comme celui du Mûrier, à proximité d’une léproserie. L’actuel nom du quartier, dérivé de « cacalaus » ou escargots, évoque l’humidité d’une terre irriguée par les canaux du ruisseau de Font-Marignane, anciennement creusés pour le grand jardin du château. Tout aussi pittoresque que son toponyme, la villa Calagovière figure parmi les plus belles réalisations provençales relevant de l’art des rocailleurs. Bâtie dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle a appartenu aux familles Olivier, Béranger, Camoin et Delplanque. Si sa façade principale demeure sagement classique, ses côtés nord et sud offerts au regard des passants multiplient les trompe-l’œil en ciment, puisant à des sources aussi éclectiques que l’art maniériste de la Renaissance, les curiosités rococo du XVIIIe siècle ou la plus récente architecture néo-gothique du XIXe siècle. Les façades latérales sont ainsi habillées de faux bardages, ouvertes de fausses fenêtres cantonnées de faux volets entrebâillés ou branlants, l’une étant même animée par un linge négligemment pendu à une cordelette. Le tout s’abrite sous une toiture à croupettes, bordée de rives de bois découpés et de consoles. L’attention se focalise sur un personnage sculpté et accoudé à la fenêtre du pignon sud. S’agit-il d’un oiseleur cachant sa main et sa prise sous le revers de son veston ? On ne connaît malheureusement pas les auteurs de ces illusions maçonnées dont un certain nombre d’artisans italiens installés à Marseille se sont fait une spécialité. Le mystérieux occupant à la fenêtre rappelle en tout cas le même subterfuge adopté en 1877 sur une maison de Châteauneuf-lès-Martigues. On rencontre d’autres œuvres de rocailles à Marignane, notamment au cimetière Saint-Joseph. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021 La maison ne se visite pas mais on peut la voir de l'extérieur.

Beffroi (ancienne Maison Commune)

Bâtiment remarquable

Surnommée « beffroi », l’ancienne maison commune a accueilli les assemblées de la communauté des années 1550 à la Révolution, puis a fait office de mairie jusqu’en 1892. Elle surmonte le portail donnant sur la place Camille-Desmoulins, principale entrée du bourg, dont l’existence est attestée depuis le XVe siècle. Probablement donné à la communauté en 1516, cet ancien poste de garde a fait l’objet de travaux d’aménagements documentés à partir de 1552, d’abord pour l’horloge confiée à un artisan vitrollais. Son cadran a été placé sur un relief commémorant la date de 1516 et orné de deux génies ailés sur un fond de cuir découpé, dans le plus pur style maniériste de la Renaissance. La façade et son clocheton ont été entièrement remodelés en 1643 par le maçon Jean Gaffarel, tels qu’ils se voient aujourd’hui, avec une fenêtre à croisée éclairant la salle principale, une demi-croisée indiquant le puits des poids de l’horloge, une fenêtre bâtarde sous le toit servant au cabinet des archives. Le tout est couronné de gargouilles sculptées à tête de lion. Des créneaux ont disparu, ainsi que les trois pyramidions effilés du clocheton. En 1662 une seconde horloge, côté rue Victor Hugo, est venue marquer la course du temps sur un délicat cadran probablement ciselé par le maçon Laurent Arvel. Elle a occasionné la mise en place d’un nouveau mécanisme, toujours conservé et présenté dans la salle, reliant les deux montres par un système d’engrenages et d’arbre de transmission traversant les pièces. Le monument se distingue donc par ce double dispositif horloger, dont la pièce principale datant de 1740 est toujours en action, avec une autonomie de deux jours. Elle est animée par un mouvement rotatif et alternatif, munie de deux tambours avec un poids de 7 kg pour le mouvement horaire et un de 20 kg pour le mouvement sonore. Ces poids descendent dans un puits de 12 m, en partie souterrain. La réhabilitation de ce système a duré 2 ans, de 1992 à 1994, réalisée par l’association des Amis de Marignane et de la Provence qui siégeait dans le monument depuis 1965. Restaurée entre 1986 et 1996, la maison commune révèle encore de nombreux et curieux détails comme un ensemble de gravures dans la pierre, visibles à l’intérieur comme à l’extérieur. Des visites sont organisées ponctuellement par l'association en partenariat avec l'Office de Tourisme. Toutes infos sur le site internet de l'Office de Tourisme. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021 Des visites sont organisées ponctuelllement par l'association en partenariat avec l'Office de Tourisme. Toutes infos sur le site internet de l'Office de Tourisme.

