Que faire à Langres ?
891 lieux à découvrir
Magasin à poudre de Brevoines
Magasin de second échelon construit, sous roc, vers 1890 à l'Ouest de la ville de Langres. Propriété privée, accès au site strictement interdit. Pour une visite virtuelle, nous vous proposons la consultation des visuels de notre photothèque.
Tour Rouge et porte des Auges
Aujourd'hui simple avancée sur le rempart, la Tour rouge (à droite) a été bâtie au milieu du XIVe siècle, lors de l'intégration des faubourgs sud dans l'enceinte urbaine. Justifiées par les débuts de la guerre de Cent Ans, ces nouvelles fortifications donnèrent à Langres ses limites définitives jusqu'au milieu du XXe siècle. De plan carré, elle était initialement équipée d'embrasures et coiffée d'une toiture. Le parement d'origine à bossages confère à cette tour la teinte ocre qui lui a probablement valu son nom Elle a été comblée suite aux transformations apportées aux remparts au milieu du XIXe siècle. De cette époque date la porte des Auges qui s'ouvrait sur les fortifications reliant la ville ancienne à la nouvelle citadelle construite au sud de 1842 à 1860. Une dame – tourelle pleine placée sur le faîte du mur – interdisait le cheminement de l'ennemi sur l'enceinte. A la fin des années 1960, la construction du Foyer des Jeunes Travailleurs fut l'occasion de fouilles archéologiques au cours desquelles un quartier artisanal gallo-romain fut découvert. Plus loin, on aperçoit les quartiers construits à la fin des années 1950 afin d'accueillir les employés des usines nouvellement construites dans la vallée de la Marne.
Tour Virot
Cette tour est à la jonction entre l'enceinte urbaine et celle du faubourg de Sous-Murs. Construite – ou largement remaniée – durant la décennie 1470, elle protégeait la porte Henri-IV, qui assure la communication entre la ville et le faubourg. Contrairement à la tour Saint-Ferjeux contemporaine, sa conception ne semble pas avoir bénéficié d'apports techniques extérieurs à Langres. Ainsi, ses ouvertures de feu ont été maladroitement exécutées et son rayon d'action était limité. A l'origine, une toiture recouverte de pierres plates – des laves – protégeait sa terrasse. Pour la petite histoire : Ces ouvrages étaient originellement pourvus d'une iconographie soignée et clairement référentielle : armes du roi, de la ville, de l'évêque ou du gouverneur de la province. La tour Virot ne faisait pas exception : en novembre 1481, 193 feuilles d'or, une demi-once (environ 15 grammes) de poudre d'azur fin sont achetées pour décorer les écussons du roi et de la ville ainsi que les deux bannières placés sur cet ouvrage. Ces fournitures spécifiques sont demandées à Jehan Thibault, « prètre chappellin en l'église de Langres » qui exécuta lui-même ces travaux de décoration. Hormis quelques ouvrages importants (tour de Navarre, tour Saint-Ferjeux), et en l'absence de dénomination officielle, la plupart des tours avaient plusieurs noms. L'actuelle tour Virot s'est ainsi appelée : tour neuve de Sous-Murs, tour de Baudricourt en de Tour de la Dizaine.
Tour du Petit Sault ou du Marché
Cette tour d'artillerie en forme de U et aux flancs allongés était destinée à contrôler l'angle nord-ouest de l'enceinte et la route de Paris passant à ses pieds. Dotée d'énormes embrasures et de murs dont l'épaisseur atteint sept mètres, ses dispositions intérieures épousent la déclivité du terrain. Les deux salles aux voûtes puissantes sont reliées entre elles par un escalier monumental et supportent une vaste terrasse d'artillerie. Les parements extérieurs décorés de bossages et équipés de gargouilles viennent rehausser le relief et l'accroche esthétique de la tour. Profitant des travaux occasionnés par la construction d'un tel édifice, la Chambre de Ville obtint le creusement d'un puits public initialement pourvu d'une margelle. Naturellement défendue par des pentes abruptes, cette partie de l'enceinte ne requérait pas une telle surabondance de moyens. Composition particulièrement habile, impressionnante et surdimensionnée, cet ouvrage met en scène la vocation militaire de Langres au début du XVIe siècle. Pour la petite histoire : Le 1er août 1589, un affrontement opposa un corps d'armée royale (700 cavaliers et 1 000 fantassins) à une armée ligueuse de plus de 7 000 hommes. Après un violent accrochage d'une heure et demie et malgré leur supériorité numérique, les Ligueurs durent battre en retraite et abandonner l'espoir d'assiéger la ville restée fidèle au roi. Lors des épidémies de peste, les malades étaient le plus souvent conduits hors de la cité : beaucoup trouvaient refuge à Brevoines, au lieu-dit Saint-Sauveur, dans des cabanes de fortune incendiées après leur décès.
Fort des Fourches
Etudié simultanément avec les forts de la Bonnelle, de Peigney, de la Marnotte, de Brevoines et de Buzon, la construction du fort n'est resté qu'en projet. Durant la guerre de 1870-71, des terrassements y on été réalisés, constituant une place pour l'artillerie et une succession de fossées protecteurs. Propriété privée, accès au site strictement interdit. Pour une visite virtuelle, nous vous proposons la consultation des visuels de notre photothèque.
Maison de Didier-Pierre Diderot
Située en bordure de la place Jeanne-Mance, au numéro 5, la maison de Didier-Pierre Diderot (frère cadet du philosophe) est une demeure canoniale construite, au coeur de ce quartier initialement réservé aux clercs. Le 7 janvier 1767, Didier-Pierre devient chanoine de la cathédrale et achète une maison dans le quartier. Le bâtiment est à cette époque beaucoup plus important, la plupart des dépendances ont aujourd'hui disparu ou ont été intégrées à d'autres parcelles. Il s'agissait à l'origine d'un hôtel particulier, construit entre cour et jardin, séparé de la rue par un portail et un mur de clôture. Une inscription latine : Cum Bona Spe « avec bon espoir » surmonte la porte d'entrée. Les échanges de Didier-Pierre avec son frère Denis sont conflictuels, les deux frères ayant des point de vues radicalement opposés, notamment sur la religion. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
Maison à pan de bois
De nombreuses maisons langroises ont hérité de l'époque médiévale leur faible largeur sur rue, leur grand nombre de niveaux ainsi que leur usage à la fois artisanal et résidentiel. Dans un souci de modernité, la plupart des façades sur rue ont été remaniées aux siècles suivants. Avec son ossature à pans de bois, celle-ci fait exception. Les différentes fonctions sont clairement superposées : les deux niveaux de caves permettaient le stockage, le rez-de-chaussée en pierre servait d'atelier ou d'échoppe d'artisan, les étages en encorbellement étaient réservés à l'habitation. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
Ancienne église Saint-Amâtre
La présence d'un prieuré et d'un hôpital est attestée en ce lieu dès le IXe siècle. Au XIIIe siècle, l'église devint paroissiale et desservit le quartier sud-est de la ville. Au XIVe siècle, les confréries des tisseurs de laine et des tailleurs de pierre s'installèrent à Saint-Amâtre, témoignant ainsi du caractère artisanal de ce quartier. Désaffecté à la Révolution, ce monument qui accueille actuellement l'hôtel du Cheval Blanc conserve quelques traces de son ancienne destination : fenêtres en plein-cintre, pilastres cannelés, gargouilles...
Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul de Corlée
Eglise paroissiale dont le choeur paraît dater du XIIe siècle Une pierre commémorative encastrée dans le mur sud et datée du 2 octobre 1729 rappelle la réfection des contreforts : "posé par M. François Mollevant prestre curé de Corlée de 2 octobre 1729". La nef semble avoir été bâtie pendant la campagne de restauration du choeur ; les bancs de la nefs étant datés de 1733. La tour du clocher dut être élevée quelques décennies plus tard car le mécanisme de l'horloge date de 1758 et la cloche de 1780. Par ailleurs, le décor mural peint dans le choeur est signé Lopez en 1951.
L'escargot de Buzon
SITE FERME JUSQU'A NOUVEL ORDRE EN RAISON DE LA DANGEROSITE LIEE AUX CHUTES DE BRANCHES OU D'ARBRES (Dangerosité occasionnées par la chalarose du frêne et les attaques de scolytes). On trouve dans le sud Haut marnais (de la Côte d'Or à la Haute-Saône), une quinzaine d'édicules en pierre sèche appelés communément « Escargots ». Issus de la tradition des «labyrinthes-buttes » plus anciens, les « Escargots » sont en forme de cône tronqué et supportent à leur périphérie des terrasses successives, ou plus généralement un chemin en spirale allant de la base au sommet. Ces « Escargots » sont apparus après la Révolution dans les jardins anglais de la région, au même titre et pour le même usage que les fabriques de jardin alors très en vogue. Ils se développeront dans le sud de la Haute-Marne pendant tout le XIXè siècle parallèlement à la mode des jardins anglais, avant de disparaître avec eux au début du siècle suivant, laissant progressivement la place à la mode des parcs paysagers, dans la région de Langres comme partout ailleurs. But de promenade à l'occasion de manifestations champêtres (religieuses ou profanes), les « Escargots » sont des ornements originaux du patrimoine vernaculaire du Pays de Langres, qui témoignent des goûts et des divertissements paysagers en usage à l'époque romantique. Ludiques ou fonctionnels, les « Escargots » possèdent tous un sommet formant belvédère qui pouvait-être l'occasion des vues originales.
Les portes de Langres
Les Portes de la cité sont au nombre de sept. De la plus ancienne (la Porte Romaine) à la plus récente (la Porte des Terreaux : 1855), elles offrent une panoplie architecturale et esthétique variée. - Les Portes de l'Hôtel de Ville et de Longe-Porte conservent intact leur corps de garde du XVIIe s. La barbacane de la porte « Longe-Porte » disposée en saillie par rapport aux remparts, permettait un contrôle renforcé de l’accès à la ville de Langres. - La Porte des Moulins (1647) est la plus majestueuse ; entrée prestigieuse, symbolise à travers son décor les ambitions militaires de Langres - La Porte Henri IV (1604) garde le souvenir de ses ponts-levis. - La Porte Boulière transformée au début du XXe siècle est encore défendue par la Tour Saint-Didier (XVe s.). Seule communication avec l'extérieur, ces portes restent encore le passage obligé pour aller au centre ville. Dès le Moyen-Âge, l'échevinage décora les portes d'une statue de la Vierge afin d'obtenir protection, paix et sécurité.
Maison aux anneaux
Cette demeure est un bon exemple de l'habitation médiévale à usages mixtes, dévolue à l'habitation comme au travail. Signe de modestie, la pierre de taille est réservée aux éléments d'encadrement, tandis que le remplissage est constitué de moellons crépis. Les éléments de décor sont rares : linteaux en accolade et niche agrémentée d'un motif végétal.|Au second étage, les deux anneaux en pierre ont pu être utilisés comme supports pour des barres de bois, destinées au séchage des étoffes. Cela est d'autant plus plausible qu'à l'époque où cette maison fut créée, le quartier était occupé par des tisserands et quelques teinturiers. Pas de visite : site privée visible uniquement de l'extérieur.
Statue de Jeanne Mance
Jeanne Mance, née le 12 novembre 1606, représente un personnage exceptionnel du XVIIème siècle. Deuxième d'une famille de douze enfants, elle se dévoue pour suppléer son père disparu en 1630 et sa mère en 1632. La maison familiale se situe au 11 rue Barbier d'Aucourt (à l'époque rue de l'Homme sauvage). Pendant ses années langroises, elle se dévoue à ses compatriotes pour faire face à la guerre (de Trente Ans), à la peste (5 500 victimes à Langres et aux alentours), à la misère. Au contact des Jésuites de la cité et des nouvelles des premiers missionnaires français en Amérique, elle part de sa ville natale en 1640, pour répondre à un appel à la mission. Après quelques mois à Paris, elle embarque à la Rochelle en mai 1641 avec une cinquantaine de compagnons. Finalement, l'expédition débarque sur une île déserte du Saint-Laurent, Montréal, le 17 mai 1642 : Ville-Marie - premier nom de la cité devenue Montréal - est fondée. Soignante et intendante, bras droit du gouverneur Paul Chomedey de Maisonneuve, elle déploie ses talents au service des Français et des Amérindiens, sans distinction. Elle fera trois traversées de l'Atlantique pour apporter des secours à la petite cité menacée. Esprit "libre", elle a toujours repoussé l’idée d’intégrer un ordre religieux. Jeanne Mance, assistée de son amie Marguerite Bourgeoys, décède le 18 juin 1673 à l'Hôtel-Dieu où elle sera enterrée, après avoir remis son hôpital aux hospitalières de Saint-Joseph. Jeanne Mance est la seule des pionniers de Montréal à être enterrée sur cette terre. Seul "homme" de la colonie lors des nombreuses absences du gouverneur, elle reste un modèle pour les cercles féministes contemporains d’Amérique du Nord. La statue, oeuvre du sculpteur Jean Cardot, à été érigée devant la Cathédrale le 5 mai 1968. A cet endroit se trouvait autrefois l'église St Pierre-St paul, dans laquelle Jeanne a été baptisée le 12 novembre 1606. Le 17 mai 2012, la Ville de Montréal a reconnu officiellement Jeanne Mance comme cofondatrice de la cité. En novembre 2014 le Vatican a reconnu les "vertus héroïques" de Jeanne Mance en la proclamant Vénérable. L’association Langres - Montréal Centre Culturel Jeanne Mance L’association, avec le comité Montréal-Langres, a été à l’initiative de l’érection de la statue de Jeanne Mance le 5 mai 1968. Elle assure la promotion de l'œuvre de Jeanne Mance, le développement des relations et des échanges culturels, touristiques, sportifs et économiques entre le Pays de Langres et Montréal, le Québec, le Canada, ainsi que la promotion de la Francophonie. Elle organise des spectacles, conférences, publications, voyages, festivals, échanges, colloques… Elle participe activement à la Fédération France-Québec.
