Que faire à Douaumont-Vaux ?
21 lieux à découvrir
Boyau de Londres
Un boyau est perpendiculaire au front et permet de rejoindre les tranchées. Il permet les déplacements de troupes et de matériel à proximité du front et à l’abri des divers projectiles. Le déplacement des hommes dans ces boyaux n’était pas de tout repos : les bombardements continus ou intempestifs, les secteurs sous le feu des tireurs d’élite aux aguets, la pluie et la boue, les fils de téléphone sur lesquels le fantassin trébuche, la nuit qui favorise l’égarement, sont autant d’embuches qui rendent les déplacements périlleux. Il était emprunté pour les relèves de régiments, les ravitaillements en vivres et munitions, l’acheminement des matériaux nécessaires à l’aménagement et à la réparation des tranchées et abris. Les agents de liaison les empruntaient aussi pour porter les ordres écrits. Dans le secteur de Douaumont, afin de limiter les éboulements des parois, les flancs du boyau étaient renforcés par une structure en béton. Les parois du boyau étaient étayées par des U en ciment armé maintenant des plaques du même matériau.
Fort de Douaumont
Le fort de Douaumont est le plus puissant ouvrage de la place forte de Verdun. Enlevé par surprise 4 jours après le début de la bataille de Verdun, il sera occupé pendant 8 mois par l’armée allemande, qui en fera un abri pour ses troupes et un point d’appui essentiel pour poursuivre son offensive. Malgré plusieurs tentatives de reconquête, ce n’est que le 24 octobre 1916 que le fort sera repris. Films et photographies d’époque, documents d’archives, commentaires et témoignages permettent aux visiteurs munis du guide multimédia, de mieux comprendre l’histoire de ce haut lieu. A découvrir : une chambrée, la tourelle 155, la nécropole allemande où reposent plus de 600 soldats allemands… Prévoir entre 45min - 1h de temps de visite. La température est basse dans le fort, prévoir des vêtements chauds et des chaussures adaptées. Clôture de la billetterie 40 minutes avant l'heure de la fermeture du site. Pour les groupes, réservation fortement conseillée.
Fort de Vaux
IMPORTANT : Le Fort de Vaux est fermé pour rénovation afin d’améliorer votre confort de visite. Le Mémorial de Verdun et le Fort de Douaumont continuent de vous accueillir tous les jours. Fort Séré de Rivière, il est le symbole de l’héroïsme des soldats français lors de la bataille de 1916. Le commandant Raynal et ses hommes, assiégés pendant 7 jours, luttèrent sans relâche sous une pluie d’obus. Ils seront finalement vaincus par la soif. À découvrir : le poste du commandement, l’infirmerie, le poste de télécommunication, le pigeonnier, la casemate de Bourges avec ses deux canons 75… La visite du fort permet de comprendre les conditions de vie quotidiennes des combats assiégés au cœur de la forteresse, acteurs d’un drame héroïque devenu symbole de la résistance du soldat de Verdun. Prévoir entre 45min - 1h de temps de visite. La température est basse dans le fort, prévoir des vêtements chauds et des chaussures adaptées. Clôture de la billetterie 40 mn avant l’heure de fermeture du site. Pour les groupes, réservation fortement conseillée.
Les forêts de l'histoire 14-18 - La Grosse offensive Allemande
La forêt, reconstruite après la guerre sur plus de 6 000 hectares entre 1927 et 1934, a peu à peu retrouvé son visage naturel. Aujourd’hui, elle se transforme en forêt feuillue, mieux adaptée à la région. Labellisée “Forêt d’exception” et classée NATURA 2000 pour sa richesse biologique, elle se découvre aux côtés d’un animateur de l’ONF, entre mémoire et nature. Le Fort de Souville, dernier rempart avant Verdun, fut un élément clé de la défense française en 1916. Véritable massif fortifié, il abritait troupes, artillerie et réseaux souterrains. Malgré plusieurs assauts allemands, la résistance héroïque des soldats permit de sauver Verdun et de préparer les grandes contre-attaques françaises d’octobre 1916.