Chapelle Saint-Joseph

Lieu d'intérêt

Rebaptisée « Saint-Joseph », l’ancienne chapelle Saint-Nicolas se situe sur le chemin de Berre et de l’étang. Elle a été consacrée dès son origine au saint protecteur des mariniers, corps de métier particulièrement puissant à Marignane du Moyen Âge au XVIIe siècle. On en trouve trace dès 1143, liée à la famille des Baux, restant à ce titre la plus ancienne des trois chapelles rurales du terroir. Y siégeait la confrérie de Saint-Nicolas, rassemblant les gens de mer qui bénéficiaient, comme dans toutes les cités portuaires et maritimes, du droit d’inhumation des siens dans l’édifice ou à proximité. Quelques traces archéologiques de sépulture y ont de fait été découvertes. S’y organisait aussi la fête patronale du 6 décembre, en vigueur à Marignane jusqu’au début du XXe siècle, saint Nicolas ayant même éclipsé l’antique titulature de l’église paroissiale Notre-Dame de Nazareth. Le monument est bien connu selon ses états successifs, avec son mobilier et ses ornements régulièrement décrits dans les rapports des visites épiscopales des XVIIe et XVIIIe siècles. Il a été refait entre 1693 et 1696, scandé de huit contreforts et habillé d’une nouvelle façade classique qui se voit encore aujourd’hui. Elle s’organise autour d’un portail de style dorique, ordre sobre adapté à un saint masculin, couronné d’un édicule à niche. L’ensemble est cantonné de deux baies rectangulaires et percé d’un oculus au centre du fronton. La chapelle jouxte un cimetière communal ouvert en 1864, perpétuant ainsi la tradition d’inhumation des anciens mariniers. Classée monument historique en 1983, elle a été entièrement restaurée. On peut encore voir au presbytère de l’église paroissiale la statue en bois de noyer de saint Nicolas du XVIIe siècle qui s’y trouvait et était probablement portée en procession lors d’une fastueuse fête patronale tombée en désuétude et quasi entièrement laïcisée au XIXe siècle. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Colline Notre-Dame

Parc

La colline Notre-Dame, d'une altitude maximale de 104 mètres et d'une superficie de 65 hectares, est un véritable poumon vert pour Marignane. Composée d'une couverture calcaire reposant sur un matelas argileux datant du crétacé terminal (-70 millions d'années), la colline pourrait renfermer des débris d'œufs de dinosaures, comme le suggère un fossile exhumé au quartier des fours à chaux et conservé au musée Albert Reynaud. Actuellement, elle est recouverte par une garrigue basse se développant sous une pinède issue d'opérations de reboisement. La végétation du flanc ouest, sur lit d'argile humide, est composée d'essences de bord de rivière. La colline était de fait incluse au Moyen Âge dans le domaine seigneurial, sous l’appellation de Deffens ou Devens, riche de ses ressources boisées, minérales, et de sa population giboyeuse. Elle a peu à peu été concédée à partir de 1447 en droits et en terres aux habitants et à la communauté par Gabriel Valori et son successeur Charles du Maine, seigneurs de Marignane. Les activités pastorales, de ramassage du bois et d’exploitation de la chaux s’y sont alors développées. On trouve ainsi des ruines de bergerie sur le chemin de crête, ainsi que plusieurs traces éparses de fours. Le site présente aujourd’hui une combinaison d’atouts naturels et historiques : - un oppidum du IVe siècle avant J.-C. (fouilles recouvertes, partiellement visibles à ce jour), - chapelle Notre-Dame de Pitié à 15 mn de marche du parking (ouverte au public chaque premier dimanche du mois et à l’occasion de manifestations organisées par l’association des Amis de Marignane et de la Provence), - calvaire érigé en 1533 à l’extrémité de l’éperon rocheux, - table panoramique, - restes d’une petite carrière de la fin du XVe ou début du XVIe siècle en contrebas, grande carrière exploitée dans les 1950-1960 servant de cadre à des évènements culturels. Au titre des équipements sportifs, la colline est sillonnée par un parcours de santé composé de 16 ateliers sur une distance de 1650 mètres, ponctué d’agrès sportifs près du parking (détente, musculation...), une piste et un anneau de course engazonné de 700 mètres. Ils côtoient un parcours botanique « des enfants de Marignane » réalisé en 1997 sur un sentier de 1700 mètres, des aires de jeux et de pique-nique, le Square le Duff, agréable espace paysager, des aires de jeux et de pique-nique, le tout traversé par le tronçon de Marignane du GR2013, reliant la gare de Pas-des-Lanciers au Jaï en suivant la cuesta puis en serpentant à travers la colline. Attention, l''accès aux massifs forestiers est réglementé du 1er juin au 30 septembre dans les Bouches-du-Rhône afin de prévenir les feux de forêt. Les infos sont disponibles sur : - en appelant le 0811 201 313 (appel payant) - en consultant l'application MyProvence Envie de Balade - sur internet : https://www.myprovence.fr/enviedebalade Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Villa Camoin

