Que faire à Marignane ?
587 lieux à découvrir
Café philo : Voltaire et Rousseau
Le café philo permet de s’initier à la philosophie et de la démystifier. Elle encourage les participants à approfondir leur réflexion, à renouer avec la lecture philosophique et à prendre la parole en public. L’esprit qui règne dans un café-philo est celui de tolérance. Il admet la diversité des opinions et des tendances.
Les jeudis de l'histoire : Les guerres du Golfe de 2003 à aujourd'hui
Vous êtes invités aux "jeudis de l'histoire" qui aura pour thème : "Les guerres du Golfe de 2003 à aujourd'hui". Vous êtes attendus nombreux !
Théâtre : Cochons d'Inde
Une comédie écrite par Sébastien Thiéry Mise en scène par Julien Boisselier Avec Arnaud Ducret, Maxime d'Aboville, Emmanuel Bougerol, Frédérique Cantrel, Oudesh Hoop "Alain Kraft, un bourgeois d'origine modeste, vient effectuer un retrait d'espèces à sa banque. Mais la nouvelle direction indienne de l'établissement lui a bloqué son compte et refuse de le laisser partir, l'accusant d'avoir enfreint la loi en s'étant enrichi et en ayant "changé de caste"...
Théâtre : Gains nocifs
Une comédie écrite et mise en scène par Pierre-Marie Dupré Avec Sylvie de Chazeron, Mireille Odich, Alizée Ortunez, Bruno Laville, Antoine Boutet, Tom Cuccuru et Pierre Marie Dupré "Thomas et Vanessa vivent à Paris, avec la sœur de Vanessa, Lisa, une avocate despote qui entend dicter sa loi aux nouveaux mariés. Devenu très riche, Thomas Perrault n'hésitera pas à avoir recours aux services de Romuald Graziani, organisateur de cérémonies très en vogue aux Etats-Unis, et ce malgré les mises en garde de David Gauthier, son nouveau conseiller financier. ... Les complications vont s'enchainer : L'arrivée inopinée d'Alfred Amora, qui vient de sortir de prison, le plonge dans une série de problèmes très graves. Il lui réclame la part d'un casse qu'ils ont fait tous les deux, il y a six ans. Et Maya Lévy, la femme de ménage, ajoutera une touche personnelle, en lui apprenant qu'elle attend un enfant de lui, et que son silence lui coûtera... la bague de fiançailles, plus de trente milles euros ! Thomas va vivre "l'enfer" !"
Théâtre : Le dîner de cons
Une pièce écrite par Francis Véber Mise en scène : Anthony Joubert Avec Anthony Joubert Qui n'a pas vu la pièce culte "Le dîner de cons", signée Francis Veber ? Comme le dit Anthony Joubert : "personne ne peut faire mieux que Jacques Villeret dans son domaine. Mais nous pouvons le faire différemment ! Anthony Joubert apporte sa touche personnelle et vous offre un François Pignon un peu plus naïf dans une mise en scène qui surprend le public sans dénaturer ni la pièce, ni le texte !" "Chaque mercredi, Pierre Brochant et ses amis organisent un dîner de cons. Le principe est simple : chaque participant amène un "con", et celui dont l'invité se distingue le plus est déclaré vainqueur. Ce soir, Pierre est heureux, il pense avoir trouvé la perle rare : François Pignon, comptable au ministère des Finances, passionné de modèles réduits en allumettes.." Mais ce qu'il ignore, c'est que Pignon, prêt à tout pour rendre service, a la "poisse" est semble possédé un don pour transformer la moindre situation en désastre.... La rencontre entre deux destins qui n'auraient jamais dû se croiser...
Saison culturelle 2026-2027
Une programmation conçue pour que chacun puisse y trouver de quoi passer de bons moments de détente et d'émerveillement riches en émotions, mais également de réflexions suscitées par les œuvres intenses, originales et passionnantes. "A consommer" sans modération de septembre à juin : programme de la saison culturelle disponible sur le site, la page Facebook de la ville, à l'espace culturel Saint-Exupéry....
Conférence bien-être : La médecine quantique
La conférence est un exposé ou un discours ouvert au grand public dans lequel l’animateur traite de sujets variés d'ordre artistique, littéraire, scientifique, etc. Elle peut être accompagnée de supports comme un film ou une projection. Il se crée un échange, le conférencier répond aux questions posées.
Exposition du Groupe Pluri-Arts Marignanais
Une des salles du musée a été aménagée en un espace d'expositions temporaires et des expos d'art y sont désormais régulièrement organisées. C'est l'occasion de faire une très belle visite culturelle.
La nuit des châteaux : L'empreinte étoilée de l'anis et une exploration historique au château
Une nuit magique ! Une nuit pour préserver le patrimoine ! Une nuit culturelle pour petits et grands ! Qui n'a jamais rêvé de déambuler dans un château millénaire à la tombée de la nuit ? Partout en France et pour la troisième édition, des centaines de châteaux vous ouvrent en même temps leurs portes, pour une expérience nocturne hors du commun. Plus de cent châteaux, répartis sur plus de soixante départements participent déjà à cet événement unique en France : la nuit des châteaux ! Faites-vous plaisir !
Escales automnales : Balade à cheval
Située au cœur de la réserve naturelle du Bolmon et au bord de la plage du Jaï, l'écurie du Pandore offre une communion parfaite entre l'homme, le cheval et la nature. Vous évoluez dans cet espace naturel, encadrés par une enseignante diplômée.
Escales automnales : Balade à cheval
Située au cœur de la réserve naturelle du Bolmon et au bord de la plage du Jaï, l'écurie du Pandore offre une communion parfaite entre l'homme, le cheval et la nature. Vous évoluez dans cet espace naturel, encadrés par une enseignante diplômée.
Octobre solidaire : Gentle Marignane
Dans le cadre d'octobre solidaire, l'association "La roue d'or Marignane" organise une aventure en duo pour une bonne cause ! Venez pédaler pour la recherche et le soutien aux personnes touchées par le cancer ou encourager les coureurs.
Présélection et finale de "The Voice Kids" au Jaï's Beach Pub
Rendez-vous au Jaï’s Beach Pub pour une expérience unique et inoubliable : The "VOICE Kids". Appréciez les prestations vocales inspirantes des jeunes talents et passez un moment agréable dans cet établissement convivial. A ne pas rater ! Venez nombreux.
Back to 90's / 2000's au restaurant Le Palun
Envie de passer une bonne soirée musicale les pieds sous la table dans un cadre toujours plus familial et convivial ? Rendez-vous au restaurant Le Palun ! Au programme : Mix by DJ Doumé pour un retour vers les années 90 et 2000. Venez nombreux !
Bourse-expo vintage auto-moto etc...
Plongez dans l'univers rétro ! Passionnés de vintage et de belles mécaniques, mais aussi de vélo... et de tout ce qui a des roues, ne manquez pas cet incontournable rendez-vous !
Vide-greniers de la maison de retraite Les Amandiers
Prenez-vous au jeu de cette vente au déballage où les particuliers proposent des objets, entre autres choses, dont ils n’ont plus l’utilité. Vous y trouverez de tout : vêtements, livres, jeux, jouets, décoration, vaisselle, accessoires… Votre bonheur ?!
Gedimat Marignane
C'est bien sûr : un négoce en matériaux de construction de gros et second œuvre, implanté à Marignane depuis 50 ans, au service des entreprises et des particuliers, une équipe commerciale dynamique à votre écoute, des livraisons sur toute la région. Ainsi, que vous ayez besoin de dallages, d'agglos, de tuiles, de galets, de sable, de mortier, de bois de charpente, d'enduit, etc. Vous trouverez tout ce que vous cherchez chez nous. N'hésitez pas à nous contacter pour toute demande de devis gratuit.
La boîte à surprises : Récital de Mathieu Pirro
Mathieu Pirro, c'est trente ans de carrière en tant que comédien et auteur-compositeur-interprète. Virtuose du piano, il vous offre un timbre de voix incroyable, et un véritable spectacle sur scène. Il revisite les plus grandes chansons avec une énergie contagieuse et une sensibilité unique...
