Que faire à Fleury-devant-Douaumont ?

17 lieux à découvrir

4 cheminées

Lieu d'intérêt

Lors de l'incroyable bond en avant des Allemands, le 23 juin, les vagues d'assaut de la crête s'avancent en passant Fleury et atteignent l'ouvrage de Froidterre. Dans leur progression, elles rencontrent des poches de résistance déterminées. Sur le versant sud du Ravin des Vignes, 400 Poilus s'abritent dans une galerie voûtée, enterrée à 12 mètres de profondeur, qui tire son nom des quatre cheminées d'aération que l'on aperçoit depuis les hauteurs. Durant les terribles journées de juin, les conditions à l'intérieur sont atroces. Les hommes, blessés ou non, luttaient pour respirer, sachant qu'à tout moment ils pouvaient être enterrés vivants, gazés ou brûlés vifs par des lance-flammes. Ils furent sauvés le 23 juin lorsque des hommes du 114e bataillon de chasseurs alpins dégagèrent courageusement l'ennemi des entrées à la pointe des baïonnettes. Infos pratiques : Accès libre

Aire de pique-nique de Souville

Lieu d'intérêt

Située en pleine forêt, l'aire de pique-nique de Verdun offre un cadre paisible et verdoyant, parfaitement intégré dans l'histoire riche et poignante de la région. Avec ses six tables en bois, elle est nichée dans un écrin de verdure, à quelques pas seulement du légendaire Fort de Souville. En arrivant sur le site, un chemin sinueux bordé d'arbres centenaires vous mène jusqu'à cette aire de détente. Le murmure des feuilles et le chant des oiseaux accompagnent les visiteurs, créant une atmosphère de sérénité et de recueillement. Les tables sont disposées de manière harmonieuse, offrant à chacun un espace intime tout en permettant de profiter de la compagnie des autres. L'histoire du champ de bataille de Verdun se ressent dans chaque recoin. Les arbres, témoins silencieux des événements passés, semblent veiller sur les visiteurs. Le sol, encore marqué par les traces d'obus, rappelle l'intensité des combats qui ont eu lieu ici. Le Fort de Souville, majestueux et imposant, se dresse non loin, symbolisant la résistance et la ténacité des soldats qui ont défendu ces terres. Cette aire de pique-nique est plus qu'un simple lieu de repos; c'est un espace où la nature et l'histoire se rencontrent, offrant aux visiteurs une pause ressourçante et contemplative.

Circuit des Villages détruits

Circuit

Visitez virtuellement les chapelles des villages à 360° A l'aide de nos vidéoguides, immergez-vous dans l'histoire des villages et des familles qui les composaient avant, pendant et après la Grande Guerre.

Exposition - Des mondes dans la bataille : Verdun 1916

Spectacle & événement

L’exposition temporaire « Des mondes dans la bataille : Verdun 1916 », pensée en complément du parcours permanent du Mémorial de Verdun, apporte un éclairage nouveau sur les minorités engagées dans les deux armées ennemies. Côté français comme allemand, ce sont des hommes et des femmes venus de tous les horizons qui ont approché, vécu et participé à cette bataille hors norme. Ils et elles l’ont appréhendée différemment, en fonction de leur origine et de leur situation sociale. Leurs histoires, peu connues, mettent en lumière des vécus et des points de vue différents qui enrichissent le grand récit de la bataille de Verdun. En parallèle du destin des soldats enrôlés dans l’Empire colonial français, issus du Maghreb, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Asie du Sud-Est, l’exposition vous propose de découvrir les itinéraires de vie d’autres personnes : les Danois engagés dans l’armée allemande, les prisonniers de guerre civils et militaires belges et russes, les personnels des services de santé américain et britannique, les Alsaciens-Mosellans et les Polonais divisés entre les deux armées ou encore les individus au parcours atypique venus de différentes régions du monde… Cette exposition rend hommage à leurs parcours de vie, à ces destins personnels enchevêtrés dans la grande Histoire, révélateurs de toute une humanité plongée dans la guerre. Exposition présentée au dernier étage du Mémorial de Verdun, du 2 avril au 31 décembre 2026. Inclus dans le billet d'entrée du musée, sans réservation préalable

Les Forêts de l’Histoire 14-18 : Forêt de Mémoire au clair de lune

Produit

À la tombée de la nuit, sous la lueur des étoiles, partez à l’aventure aux côtés des techniciens forestiers de l’ONF pour une exploration inédite du Champ de Bataille. Lampe à la main, tels des éclats de lumière dans l’obscurité, laissez-vous guider par les sons et les mystères de la forêt… . Revivez la montée au front des poilus de 1916 en empruntant un authentique boyau de communication. Cette balade nocturne dans la forêt domaniale de Verdun mêle nature et mémoire, pour une expérience à la fois émouvante et originale, à partager en famille, entre amis ou en solo. La nuit n’a rien à craindre… elle a tout à révéler.