Lieu d'intérêt

Située 3 avenue Jean Jaurès, la villa Camoin occupe une parcelle de l’ancien parc du château des Covet, dévolue au grand potager du Moyen Âge jusqu’aux environs de 1700. Bâtie à l’orée du XXe siècle, cette villa, comme ses trois autres homologues marignanaises, marque le développement d’une architecture bourgeoise mi bastide mi hôtel particulier le long de l’ancien chemin d’Aix. Elle porte toujours le nom de la famille qui l’a fondée sur une partie de l’ancien parc seigneurial, reconstitué sur le plan foncier et cadastral en 1900 par les acquisitions de Léonard Alphonse Camoin dit « le Terrible » (1840-1910). Légendaire colérique, cultivateur et éleveur de porcs né au hameau de Laure à Gignac, il avait réussi à transformer cette activité ancestrale en négoce international grâce à l’implantation, à partir de 1890, des abattoirs de la bastide du Tron. C’est d’ailleurs cette maison de maître, tournée vers la campagne et entièrement rebâtie dans le goût de la Belle Epoque (aujourd’hui propriété privée non visitable), qui va inspirer l’édification, dans sa version urbaine, de la villa Camoin par son fils Félicien Philippe (1867-1936). A la mort de son père il achète les parts de ses deux frères et fait engager les travaux de la future villa à partir de 1915 sur une parcelle marécageuse mi-partie entre sol et jardin. La tradition orale en attribue l’exécution au maçon d’origine berroise Joseph Louis Marie Jauffret (1869 - avant 1934) installé à Marignane depuis son mariage en 1901, probablement sur les plans d’un architecte non identifié. En 1956, le fils de Félicien Philippe Camoin, Léonard Alphonse Pierre (1897-1976), vendra son parc à la commune qui y réalisera l’ensemble immobilier du parc Camoin, alors que la maison restera dans le domaine familial jusqu’à son acquisition par la Caisse d’Epargne en 1975. Elle en abrite toujours une agence. Malgré la disparition quasi totale de l’ancien jardin (évoqué dans les récents aménagements du jardin Salvador Dali) et de la cour d’entrée donnant sur l’avenue, on en apprécie de tous côtés les qualités architecturales. La villa adopte un plan quasi carré et s’élève sur deux niveaux magnifiés par une façade en pierre de taille, choisie pour la finesse et la luminosité du calcaire coquiller mis en œuvre. Un balcon à riche balustrade sculptée, reposant sur des consoles ouvragées, met en valeur l’étage noble. L’ordre classique y est respecté, superposant bossages et ornements sobres au rez-de-chaussée, plus détaillés et décoratifs à l’étage, comme le fronton timbré de cuirs découpés, rameaux de lauriers et coquille. Des garde-corps de ferronnerie déployant tout le répertoire végétal de l’Art Nouveau inscrit véritablement le bâtiment dans ce courant stylistique des années 1900-1914. Une discrète touche de polychromie vient animer la composition à travers six demi sphères émaillées de bleu ciel ponctuant les consoles et le linteau sous le fronton. Le faîte de la toiture permet l’envol de l’ornementation tout en terre cuite, constituée d’une crête de panneaux dentelés et ajourés cantonnée de deux épis de faîtage à bulbes. Une adjonction occidentale invite à tourner autour de la villa afin d’en deviner la façade sud, plus sobre mais évoquant cette ouverture sur l’intimité de la terrasse et de l’ancien jardin conçu à l’anglaise à l’origine. Une partie du marais originel y avait d’ailleurs été conservée. De l’autre côté, elle fait face à la villa Paradis que la similitude invite à attribuer aux mêmes concepteurs et artisans, probablement aussi à l’œuvre sur la façade du Cercle de la Renaissance datée de 1909. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Presbytère