Projection et débat : L'abandon
Un film de Vincent Garenq. Par Vincent Garenq, Alexis Kebbas Avec Antoine Reinartz, Emmanuelle Bercot, Emma Boumali Synopsis "Tout le monde connaît le nom de Samuel Paty, mais peu de gens connaissent réellement son histoire. Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, est assassiné à la sortie de son collège. À la lumière des enquêtes et des procès, ce film revient sur ses onze derniers jours, et l’engrenage qui a conduit à sa mort tragique." (Source "ALLOCINE")
La boîte à surprises : Théâtre "Fausse note"
Genève 1988. Après un concert qu’il juge raté, le célèbre chef d’orchestre Hans Peter Miller regagne sa loge, furieux. Se présente à lui, Léon Dinkel, un spectateur exalté qui se révèle très envahissant. Miller comprend peu à peu que l’homme n’est pas qu’un simple admirateur ???...
Piscine municipale Les Canetons
La piscine Canetons accueille le public tous les jours de la semaine. Elle dispose d'un grand bassin de 25 et 4 couloirs de nage, d'un petit bassin dédié aux activités telles que l'aquagym et d'une pataugeoire extérieure qui fait le bonheur des plus jeunes. Depuis 2017 elle accueille des dispositifs tels que les Bébés Nageurs, "je sais nager, je suis sauvé" et "LEté aux canetons".
Projection et débat : Gourou
Un film de Yann Gozlan. Par Jean-Baptiste Delafon, Yann Gozlan Avec Pierre Niney, Marion Barbeau, Anthony Bajon Synopsis "Matt est le coach en développement personnel le plus suivi de France. Dans une société en quête de sens où la réussite individuelle est devenue sacrée, il propose à ses adeptes une catharsis qui électrise les foules autant qu'elle inquiète les autorités. Sous le feu des critiques, Matt va s'engager dans une fuite en avant qui le mènera aux frontières de la folie et peut-être de la gloire..." (Source "ALLOCINE")
Exposition et bourse aux oiseaux
Ne manquez pas l'exposition (et bourse) de plusieurs dizaines de variétés d’oiseaux fascinants, surprenants, colorés…. Le but est de les faire découvrir, les vendre mais aussi de prodiguer des conseils sur leur vie. Stands divers. Venez nombreux !
Remise des prix du concours de poésie
Préparez-vous à célébrer la poésie ! Ne manquez pas ce rendez-vous : la cérémonie des récompenses du concours de poésie. Venez nombreux applaudir les lauréats ! (Ne pas être primé ne signifie pas être dépourvu de talent.)
La Transjaï
Il faut espérer que les vents soient propices ! Cette année encore aura lieu, sur le spot, oh ! combien mythique du Jaï, La Transjaï. La distance à parcourir sera de 15 à 25 km en slalom aileron (planche à voile), en slalom foil (planche à voile foil) et en wingfoil. Il est attendu une centaine de concurrents.. La Transjaï est un rendez-vous très apprécié des funboardeurs de tous niveaux. A ne pas manquer !
Fêtes de Notre-Dame de Pitié
La chapelle Notre-Dame de Pitié a été construite après 1635 à la suite d'un souhait des Marignanais épargnés par de fortes inondations sur les rives de l'étang de Berre. Les fidèles y placèrent une statue de la Vierge ainsi que beaucoup d'ex-voto et promettaient qu'une procession solennelle se déroulerait dans la ville chaque année.
Ancien pigeonnier du château
L’imposante tour de section ronde marquant l’angle sud-ouest du Parc Camoin n’est autre que l’ancien pigeonnier du château. Probablement édifié entre 1480 et1500 sous René Cossa, seigneur de Marignane, il n’est documenté qu’à partir de 1526, à proximité de la porte fausse des remparts. Implanté à l’extrémité du premier grand jardin du château, il a connu bien des vicissitudes au début de son histoire. Démantelé par un fermier de la seigneurie en 1529, il a servi de carrière pour la bastide d’un particulier mis en procès par Louise de Savoie, dame de Marignane. Reconstruit, il a subi les affres des assauts de la Ligue puis des troupes du duc d’Epernon entre 1574 et 1589, probablement intégré comme tour de surveillance et de défense aux fortifications élevées dans le jardin seigneurial à la lisière du bourg. Dès son arrivée à Marignane, Jean-Baptiste Ier de Covet l’a fait restaurer à grands frais en 1605 par le maçon Jeannet Arvel, lui donnant certainement son aspect encore actuel. Emblématique de la richesse des propriétaires, il a toujours occupé une place de choix dans le parc réaménagé au XVIIIe siècle, bien visible sur un plan supposé de 1696, sur une toile peinte vers 1770 ou 1780 (provenant du couvent des Minimes mais passée en vente publique en 1939), ainsi que sur le cadastre napoléonien de 1818. Il a également alimenté les cuisines du château, le pigeon constituant un mets récurrent sur les tables aristocratiques, souvent accompagné des productions potagères attestées dans le grand jardin. Vendu comme bien national à la Révolution, il est depuis propriété privée, notamment passé au XIXe siècle dans le patrimoine de la famille Camoin, servant un temps de logement à des ouvriers agricoles. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Centre ancien historique
Il correspond à l’ancien bourg de Marignane, qualifié de « castrum » ou village fortifié à l’origine, selon un terme apparaissant en 1022. Il était ceint de remparts dont on aperçoit encore quelques portions. L’agglomération installée sur une légère proéminence s’est véritablement « enchâtelée » au début du XIIIe siècle avec la fortification de la maison seigneuriale. Les murailles ou ancestraux « barri » ont connu plusieurs campagnes de réfection et de renfort, probablement à partir de 1396-1399 contre les troupes de Raymond de Turenne, et au temps des troubles religieux et civils de 1574 à 1589. L’enceinte est ponctuée de 3 portes au Moyen Âge : le portail de ville, la « porte fausse » (à l’emplacement de l’entrée d’honneur de l’Hôtel de ville, disparue en 1605), et la poterne, aujourd’hui rue de la Cité. S’y sont ajoutés, au XVIe siècle la brèche ouverte pour l’entrée des vendanges, ensuite obturée par la chapelle des pénitents blancs, le Portail neuf en 1607, la porte de la rue des Fours au XVIIIe siècle. Un fossé médiéval, régulièrement mis en eau courait au pied des murailles, alimenté par le vallat de Font-Marignane et bordé de jardins qui ont fini par le recouvrir à partir de 1519. Les premières extensions extra muros attestées à partir des années 1650 dans la rue Charles Esmieu, ont été suivies du développement des mails au XVIIIe siècle, puis de l’ouverture du triomphal Cours Mirabeau sous le Second Empire. Emergeaient quelques tours comme la base du clocher, probable ouvrage de défense et de surveillance accolé au rempart à l’origine, le « donjon » du château dit « fauconnerie » (effondré en 1921), et une tourette citée dès 1450 mais non localisée. A l’intérieur se trouvent un hôpital des pauvres, un bâtiment du poids, un puits (toujours visible), des fours seigneuriaux et de particuliers, une forge, une boucherie publique et une poissonnerie, des moulins à huile, ainsi que des habitations et échoppes, parfois remarquables par leurs fenêtres ornées, portes millésimées à la clé, ou niches et édicules sculptés (et blasonnés pour certains) abritant de traditionnelles images de saints aujourd’hui disparues. Longtemps, le bourg n’a été desservi que par cinq rues et autant de traverses, aéré par une seule place, celle du château, très tardivement complétée par celles du Soleil et de l’Etoile. Rassemblant environ 500 ou 600 âmes estimées vers 1450, 2000 jusqu’en 1914, Marignane a atteint 5500 habitants en 1954, grâce au développement des industries et de l’aéroport. En 1962, la ville en comptait 8500, pour atteindre une population de 34000 habitants aujourd’hui. Après une campagne de fouilles de sauvetage, le centre historique fait l’objet d’une importante réhabilitation et campagne de rénovation urbaine. S’y attendent les riches et nombreux témoignages d’un bourg que, déjà, des visiteurs de la Renaissance à la suite d’un cortège royal, qualifiaient en 1564 de « belle petite ville et château », et les premiers excursionnistes marseillais de « joli village » en 1875. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Croix de Marignane : un circuit à découvrir