Ancien Hôpital Saint-Laurent
En 1201, le chapitre affecte une de ses maisons au soin et à l'accueil des pauvres et des malades : il fonde l'hôpital Saint-Mammès (devenu plus tard Saint-Laurent). Ce fut le premier bâtiment de ce type dans la ville. Il fut entièrement reconstruit de 1769 à 1775 afin d'augmenter sa capacité à 22 lits. Visible depuis le square Henryot, l'accès à sa chapelle s'effectuait par un escalier à deux montées, dont la porte, aujourd'hui murée, est surmontée d'une niche. Décorée par Antoine Besançon, elle est habitée par une statue de Saint-Laurent (1711). Réservé en principe aux habitants des terres du chapitre ainsi qu'aux langrois, cet hôpital accueillait également beaucoup de militaires. A la Révolution, sa gestion fut retirée aux chanoines et confiée aux hospices civils de la ville. Depuis 1957, le bâtiment est occupé par les services des impôts.
Ancien chemin de fer à crémaillère
En 1858, la création d'une ligne de chemin de fer entre Paris et Mulhouse permit à Langres de disposer d'une gare. Mais la topographie des lieux obligea celle-ci à s'installer en contrebas de la ville, dans la vallée de la Marne. Il fallut attendre près de trente ans pour que soit créé un chemin de fer à crémaillère, reliant la gare à la ville. Premier train de ce type en France, la Crémaillère de Langres s'élevait de 132 mètres au long de ses 1447 mètres de voie ; la pente pouvait atteindre 17 % au niveau du viaduc. D'abord à vapeur, la locomotive assurait le trajet des deux ou trois wagons en 10 minutes. La ligne fut électrifiée en 1935 et une automotrice (conservée sur le site) remplaça les anciennes voitures. Le développement de la cité vers le sud, des équipements vieillissants et déficitaires condamnèrent définitivement la Crémaillère qui cessa de fonctionner en février 1971. Extérieur en accès libre toute l'année.
Ancien séminaire
Ce vaste bâtiment abritait les 74 chambres destinées aux futurs prêtres du diocèse, le temps de leur instruction. Implanté sur une parcelle courant jusqu'au chemin de ronde, ce logis ouvrait sur un vaste jardin. Sa façade sur rue s'anime d'un avant-corps central, à l'origine flanqué d'un passage qui, enjambant la rue, reliait le bâtiment à la chapelle. Comme en témoigne encore une partie de la façade, des lucarnes, sommées de frontons triangulaires, interrompaient la corniche à intervalles réguliers.
Chapelle de Chardonville de Langres
Au XIXe siècle, au dessus de Brevoines et Buzon, le Séminaire de Langres possédait plusieurs terrains en bordure du coteau sur près de deux kilomètres. Les élèves des différents établissements y venaient régulièrement en sortie le mercredi afin de s'adonner à des occupations ludiques, construisant selon la technique de « la pierre sèche » les escargots, les amphithéâtres ainsi que la curieuse « chapelle de Chardonville ». Cette insolite et étrange construction, évoquant les bories de Haute-Provence, est située sur le méplat du plateau de Buzon, dominant ainsi la vallée de la Bonnelle. Plusieurs dénominations lui sont attribuées : chapelle Saint-Michel, cabane Médard ou temple des lépreux.
Cloître de la Cathédrale
Situé au coeur de l'ancien quartier canonial, le cloître témoigne de l'importance du chapitre. Cette communauté de chanoines élisant l'évêque constituait une seigneurie collective riche et influente. Initialement constitué de quatre galeries entourant un jardin, c'était un lieu clos dévolu au recueillement voire à l'inhumation des chanoines. Les galeries gothiques étaient voûtées sur croisées d'ogives et décorées de chapiteaux à crochets ou à feuillages. Les baies donnant sur le jardin étaient équipées de remplages encore visibles au début du XIXe siècle. L'étage de la galerie sud était occupé par le grenier à dîme ; celui de la galerie est (reconstruit en 1748) par la bibliothèque du chapitre. A la Révolution, deux des quatre galeries ont été détruites ; après avoir changé plusieurs fois de destination, il accueillit une école primaire jusqu'en 1980. Suite à d'importants travaux de restauration, la bibliothèque municipale Marcel Arland s'y installa en 1987. Depuis 1991, la cour est l'écrin d'une oeuvre contemporaine due à François Bouillon : « Y d'If ». Tel un reliquaire d'un autre temps, le puits central renferme un morceau d'if en forme de « Y » ; cette lettre où convergent trois directions peut symboliser la Trinité ou la pureté. La spirale évoquant l'infini est ponctuée de « Y » en nombre croissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne du centre.
Fort de Buzon
Etudié simultanément avec les forts de la Bonnelle, de Peigney, de la Marnotte, des Fourches et de Brevoines, la construction du fort n'est resté qu'en projet. Durant la guerre de 1870-71, des terrassements y on été réalisés, constituant une place pour l'artillerie et une succession de fossées protecteurs. Il était prévu à l'origine pour 230 hommes. Propriété privée, accès au site strictement interdit. Pour une visite virtuelle, nous vous proposons la consultation des visuels de notre photothèque.
Le Neveu de Rameau - Banc à selfie
Oeuvre du sculpteur Michel Boussard, offerte à la ville de Langres, "Le Neveu de Rameau", fameux personnage du philosophe Denis Diderot occupe un banc propice à la réalisation de vos selfies.