Lieu d'intérêt

Face à l’entrée latérale de l’église, le presbytère était connu sous le nom de prieuré, maison claustrale ou cloître depuis 1429 au moins. Cet enclos paroissial s’est en effet toujours organisé autour d’une cour intérieure, un temps délimitée par des murailles crénelées. On y entre par la rue qui, autrefois, faisait office de place, en gravissant quelques marches devant une porte du XVIIe siècle. Cantonnée de piédroits à chapiteaux doriques, elle reste identifiable à l’œuvre du maçon Claude Arvel chargé de refaire les façades en 1615. La partie habitable n’a été surélevée d’un étage qu’entre 1624 et 1630. A l’ouest, la maison jouxte une grande salle agricole dite de la dîme ou, originellement « tinel ». Elle abritait les cuves de fermentation du vin (les « tynes »), en chêne à partir de 1622, ainsi que la dixième partie des récoltes due par les fermiers des terres appartenant, à travers la paroisse, au chapitre d’Arles. Elle présente la particularité d’un plafond scandé d’arcs très similaires à ceux de la nef de l’église, mais portant ici des diaphragmes qui soutiennent un plancher. Au fond, l’espace à croisée a été conçu comme local d’entrepôt céréalier, d’abord isolé par une cloison aujourd’hui disparue. La cour latérale longeant la rue Charles Esmieu (ancienne fosse de la ville), renferme en son sol l’ancien cimetière, agrandi à de multiples reprises entre 1597 et 1651, jusqu’à son déplacement en 1864 à proximité de la chapelle Saint-Nicolas (aujourd’hui Saint-Joseph). Le presbytère conserve d’ailleurs une statue en bois de noyer de saint Nicolas du XVIIe siècle qui en provient, ainsi qu’un ensemble d’écus de tôle peinte au XIXe siècle représentant l’Ascension, probables ornements de flambeaux ou bâtons de procession utilisés lors des Rogations fêtées à cette période dans les localités agricoles. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Cours Mirabeau

Site culturel

Il constitue l’artère principale du centre ville, longeant le château, actuel Hôtel de ville. Comme beaucoup d’autres communes, Marignane a ouvert cette avenue selon des principes d’urbanisme apparus au XVIIe, développés au XVIIIe et triomphant au XIXe siècle sous le Second Empire. Le Cours Mirabeau date précisément de cette période, aménagé entre 1863 et 1865 par rectification, élargissement et prolongation de l’ancien boulevard du « ci-devant château ». Il recouvre un ancien fossé médiéval qui suivait le rempart, comblé à partir du XVIe siècle, et intègre l’ancien parvis séparant l’hôtel des Covet de son grand parc. Bordé de maisons bourgeoises et bâtiments publics typiques de l’architecture de la seconde moitié du XIXe siècle, il a été agrémenté de platanes en 1880. On remarque dès le n° 1 la qualité architecturale d’un immeuble de rapport cantonné de refends et bossages, orné de moulures sobres et classiques dans le goût de la Renaissance, et d’un garde-corps ouvragé en fer forgé. Consacrant une vision moderne et hygiéniste de l’urbanisme, il a accueilli une fontaine monumentale marquant l’arrivée de l’eau courante dans le bourg, déplacée à son extrémité en 1925, puis en 1957 sur la place du 11 Novembre. Le Cours a été baptisé en 1883, par une municipalité radicale, du nom du comte Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791), député du Tiers-état et époux d’Emilie de Covet dont il a divorcé après un retentissant procès. Le Cours Mirabeau s’offre aujourd’hui comme vaste espace piétonnier, cadre des principales manifestations communales : Floralies, fêtes provençales, concerts de musique classique, soirées d’été, défilés et commémorations officielles. Il relie la prestigieuse façade classique du château, l’Office de tourisme, le monument aux morts et la récente esplanade Laurens Deleuil, inaugurée à la fin de l’année 2018 comme hommage au maire de Marignane de 1947 à 1995. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Square Frédéric Mistral