Plusieurs croix et oratoires ont marqué le paysage urbain ou rural de Marignane, parmi lesquels un certain nombre subsiste encore. La croix du jubilé de 1769, érigée d’abord devant, a été déplacée sur le flanc de la chapelle Saint-Nicolas, aujourd’hui Saint-Joseph (rue du Souvenir-Français). Elle commémore le pèlerinage à Rome effectué cette année-là pour obtenir les indulgences plénières décrétées par le pape Clément XIV au tout début de son pontificat. De l’ensemble d’origine ne reste que le crucifix métallique aux extrémités chantournées, portant un Christ de facture classique ayant malheureusement perdu ses avant-bras. Le piédestal de pierre était, jusqu’au début du XXe siècle, plus élancé et ouvragé, remplacé par celui qu’on peut voir aujourd’hui, bien plus massif. En lisière de l’ancien bourg, sur l’ancien mail (actuelle avenue Jean-Jaurès) a été remise en place la croix dite des Missionnaires de Provence. Datée de 1846, elle commémore la mission des quatre compagnons d’Eugène de Mazenod venus à Marignane en 1816. En terroir rural sur la colline, la croix de 1712 située au carrefour du chemin du Collet Rouge et de l’ancien chemin de la Vierge, actuelle rue Jean-Louis-Calderon, semble ponctuer le parcours de l’ancestrale procession des Rogations. Bien qu’elle porte très visiblement la date de sa réalisation gravée sur le piédestal, on ne connaît rien de son histoire. Elle figure sur le cadastre napoléonien de 1818, probablement à son emplacement d’origine, comme aujourd’hui. Sculptée dans la pierre tout comme le cylindre qu’elle surmonte, elle se situait à proximité du tout premier couvent des pères Minimes implanté sur la pente du Collet Rouge et abandonné vers 1700 pour leur nouvelle résidence jouxtant le parc seigneurial. Une cavité creusée dans le piédestal pourrait avoir été destinée au dépôt de prémices agricoles, grains ou autres, dont la protection était demandée lors de la procession des Rogations au mois de mai. Celle-ci est attestée à Marignane depuis 1628 au moins, alors menée par les pénitents pour demander la pluie, et jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle. La tradition voulait que le cortège fasse halte et dévotions à chaque croix de la paroisse rencontrée sur le parcours. Le chemin de la Vierge, dont la croix de 1712 marque le début, conduisait ensuite aux croix du point culminant, celles des calvaires de 1533 et 1867 ponctuant l’éperon rocheux du Devens. Elles marquaient l’aboutissement du chemin des sept oratoires de 1541, et constituaient aussi très probablement le point ultime de la procession printanière des Rogations permettant d’immuniser tout le territoire par bénédiction aérienne. Plusieurs autres croix disparues ont jalonné l’histoire du paysage urbain marignanais, comme celle, érigée au Moyen Âge à immédiate proximité du portail de ville (maison commune dite beffroi, place Camille- Desmoulins), citée comme repère dans un document foncier de 1462. Elle a probablement donné son nom à l’auberge de la Croix Blanche, connue à l’entrée du bourg de Marignane (actuel Bar de la Cigale malheureusement incendié en 2017) du XVIe à la fin du XIXe siècle. Une croix de mission, dite du pont de la Cadière, datait d’avant 1730, année durant laquelle le conseil de communauté paya ses réparations. Elle existait encore en 1818, portée sur le cadastre napoléonien et située sur la placette au carrefour des actuelles avenue Jean-Jaurès et rue Puits-Madame. Enfin, une croix monumentale mais sommaire apparaît sur un ex-voto de 1861 (visible dans la chapelle Notre-Dame de Pitié) dépeignant un accident probablement survenu dans un trou de sable au bord d’un étang, de Bolmon ou de Berre. On ne sait si elle a réellement marqué le paysage littoral ou si elle a figuré, par l’image, la seule intention votive des commanditaires du tableau. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Murs peints de Marignane
Développé dans les années 1980, l’art muraliste s’est invité dans l’urbanisme de Marignane en divers points du centre-ville. Une déambulation permet d’y apprécier une palette de divers styles, sujets et choix artistiques, traditionnels, historiques, contemporains, colorés ou graphiques. L’identité et les spécificités marignanaises y sont ainsi déclinées à travers paysages provençaux, figures historiques locales ou hommages aux grands noms de l’aviation. Parmi les œuvres remarquables se succèdent une Emilie de Covet de Marignane à la fenêtre de l’hôtel particulier aixois d’où était descendu le sulfureux Mirabeau pour provoquer le scandale qui précipitait leur malheureux mariage (rue des Bruyères), une série de portraits des grands compositeurs (Beethoven, Bach, Mozart et Stravinsky) sertis dans de précieux cartouches ornés de guirlandes de fleurs. Ces clins d’œil historiques ponctuant la façade du Conservatoire de musique (7 rue de Verdun, signés du Marseillais Richard Campana), introduisent à la grande tradition du décor peint. « Le Jardin de Maïthé », œuvre de Pierre Carnavaggio, à l’angle de la rue Antoine de Saint-Exupéry et du Cours Mirabeau, renvoie, lui, pleinement aux grandes heures du trompe-l’œil architectural à l’italienne. Une grande composition due à l’artiste Armande couvre la paroi de l’immeuble au n°2 de la rue Saint-Exupéry en rendant un hommage bleuté à l’aviateur Jean Mermoz, et une récente création de 2010 très graphique met à l’honneur Henri Fabre dans son hydravion, immortalisé en plein vol sur la façade du groupe scolaire baptisé en sa mémoire. Au titre des œuvres disparues, Marignane conserve déjà le souvenir d’un patrimoine muraliste du XXe siècle, à travers un « Champ de lavandes » éclipsé par le nouveau square Frédéric Mistral, ou « Le Midi », vaste panorama inspiré des toiles de Vincent Van Gogh, recouvert d’une sobre fausse façade urbaine harmonisant désormais l’esplanade Laurens Deleuil. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Bouches-du-Rhône en Paysages - Marignane, au fil de l'eau
Les paysages des Bouches-du-Rhône sont l'un des attraits les plus forts du territoire. Le département a d'ailleurs reçu en 2014 le label national Département Fleuri cette marque d'un accueil de qualité récompense les actions en faveur d'une amélioration du cadre de vie pour tous. Pour découvrir ces paysages multiples, Bouches-du-Rhône Tourisme vous propose une sélection d'itinéraires de découverte. Tout au long de ces parcours, découvrez nos villes et villages, nos rues et nos ruelles : paysages connus ou pépites cachées, ils pourraient être ceux que nous empruntons quand nous voulons faire connaitre à nos amis nos site préférés. Marignane est d'abord connue pour son aéroport international et ses activités économiques aéronautiques. En général, on connait moins la très grande diversité des milieux naturels qui caractérisent son territoire. En effet, le promeneur peut sur quelques kilomètres passer d'une colline calcaire à affleurements géologiques à dinosaures, couronnée par un oppidum celto-ligure (la colline Notre-Dame-de-Piété aménagée en ZAPEF : Zone d'Accueil au Public en Forêt) à la plus grande lagune méditerranéenne d'Europe, l'étang de Berre, en suivant le fil de l'eau de son fleuve côtier, la Cadière, puis l'étang de Bolmon et les marais de la Palun. Ces différents milieux, secs ou humides, alternativement inondés ou exondés, plus ou moins salés, induisent une très grande diversité paysagère. Chacun de ces paysages est peuplé par des espèces animales et végétales caractéristiques, aboutissant au final à une vie sauvage particulièrement diversifiée. 1- Du parking du stade du Bolmon suivez le chemin de l'Estéou - cheminement pour piétons et cyclistes délimité par une petite barrière en bois (pas de balisage spécial sinon des balises rouges et jaunes du GR2013 que vous emprunterez sur une partie de l'itinéraire décrit). 2- Vous arrivez à la " pointe du ruisseau " : des bancs, des jeux d'enfants, une vue sur l'étang et au loin sur le lido du Jaï...un moment de contemplation ! 3- En continuant le chemin vous verrez sur votre droite le " Village des pêcheurs " : de nombreuses cabanes végétales, puis en dur, ont été édifiées au bord de l'étang du Bolmon jusque dans les années 50. Cabanes de pêcheurs, de chasseurs et de villégiature. 4- Suivez le chemin de l'Estéou sur votre gauche pour arriver au bord du "Canal du Rove". Aire d'observation des cygnes : de nombreuses informations vous seront données sur ces animaux familiers des lieux. De l'autre côté de la berge, vous pouvez voir la zone humide des Paluns. 5- Tournez à gauche pour longer le canal. Contournez sur votre gauche une propriété et revenez le long du canal. Le canal de Marseille au Rhône a été construit au début du XX ème siècle et a fonctionné jusqu'en 1963, date à laquelle a eu lieu l'éboulement du tunnel du Rove qui a rendu impossible la circulation des bateaux. Tournez 2 fois sur votre gauche pour arriver sur l'Avenue du Général de Gaulle. 6- Continuez sur la piste cyclable, en longeant l’Avenue du Général de Gaulle. 7- Au niveau du gymnase tournez à gauche, et prenez la " piste du Bief1 " pour suivre le sentier qui longe la rivière Cadière. 8- La rivière Cadière prend sa source à 14 km (l'Infernet). Vous y observez une ripisylve c'est-à-dire des arbres de bord de rivière. Au pont, à 100 m en rive droite en amont se trouve un superbe tilleul. A un tournant sur la gauche (direction pavillon cynégétique), prendre le chemin des "Cassaïres" (chasseurs), impasse non goudronnée de 200 mètres avec des cabanons et des bastides au bord de l’étang de Bolmon. 9- Continuez le long de la rivière et tournez à droite sur le chemin de l'Estéou pour rejoindre votre lieu de départ.