Les Forêts de l’Histoire 14-18 : Éveil à l’harmonie forestière

Produit

Venez vivre un moment de détente et de bien-être lors de cet atelier de sophrologie. Après une présentation rapide de la sophrologie et de ses bienfaits, vous serez guidés à travers des exercices de relaxation dynamique, mêlant mouvements doux et respiration, avec différentes intentions pour éveiller le corps et l’esprit. Vous pratiquerez ensuite un exercice statique, assis ou allongé, accompagné d’une visualisation positive, pour approfondir la détente et le lâcher-prise. Enfin, les participants volontaires pourront exprimer leurs ressentis, permettant un partage enrichissant et convivial. Cet atelier est une invitation à la découverte de soi, à la relaxation et au bien-être.

Les mercredis des enfants au Mémorial de Verdun

Stage

Un mercredi après-midi par mois, le Mémorial ouvre ses portes aux jeunes curieux et curieuses. C'est autour d'une visite ludique, suivie d'un atelier créatif, que les 6-10 ans sont invités à découvrir l'Histoire autrement. Les visites guidées proposées aux plus jeunes, adaptées spécialement pour eux, éveilleront leur curiosité et feront d'eux de véritables historiens en herbe. Uniformes et équipement des soldats, aviation, acheminement du matériel : ils n'auront plus de secrets pour eux ! Au cours de l'après-midi, les enfants pourront fabriquer leur propre soldat articulé. Cette petite réalisation de la Grande Guerre constituera un souvenir de leur première expérience du Champ de bataille de Verdun.

Lion de souville

Site culturel

Découvrez un monument historique marquant l'extrême avancée et la défaite des troupes allemandes lors de la bataille de Verdun. Ce site commémore les moments cruciaux de 1916 : l'occupation du fort de Douaumont le 25 février et du fort de Vaux le 7 juin, suivie de la tentative allemande de franchir le rideau défensif français pour atteindre Verdun. Le 12 juillet, les forces allemandes lancèrent une attaque sur le fort de Souville, dernier rempart de la ligne fortifiée entourant la ville, mais furent repoussées par une vaillante garnison française. Inauguré le 1er octobre 1922, ce monument rend hommage à la 130e division d'infanterie. Créé par le sculpteur animalier René Paris (1881-1970), membre de cette unité, le monument évoque la résistance héroïque face aux attaques ennemies du 23 juin 1916. Il symbolise la défaite des troupes allemandes et honore le courage des soldats français. Venez explorer ce lieu chargé d'histoire et d'émotion, un témoignage poignant de la bravoure et du sacrifice des défenseurs de Verdun.