Maison natale de Denis Diderot
Denis Diderot naquit ici en 1713, au numéro 9 de la place qui porte aujourd'hui son nom. Issu d'une famille de couteliers, il étudia au collège des Jésuites tout proche, avant de partir à Paris dès l'âge de quinze ans. Auteur éclectique et prolixe, il va s'aventurer dans tous les genres : philosophie, roman, théâtre, critique d'art. Fustigeant l'intolérance et rejetant l'autorité de la morale traditionnelle, il luttera - avec d'autres - pour le triomphe de la Raison et l'universalité du bonheur humain. Son oeuvre magistrale et étonnamment moderne demeure l'Encyclopédie. Diderot sera, avec d'Alembert, le maître d'oeuvre acharné durant plus de deux décennies de ce monument du savoir humain. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
Porte Longe-Porte
Jusqu'au milieu du XIXe siècle les vestiges d'un arc gallo-romain marquant la limite nord de la ville étaient encore visibles. Devenu une porte après avoir été englobé dans les fortifications à la fin du IIIe siècle, cet ouvrage doit son nom, soit à sa longueur, soit à un roi légendaire dénommé Longo dont l'effigie se trouvait sur une console, côté ville. Vers 1538, une barbacane fut aménagée en avant de la porte afin d'interdire une attaque frontale et de déployer des pièces d'artillerie destinées à flanquer l'enceinte nord. Conçu comme une sorte de sas en forme de chicane, cet ouvrage disposait d'une première porte équipée d'un pont-levis. Un nouveau corps de garde compléta ce dispositif en 1619. En 1851, le Génie militaire supprima tout vestige antique, abaissa le parapet de la barbacane, et installa un nouveau pont-levis dont les rouages sont encore visibles. Pour la petite histoire : Le 29 mars 1597, la porte Longe-Porte est murée en prévision de troubles ; elle ne sera démurée qu'un an plus tard à la demande des habitants du quartier ! On peut encore voir sur la façade du corps de garde les traces de trois écussons martelés à la Révolution et représentant les armes du roi, de la ville et du gouverneur de Champagne.
Porte des Moulins
Cette porte doit son nom aux anciens moulins qui se trouvaient à l'extérieur des fortifications afin de profiter du vent (le « bel'air » qui a donné son nom à la place). Elle fait partie des fortifications bastionnées construites entre 1642 et 1647 au sud de l'enceinte urbaine. Le décor guerrier évoque le dénouement victorieux qui s'annonçait alors pour la France, engagée dans la guerre de Trente Ans face à l'Espagne. Trophées d'armes, casques empanachés et ennemis enchaînés font de cette porte un monument à la gloire des victoires de la royauté, une sorte de porte triomphale évoquant les lointains arcs de triomphe romains. Martelées à la Révolution, les armoiries du souverain étaient d'ailleurs placées au centre du fronton. Initialement dotée d'une porte charretière encadrée de deux accès piétons, elle fut transformée en 1855 par le Génie militaire, qui y substitua deux passages charretiers et supprima les ponts-levis. Ancienne porte des Moulins (entrée rue Diderot) Détruite Porte principale de l'enceinte sud construite au milieu du XIVe siècle, la porte dite « du Moulin-à-Vent » exista jusqu'à sa démolition en 1857. Trois siècles durant, elle coexista avec l'actuelle porte des Moulins bâtie plus au sud en 1647. Sous la forme d'une tour quadrangulaire équipée d'une ouverture en arc brisé et d'un corps de garde, elle ouvrait sur l'ancien cardo maximus de la cité gallo-romaine (actuelle rue Diderot). Cet axe nord-sud constitue depuis cette époque l'axe majeur de Langres. Elle est principalement bordée de demeures du XVIIe et du XVIIIe siècle, le plus souvent dotées d'aménagements commerciaux en rez-de-chaussée.
Porte des Terreaux ou Porte Neuve
La construction de cette porte est due au Génie qui souhaitait éviter aux convois militaires la traversée du centre-ville. A cet effet, un boulevard de contournement – actuel boulevard De-Lattre – fut aménagé jusqu'à la porte des Moulins. Cette porte à double issue comportait un double pont-levis permettant le franchissement du fossé. De type « à la Poncelet », du nom de son inventeur, il manoeuvrait une lourde chaîne à maillons constituant le contrepoids. En relevant le tablier du pont, une longueur croissante de chaîne reposait au fond de la fosse et équilibrait ainsi les poids. Une partie de ces aménagements est encore visible. Le couronnement de mâchicoulis ajoute une note néo-médiévale à cet ouvrage.
Tour Piquante
Cette dénomination insolite est due à la forme polygonale de ce bastion, le premier à avoir été construit à Langres. Conçu en pleine guerre de Religion à la place d'une tour médiévale, cet ouvrage est novateur ; les tours d'artillerie – telle la tour Saint-Ferjeux – sont dorénavant trop coûteuses en regard de leur efficacité. Vers 1530, des ingénieurs italiens inventent des ouvrages pentagonaux qui, remplis de terre, sont plus économiques et mieux à même d'amortir le choc des boulets. En l'absence de salles voûtées devenues trop fragiles face à l'artillerie, les canons sont désormais concentrés à l'air libre, au sommet des ouvrages terrassés. En 1850, le Génie militaire restaura l'échauguette permettant de surveiller la base de l'ouvrage. Pour la petite histoire : En 1698, alors que les frontières ont reculé et que les dangers extérieurs ont pratiquement disparu, la Ville accorde à Jean Noblot l'autorisation d'utiliser l'échauguette pour entreposer ses outils de cordier (fabriquant de corde). Il lui est permis on outre de filer ses cordes depuis la tour piquante jusqu'à l'actuel emplacement de la crémaillère.
Visite avec un guide agréé par le Ministère de la Culture
Langres, les richesses d'une cité : Découvrez les secrets de Langres, ville d’Art et d’Histoire, sous la conduite d'un guide agréé. Cette ville qui fut siège du peuple Lingon, place forte royale, cité épiscopale et place forte de 1ère catégorie, conserve de son passé prestigieux un patrimoine bâtit hors du commun. |Grâce au guide, les monuments emblématiques se dévoilent, avec le chemin de ronde et son panorama sur les vallées environnantes, la rue Diderot, les anciens couvents et hôtels particuliers, la Place Diderot, la Maison Renaissance, la cathédrale et le quartier canonial, les passages couverts, la Tour de Navarre inaugurée en 1521 par François 1er... |Visite de 2h.