Les forêts de l'histoire 14-18 : Plantes et Mystères des Sous-Bois
Envie de vous immerger dans la nature et de mieux connaître les plantes qui nous entourent? Participez à une sortie botanique en forêt domaniale de Verdun ! Cardère, Épipactis, alisier torminal… ces plantes aux noms mystérieux n’auront bientôt plus de secrets pour vous. Accompagnés par les guides de l’Office National des Forêts, partez à la découverte des arbres, arbustes, fleurs sauvages et plantes utiles qui peuplent nos sous-bois. Une occasion parfaite pour respirer l’air pur, observer la flore locale et poser toutes vos questions sur le monde végétal. Accessible à tous, des petits curieux aux grands passionnés. Pensez à de bonnes chaussures et à emporter de l’eau ! La forêt vous attend… ouvrez les yeux, elle a tant à révéler. 20 participants maximum Réservation obligatoire (places limitées)
Mémorial musulman
En raison de la chalarose du frêne (maladie causée par un champignon parasite et microscopique), certains arbres et branches de la Forêt d’Exception® de Verdun sont fragilisés et présentent un risque de chute. Par mesure de sécurité, ce site est à éviter. Pour plus d'informations sur www.tourisme-verdun.com Le Monument Musulman est classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité Le monument de style mauresque a été inauguré en 2006. Il fait face au carré Musulman de 592 tombes de la Nécropole Nationale de Fleury, devant Douaumont, qui comporte 16 142 tombes. Près de 600.000 tirailleurs, goumiers et spahis, venus du Maghreb, d’Afrique sub-saharienne et de Madagascar, ont été enrôlés sous l’uniforme français lors de la Grande Guerre ; parmi eux 70.000 musulmans, dont 28.000 ne se relèveront pas.
Nécropole nationale française
Cimetière national et haut lieu de la mémoire, l’immense nécropole rassemble les corps de 16 142 soldats français (dont 6 de 1939-1945). Un important carré musulman conserve les corps de 592 soldats de l’empire colonial. Aménagée sur une pente, elle s’organise en deux grands ensembles formés de rangées de croix et stèles individuelles, séparés par une large allée, au centre de laquelle se trouve le mât aux couleurs nationales. Les deux ensembles, ainsi que la totalité de la nécropole, sont ceints d’ifs. L’accès se fait par le bas du cimetière où l’on retrouve l’entrée classique des nécropoles françaises, piliers de pierre calcaire et portail métallique. En haut de la nécropole, au bout de l’allée centrale, un escalier de pierre mène à l’Ossuaire. Une plaque de bronze fixée en surplomb de la nécropole, rappelle la journée du 22 septembre 1984 et le geste accompli entre le Chancelier Kohl et le Président Mitterrand, marquant l’amitié entre les deux pays. Dans l’axe de la plaque se trouve la tombe du général Anselin, tué au combat le 24 octobre 1916 lors de la reprise du fort de Douaumont.
Ossuaire de Douaumont
Monument emblématique du champ de bataille, l’Ossuaire abrite environ 130000 corps non identifiés de soldats français et allemands. Le ticket d'entrée vous permet d'assister à la projection "Verdun des hommes de Boue" d'une vingtaine de minutes (séances toutes les demi-heures, capacité de 144 places. Traduction simultanée allemand, anglais, néerlandais, russe et chinois ) et de faire la visite du Cloître, de la Chapelle et de la tour qui offre un panorama sur l’ensemble du champ de bataille. Devant l’ossuaire s’étend l’immense Nécropole Nationale de Douaumont où reposent plus de 16000 soldats français.
Ouvrage de Thiaumont
En raison de la chalarose du frêne (maladie causée par un champignon parasite et microscopique), certains arbres et branches de la Forêt d’Exception® de Verdun sont fragilisés et présentent un risque de chute. Par mesure de sécurité, ce site est à éviter. Pour plus d'informations sur www.tourisme-verdun.com Maintes fois conquise puis abandonnée, par les uns, et les autres, la crête de Thiaumont est surmontée d’une ferme à l’est et d’un ouvrage à l’ouest, construit en 1887. Entre ces 2 points se dresse aujourd’hui le grand Ossuaire de Douaumont. De l’ouvrage pulvérisé par l’artillerie allemande, il ne subsiste que quelques tiges métalliques ainsi que des blocs de béton épars. Le 23 juin, une violente offensive allemande démarre de cette crête, engloutissant l’ouvrage sous une voûte d’obus.