Lieu d'intérêt

Le square Frédéric Mistral est implanté en cœur de ville, en haut du Cours Mirabeau et à l'angle du boulevard Frédéric Mistral et de la rue Lamartine. Il offre un petit espace de détente au bord de la rivière Cadière, tout en marquant l’entrée d’un très ancien quartier médiéval déjà dévolu aux jardins et à la viticulture, la Via Clausa, aujourd’hui rue Lamartine. Approximativement en face, sur l’actuelle place du 11 Novembre, s’étendait certainement le grand fouloir à raisin, aussi d’origine médiévale, dit « Trulhat ». Réaménagé en 2018, le square est aujourd’hui agrémenté d’un banc, de chaises de repos, et une douzaine d’espèces végétales méditerranéennes participent à la mise en valeur paysagère de la rivière. L’ancienne stèle dédiée à Frédéric Mistral, hommage au poète fondateur du Félibrige, y a trouvé une nouvelle place, où désormais se déroulent les commémorations en son honneur organisées par les associations provençales de la commune. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Ancienne école de filles

Lieu d'intérêt

L’ancienne école de filles marque un véritable pôle républicain sur le Cours Mirabeau, aménagé face à l’entrée principale de l’ancien hôtel seigneurial partiellement acquis comme hôtel de ville en 1892. Sa construction a d’ailleurs été engagée dès l’année suivante, sur une parcelle de l’ancien parc du château censée avoir accueilli un légendaire « Petit Versailles » (plus probable et simple « maison du jardinier » citée en 1693). Mais ici tout ramène aux aspirations, y compris architecturales, de la IIIe République et de son emblématique loi de Jules Ferry sur l’enseignement gratuit, motrice de l’effort édilitaire des communes en la matière. L’école de filles est ainsi, à Marignane, à porter au crédit de la municipalité de Casimir Amavet (1893-1895). Une première école de garçons avait été édifiée en 1877, suivie par celle-ci, destinée aux filles. Elles étaient par ailleurs déjà scolarisées dans une maison périphérique, et antérieurement dans l’établissement religieux dit l’Œuvre, situé dans l’actuelle rue du pilote Larbonne. La construction de ce nouveau bâtiment a été adjugée en 1893 à l’entrepreneur de travaux publics Louis Salomon Delhorme (1829-1896), dont on ne connaît que très peu de réalisations à ce jour. Originaire d’Aubenas en Ardèche, d’abord domicilié et actif dans le Var aux Arcs, il s’est installé à Marseille en 1892 seulement. L’avant-corps quasi cubique qu’il a bâti comme « maison d’école » se caractérise par une sobriété bourgeoise et républicaine. Il a probablement abrité le logement de l’institutrice ou de la directrice, ainsi que de premières salles de classes au rez-de-chaussée. Deux niveaux et trois travées en composent la façade. Les fenêtres à tableaux et persiennes adoptent un arc légèrement surbaissé. Quatre pilastres à chapiteaux doriques, le plus austère des ordres classiques, reliés par un cordon mouluré, cantonnent la bâtisse ainsi bien ordonnancée sous une corniche servant de solide assise à une toiture à quatre pans. Seules quelques denticules, à peine visibles, viennent animer le tout en hauteur. A l’arrière se déploie un long bâtiment abritant une suite de salles de classes, probablement adossé autour de 1900 puisqu’un devis de peinture extérieure de mai 1901 lui correspond exactement quant aux surfaces. Il donnait sur une cour, aujourd’hui accessible au public, où tout curieux remarque l’émouvant témoignage d’une petite cloche sonnant les heures de récréation, laissée en l’état. Cet ensemble scolaire a fonctionné comme tel jusqu’en 1980, avant la dévolution de l’avant-corps à un service d’état civil puis à l’Office de tourisme qui l’occupe aujourd’hui. Le bâtiment perpendiculaire abrite, lui, le conservatoire de musique. Le tout a été remis en valeur par le dégagement de l’esplanade du Cours Mirabeau, côté ville, et l’aménagement du jardin Salvador Dali et de son kiosque à musique derrière. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021