Focus sur la boutique de L'Office de Tourisme
...Ce sont des produits pour la plupart made in France : en exclusivité fabriqués spécialement pour l'Office de Tourisme et logotypés Marignane, mais aussi des objets de décoration, produits alimentaires, produits identitaires de la Provence. Ce sont des coups de cœur, de belles rencontres. C'est cette richesse, ces expériences que l'Office de Tourisme souhaite vous faire partager au travers de cette boutique. Un grand merci à tous nos partenaires avec qui nous prenons beaucoup de plaisir à concevoir avec eux des gammes de produits. Passez nous voir souvent car nous dénichons en permanence des objets pour vos cadeaux, mais aussi pour vous ! Toute l'équipe de l'Office de Tourisme de Marignane se fait une joie de vous accueillir, alors à très bientôt....
Villa Tiflis
La villa Tiflis fait partie des quatre villas bourgeoises marignanaises du XIXe siècle, mi hôtels particuliers, mi bastides. La villa Tiflis, aussi connue sous le nom de Monchablon a été bâtie dans les années 1880 sur un terrain détaché de l’ancien grand jardin seigneurial, indiqué au Moyen Âge comme pré du domaine. Elle donne de fait sur le prestigieux Cours Mirabeau, venu s’aligner le long du grand parc quand il a été ouvert sous le Second Empire. La bâtisse doit son nom et son existence au couple Marius-François Martin et Catherine Vincent, installés comme hôteliers à Tbilissi (Tiflis) en Géorgie, dans le sillage de la cour impériale de Nicolas II. Marius-François a, à ce titre, officié comme cuisinier, et probablement maître queux, du tsar. Fortune faite, lui et son épouse ont acquis le terrain en 1881 et fait élever la maison aux bons soins de son frère avant de revenir de Tbilissi pour y aménager. De plan quasi carré, elle limite sa hauteur à un étage noble, coiffé d’une toiture à quatre pans. Elle présente une entrée côté cour et une entrée latérale côté jardin, toutes deux au milieu d’une façade parfaitement rythmée de hautes fenêtres encadrées de simples moulures, d’une clé et de discrètes consoles. Le tout est solidement cantonné aux angles de chaînages harpés. Côté intime, donnant sur le jardin, le linteau de la porte arbore comme seul élément distinctif un cartouche richement orné autour du chiffre des fondateurs constitué des initiales entrelacées V et M. Des Vincent et Martin, la villa est passée entre les mains de leur fille mariée au maire de Marignane Joseph Cadenel, puis entre celles de leur nièce, alliée aux Dejean qui ont connu l’humiliation de la réquisition de la propriété familiale par la Kommandantur en 1943. Louée depuis aux médecins Monchablon, l’ancienne « Tiflis » a abrité un cabinet puis un centre d’imagerie médicale, avant son acquisition par la ville de Marignane en 2009. Le bâtiment a fait l’objet d’un réaménagement et d’une restauration orchestrés par l’architecte Nicolas Masson qui s’était illustré en 2006 aux côtés d’André Stern au château de la Buzine réhabilité en Maison des cinématographies de la Méditerranée, et en 2013 au légendaire cinéma théâtre de l’Eden de La Ciotat. A l’arrière de la bâtisse marignanaise, est ainsi venue se greffer une extension contemporaine marquant l’histoire ininterrompue de la villa. A l’intérieur sont intervenus le muséographe Jean-Louis Mylonas et la scénographe Catherine Marquet, alors que la mise en lumière extérieure du bâtiment, particulièrement travaillée au vu de son actuelle destination, a été confiée à l’agence LM5P. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Balade des familles
La balade des familles, un lieu de détente pour tous. Elle a été aménagée sur les rives de l'étang du Bolmon et les rives du canal du Rove. On peut ainsi se promener en toute tranquillité, faire du vélo (piste cyclable à 2 voies) sur des voies d'accès complètement repensées et réhabilitées. Deux espaces ont été créés, l'un avant le village des pêcheurs (ancien estuaire de la rivière Cadière), l'autre devant ce qu'on appelle l'aire des cygnes au bord du canal du Rove. Ils permettent un arrêt de contemplation devant l'étang ou un moment d'amusement pour les petits puisque des jeux d'enfants, totalement protégés y sont installés. La balade des familles intègre aujourd'hui la base des sports et des loisirs. 2 accès : un parking, avenue Edmond Rostand face aux tennis couvert du Bolmon, l'autre chemin de l'Esteou (canal du Rove), à proximité immédiate des la base des sports et des loisirs de l'Esteou, Vous pouvez télécharger sur le site de l'Office de Tourisme une fiche-circuit ainsi qu'un questionnaire ludique d'observation.