Massif fortifié de Souville

Lieu d'intérêt

En raison de la chalarose du frêne (maladie causée par un champignon parasite et microscopique), certains arbres et branches de la Forêt d’Exception® de Verdun sont fragilisés et présentent un risque de chute. Par mesure de sécurité, ce site est à éviter. Pour plus d'informations sur www.tourisme-verdun.com Grand fort de "première génération" construit après la guerre de 1870-71, Souville n'a reçu par la suite une protection en béton que pour sa poudrière, le reste de l'ouvrage étant en maçonnerie recouverte de terre, ce qui l'a rendu terriblement vulnérable aux gros obus allemands. Bien que Souville n'ait jamais reçu de Casemates de Bourges pour les tirs de flanc, il avait été renforcé en 1890 par l'installation du prototype de tourelle rétractable de Bussières, armé de deux longs canons de 155 mm. Malheureusement, l'éclatement de l'un d'entre eux en avril 1916 signifia que la tourelle ne servit plus que de poste de guet et de commandement pendant le reste de la bataille. Si la possession du fort était cruciale pour les Français, sa capture permettait également aux forces du prince héritier de profiter d'une dernière chance de descendre sans contrôle dans la ville. Le centre de Verdun. Le matin du 11 juillet, la 3e compagnie du 7e régiment d'infanterie, commandée par le sous-lieutenant Dupuy, pénètre dans le fort et trouve les survivants de la garnison pratiquement hors d'état de nuire. L'arrivée de troupes fraîches ranima les esprits de ceux qui n'avaient pas été blessés et les défenses furent remises en ordre. Sur la pente à l'extérieur du fort, d'autres éléments du 7e régiment d'infanterie cèdent sous l'assaut féroce des Allemands, mais heureusement l'ennemi ne progresse pas de façon significative avant que les mitrailleuses du 7e , tirant depuis le toit du fort, ne l'arrêtent. Le lendemain, Souville reste sous le feu harcelant de l'artillerie allemande, mais la crise est passée et les défenseurs de Verdun peuvent reprendre leur souffle. Plus qu’un simple fort, Souville correspond à un véritable massif fortifié comportant plusieurs éléments : - Fort - une garnison et un abri-caverne pour 300 hommes - 3 Casemates Pamart - 2 tourelles d'observation - une tourelle à éclipse pour deux canons de 155 dite tourelle "Bussière" - réseau de communication par boyaux. Infos pratiques : - accès piéton jusqu'au fort - interdiction de rentrer dans le fort. Accessible par des allées gravillonnées, le site fortifié de Souville permet aujourd'hui d'examiner des vestiges tels que la Batterie de l'Hôpital, les Casemates Pamart et le toit du fort, sans oublier l'unique tourelle de Bussières.

Monument Maginot

Lieu d'intérêt

Contrairement au principe défini à la mobilisation, beaucoup d’unités territoriales côtoieront leurs camarades d’active dans un même contexte. Il est un régiment – le 44 e R.I.T. – qui accueillera dans ses rangs le député de la Meuse, un certain André Maginot. Député de la Meuse et engagé volontaire en 1914, il gagne vite ses galons de sergent, et mène des patrouilles en territoire hostile. Cette hardiesse manque de lui coûter la vie, le 8 novembre 1914, devant le bois des Hayes. Gravement atteint, il est sauvé de justesse par ses camarades et soigné pendant de longs mois. Après l’Armistice, il reprend ses activités parlementaires. Il devient Ministre des Colonies en 1917, Ministre des Pensions en 1920 et Ministre de la Guerre en 1922. Il préside ainsi le 10 Novembre 1920 la fameuse cérémonie du soldat inconnu, entre les murs de la citadelle à Verdun. Atteint de fièvre typhoïde, il s’éteint en 1932, alors qu’il venait de collaborer aux travaux de fortifications dans l’Est. Trois ans après sa mort, le président de la république Albert Lebrun, inaugure le monument de Gaston Broquet, adossé au massif de Souville. Formé d’un bouclier, la scène illustre le sauvetage héroïque du sergent André Maginot, le 8 novembre 1914, par ses compagnons.

Monument israélite

Site culturel

En raison de la chalarose du frêne (maladie causée par un champignon parasite et microscopique), certains arbres et branches de la Forêt d’Exception® de Verdun sont fragilisés et présentent un risque de chute. Par mesure de sécurité, ce site est à éviter. Pour plus d'informations sur www.tourisme-verdun.com Le Monument israélite de Fleury-devant-Douaumont, inauguré le 19 juin 1938, rend hommage aux combattants juifs morts pour la France durant la Première Guerre mondiale. Situé au cœur du champ de bataille de Verdun, ce mémorial s'inscrit dans le paysage historique de la région, aux côtés d'autres monuments dédiés aux soldats de diverses confessions. Ce monument, de forme monumentale, est conçu pour évoquer le Mur des Lamentations, symbole de la mémoire juive. Il est orné d'une bible gravée en lettres hébraïques, renforçant son caractère symbolique et spirituel. Sa structure imposante, mesurant 25 mètres de long et 15 mètres de haut, en fait un point de repère significatif sur le terrain. Ce mémorial a été entièrement rénové entre 2011 et 2014, assurant sa préservation pour les générations futures. Il est inscrit comme haut lieu de la mémoire nationale, soulignant l'importance de commémorer le sacrifice des soldats français de la Grande Guerre à Verdun. Le Monument israélite est accessible gratuitement tout au long de l'année et constitue un lieu de mémoire essentiel pour comprendre la diversité des sacrifices lors de la bataille de Verdun.

