Que faire à Rembercourt-Sommaisne ?
4 lieux à découvrir
Atelier du Louvent
Créations originales en verre : fusing, thermoformage, vitrail... Ouvert toute l'année sur rendez-vous. Ouverture sans rendez-vous d'avril à décembre tous les 2e et 4e dimanches du mois de 15h à 19h.
Monument de la bataille de la Vaux-Marie
Étape 10 du circuit "Sur les pas de Ceux de 14". Le monument du champ de bataille de la Vaux-Marie rappelle les combats qui se sont déroulés sur le territoire de Rembercourt-Sommaisne du 7 au 10 septembre 1914, lors de la première bataille de la Marne, lorsque la Ve armée allemande, commandée par le Kronprinz impérial, cherche à encercler la place forte de Verdun. Maurice Genevoix, côté français, et Erwin Rommel, côté allemand, y ont participé. Après avoir conquis Sommaisne et Vaubécourt, les Allemands ont voulu s'emparer de Rembercourt-aux-Pots, mais n'ont jamais pu atteindre ce village. Ils ont donc tenté le tout pour le tout en lançant une offensive majeure dans la nuit du 9 au 10 septembre. Sous une pluie orageuse et dans une obscurité presque totale, soldats français et allemands ont lutté, parfois au corps-à-corps, sur ce front. Les combats ont été violents et les pertes lourdes des deux côtés. Malgré le repli de plusieurs unités, les troupes françaises ont contribué, par leur résistance, à faire échouer cette attaque allemande qui a contraint l'armée du Kronprinz à battre en retraite vers l'Argonne. Le monument du champ de bataille de la Vaux-Marie est l'oeuvre d'un rescapé de ces combats : Pol Jolibois. Celui-ci a combattu dans les rangs du 29e bataillon de chasseurs à pied et a été blessé lors de l'attaque nocturne. S'il a pu en réchapper, son bataillon a perdu la moitié de ses effectifs à la Vaux-Marie. Refusant que la bataille de la Vaux-Marie et le sacrifice de ses frères d'armes du 29e bataillon de chasseurs à pied ne tombent dans l'oubli, il a rédigé un premier ouvrage, "La vallée de l'Ezrule", dont le bénéfice lui a permis de financer la plaque commémorative, inaugurée en 1927 et réinstallée en 1950 sur une stèle constituée de pierres ramassées sur le champ de bataille. Ce site n'est pas un lieu ordinaire, c'est un champ de bataille, il mérite votre respect.
Site d'interprétation de la bataille de la Vaux-Marie
Fruit du travail réalisé par Clément Menusier et Innov’Stories et bénéficiant du soutien de Total Énergies, le site d’interprétation de la bataille de la Vaux-Marie est constitué de 10 totems illustrés sur lequel des QR-Codes à flasher avec votre smartphone qui vous permettront de visionner les 10 épisodes du film docu-fiction « La Vaux-Marie », réalisé par Dominique di Ceglie, et ainsi vous plonger dans une expérience immersive qui vous fera découvrir cette bataille. Au centre du site d’interprétation, un kiosque équipé lui aussi de QR-Codes vous proposera d’autres contenus à découvrir avec un casque audio ou des écouteurs. Enfin, une boîte à souvenirs, présente à l’entrée du site, sert pour recueillir les impressions des visiteurs et les témoignages des descendants de combattants de la bataille de la Vaux-Marie.
Église Saint-Louvent
Cette vaste église a été construite à la fin du XV° siècle - début du XVI° siècle. L’emplacement n’a pas été choisi par hasard : il s’agit en effet de l’endroit où se trouvait originellement une église-martyrium du VII° siècle dédié au culte de Saint-Louvent (ancien abbé de Saint-Privat de Mende), édifiée elle même à l’emplacement où un aigle aurait déposé la tête du saint martyr après l’avoir miraculeusement immergée de la rivière l’Aisne, selon une légende locale. La taille de l’édifice est en lien avec l’importance de Rembercourt au début du XVI° siècle : en effet, la population du bourg s’élevait alors à un total de 3000 habitants (soit plus que la population de Nancy à la même époque !), chiffre qui baissera brutalement après une épidémie de peste en 1635. En termes de dimension, l’édifice mesure 56 mètres de longueur sur 28 mètres de large et 18 mètres de hauteur. D’un point de vue architectural, le portail occidental se distingue particulièrement : il s’agit d’un portail rectangulaire de style Renaissance séparé par un trumeau, lequel est orné d’une statue de la Vierge à l’Enfant du XVI° siècle. Il est greffé à une façade de style gothique. A remarquer aussi, les quelques stalles qui se trouvent à l’intérieur de l’édifice, et qui proviendraient de l’abbaye cistercienne de Sainte-Hoïlde (à Bussy-la-Côte). Cette église fut gravement endommagée par les bombardements de septembre 1914 (bataille de la Vaux-Marie), la toiture était brûlée, une partie des voûtes crevées. Les travaux de restauration commencèrent en 1927, suite à une plainte de la municipalité auprès du ministère des Beaux Arts, et aussi grâce à l’appui de Raymond Poincaré. Les travaux se terminèrent en 1934. De nouveaux vitraux furent posés en 1935.