Boutique de l'Office de Tourisme de Marignane
Une gamme de produits qualitatifs, locaux et régionaux, vous sont proposés. Il y en a pour tous (hé oui, même pour les petits), et à tous les prix ! Des thèmes qui font que nous sommes en Provence, et à Marignane : - Le soleil : lavande présentée sous différents aspects (bougies, parfum, sachets, bonbons), cigales en céramique ou sur cartes postales humoristiques.... Et pourquoi pas cigales en tissu renfermant de la lavande ? Soyons fous ! - L'Art de Vivre en Provence : produits de bouche (vin, confitures,sels aromatisés et herbes aromatiques....), pics olives, dessous de plats, le savon de Marseille dans tous ses états. Vous trouverez aussi des produits logotypés Marignane comme la foutah (Création Le Pois Chic), des savons, des stylos et même des chocolats ! Mais aussi magnets, stickers électrostatiques pour nettoyer smartphones et tablettes, marque-pages, chiffounettes, cartes postales
Canal et Tunnel du Rove
Il s'en va serpentant, silencieux, ne faisant depuis bien longtemps plus guère de vagues, sauf celles de l'actualité. Il promène ses berges, calmes, de Marseille à l'étang de Berre et même au delà. Est-il encore, ce canal qui faisait enfin de Marseille un port fluvial relié au tumultueux Rhône, bien réel ? Voulu dès l'Antiquité, pensé au cours des siècles par Vauban, Napoléon ou l'ingénieur de Montricher, un canal de jonction par Arles avec le Rhône, était indispensable pour Marseille et son négoce. Cela lui ouvrait de grandes perspectives commerciales avec le Nord du pays, voire même l'Europe nordique. La Chambre de commerce, avec ténacité, allait « s'accrocher » à son projet. Les hommes politiques, tels les députés Jules Charles-Roux ou Bernard Cadenat le soutiendraient. Préparée en 1879, décidée par la loi en 1903, commencée à creuser en 1910, finie en 1925, ouverte officiellement par le président de la République Gaston Doumergue en 1927, cette voie mi-fluviale, mi-maritime rendait sa fierté à Marseille et à sa région. Elle fut pour les villages environnants, Gignac, Châteauneuf, Marignane, Martigues, Port-de-Bouc, Berre... une gigantesque entreprise pleine d'avenir : des conduites amenèrent l'eau potable au robinet, des écoles se créèrent, des industries se montèrent le long du canal... C'est Léon Chagnaud, sénateur de la Creuse et déjà entrepreneur réputé, qui décroche le marché de la construction du tunnel du Rove en 1909. Des milliers d'ouvriers vont s'activer dans des conditions fort pénibles. Les grèves, dures et militantes, les accidents, toujours terribles, les ouvriers étrangers indispensables, témoignent d'une respiration quotidienne des chantiers bien oubliée aujourd'hui. Germinal n'était pourtant pas loin ! Le creusement de la chaîne montagneuse de la Nerthe fut « pharaonique » : 7,2 km creusés en souterrain font du Tunnel du Rove le plus long du monde (toujours inscrit aujourd'hui dans le Guinness des Records). Du creusement on a extrait 2,5 millions de m3 de déblais ! La construction dura plus de 15 ans, interrompue seulement par les grèves mais pas même par la Première Guerre mondiale ! Soulignons que notre canal servira la propagande lorsqu'il sera cité comme exemple de la France qui travaille en même temps qu'elle combat à Verdun ! Le trafic en constante progression marque, par sa mutation, les transformations du port de Marseille. Les transports alimentaires des années 40-50 vont céder la place aux hydrocarbures. L'étang de Berre s'industrialise, le Canal de Marseille au Rhône y a sa part. L'effondrement de juin 1963, sous le tunnel, provoque la fin d'une belle et grande histoire : le trafic est interrompu, jamais les travaux ne déboucheront la voie obstruée. Le canal a fait son temps : l'heure est aux gros gabarits, au complexe de Fos-sur-Mer. Depuis cependant, des milliards on été débloqués pour assurer, par une confortation nécessaire à la construction, la sécurité de l'ouvrage et des villages, comme Le Rove ou Gignac situés à sa verticale. La portion marignanaise du souterrain se distingue encore par l’imposante tête nord dessinée par l’architecte Gaston Castel entre 1925 et 1927. Elle devait être ornée de statues confiées au sculpteur Antoine Sartorio selon un projet abandonné. Constituée d’une arche et de quatre pylônes massifs à chaînage, elle reprend en élévation la division des talus sillonnés de bermes, s’intégrant ainsi à ce nouveau paysage industriel. Source : Michel Méténier
Géocaching
Le géocaching est une activité de plein air qui allie jeu, découverte et balade. Retrouvez en famille, entre amis ou en solo les six caches proposées par l’Office de Tourisme de Marignane et tamponnez votre passeport. Prêt à relever le défi ? Alors rendez-vous à L’Office de Tourisme (Esplanade Laurens Deleuil - 04 42 31 12 97) où vous seront délivrés passeport et tutoriel du parfait geocacheur. L’aventure terminée, il vous sera remis, sur place, votre récompense, le fameux geowood !
Cercle de la Renaissance
Le Cercle de la Renaissance Tout indique ici la présence d’un lieu de spectacle et de culture. Le Cercle de Renaissance, toujours siège de l’association éponyme, occupe le numéro 84 de l’avenue Jean-Jaurès, en bordure de l’ancien mail. Côté faubourg, il marquait de sa présence un véritable quartier des loisirs sous la Seconde République, à l’instar des boulevards des capitales et des métropoles de la Belle Epoque. Daté de 1909 sur sa façade, il jouxtait en effet le cinéma Les Folies Marignanaises ouvert en 1910, ainsi que plusieurs cafés. Le bâtiment a été construit pour y abriter non seulement une association de solidarité créée dès 1901 (la première du département régie par la loi de cette année), mais également, parmi d’autres sociétés musicales, l’Harmonie marignanaise fondée en 1887, et la Renaissance créée en 1908. Au point d’orgue de la façade trône le portrait de son fondateur. Pierre Alexandre Agobal (1823-1913), connu comme riche propriétaire philanthrope, était un enfant de l’assistance publique, trouvé abandonné un jour de mai dans le tiroir de la porte de l’hospice d’Avignon, identifié par un billet au seul prénom d’ « Alexandre né le 4 may 1823 ». Bienfaiteur des familles marignanaises nécessiteuses pour les fêtes de Noël, mélomane lui-même, il a offert ce lieu à la promotion de la musique dont l’emblème de la lyre domine le bâtiment. Dès 1871 il en acquiert le terrain destiné à l’édification d’un bâtiment entrepris en 1907 et achevé en 1909 comme l’indique le cartel de façade. On y organise alors répétitions, cours d’éducation musicale, concerts, spectacles, banquets de mariage, patriotiques, républicains ou associatifs, réunions politiques. On y célèbre aussi annuellement et pompeusement la Sainte Cécile, patronne des musiciens, le 22 novembre. Le tout dans une salle courant tout en longueur derrière sa très harmonieuse façade. Visiblement conçue en adéquation avec l’appellation de sa principale hôte, elle adopte un style classique et épuré précisément inspiré de la Renaissance. Elle en combine les principaux éléments architecturaux, délicatement soulignés d’azur ou bleu céleste : de très sobres pilastres doriques au rez-de-chaussée, de hautes fenêtres à tableau derrière un théâtral balcon à garde-corps de ferronnerie néo classique, un fronton semi circulaire timbré de l’emblématique lyre. Plusieurs détails concentrés sur la console invitent à en attribuer l’exécution au maçon d’origine berroise Joseph Louis Marie Jauffret (1869 - avant 1934) installé à Marignane depuis son mariage en 1901 et probable bâtisseur des villas Camoin et Paradis. Le buste de Pierre Alexandre Agobal, placé sur cette console au trumeau de l’étage, rappelle la mémoire du fondateur. Probablement posthume d’après la plaque dédicatoire, il sort vraisemblablement de l’atelier du sculpteur Stanislas Clastrier (1857-1925), alors professeur à l’école des Beaux-Arts de Marseille, à qui on doit le monument à la mémoire d’Agobal (une sainte Cécile de marbre blanc sur fond d’or à l’origine, devant une imposante lyre en pierre de Cassis) posé entre février et mars 1914 sur sa tombe au cimetière Saint-Nicolas. Le Cercle de la Renaissance, fidèle à sa culture républicaine, conserve et expose un rare buste de Marianne datable des environs de 1878, coiffée d’un bonnet phrygien à étoile et vêtue d’un corsage orné d’une frise de grecques. C’est toujours sous ce patronage que se déroulent les manifestations culturelles et artistiques animant le lieu dans le même esprit originel. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Chapelle Notre-Dame de Pitié