Mémorial de Verdun

Interpretation Centre

Créé en 1967, sous l’égide de l’académicien et ancien combattant Maurice Genevoix, le Mémorial de Verdun est un lieu majeur d’histoire et de mémoire, ancré au cœur du champ de bataille. Après plus de deux années de travaux d’agrandissement et de rénovation, le Mémorial a rouvert ses portes le 21 février 2016 à l’occasion de la date anniversaire du Centenaire du début de la bataille. Sur les lieux des combats, dans un parcours de visite totalement renouvelé, pédagogique et empreint d’émotions, le musée propose une immersion dans la bataille de Verdun à travers la figure du combattant qu’il soit français ou allemand. Plus de 2000 objets de collections, une multitude de photos inédites, des témoignages français et allemands et des dispositifs audiovisuels exceptionnels, se mêlent afin d’évoquer l’expérience combattante de ces hommes venus de toutes parts. Le parcours se déploie sur 3 niveaux : - Dès l'entrée, le visiteur est invité à situer la bataille de Verdun dans le temps et l'histoire. Au cœur de la visite, un spectacle audiovisuel de 100m2 évoque l'expérience combattante dramatique de ces hommes sur un champ de bataille dévasté, tandis qu'une crypte permet d'entrer dans l'intimité fragile d'un soldat exposé au feu des canons. - Le second niveau laisse découvrir aviateurs, artilleurs, états-majors qui prennent part à la bataille ainsi que la vie en Meuse aux arrières immédiats du front où les médecins travaillent sans répit. - Au dernier niveau de visite, entièrement créé pour le Centenaire, les murs du Mémorial s'ouvrent sur le paysage environnant. Il est par ailleurs composé de bornes interactives, d'un espace d'exposition temporaire, d'un centre de documentation et d'une salle pédagogique. Aujourd’hui le Mémorial de Verdun se compose de 1800 m2 d’exposition permanente, 175 m2 d’exposition temporaire, un auditorium de 120 places, une salle pédagogique, un centre de documentation, une librairie-boutique, une cafétéria, deux terrasses avec vue panoramique. Dans cette nouvelle structure agrandie et repensée, le Mémorial de Verdun développe une programmation culturelle et pédagogique variée et pluridisciplinaire, représentative de sa nouvelle identité, pour diversifier les approches de la bataille de Verdun, s’ouvrir sur l’actualité et toucher tous les types de publics.

Ouvrage de Froideterre

Lieu d'intérêt

L’ouvrage intermédiaire de Froideterre est l’élément clé du camp retranché de Verdun. En effet, placé sur la côte de Froideterre, à 345 m d’altitude, il verrouille la partie Nord du champ de bataille entre la vallée de la Meuse et les hauteurs de Douaumont. Sa construction s’est déroulée de 1887 à 1888 puis s’est complétée de 1902 à 1905. Particulièrement bien doté en pièces d’artillerie, il pouvait flanquer les ouvrages voisins de Thiaumont et Charny et assurer sa défense rapprochée tout en soutenant des unités de combat. Il disposait notamment : • d’une casemate de Bourges avec deux canons de 75 ; • d’une tourelle à éclipse avec deux canons de 75 ; • d’une tourelle à éclipse de mitrailleuses avec abri de rempart ; • d’une tourelle à éclipse de mitrailleuses avec observatoire cuirassé : • de deux guérites blindées l’ouvrage était entouré d’un fossé, d’un mur de contrescarpe de 3 m de haut et d’un réseau de fil de fer de 20 m de large et disposait d’une caserne en béton armé sur maçonnerie de 60 m sur 16 m pour 142 hommes couchés et 200 hommes assis. Son action était complétée par des troupes d’infanterie de position chargées de défendre les intervalles. Des parapets bétonnés et abris de combat avec des voûtes de béton armé protégeaient efficacement les Poilus des feux d’artillerie. Leur rôle s’est avéré déterminant au cours du combat acharné de juin 1916. Tout comme tous les locaux logistiques protégés et disposés non loin de l’ouvrage. Ceux-ci servaient de refuges pour les unités chargées de défendre la crête. L’abri-caverne des quatre cheminées, placé sous 8 m de marne et de roc et qui faillit tomber aux mains de l’ennemi le 23 juin 1916, en est le plus célèbre, tout comme le ravin des Vignes, face à lui, qui était sillonné de multiples boyaux de communication battus par les feux de l’artillerie ennemie. La résistance française sur Froideterre au cours de l’été 1916 a marqué un tournant dans le cours de la bataille de Verdun, car elle a permis de donner un coup d’arrêt à l’avance ennemie sur les hauteurs de la rive droite de la Meuse en direction de Verdun. En octobre Froideterre sert de base de départ pour la grande offensive du général Mangin qui le repousse de plusieurs kilomètres…