Ancien messe des officiers - Cercle militaire
Fontaine Saint-Didier
C'est la plus proche du centre historique. Située à proximité de l'antique decumanus maximus (axe est-ouest de la ville gallo-romaine), cette source tenait sans doute une place d'importance permettant aux hommes et aux animaux de se rafraîchir après avoir gravi les pentes du plateau. A cette époque, un arc (l'actuel arc gallo-romain tout proche) marquait l'accès dans la cité, la limite sacrée entre ville et campagne. Cette position stratégique s'est d'ailleurs prolongée après la mise en place de la porte du Marché (actuelle porte de l'Hôtel-de-Ville) durant le haut moyen-âge. L'utilisation de cette porte, notamment par les marchands, rendait la présence de la fontaine Saint-Didier indispensable. La fontaine actuelle date du XVIIIe siècle. Elle se compose d'un mur en pierre de taille masquant deux salles voûtées constituant des bassins de captage. De là, l'eau s'écoule par un robinet anthropomorphe en bronze vers un abreuvoir où pouvaient se désaltérer les animaux. Enfin, l'eau s'écoulait vers un pédiluve situé au nord. Ce vaste espace pavé permettait en particulier aux chevaux de se délasser les tendons échauffés par les efforts fournis pour monter jusqu'à Langres. La statuette conservée dans la niche représente saint Mammès*, le saint patron du diocèse de Langres. On le représente souvent accompagné d'un lion et tenant ses entrailles dans sa main, symbole de son supplice. Cette statue a probablement remplacé la statue d'origine qui devait représenter saint Didier*, plus en relation avec le nom de la fontaine. La légende de la fontaine Saint-Didier :|On raconte qu'aux premiers temps de la chrétienté, les Langrois ayant Didier comme évêque, durent affronter les premières invasions mettant à mal l'Empire romain déclinant. Un jour, on annonça l'approche des Vandales, conduits par leur chef Chrocus. Didier prit la tête des défenseurs afin de résister aux terribles guerriers venus de l'Est. Quelques jours après, la cité fortifiée fut entièrement assiégée. Les assauts Vandales contre la ville se succédèrent. Sans succès. Les Langrois tinrent bon jusqu'au jour où, affaiblis et de moins en moins nombreux, ils durent se résoudre à ne plus tenir longtemps. Didier proposa alors un accord à Chrocus : celui d'échanger sa vie contre celle des habitants. Semblant accepter ce marché, le chef Vandale fit trancher la tête de l'évêque par son bourreau. Mais il ne résista pas longtemps à la tentation des richesses de Langres. Sitôt l'évêque décapité et en dépit de sa promesse, il ordonna à ses hommes de prendre et de piller la cité. Alors que les Vandales s'apprêtaient à fondre sur la ville, un miracle s'accomplit : le corps de Didier s'anima, se releva, ramassa sa tête, remonta sur son cheval et rentra dans sa ville. Effrayés, les Vandales s'enfuirent sur son passage et le bourreau, devenu fou, se fracassa la tête contre l'une des portes de la ville, désormais murée (peut-être l'arc gallo-romain situé à proximité de cette fontaine). Didier vint s'éteindre au coeur de sa cité, là où une chapelle fut élevée en son honneur. Elle est intégrée au musée d'art et d'histoire.
Fort de Brevoines
Etudié simultanément avec les forts de la Bonnelle, de Peigney, de la Marnotte, des Fourches et de Buzon, la construction du fort n'est resté qu'en projet. Durant la guerre de 1870-71, des terrassements y on été réalisés, constituant une place pour l'artillerie et une succession de fossées protecteurs. Propriété privée, accès au site strictement interdit. Pour une visite virtuelle, nous vous proposons la consultation des visuels de notre photothèque.
Heurtoirs et portes particulières de Langres
Les portes des demeures anciennes sont ornées d’élégants « heurtoirs » ou « marteaux de porte » aux formes variées, vague, anneau, triangle... Fixé sur la porte d’entrée, côté rue, et à hauteur d'homme, le heurtoir permettait d’annoncer sa présence. Il suffisait de soulever la partie mobile et de la laisser retomber sur le bois de la porte ou sur une autre partie métallique souvent en forme de tête de clou. Le bruit discret et sourd signalait au propriétaire votre visite. Flânez dans le vieux Langres et ouvrez l’oeil ! Certains heurtoirs sont magnifiquement décorés. Rue Gambetta et rue Derrière-la-Loge, une tête de lion en bois sculptée retient dans sa gueule le heurtoir, quand d’autres s’agrémentent de dentelle de ferronnerie...
Porte Boulière
Créée au début du XIIIe siècle, lors de la première extension de l'enceinte fortifiée vers le sud, cette porte s'est vue protégée d'une barbacane triangulaire au XVIe siècle. S'appuyant sur la tour Saint-Didier et imposant une entrée en chicane, celle-ci était pourvue d'un corps de garde et d'une échauguette d'angle. Sa porte monumentale était ornée d'une statue allégorique personnifiant la ville de Langres sous les traits d'une jeune femme armée. Originellement dénommée « porte bovelière », cet accès semble devoir sa dénomination au passage des animaux qui gagnaient la rue du même nom puis celle de la Boucherie, où ils étaient abattus et dépecés. Transformée en 1854, la barbacane fuit définitivement détruite en 1906 afin de faciliter l'accès à la porte des Terreaux toute proche. Pour la petite histoire : L'étage supérieur de la tour Saint-Didier abritait l'auditoire (le tribunal) des Capitaines à Masse ; ces quatre notables élus par les Langrois avaient à juger des délits commis sur le chemin de ronde et étaient également chargés de faire appliquer les mesures de sécurité. Le signe distinctif de leur charge était une petite masse argentée. En 1411, « par force ravines de pluies », les conduits d'évacuation furent bouchés et la porte bloquée au-dessus de la serrure par de la boue ; trois hommes mirent une journée pour la dégager.< Dans la nuit du 7 au 8 juin 1639, près du rempart entre « Saint Didier et Marché », trois pauvres enfants abrités sous une roche « furent attaqués et dévorés par les loups ».
Porte de l'Hôtel de Ville ou du Marché
Cette porte située sur un éperon rocheux paraît consécutive à la fermeture de l'arc gallo-romain tout proche mais présentant de moindres dispositions défensives. Cette modification probablement opérée durant le haut Moyen-Age permis de mieux contrôler le chemin d'accès situé désormais au pied de l'enceinte. Comme la plupart des autres portes langroises, la porte de l'Hôtel de Ville fut renforcée d'une barbacane au XVIe siècle. Construit en 1620, le corps de garde s'appuie sur de massives consoles du côté extérieur. Egalement à usage d'octroi, il témoigne de l'activité commerçante qui animait cette partie de la ville. Sitôt cette porte franchie, on accédait directement au marché aux porcs et au marché aux blés – actuelles places de l'Hôtel-de-Ville et de Verdun. La porte intérieure fut agrandie au milieu du XVIIIe siècle. La barbacane et son pont-levis furent restaurés un siècle plus tard par le Génie militaire. Pour la petite histoire : Le chemin de ronde passant au-dessus de la porte possède un parapet haut et pourvu de meurtrières ; le Génie qui l'a restauré a voulu ainsi conserver la trace de l'ancien parapet qui, jusqu'au début du XIXe siècle, équipait la totalité des courtines. Le chemin de ronde était également protégé d'une galerie couverte ceinturant les 3 500 mètres de fortifications et qui permettait aux gardes d'effectuer leurs rondes dans des conditions acceptables. Dans la nuit du 19 au 20 août 1591, les Lorrains tentèrent de prendre la ville par surprise en faisant sauter la porte du Marché à l'aide d'un pétard (petit canon et charge de poudre). Mais les Langrois veillaient et ils déjouèrent cette tentative en faisant feu sur l'ennemi qui ne put allumer le pétard et dut se retirer en désordre. Le pétard resta sur place et fut ramené dans la ville comme trophée ; le danger avait été réel et Langres l'avait échappé belle ; de ce fait, chaque année (le 20 août), une procession commémora cet évènement jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Cellier des Chanoines
Le cellier des chanoines est une cave située sous la maison à l'angle de la rue Claude Gillot et de la place Jean Duvet. Ce vaste quadrilatère de 18 mètres sur 9 mètres est couvert par deux longues voûtes en berceau reposant sur des piliers cruciformes. Les chanoines de la cathédrale y stockaient le vin issu de leurs vignes. Les revenus tirés de sa vente et de celle du blé faisaient prospérer leur communauté. A l'extérieur, une charmante échauguette agrémentée d'un coquin personnage surveille le passant...