Monument le plus élevé de Marignane, la chapelle Notre-Dame de Pitié domine la colline et son ancien domaine seigneurial boisé du Devens. Probablement érigée à la fin du XVe siècle par les laboureurs de ce quartier rural, on la connaît sous le nom de Notre-Dame du Devens, de Pitié ou du Mont Calvaire. Elle voisine en effet avec un calvaire portant la date de 1533 et sculpté par l’imagier Nicolas Petit de Pertuis. Le même maître a réalisé en 1541 les sept oratoires du chemin de croix qui y aboutissait, grâce au legs du riche laboureur Etienne Barron. Il reste de cet ensemble vandalisé en 1903 un relief conservé dans la chapelle. Ce sanctuaire a été entièrement refait en 1655-1656, selon ses dimensions d’origine, suite aux dispositions testamentaires d’un frère Minime. Le maçon aixois sollicité, Jean Honorat, a de plus conçu un délicat portail de style Louis XIII en pierre de la Couronne. A l’intérieur, le tableau du retable du maître autel, exécuté à Rome au Palais Farnèse, copie la Pietà d’Annibal Carrache. Il a récemment fait l’objet d’une attribution à Pierre Mignard, en transit à Marseille précisément quand s’achève la chapelle, et d’une remise en place après 130 ans d’absence. Sa vingtaine d’ex-voto peints entre le XVIIe et le XXe siècle occupe désormais une grande vitrine dédiée, adoptant une disposition à la fois esthétique et pédagogique. La plupart des donateurs en ont été identifiés, tout comme les mains de trois générations de peintres martégaux à l’œuvre sur ces petits tableaux. L’ensemble fait face à une autre vitrine déployant dons, ornements et portraits historiques, à côté d’une toile exécutée au Vatican d’après la Vierge à l’Enfant de Sassoferrato, offerte par les descendants d’un traducteur au Saint-Siège. L’édifice jouxte un ermitage, aujourd’hui maison du gardien, fondé en 1606 à la demande d’un diacre de Mane et aménagé en 1643 à partir d’un ancien four à chaux. Une cloche datant de 1835, déposée de l’église paroissiale, y accueille le visiteur. Destination d’une procession attestée depuis les années 1650, la chapelle conserve encore la statue datable de cette période toujours mise à l’honneur durant les fêtes de Notre-Dame du 8 septembre, un évènement traditionnel encore commémoré comme point d’orgue des fêtes provençales. L’édifice accueille aussi annuellement une crèche grandeur nature de mi décembre à mi janvier, et sert de cadre aux célébrations de la chandeleur marquées par une crèche blanche et la bénédiction des navettes. La Chapelle est désormais ouverte à la visite chaque premier dimanche du mois 14 à 18 heures. Toutes ces manifestations sont organisées par l’association des Amis de Marignane et de la Provence qui a entrepris la restauration et le sauvetage du sanctuaire dans les années 1960. Elle a coordonné son réaménagement intérieur en 2013, dans le cadre de la dernière campagne de restauration initiée par la Ville de Marignane. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Croix des missionnaires de Provence
Comme de nombreuses communes du département, Marignane garde trace des missions initiées par Eugène de Mazenod au tout début de la Restauration. Issu d’une famille de la noblesse provençale exilée à Nice sous la Révolution, il était entré dans les ordres, d’abord à Paris, notamment à Saint-Sulpice, avant un retour définitif en Provence en 1813, après le Concordat. Installé à Aix, avant sa tardive nomination en 1837 à la tête de l’évêché de Marseille, il conçut un apostolat tourné vers une ré évangélisation des populations rurales, pauvres, et jeunes, en s’appuyant sur la langue provençale. Rejoint par quelques prêtres vicaires, il créa l’œuvre des Missionnaires de Provence, rassemblant neuf membres fondateurs. Elle sera rebaptisée Oblats de Marie Immaculée en 1826, à la suite d’une fondation languedocienne à Nîmes. Leur première mission s’est déroulée à Grans à partir du 24 février 1816, suivie de celle de Marignane. Celle-ci couvre la période du 17 novembre au 15 décembre 1816, relatée en détail dans le Journal de Mazenod publié en 1995 seulement par les Oblats. Elle a été mise en œuvre par quatre compagnons de Mazenod, les pères Deblieu, Mie, Maunier et Tempier, accueillis par les paroissiens à la chapelle Saint-Nicolas. Ils effectuent à Marignane de nombreuses visites et rencontrent une population en grande partie décrite comme déchristianisée, plusieurs anecdotes s’arrêtant sur des situations de concubinages, de séparations, ou de handicap laissé pour compte. Prêches, sermons en chaire et conférences à l’église, confessions, assemblée des femmes dans la chapelle des pénitents, vont ainsi se succéder. Une spectaculaire procession nus pieds et corde au cou dans les rues souillées du bourg, le 24 novembre 1816, reprend la tradition des pénitents dont les missionnaires empruntent d’ailleurs la grande croix. C’est tout naturellement que la commémoration de cette mission sera marquée par la plantation d’une croix, d’abord et semble-t-il, sur l’ancien mail dit Cours Saint-Nicolas (actuelle avenue Jean-Jaurès) à proximité de la chapelle des pénitents. Elle figure sur le cadastre napoléonien de 1818 et se trouve citée dans la Statistique du préfet de Villeneuve en 1824 (sans jamais toutefois être identifiée comme celle de la mission de 1816). Elle aurait ainsi marqué sous la Restauration cette extrémité de la promenade arborée sur laquelle l’église paroissiale va finalement s’ouvrir en 1826. Tout un pan de son histoire a disparu avec les archives de cette période. Il semble qu’un remplacement de la croix originelle, peut-être en bois, soit daté par le millésime de 1846 ajouré sur le cartel timbrant celle qu’on voit aujourd’hui. Il est fort probable que les pénitents, reconstitués en 1843, en soient les instigateurs. Croix de bois (?)… Croix de fer, celle-ci procède d’un travail de ferronnerie délicatement dentelée, surmontant un piédestal pyramidal tronqué de fine pierre calcaire animé par quelques denticules. L’ensemble a fait l’objet d’un premier déplacement dans rue Guynemer, avant de retrouver, en 2021, son emplacement supposé originel, grâce à l’association des Amis de Marignane et de la Provence, en partenariat avec la Ville de Marignane. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
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L'hôtel est idéalement situé : à seulement 400 m de l'aéroport. Ibis budget Marignane aéroport est le point de départ idéal pour partir à la découverte de la cité phocéenne et de ses environs. Mais avant, profitez des bienfaits d'un petit déjeuner gourmand servi en buffet et à volonté à partir de 4 heures du matin, à prix malin ! L'établissement possède un espace repas branché.
Ibis Marseille Marignane Technopole
Que ce soit pour un séjour d’affaires ou de loisirs, l’hôtel vous surprendra par ses espaces lumineux, ses chambres spacieuses et sa situation idéale entre l’aéroport, Marseille, Aix en Provence et la Côte Bleue. Restaurants partenaires à 20 mètres.