Sentier de Souville - Circuit Forêt d'Exception

Liste

Circuit pédestre « Forêt d’Exception® » – De Verdun à Souville Dans le cadre du label Forêt d’Exception®, Meuse Attractivité et l’ONF vous invitent à découvrir autrement le champ de bataille de Verdun à travers un circuit pédestre au départ du Mémorial de Verdun. Deux itinéraires sont proposés, de 2,7 km ou 4,8 km (durée : environ 1h30), pour explorer le massif fortifié de Souville, haut lieu de la résistance française en 1916. Le parcours dévoile des vestiges emblématiques : le Fort de Souville, sa batterie cuirassée, une banquette d’artillerie, ainsi que le Lion de Souville, émouvant hommage aux combattants. En arpentant ces sentiers forestiers, vous cheminez sur une terre marquée à jamais par les 300 jours et nuits de l’enfer de Verdun, qui ont coûté la vie ou la disparition à près de 700 000 hommes. Reboisée dès 1923 avec 36 millions d’arbres sur une Zone Rouge de 20 000 hectares, la forêt domaniale témoigne aujourd’hui d’un exceptionnel travail de mémoire et de résilience. Véritable musée à ciel ouvert, elle se parcourt avec respect, entre histoire, nature et recueillement.

Stèle des fusillés

Site culturel

En raison de la chalarose du frêne (maladie causée par un champignon parasite et microscopique), certains arbres et branches de la Forêt d’Exception® de Verdun sont fragilisés et présentent un risque de chute. Par mesure de sécurité, ce site est à éviter. Pour plus d'informations sur www.tourisme-verdun.com Le monument est taillé dans la pierre blanche. Il se compose d’un buste de soldat tenant contre lui une colombe, symbole de la paix, tous deux foudroyés par la même balle. Sur le piédestal, une plaque sur laquelle est gravé l’extrait du discours prononcé par le président de la République Nicolas Sarkozy le 11 novembre 2008 à Douaumont. Derrière le buste, les pans de murs dressés sont ornés d’une envolée de colombes. Deux plaques rendent hommage aux deux officiers Henri Herduin et Pierre Millant, fusillés sans jugement en 1916 puis réhabilités dix ans plus tard. Le 11 juin 1916, les sous-lieutenants Herduin et Millant (347e RI) sont passés par les armes sur ordre du général Boyer (52e RI). Le 9 juin, estimant avoir tenu jusqu’au bout de leurs possibilités, ils s’étaient repliés avec les survivants de leur compagnie.