Deuxième édition du triathlon du Jaï

Spectacle & événement

Entre l'étang de Berre et la Méditerranée, la Plage du Jaï accueille les trois disciplines. Du format découverte au format sprint, choisissez l'épreuve qui vous correspond : - Format XS (à partir de la catégorie Benjamin) : 400m natation - 10km vélo - 2,5km course à pied. - Format S (à partir de la catégorie Cadet : 750m natation - 20km vélo - 5km course à pied

Journées marignanaises du développement durable

Événement

La ville de Marignane et l’Office de Tourisme proposent diverses animations pour promouvoir le développement durable sur notre territoire et sensibiliser largement aux enjeux. Une journée de partage utile, pour un avenir pérenne, avec des acteurs engagés.

Loto de La Croix Rouge

Événement

"La Croix Rouge Française", Unité Locale de Marignane, organise une fois par mois un loto familial pour permettre aux personnes seules ou en famille de passer une journée de convivialité et de sociabilité. Divers petits lots sont à gagner.

Loto de La Croix Rouge

Lieu d'intérêt

"La Croix Rouge Française", Unité Locale de Marignane, organise une fois par mois un loto familial pour permettre aux personnes seules ou en famille de passer une journée de convivialité et de sociabilité. Divers petits lots sont à gagner.

Soirée spéciale au Jaï's Pub

Lieu d'intérêt

Venez passer un agréable moment de convivialité en compagnie de DJ VEKS ! Vous êtes attendus, comme toujours, nombreuses et nombreux au Jaï's Pub. Ambiance assurée !

Semaine bleue à la maison de retraite Le Félibrige

Lieu d'intérêt

La Semaine Bleue a pour vocation de valoriser la place des aînés dans notre société, changer le regard sur la vieillesse, sensibiliser l’opinion sur les préoccupations et les difficultés rencontrées par les personnes âgées... Par les initiatives qu’elle suscite au cours de la semaine d’animation qu’elle initie, elle contribue à la lutte contre l’exclusion et l’isolement social et favorise les relations intergénérationnelles. Chaque année, des milliers d’actions sont organisées sur tout le territoire autour d’une thématique.

Projection et débat à la maison de retraite Le Félibrige

Événement

Un court métrage de Samuel Massilia Avec Mickaël Migliorini, Alexandra Holzhammer, Régis Marvin Merveille N’Kissi Moggzi... Synopsis "Micka, en contrat d’engagement, est en stage dans une maison de retraite après avoir menti sur ses ambitions. Son énergie et son charme naturel vont bouleverser la vie des résidents." (Source : ALLOCINE) Le Soleil a été sélectionné aux Rencontres Cinématographiques de Salon-de-Provence en mars 2025.

Les fêtes provençales

Lieu d'intérêt

Au programme : - Village, danses, musiques et animations provençaux. En présence des troupes Li Camin de Prouvenço, Lou Fanau et les Cacharelles.. - Vélos d'autrefois. - Ferme pédagogique d'Espigoule. - Jeux en bois. -Salon des écrivains provençaux. - Le coin des contes et de l'écriture. - Spectacle pour enfants : "La mer et ses secrets". - Musiques et danses : Groupe provençal Bandura.

Exposition de photographies : La restauration du centre historique

Événement

Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine à Marignane, vous êtes invités à une exposition de photographies sur la restauration du centre historique. Vous êtes attendus nombreux !

Soirée concert au restaurant O' Marignano

Événement culturel

Une fois n’est pas coutume, le restaurant O’Marignano vous propose de manger en musique (folk-live) avec Serge Minetto et The Gentlemen deux chanteurs guitaristes. Ils ne vous laisseront pas indifférents ! Une soirée festive de qualité vous y attend !