Corps de garde de l'évêché
Jusqu'à la Révolution, les remparts de Langres ont sans cesse fait l'objet d'une surveillance armée assurée par les habitants eux-mêmes. Chaque langrois âgé d'au moins 15 ans était enrôlé au sein de milices de quartier assurant une garde quotidienne. Afin de s'abriter et se réchauffer durant leurs rondes, les factionnaires disposaient de corps de garde souvent pourvus d'une cheminée. En encorbellement par rapport au rempart, ils pouvaient également surveiller la base et les accès immédiats de celui-ci. Face à l'ancien palais épiscopal, ce corps de garde palliait quelque peu à l'absence d'ouvrages de flanquement dans cette partie de l'enceinte.
Hôpital de la Charité
En 1638, en réaction aux épidémies de peste, l'évêque Sébastien Zamet institue la confrérie de la Charité, chargée de secourir les « pauvres malades ». La jeune institution se voit confier la gestion d'un hôpital aménagé dans plusieurs maisons regroupées déjà à cet endroit. L'incendie de 1770 permet de concevoir un nouveau bâtiment plus fonctionnel. Etabli suivant les plans de Nicolas Durand, architecte de la généralité de Champagne, le nouvel hôpital est formé de deux pavillons reliés à une chapelle centrale par deux ailes. Ces dernières abritaient les salles réservées aux malades. Les pavillons latéraux étaient équipés d'une salle pour les convalescents, d'une pharmacie et d'une salle d'opération. Le tout allie symétrie et monumentalité autour d'une avant-cour formant jardin clos. Bâtiment central de la composition, la chapelle en rotonde présente un décor néo-classique de grande qualité. oeuvre du sculpteur langrois Antoine Besançon, le décor sculpté souligne la vocation des lieux. La Charité accueille les orphelins au fronton de la chapelle, tandis que les piliers encadrant le portail représentent la Médecine (prise du pouls) et la Chirurgie (opération de la cataracte).
Petit Evêché
La construction de cet hôtel particulier est due à François de Clermont-Tonnerre, évêque de Langres de 1695 à 1724. Résidence privée et plus intime que le vieux et imposant palais épiscopal installé entre la cathédrale et les remparts Est, ce « petit évêché » fut adopté par tous les prélats langrois durant le XVIIIe siècle. Il est constitué de deux logis que dessert un escalier monumental sur le côté gauche. A l'arrière, ses terrasses aménagées en jardin offrent un panorama unique sur la vallée de la Marne.
Puits de la place Minot
Les puits, très coûteux à réaliser en raison de l’épaisseur de la couche calcaire, permettaient d’atteindre les nappes phréatiques. Ils étaient essentiellement l’apanage de l’administration communale qui se chargeait de leur percement et de leur entretien régulier. On comptait 17 puits publics en 1648 répartis sur l’ensemble du territoire de la cité. Deux d’entre eux ont été creusés en même temps que la construction des tours de Navarre et d’Orval et de la tour du Petit-Sault, au début du XVIe siècle. Les sommes importantes engagées dans la construction de tels ouvrages permettaient aussi de financer ces équipements publics à moindre coût.
Visite de Langres avec le guide touristique
Constitué de 80 pages, le guide de Langres est d’un format pratique et agrémenté de nombreuses illustrations et documents. Il vous suivra tout au long de votre déambulation et vous permettra de découvrir les principaux monument de la ville de Langres.
Amphithéâtre de Brevoines
Au XIXe siècle, au dessus de Brevoines et Buzon, le Séminaire de Langres possédait plusieurs terrains en bordure du coteau sur près de deux kilomètres. Les élèves des différents établissements y venaient régulièrement en sortie le mercredi afin de s'adonner à des occupations ludiques, construisant selon la technique de « la pierre sèche » les escargots, les amphithéâtres ainsi que la curieuse « chapelle de Chardonville ».