Village détruit de Fleury devant Douaumont

Lieu de mémoire

Le village de Fleury devant Douaumont, situé sur des hauteurs boisées, a souvent évité d’être pris lors des invasions qui se sont succédées après la Révolution française de 1789, notamment celles de 1792, de 1814 et de 1870. Mais avec la construction de la ligne de Forts du modèle Séré de Rivières sur les côtes de Meuse après la guerre de 1870-71, son destin va bientôt basculer dans la tragédie, car sa situation centrale entre, notamment, ceux de Douaumont, de Souville, de Vaux et l’ouvrage de Froideterre ne deviendra guère enviable au cours de la grande offensive allemande de 1916. Dans un premier temps, pourtant, la construction des Forts environnants lui apporte une certaine prospérité grâce à un nouvel apport de population ouvrière puis militaire. En 1913, celle-ci atteint 422 habitants, permettant ainsi à de petits commerces, auberges et artisans d’y développer leurs activités à côté de celle du monde rural agricole traditionnel. En septembre 1914, la bataille de la Marne fixe le Front à plusieurs kilomètres au Nord de Fleury et ses habitants pensent, cette fois encore, pouvoir échapper à cette nouvelle invasion allemande… Effectivement, en 1915, il est encore totalement intact et regorge de troupes combattantes ou logistiques se préparant à monter au front ou bien s’en reposant après leur relève… Le 21 février 1916, dès le déclenchement de l’offensive allemande massive, les autorités militaires françaises font procéder à l’évacuation des habitants vers Bras-sur-Meuse et Verdun. Le 24 février 1916, la chute du Fort de Douaumont, au Nord, et l’avancée des troupes allemandes et de son artillerie lourde, provoque le début du bombardement et de la destruction progressive du village. Mais ce ne sera qu’à partir de la chute du fort de Vaux, à l’Est, le 7 juin 1916, que l’étau se resserre rapidement sur le village qui, dès lors, se retrouve en première ligne. A compter de cette date, le bombardement allemand deviendra incessant pour permettre à ses fantassins de s’en approcher et d’y entrer, pour la première fois, le 23 juin 1916. Mais les combats faisant rage de part et d’autre, ses ruines seront reprises dès le lendemain, le 24 juin, par les poilus… mais cette reprise ne sera que de courte durée… On dénombrera au total 16 alternances de possession du village entre le 23 juin et le 18 août 1916, date de sa reprise définitive par le régiment d’infanterie coloniale du Maroc. Parmi les faits de guerre s’étant déroulés sur le sol de la commune, il faut noter la prise de la Poudrière, le 11 juillet 1916, par les Allemands, un abri sous 10 m de roc, où meurt au combat le Colonel Coquelin de Lisle, commandant la 255e brigade. En octobre et novembre 1916, ses ruines servent de base de départ des offensives dirigées par le général Mangin qui permettent de reprendre les Forts de Douaumont et de Vaux à l’ennemi et ainsi de rétablir un calme relatif jusqu’à la fin de la guerre dans ce village martyrisé sans interruption durant six mois. Classé en « zone rouge » et décrété « Mort pour la France » en 1918, il bénéficie du statut unique de village détruit en 1919. Ses habitants ne pouvant y reconstruire leur vie, élèvent en 1934 sa chapelle-abri sur l’emplacement de son église totalement rasée. Celle-ci recevra symboliquement la statue Notre Dame de l’Europe sur sa façade en 1979 pour marquer, notamment, la réalité en marche de l’union européenne dans la paix. Déjà, douze ans auparavant, le 17 septembre 1967, était inauguré le Mémorial de Verdun, bâti sur l’emplacement de l’ancienne gare de Fleury devant Douaumont à l’initiative et en présence de M. Maurice Genevoix, président fondateur du Comité National du Souvenir de Verdun. Par la présence du Mémorial et des multiples réalisations de Mémoire effectuées depuis sur son territoire, la commune de Fleury-devant-Douaumont est devenue, de façon légitime, le village détruit le plus visité de tous. A voir : - La chapelle Notre-Dame de l’Europe (fresque d’une piéta par monsieur Lantier réalisée en 1934, vitraux dédiés au fantassin, par Gruber en 1934) ; - Le monument aux morts ; - Le Mémorial de Verdun (Musée sur la Bataille de Verdun ) - Allées et bornes matérialisant les rues et maisons du village détruit. - Sentier de découverte de la Poudrière (vestiges de l’ancien poste de garde et ravin des vignes) - Sentier botanique de 650 m entre le Mémorial et le village détruit.

Visites rando 2h - Souville

Visite

Vous pouvez désormais suivre le guide, à la découverte des sites de la Bataille de Verdun. Pendant 2h, offrez-vous une balade historique, entre incontournables et sentiers «secrets». Le circuit vous emmènera essentiellement au cœur du massif fortifié de Souville. Vous y découvrirez à la fois le monument du Lion, les casemates modèle Pamart, les vestiges d’un des premiers forts construits sur la place de Verdun, avec un modèle tout à fait unique de tourelle à éclipse. Lors de cette boucle d’environ 4 km, vous apprendrez les origines de la zone rouge, ses caractéristiques et son étendue. 30 participants maximum Tarif : 10 € / Enfant de 8 à 16 ans : 5 € / Moins de 8 ans : Gratuit Réservation obligatoire (places limitées)