Portes ouvertes du conservatoire de musique à rayonnement communal

Lieu d'intérêt

Journée portes ouvertes au conservatoire de musique à rayonnement communal : - Découverte des locaux et des cours. - Initiation aux instruments de musique. - Rencontre avec les professeurs.

Exposition de sculptures : Nathalie Laplane

Événement culturel

Une des salles du musée a été aménagée en un espace d'expositions temporaires et des expos d'art y sont désormais régulièrement organisées. C'est l'occasion de faire une très belle visite culturelle.

Exposition de l'artiste peintre et sculptrice : Manuela Cordenos

Événement culturel

Une des salles du musée a été aménagée en un espace d'expositions temporaires et des expos d'art y sont désormais régulièrement organisées. C'est l'occasion de faire une très belle visite culturelle.

Exposition de peintures et sculptures : Tali

Événement

Une des salles du musée a été aménagée en un espace d'expositions temporaires et des expos d'art y sont désormais régulièrement organisées. C'est l'occasion de faire une très belle visite culturelle.

Exposition de photographies (Emeline Pujolas) et de sculptures-métal (Thierry Gall)

Événement

Une des salles du musée a été aménagée en un espace d'expositions temporaires et des expos d'art y sont désormais régulièrement organisées. C'est l'occasion de faire une très belle visite culturelle.

Challenge Jean Guillard

Spectacle & événement

L'association "La Roue d'Or" de Marignane et la Ville organisent la 6ème édition du challenge Jean Guillard. Deux courses cyclistes (hommes et femmes) en FSGT de la catégorie 6 à 1. Il y aura plusieurs classements. Venez nombreux encourager les sportifs !

Showcase au Jaï's Pub : Francky Vincent

Événement

Showcase exceptionnel ! Francky Vincent débarque au Jaï’s Pub ! Préparez-vous à chanter, danser et faire la fête au rythme de ses plus grands tubes dans une ambiance 100 % caliente ! Les places risquent de partir vite, alors réservez dès maintenant !

Le Fournil de Marignane

Magasin

Venez découvrir nos pains et pâtisseries maison. Un accueil souriant et chaleureux à votre arrivée.

Best Coiff Barber

Lieu d'intérêt

Prenez soin de votre look en venant au salon de coiffure pour hommes Best Coiff Barber.

Douce évasion

Boutique

Douce évasion vous permettra de vivre un instant de bien-être et de lâchez-prise. En arrivant dans notre salon, nous prenons le temps ensemble devant une boisson désaltérante pour déterminer vos besoins actuels. Douce évasion saura prendre soin de vous en apaisant vos tensions musculaires et vous permettre de déstresser d'une journée active. Nous sommes à votre écoute pour votre bien-être.

La Grange à pains

Commerce local

Vous aurez face à vous une vitrine avec un large choix de pâtisseries glacées, pièces montées, gâteaux d'anniversaire sur commande. Faites vous plaisir avec leur chocolat de Pâques ou de Noël, leur pain de campagne, ou pains spéciaux sans oublier les classiques.

Breal

Lieu d'intérêt

Bréal est la marque de vêtements mode pour les femmes sûres de leurs choix et envies. Son objectif est de rendre chaque femme unique. Depuis plus de 40 ans, dans ses 350 magasins en France, à l'international et sur breal.net, Bréal propose une large collection de pantalons, chemises, robes, pulls, gilets, t-shirts et accessoires chics & originaux.

Beauty Shop

Lieu d'intérêt

Pour un moment de relaxation en oubliant le stress du quotidien, venez vous faire chouchouter dans notre salon moderne des pieds à la tête. Toute notre équipe est à votre disposition pour le bien être de vos cheveux, mais également pour des soins esthétiques (tels que des épilations visage ou corps) et service onglerie. Sans oublier les hommes qui ont leur espace avec leur Barber Shop.

Glam Story Institut

Lieu d'intérêt

Venez prendre soin de vous que ce soit du maquillage permanent, de la manucure ou des soins minceurs, toute l'équipe de Glam Story Institut saura être à votre écoute.