Point de vue - Fort de Douaumont
Panorama qui offre une vue sur l'ensemble du fort et sur la forêt domaniale de Verdun
Point de vue - Fort de Vaux
Magnifique point de vue - au sud, une juxtaposition de peuplements d'épicéas, végétation arbustive et feuillus ; au nord, des peuplements de pins noirs. A l'ouest, au loin, la butte du fort de Souville.
Point de vue - Ossuaire de Douaumont
Aussi appelée « La Lanterne des morts », la tour de l’Ossuaire, haute de 46 mètres, offre une vue imprenable sur le Champ de Bataille. Offerte par les américains, elle a été une des premières parties du monument à avoir été bâtie avec la chapelle.
Restaurant l'Abri des Pèlerins
Son histoire est étroitement liée à celui de ce site de mémoire emblématique de la bataille de Verdun. Érigé à quelques mètres de la ferme de Thiaumont qui a été détruite durant les durs combats de 1916, cette bâtisse servit d’abri aux ouvriers qui construisirent l’Ossuaire de Douaumont inauguré en 1932. Petit à petit, l’Abri des Pèlerins s’est transformé en bar où venaient se réchauffer les familles en quête de leurs proches morts ou disparus durant la guerre. En confiant la gestion de ce lieu à l’ADAPEI de la Meuse, la Fondation de l’Ossuaire de Douaumont a souhaité renouer avec la vocation solidaire de cette brasserie. Cette association meusienne militante et familiale accompagne les personnes en situation de handicap intellectuel et/ou psychique. Grâce à cette nouvelle activité, elle permet ainsi à des jeunes et à des adultes de travailler sur un site touristique au contact du public. Une inclusion en milieu ordinaire et une montée en compétences qui leur permet d’accéder à plus d’autonomie, de confiance en soi pour une citoyenneté pleine et entière. Une salle est à disposition des pèlerins qui souhaiteraient consommer leur déjeuner tiré du sac, s’asseoir et se réchauffer.
Sentier de Douaumont - Circuit Forêt d'Exception
Parcours découverte de Douaumont : un voyage entre histoire et nature Découvrez Douaumont et ses environs lors d'une balade immersive de 2 km, idéale pour les passionnés d'histoire et les amoureux de la nature. Départ au Fort de Douaumont : Commencez votre aventure au cœur de ce monument emblématique de la Première Guerre mondiale. Suivez le Boyau de Londres : Marchez sur ce sentier historique, autrefois essentiel aux soldats, et ressentez l'atmosphère de ce lieu chargé de mémoire. Explorez la Forêt d’exception de Verdun : Laissez-vous envoûter par cette forêt majestueuse, reconnue pour sa richesse écologique et son histoire. En chemin, ne manquez pas l’abri TD3, témoin discret des conflits passés. Point culminant au belvédère du Fort de Douaumont : Terminez votre parcours en beauté au belvédère, d'où vous pourrez contempler une vue inédite sur la contrescarpe ouest et les fossés du fort. Une perspective unique sur l'ouvrage qui vous permettra d’apprécier toute sa grandeur et son importance stratégique. Rejoignez-nous pour une promenade enrichissante qui allie beauté naturelle et mémoire historique, en plein cœur de Douaumont. Télécharger le circuit : https://www.tourisme-verdun.com/circuits-rando-et-vae
Sentier de Vaux - Circuit Forêt d'Exception
Partez sur les traces de l’histoire au cœur de la Forêt d’Exception® de Verdun avec le circuit de randonnée du Fort de Vaux. Ce parcours de 6 km (environ 2h30) vous emmène à travers des lieux emblématiques du champ de bataille de 1916 : le Bois Fumin, l’Étang de Vaux, les anciens boyaux de combat, le monument des chasseurs à pied et le cénotaphe de Maurice Dubuc. Après les terribles "300 jours et 300 nuits" de la bataille de Verdun, cette terre meurtrie est devenue, grâce à la plantation de 36 millions d’arbres, une forêt domaniale riche et paisible. Aujourd’hui classée Forêt d’Exception®, elle témoigne du travail de mémoire et de résilience mené depuis plus d’un siècle. Ce sentier en pleine nature vous invite à marcher au milieu des arbres, là où reposent des milliers de soldats disparus, dans ce qui est désormais un véritable musée à ciel ouvert. Une expérience à la fois historique et naturelle, bouleversante et apaisante.