Oppidum de Notre-Dame de Pitié
A partir du IVe siècle avant J.C, un village perché fortifié (oppidum) a été fondé par une population celto-ligure (les Tricorii ?) aux confins du domaine des Grecs de Marseille (Massalia). Mis à jour dans les années 1960 grâce aux fouilles des frères marignanais Octave et Aimé Sicard, le site a révélé à travers diverses campagnes, notamment menées par Louis Gantès, l’existence d’une agglomération de l’Âge du fer au point le plus élevé de la commune. Ce premier village marignanais s’est développé sur le promontoire de la chapelle de Notre-Dame, mais aussi sur toute la crête ouest, couvrant ainsi plusieurs hectares. Cet habitat a été déserté au début du IIe siècle avant J.-C. Il se compose de diverses unités d'habitation regroupées en trois îlots représentant quatre phases d'occupation. L'ensemble est ceint d'un rempart flanqué de tours et desservi par une voie charretière. Le mobilier archéologique comprend surtout des restes de céramique, notamment pseudo attique, d’amphores massaliètes, de vaisselle à vernis noir du Latium (délicats bols à motifs de dauphins ou de fleurons de l’atelier des Petites estampilles), de vases modelés indigènes. On y compte aussi une meule en basalte. Ces témoignages de la vie quotidienne issus des fouilles, sont visibles au musée Albert Reynaud. L'oppidum et la totalité des vestiges archéologiques de Notre-Dame de Pitié ont été classés monuments historiques par arrêté du 28 avril 2004. Les fouilles ont été en grande partie recouvertes, mais une signalétique permet d’en percevoir les principaux repères. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Monument aux morts
Cette œuvre dédiée aux Marignanais morts pour la Patrie et la République, a vu le jour sur le cours Mirabeau, le 5 septembre 1920, face à l'entrée de la mairie, après quelques vicissitudes. En effet, lors d'une séance du conseil municipal du 2 mars 1919, le maire Felix Roux et son conseil, vexés par l'initiative d'un comité patriotique indépendant visant à faire ériger un monument aux morts sans l'approbation des élus, ont décidé de voter une subvention de 1500 francs pour financer les travaux de réalisation et reprendre ainsi le contrôle des opérations. Finalement, dans un esprit de réconciliation, le maire, son conseil et le fameux comité ont uni leurs forces et le monument est devenu réalité après deux ans d'efforts. Il a été confié aux sculpteurs Alexandre Magherini et Jacques Martin, lauréats de l’école des Beaux-Arts de Marseille en 1903. Les deux élèves d’Emile Aldebert s’étaient en effet associés après la guerre de 1914-1918 pour la réalisation de nombreux monuments aux morts, comme ceux de Saint-Barnabé, La Valentine ou Les Olives à Marseille. L'inauguration s’est faite à Marignane en présence d'une jeune orpheline de guerre de quatorze ans, Juliette Desbant, dont le père Emmanuel Desbant avait été tué à Sénones, sur le front des Vosges le 7 novembre 1916. L'adolescente a déposé un message commémoratif scellé au cœur du monument. On a fait graver les noms des soixante-six victimes tombées au champ d'honneur entre 1914 et 1918. En 1950, l'œuvre a été déplacée sur l'esplanade, face à l'actuelle mairie, puis transférée en 2014 sur la place du 11 Novembre. L'ensemble de quatre mètres cinquante de hauteur est conçu à la manière d'un « obélisque à la victoire » comportant, sur la face arrière le drapeau national, sur la partie supérieure au premier plan le médaillon du Poilu casqué, encadré par quatre faisceaux de licteurs, emblèmes de l’unité de la Nation. Sous le médaillon et sur les quatre pans figurent les noms des tués de la guerre de 1914-1918 (puis des guerres successives) que vient honorer et commémorer une allégorie de la Ville de Marignane couronnée de créneaux et s’appuyant sur un écu timbré du blason communal. Source : Jacques Marc Bonatti, archiviste municipal - 2020
Pavillon cynégétique - Cabane camarguaise
Le pavillon cynégétique, petit bâtiment présente toutes les caractéristiques d’une architecture camarguaise. Il occupe un écrin de verdure en bordure de l’étang de Bolmon, blotti sous les frênes. Situé sur le bien nommé chemin Lou Cassaïre (« le chasseur »), il abrite le siège de l’association de chasse créée en 1929 et rebaptisée Groupe Cynégétique Marignanais en 1988. Peu de temps auparavant, en 1986, la construction du pavillon a été entamée par la commune, sur un site profondément modifié à partir de 1975 par l’aménagement du complexe sportif du Bolmon. La vocation patrimoniale de l’édifice s’exprime à travers le choix d’une architecture lacustre inspirée d’exemples camarguais. Le pavillon rappelle ainsi la présence de très nombreuses cabanes de roseaux dits « siagne » qui ponctuaient tout le littoral de l’étang. Il se substitue en quelque sorte à la fameuse « Macreuse », grand hangar de bois attesté depuis 1872 au moins, point de ralliement de la traditionnelle battue aux macreuses, décrite, elle, depuis 1782. Elle se situait à quelques centaines de mètres, dans l’angle sud-est de l’étang, entre la pointe du ruisseau et l’anse de l’ancien Estéou protégée par le récif rocheux aujourd’hui englouti sous la digue qui isole le plan d’eau dévolu aux activités nautiques. C’est d’ailleurs de cette digue, accessible aux promeneurs, que l’on apprécie visuellement dans son intégralité le site et le pavillon lui-même. Bâti en dur et enduit, il adopte un plan oblong terminé par une abside semi-circulaire au nord ou côté mistral, afin d’en réduire la prise au vent. Sa traditionnelle toiture de roseaux a été protégée par un faîtage de ciment et de tuiles. A proximité se dresse le petit observatoire ornithologique destiné à la veille des espèces patrimoniales peuplant l’étang. Le Groupe Cynégétique Marignanais, qui en est chargé, compte aujourd’hui près de trois cents adhérents. Il participe à de nombreuses actions d’entretien et de conservation d’espaces naturels et d’espèces menacée, tout en assurant des interventions pédagogiques. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Portail neuf
Place de la République, l’arche du Portail neuf surplombe une des plus récentes portes du bourg ancien. Erigé en 1607, il est venu compléter un dispositif d’ouvertures du rempart comptant jusqu’à cette date le Portail de ville au sud (assise de la maison commune), la porte fausse à l’est (disparue), la poterne de la rue de la Cité (détruite en 1920 mais dont on perçoit des restes), enfin la brèche dite des vendanges à l’ouest (obturée par la chapelle des pénitents en 1609-1610). Le Portail neuf a été offert à la communauté par Jean-Baptiste Ier de Covet, contre la cession de l’ancienne porte fausse pour agrandir son château, ainsi qu’un important prêt d’argent. Il a de plus, par cette construction, dédommagé les habitants du quartier incommodés par la stagnation des eaux provoquée par le comblement du fossé nord et l’acquisition des jardins qui le bordaient pour reculer la limite de la propriété seigneuriale. Le Portail neuf a été bâti à l’emplacement d’une maison de particuliers, les Barron, alors en indivision. Il a permis l’ouverture du bourg sur une petite esplanade (aujourd’hui place de la République), alors qualifiée de « Pradin » ou « Pradeau de la seigneurie ». Jean-Baptiste de Covet en a confié le terrassement et la construction au maçon Jean Davin, originaire de Signes et installé à Trets où le baron possédait son premier château. L’artisan avait déjà, de 1603 à 1605, intégralement restauré celui de Marignane acquis en piteux état. Il a conservé les restes d’arc de la maison originelle, toujours visibles à gauche du portail, et lancé une arche de pierre de taille peut-être garnie de créneaux à l’origine, en tout cas stipulés dans le contrat. La pose de gonds indique que de lourds battants de bois fermaient cette porte notamment la nuit. Ce portail marque le début des aménagements modernes du bourg, désormais loin d’un lieu de retranchement, qui se traverse de part en part. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Église Saint-Laurent Imbert