Fontaine de la Grenouille
Cet ensemble de verdure et d'eau a été aménagé dès le milieu du XVIIe siècle. C'est l'époque à laquelle Langres commence à voir s'éloigner les frontières et les menaces afférentes. Elle aspire à sortir de ses fortifications afin d'en aménager les abords selon des formes plus riantes que les sempiternels fossés, glacis ou chemin couvert.|En 1657, la Chambre de Ville entreprit la plantation d'une vaste allée bordée d'arbres (des « tillotz » : tilleuls) constituant la promenade menant à la fontaine Blanche. Malmenés par les laboureurs indélicats et les moutons avides de jeunes pousses, ils durent être remplacés au cours des années suivantes. Entre 1733 et 1736, des contre-allées furent plantées afin d'élargir la promenade. Elle devint rapidement la promenade favorite des Langrois qui appréciaient ses ombrages rafraîchissants, ses vues sur la vallée de la Bonnelle et l'enchantement final de sa fontaine. Désormais trait d'union vert entre la ville ancienne, les « quartiers neufs » et la citadelle, le parti de cette promenade reste original ; elle est trop étirée pour être un parc, trop touffue pour être « à la française » et trop linéaire pour être « à l'anglaise ». En 1976, les tilleuls séculaires furent renouvelés et remplacés par de nouvelles plantations. Mais cette promenade est inséparable de sa fontaine qui lui a donné son nom. Il semble bien qu'elles furent réalisées en même temps : la construction de la « grotte » (l'édicule abritant la source) et des deux bassins supérieurs en terrasse pourrait elle aussi dater de 1657. En 1678, l'échevinage décida de réaliser « un bassin avec un jet d'eau en la fontaine Blanche, au-dessous du dernier ». La disposition des trois bassins successifs à flanc de pente que l'on peut encore voir date donc de la fin du XVIIe siècle. C'est celle que Denis Diderot a connu et qui lui procure sa profonde singularité. En 1755 et 1758, l'architecte Claude Forgeot et le sculpteur Clément Jayet collaborèrent pour donner à cette fontaine l'esthétique qu'elle a conservée. La grotte fut entièrement reconstruite, ornée de « rocaille » et de statues (dont la fameuse grenouille en bronze donnant son nom à la fontaine). Elle fut surmontée d'une inscription latine (due au chanoine Claude Jandin) célébrant les récents travaux d'embellissement et faisant référence au projet (non réalisé) d'adduction d'eau de cette fontaine vers la ville intra-muros (« Aux Lingons. Je suis la nymphe qui, tout essoufflée, me suis échappée avec peine de votre montagne pour qu'une urne à votre portée vous donnât mes eaux vives. Je serai toujours reconnaissante de l'honneur que vous venez de me faire, parce que, resplendissante, j'élève fièrement ma tête entre toutes les Naïades. Je suis pourtant paysanne, mais si les dieux secondent mes voeux, je serai citadine et la ville entière sera vivifiée par mes eaux. 1755 »). Les bassins, terrasses et escaliers furent également restaurés. A l'époque, contrairement à aujourd'hui, un seul accès menait à cette fontaine. Depuis l'allée de Blanchefontaine qui se poursuivait jusqu'à l'arrière de la grotte, on descendait jusqu'à celle-ci par le somptueux escalier en pierre la contournant. L'effet ainsi produit devait être saisissant ; on découvrait au dernier moment l'enchaînement successif des terrasses où même le bruit de l'eau semblait avoir été délicatement étudié en fonction des bassins (ruissellements, cascades, jets...) ! Dans ses lettres à Sophie Volland, Denis Diderot, l'enfant du pays, décrit le plaisir qu'il éprouve à se promener à Blanchefontaine, d'où il peut admirer « le plus beau paysage du monde »... Elle est classée parmi les Monuments Historiques depuis 1906.
Fontaine des trois Rois
Cette fontaine située plein est, au sommet de la côte des Trois Rois desservait le quartier de Louot, particulièrement propice au maraîchage en raison de son orientation (les premiers rayons diminuant l'effet des gelées). A l'instar de la fontaine Saint-Didier, elle possède un abreuvoir accolé d'un pédiluve permettant aux chevaux de se détendre après avoir gravi la pente particulièrement raide. Ce « gué » a entièrement conservé son pavage d'origine et son mur de clôture en pierre de taille.
Fontaine du Trou
Elle est attestée depuis le XVIIe siècle. Plus éloignée que la plupart des autres fontaines possédant un caractère pratique, elle n'a pas la même place dans les usages locaux. Les travaux de 1826 (la date est inscrite sur la voûte) aménagent un conduit voûté captant l'eau afin de l'acheminer vers un bassin arrondi aujourd'hui disparu. De là, elle alimente un lavoir à un seul bassin originellement couvert d'une toiture. La construction de la citadelle au milieu du XIXe siècle et de la gare de Langres-Bonnelle à la fin du siècle va redonner un nouveau destin à cette fontaine. Située désormais à égale distance entre les deux lieux, elle sera durant plusieurs décennies fréquentée par les soldats de la garnison qui y trouveront une possibilité d'y laver leur linge plus bucolique qu'à l'intérieur de l'austère forteresse !
Fontaines aux Fées
Située sur le flanc Ouest du plateau, à une centaine de mètres au pied de la tour Navarre, la fontaine aux fées est fréquentée depuis l'époque gallo-romaine. Lors de fouilles en 1855, on trouva à proximité divers vestiges antiques (débris de mosaïques, fresques, monnaies gauloises et romaines) ainsi qu'un autel conservé aujourd'hui au musée de Langres. Sur celui-ci figurent trois femmes représentant les trois déesses mères auxquelles la source était dédiée. Ces divinités protectrices et bienfaisantes venaient en aide aux hommes et les accompagnaient dans leur passage vers le royaume des morts. Lors de la christianisation, ce culte païen fut remplacé : les fées détrônèrent les déesses mères et devinrent tentatrices et malfaisantes.* Discrète et modeste, cette fontaine est constituée d'un conduit voûté formant captage et fermé par une grille ; de là, l'eau s'écoule délicatement dans en petit bassin rectangulaire avant de s'écouler en direction de la Bonnelle. Elle est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1925. La légende de la fontaine aux fées : On raconte qu'il y a bien longtemps, un jeune pâtre prénommé Mandola vivait dans la vallée de la Bonnelle. Ses origines italiennes et son goût pour la solitude en faisaient un personnage un peu atypique dans le vallon verdoyant. Sur les hauteurs de Buzon, hameau de cette même vallée, vivait une belle jeune fille du nom de Cécile. Cette fille d'un riche paysan arrivait à un âge où l'attente de l'amour pousse à la rêverie. En se croisant et se rencontrant régulièrement, les deux jeunes gens finirent par se rapprocher jusqu'à devenir indispensable l'un à l'autre. Leurs sentiments étaient tellement forts qu'on parla bientôt de mariage et qu'une date fut fixée. La veille de ce grand événement, Mandola, tout à son bonheur, décida de se promener seul en pensant à Cécile. Ses pas le conduirent vers une fontaine nichée à quelques pas des remparts de la ville. Ignorant les conseils des anciens qui s'en détournaient volontiers, il s'approcha de cette source, comme attiré par le doux bruit de l'eau. C'était la fin de la journée et il ne put résister à l'envie de s'assoupir à côté du bassin.|Le lendemain, alors que les préparatifs allaient bon train pour le mariage, Cécile inquiète chercha désespérément son futur époux. Quelqu'un l'avait aperçu couché près de la fontaine aux fées, les yeux égarés et le teint pâle. Cécile se rendit sur place pour y découvrir, à son grand désespoir, que Mandola avait perdu la raison. Il ne la reconnu même pas ; ces yeux semblaient fixer des êtres invisibles que Cécile ne voyait pas. Il bredouillait des mots incompréhensibles, poussait des cris et était pris d'étranges convulsions... Il était comme envoûté. Cécile tenta de le ramener à la réalité, mais rien n'y fit. Mandola avait été happé par le pouvoir maléfique des fées. Soudain, en pleurs et proche de l'évanouissement, elle l'entendit pousser un cri terrible et le vit se précipiter dans la fontaine comme attiré par les entrailles de la terre. Personne ne le revit et Cécile, brisée de chagrin termina sa vie dans un couvent.