L'atelier Papilles

Boutique

Tous les pains sont faits avec des farines 100% françaises, issus de l'agriculture raisonnée. Une façon de soutenir les agriculteurs français et leur pratiques favorables à la biodiversité. A l'atelier Papilles, les cerveaux sont constamment en ébullition. A l’affût de nouvelles recettes, d'associations de saveurs tendances, l'équipe de boulangers et pâtissiers créateurs osent tous les jours des recettes inédites. Une fois les pains au four, les entremets mis en vitrine, elle part à "l'attaque" du déjeuner car "L'atelier Papilles" est bien plus qu'une boulangerie pâtisserie ! On mange quoi ce midi ?....

Bar de l'Aviation

Restaurant

Bar de l'aviation pour un petit verre entre amis avec modération.

Alimentation -Panier de nuit Erzincan Market

Lieu d'intérêt

L'alimentation "Panier de nuit" a pour objectif votre satisfaction en vous offrant des produits minutieusement sélectionnés ainsi qu'un excellent rapport qualité/prix. Nous vous proposons des produits d'ici et d'ailleurs.

BMS Traiteur

Lieu d'intérêt

Notre offre de services s’adresse exclusivement aux entreprises. Parce que nous avons à cœur de faire des événements d’entreprise et des réunions d’affaire des moments de gourmandise et de convivialité, nous dévouons notre savoir-faire et notre expérience au monde des affaires, avec pour préoccupation numéro un votre satisfaction et celle de vos employés. Dans un souci de simplicité et d’accessibilité, nous proposons dans le cadre de notre offre de traiteur événementiel un service de livraison dans un rayon de 50 kilomètres, ainsi qu’un service de retrait en drive. N’hésitez pas à nous contacter pour toute demande de devis pour vos événements à venir. Nous nous tenons à votre disposition pour un premier contact efficace et empli de fraîcheur.

Ma petite Epicerie

Lieu d'intérêt

Venez découvrir notre boutique dans laquelle vous trouverez : - du pain - des viennoiseries - des jeux de la FDJ - valider votre ticket PMU - de la presse - épicerie sucrée et salée du monde - un point relais colis ainsi que des produits originaux et goûteux à des prix attractifs en provenance des Etats-Unis et du Japon.

Médiathèque Jean d'Ormesson

Lieu d'intérêt

Construite par l'architecte Jean Doldourian et inaugurée par Jean D'Ormesson, la médiathèque étend ses 2000 mètres carrés sur deux niveaux dans un lieu de verdure. Ce bel équipement offre un véritable écrin à plus de 100 000 références écrites et 10 000 documents sonores. Ils sont consultables sur place ou à emprunter. La Médiathèque s'organise avec un espace adulte avec BD et mangas ainsi qu'un espace jeunesse. Des expositions thématiques et des conférences sont proposées régulièrement.

Relay FNAC

Boutique

Vous serez accueilli par une équipe de professionnels à votre écoute et à votre disposition pour trouver l'article que vous recherchez que ce soit un livre, un DVD, disque, téléphonie, etc... N'oubliez pas de réserver votre billet pour les événements suivants : concerts, festivals, théâtre, expositions, sports, parcs... plus de 50 000 événements par an.

Spot de kite surf du Jaï

Lieu d'intérêt

Vous pratiquerez le kite-surf sur l'Etang de Berre, à Marignane, à 30 minutes de Marseille. Ce spot très connu dispose d'une règlementation afin de séparer les activités/ Des zones sont réservées au kite-surfeurs, et d'autres uniquement à la baignade. Le Mistral y souffle la majeure partie de l’année, en particulier l’hiver et au début du printemps. Le spot n'a pas de difficultés particulière, mais la plage étant étroite, le vent parfois fort ou en rafale, les clubs conseillent de rester prudent lors de vos premières sorties au Jaï et de ne pas rester trop près du rivage. La ville de Marignane dispose de quelques écoles de kite-surf, à proximité de la plage. Une école de kite-surf, un club nautique, et une association de kite surfeur contribue à la vie du spot. Concernant l'accès en voiture, vous devez vous renseigner sur les dispositions mises en place par la municipalité, en particulier pour l'accès en période estivale.