Rattachée à la paroisse de Marignane et Saint-Victoret, elle est implantée au quartier des Fontinelles au bord de l’étang de Bolmon. L’église Saint-Laurent Imbert est de construction récente, inaugurée en 1995, offrant les caractéristiques d’une architecture moderne. Sa toiture déploie ses pans en éventail autour d’un campanile hexagonal où tinte un carillon de huit cloches de tailles différentes. Un vaste parvis accueille fidèles et visiteurs sous un auvent triangulaire qui invite à pénétrer dans un espace lumineux, sobre et harmonieusement proportionné. Le sanctuaire jouxte un cloître où loge le prêtre, un parcours entre les deux permettant de narrer la vie du titulaire le long des vitres. L’édifice est consacré à Monseigneur Laurent Joseph Marius Imbert, né à Marignane le 23 mars 1796, dans la ferme de Bricard. Evêque de Capse en Corée, il a été martyrisé à Sai-Nam-Hte pour préserver la vie des chrétiens du pays. Avec ses compagnons Pierre Maubant et Jacques Chastan, il s’est livré aux mains des soldats et tous ont été mis à mort, décapités à coups de sabre. Martyr à l’âge de 43 ans, il a été béatifié en 1925 et canonisé en 1984. Un délicat relief incrusté dans le crépi présente un portrait de lui dès le parvis. A l’intérieur, un vitrail contemporain met en image sa mission en Corée à travers une scène enrobée d’un paysage asiatique évoqué par touches lumineuses. Dans le chœur se déploie une vaste peinture panoramique évoquant et juxtaposant les lieux de sa lointaine vie, dont une très reconnaissable vue de la baie d’Halong. Devant et de dos, saint Laurent Imbert, les bras ouverts, embrasse l’Orient et l’Occident. L'association diocésaine d'Aix, en partenariat avec les Missions Etrangères de Paris, a édité en 2013 l’ouvrage de Françoise Buzelin « Marignane à Séoul, le voyage sans retour » consacré à la vie de Monseigneur Imbert (en vente à l'Office de tourisme de Marignane au prix de 22 euros). Le 180e anniversaire du martyre de saint Laurent Imbert a été célébré en septembre 2019 à Marignane et à Calas en partenariat avec le diocèse d'Aix et Arles, marqué par la venue d'une importante délégation de Corée. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Couvent des Révérends Pères Minimes
La présence à Marignane de l’ordre mendiant d’obédience franciscaine des Minimes reste liée à celle des Covet. Barons de Marignane et de Bormes où avait vécu le fondateur de l’ordre saint François de Paule, ils y avaient donné leur château aux religieux (toujours connu comme « couvent des Minimes »), par la suite appelés à Marignane. Une première communauté est venue s’y installer en 1648, sur les pentes du Collet Rouge, envoyant un des leurs tenir l’ermitage de Notre-Dame à peu de distance. Entre 1693 et 1701 leur a été bâti et octroyé un nouveau couvent à l’extrémité du parc seigneurial (peut-être à l’emplacement d’une ancienne léproserie médiévale), avec chapelle consacrée à sainte Marie-Madeleine. Bâtiment classique marqué par un fronton denticulé regardant vers le château et une coupole surmontant la cage d’escalier, il a abrité la vie de la communauté jusqu’à la Révolution. Les pères Minimes ont ainsi converti leur maison en hôpital de quarantaine pendant la grande peste de 1720, organisé les convois funèbres et les sépultures de marque (comme celle de Joseph de Covet en 1752), rassemblé une riche bibliothèque inventoriée en 1792, et œuvré dans certaines spécialités agricoles. On appréciait leurs marcs de raisins et leurs feuilles de mûriers vendues aux sériciculteurs. Un certain raffinement entourait la vie d’un couvent orné de peintures murales sur la coupole, dont quelques traces ont été conservées sous les peintures actuelles. Il reste de son mobilier un beau bénitier de marbre présenté au musée Albert Reynaud, et surtout la grande toile de saint François de Paule en prière, déposée d’un autel latéral de la chapelle du couvent et appendue dans le chœur de l’église paroissiale. Très inspiré du chef-d’œuvre de Charles Mellin peint au XVIIe siècle pour l’infirmerie des Minimes de la Trinité des Monts à Rome, le tableau date des environs de 1700 et paraît attribuable à un peintre marseillais. Vendu comme bien national à la Révolution, le couvent est devenu propriété privée, de laquelle une remarquable collection a été vendue aux enchères en 1939. S’y trouvaient deux uniques vues peintes sur toile au XVIIIe siècle, celle du château et du bourg de Marignane, et celle du parc, œuvres non localisées mais toujours recherchées. Aujourd’hui maison des associations, il ne se visite pas, peu d’éléments patrimoniaux étant visibles. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
Base des loisirs de l'Esteou
La base des sports et des loisirs de l'Esteou s'étend sur une parcelle de 6,6 hectares au bord du canal du Rove et de l'étang de Bolmon avec deux ambiances différentes qui s'appuient sur la topographie des lieux : - Un espace naturel protégé et aménagé situé à proximité du rivage de l'étang de Bolmon. L'espace de tranquillité met en valeur le caractère naturel de l'étang, avec un belvédère sur le promontoire existant et un cheminement de promenade paysager. Les espèces végétales caractéristiques méditerrannéenes des zones humides sont mises en valeur. - Une zone en espace de loisirs et d'animation (le plus grand skate-park de France et le plus technique d’Europe (3000m2) et de nombreuses pistes pour le skate-board, le roller, le BMX, le VTT… et des jeux pour enfants. C'est un lieu pacifié dans un environnement naturel de qualité qui a pour objectif de faciliter la rencontre entre plusieurs publics. La Ville retrouve son passé où des activités de chasse et de pêche avaient lieu. A noter plus spécifiquement : - un belvédère de 200 m2 qui permet d'admirer le panorama à 360 degrés sur l'étang de Bolmon, le cordon dunaire du Jaï et les collines environnantes, - des cheminements avec panneaux d'information sur la géographie, la flore, la faune, l’histoire… - une promenade (platelage de bois) en surplomb du canal du Rove avec explication sur la Petite Camargue de Marignane se trouvant sur la rive opposée, - et une aire de contemplation des cygnes.
Quartier du Jaï
Lido des Marignanais et Châteauneuvais, le Jaï est un long et étroit cordon littoral, sablo-limoneux qui sépare l'étang du Bolmon et celui de Berre, et dont les extrémités viennent épouser, à l'est les pistes de l'aéroport et à l'ouest le quartier de La Palunette à Châteauneuf-lès-Martigues. Cette formation est-elle le fruit du travail de la nature ou bien le résultat de l'action de l'homme ? Ou les deux à la fois ? Nul ne le sait vraiment. On y a ramassé, jusqu'à la seconde guerre mondiale le varech (algues et fucus) destiné aux litières, comme isolants ou encore comme engrais. Asperges et raisins précoces poussaient sur ces rivages ensoleillés. Mais c’est surtout ses bourdigues ou petits canaux reliant les deux étangs qui ont contribué à la richesse marignanaise. Attestées dès le XIe siècle, on sait qu’il en existait une à l’ « Angle » de l’étang de Bolmon, abandonnée et probablement ensablée au début du XVe siècle. En 1448 a été ouverte la grande bourdigue, encore visible, qui a fait l’objet de projets de prolongation et d’empierrement sous Louise de Savoie en 1530. Une maison du bourdigalier maçonnée en 1613 par Claude et Jeannet Arvel pour Jean-Baptiste Ier de Covet (dont on voit les ruines) est venue remplacer une cabane décrite dans les années 1520. Au XVIe siècle apparaît le Môle ou « cargadou », qui accueillait des navires marchands venant du chenal de Caronte avec leurs produits finis, mais aussi nombre de matériaux bruts extraits des carrières du pourtour de l’étang pour bâtir et embellir les monuments du bourg. En sens inverse était exporté le vin marignanais qui partait par la haute mer vers l’étranger. Restauré au XVIIIe siècle, il a été réaménagé en port de pêche en 1900, agrandi en 1939, mais restant le plus petit de France au bord du plus grand étang d’Europe. L’activité industrielle a gagné le Jaï au XIXe siècle, notamment à travers deux fabriques, l’une de soude (les restes du four ont subsisté), dont la production alimentait les savonneries, l’autre de teinture rouge de garance, dont on voit encore les bassins. Au XXe siècle y ont émergé les équipements sportifs et de loisirs, rassemblés dans la structure nautique. Actuellement désaffectée, elle a été conçue par les architectes Auguste dit Ello et Yves Castel, fils et petit-fils de Gaston, fondateur d’une agence qui a donné les plans d’une vingtaine de bâtiments à Marignane. Aujourd'hui le Jaï est encore un refuge pour les oiseaux migrateurs. La pêche y trouve un renouveau certain. Il accueille aussi les amateurs de glisse, les promeneurs et les baigneurs (la plage du Jaï est labellisé Pavillon Bleu depuis 2016 et Tourisme et Handicap depuis 2020). Il est enfin un lieu d'animation en été. Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021