Les niches et les statues de Langres
A Langres, les niches et les statues qu'elles abritent sont un patrimoine à la fois omniprésent et discret. Dans cette capitale épiscopale à la forte influence cléricale, les croyances populaires ont longtemps attribué à Marie et aux saints des fonctions protectrices. La dévotion privée ou publique a laissé un patrimoine d'art sacré très abondant constituant une des spécificités de la ville. Dès le Moyen Age, l'échevinage décora les portes de la cité d'une statue de la Vierge afin d'obtenir paix, protection et sécurité. Le culte marial se renforça au début du XVIIe siècle suite à la Réforme catholique et à l'installation à Langres de plusieurs ordres religieux masculins et féminins. De nombreux propriétaires installèrent sur leur façade une niche destinée à recevoir une statue de la Vierge ou de saint(e). Ainsi, au fil des rues et des places, on rencontre des oeuvres attachantes ; certaines sont ostentatoires, d'autres plus modestes ou même naïves. Par leur style, leur facture et leur diversité, elles parviennent systématiquement à émouvoir. Aujourd'hui, quelques 75 niches sont « habitées » de statues datant du XIVe siècle à nos jours, mais dont les plus nombreuses appartiennent au XVIIIe siècle.
Maison à échauguette
Dotée à l'origine d'ouvertures rares et réduites, cette bâtisse semble avoir été conçue davantage dans un but défensif que résidentiel. La proximité d'une des portes du quartier canonial, la porte de Moab, détruite au milieu du 19e siècle, vient appuyer cette hypothèse. Il s'agirait alors d'un édifice dû à la volonté des chanoines de la cathédrale, précisément seigneurs de cette partie de la ville. L'échauguette placée à un des angles aurait ainsi permis de contrôler l'accès à l'enclos canonial. Très pentue, sa toiture est constituée de bardeaux en châtaigner. Les supports des anciens chéneaux en bois ainsi que les gargouilles sculptées subsistent encore. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
Tour Michaux
Cette tour fait partie de l'enceinte du XIVe siècle protégeant les quartiers sud de la cité. Elle était initialement équipée de trois salles superposées pourvues d'embrasures permettant la défense de la base des fortifications. Lors de la rénovation des remparts au milieu du XIXe siècle, cet ouvrage fut complètement transformé. Les salles furent comblées et les parements totalement repris. Jusqu'à cette époque, une galerie couverte protégeait le chemin de ronde et les guetteurs des intempéries ; elle fut progressivement démontée entre 1814 et 1847.
Ancien collège des Jésuites
Appelés à Langres en 1621, les Jésuites implantèrent leur collège en ce lieu une trentaine d'années plus tard. Situé au coeur de la cité, cet établissement pouvait accueillir jusqu'à 200 jeunes notables de Langres et de sa région. En 1746, les bâtiments furent la proie des flammes mais un nouveau collège ne tarda pas à sortir de terre. Chassés du royaume en 1762, les Jésuites n'en verront pas l'achèvement en 1770. En forme de U, ce vaste bâtiment conçu pour l'étude et la prière s'appuie au sud sur l'ancien rempart du XIIIe siècle. Il est séparé de la place par un mur de clôture, dont le portail est surmonté d'une allégorie de l'Instruction, due au sculpteur langrois Antoine Besançon. Les ailes en retour encadrent cette clôture avec, à droite, la façade de la chapelle. Conçue telle un énorme retable, cette dernière étonne par la profusion décorative de son fronton gonflé par des nuées, des rayons et des têtes d'angelots. Les pots à feu couronnant le tout complètent ce décor baroque. Pour la petite histoire : La tradition rapporte qu'une partie de l'enceinte de l'An Mil se voit encore dans les murs de fondation du collège donnant sur la rue du Petit Bie. Aucune étude archéologique ne vient confirmer cette opinion. Il semblerait néanmoins que le mur de soutènement de la cour de l'établissement se soit appuyé sur les restes de cette enceinte ; les pierres ocres et de grande taille (dans l'axe de la rue Lombard) pourraient donc attester du tracé de ces fortifications.
Les passages couverts
Les passages couverts, également dénommés “porches”, permettaient de desservir plus facilement les cours intérieures. Aujourd'hui, vous pouvez les emprunter pour passer de rue à rue, de remparts à place, de monument à monument. Pour la petite histoire : En 1825, le « Café des Pauvres » s'installa dans le passage entre les rues de la Boucherie et Jean Roussat. On y entrait par la cour au centre de ce porche « sans être vu du public » ; « les deux sexes y étaient admis » mais le maire ayant appris « qu'il s'y faisait continuellement des orgies » le fit fermer en 1829.
Statues de Mercure et Cérès
L'ancienne maison canoniale à l'angle de la rue Claude Gillot abrite l'unique exemple de divinités antiques présentes sur une façade à Langres. Il s'agit de deux terres cuites du 19 e s., peut-être réalisées aux ateliers de Vendoeuvres-sur-Barse (dans le département de l'Aube), très productifs à cette époque. Elles représentent Mercure et Cérès. Le dieu voyageur porte des ailes sur la tête, tandis que la déesse de l'agriculture est couronnée d'épis de blé.
Ancien couvent des Carmes
En 1645, les Carmes déchaux s'implantent au pied de la ville et y occupent la maladrerie du faubourg de Saint-Gilles. La municipalité ne les autorise à s'implanter intra-muros qu'en 1688, les terrains disponibles à la construction s'y faisant rares en raison des huit ordres religieux déjà présents. En 1754, l'architecte langrois Claude Forgeot construit un nouveau couvent ainsi qu'une chapelle dotée d'une façade dont la sobriété confine presque à la sévérité. Dépourvue de fronton, ses deux niveaux sont adoucis par des ailerons. En 1825, le Petit séminaire destiné à former les futurs prêtres du diocèse s'installe dans ces bâtiments qui furent agrandis en 1840. En 1849, la chapelle fut décorée de peintures murales dues au peintre haut-marnais Menissier. Pour la petite histoire : Les Carmes n'étaient pas aimés à Langres ; les 43 ans qu'ils mettront pour obtenir une installation intra-muros officielle témoignent de l'hostilité de la Chambre de Ville à leur égard. En 1655, celle-ci justifie sa position en insistant sur le fait que « la moitié de la ville estoit occuppée par les Ecclésiastiques, par les cloistres du chappitre, les paroisses, hospitaux, commenderies, prieurés et huict couvents d'hommes et de filles... ce qui auroit diminué de beaucoup le nombre antien des habitants d'icelle, faulte de maisons qui devenoient très rares et hors de pris dans la ville... en quoi le commerce (est) diminué et par ce moyen la force de la ville affoiblie... ». L'avenir prouvera qu'une présence religieuse moins significative n'aurait pas pour autant permis à la ville de se développer...