Tranchée des baïonnettes
En raison de la chalarose du frêne (maladie causée par un champignon parasite et microscopique), certains arbres et branches de la Forêt d’Exception® de Verdun sont fragilisés et présentent un risque de chute. Par mesure de sécurité, ce site est à éviter. Pour plus d'informations sur www.tourisme-verdun.com Ce monument, construit par un mécène américain, repose sur une légende : celle des soldats français ensevelis debout dans leur tranchée lors de violents bombardements. Il demeure dans l'imaginaire collectif comme un site symbolique du Champ de Bataille de Verdun. Accès libre.
Village détruit de Douaumont
En raison de la chalarose du frêne (maladie causée par un champignon parasite et microscopique), certains arbres et branches de la Forêt d’Exception® de Verdun sont fragilisés et présentent un risque de chute. Par mesure de sécurité, ce site est à éviter. Pour plus d'informations sur www.tourisme-verdun.com Créé à l’époque gallo-romaine, le village de Douaumont a, jusqu’en 1884, connu une vie rurale simple et paisible sur ses hauteurs dominant à la fois la plaine de la Woëvre à l’Est et la vallée de la Meuse à l’Ouest. A partir de 1885, ses 192 habitants passent subitement à 576 avec l’arrivée d’un grand nombre d’ouvriers de terrassement, essentiellement italiens, chargés de la construction du Fort de Douaumont. Cet afflux de personnes va permettre le développement de nombreux petits commerces qui vont contribuer à une réelle prospérité du village. A la veille de la guerre de 14-18, il possède encore 288 habitants dont de nombreux militaires. Durant l’année 1915, l’état-major français ne croit plus à l’efficacité de la protection des Forts face à l’arrivée de nouveaux types de munitions comme l’obus-torpille qui a prouvé son efficacité au début de la guerre contre des Forts belges et décide de désarmer en partie ses Forts dont celui de Douaumont. Lors de la grande offensive allemande de février 1916, le Fort de Douaumont reste un objectif sérieux et symbolique pour l’état-major allemand qui s’en empare le 25 février sans avoir à véritablement combattre. A l’opposé, le village de Douaumont lui-même subit un puissant bombardement et des assauts meurtriers à partir de fin février jusqu’au 2 mars 1916 et tombe en même temps que de très nombreux poilus et officiers français. C’est au cours de ce combat que le capitaine Charles de Gaulle, commandant une compagnie du 33e RI, est blessé puis fait prisonnier en Allemagne jusqu’à la fin de la guerre. Le 4 mars 1916, la totalité du village de Douaumont en ruine, ainsi que son Fort, se retrouvent aux mains des Allemands et subissent, désormais, les bombardements incessants des canons français. Le Fort, occupé par de nombreux Allemands, connaît, le 8 mai 1916, une violente explosion d’un dépôt de grenades et de lance-flammes, touché par un obus. Cette explosion tue plus de 800 soldats allemands. Mais ne pouvant tous les enterrer à proximité du Fort, le commandement allemand décide de murer 679 corps dans une galerie du Fort qui, aujourd’hui encore, reste l’unique nécropole allemande sur Verdun. Le 24 octobre 1916, l’armée française, lançant une grande offensive aux ordres du général Mangin, parvient à reconquérir les ruines du village et du Fort grâce aux troupes coloniales du Maroc engagées sur ce secteur de Douaumont qui restera français jusqu’à la fin de la guerre. En 1919, Douaumont fait partie de la liste des neuf villages détruits et de la fameuse « zone rouge » où toute reconstruction devient interdite. Cependant, le territoire de la commune de Douaumont sera choisi pour accueillir, entre les deux guerres, non seulement son monument aux morts en 1926 et sa chapelle-abri Saint-Hilaire, inaugurée en 1932, mais surtout la grande nécropole nationale, créée en 1925 et au-dessus de laquelle sera construit et inauguré, le 18 septembre 1927, l’impressionnant Ossuaire de Douaumont, initié par Monseigneur Ginisty, évêque de Verdun, désireux d’apporter une dernière demeure plus digne aux restes des soldats ramassés sur le champ de bataille de Verdun. Douaumont et son ossuaire est devenu un lieu symbolique plus fort encore lorsque, le 22 septembre 1984, MM. Kohl et Mitterrand, main dans la main, sont venus marquer, devant l’ossuaire, la réalité de la réconciliation franco-allemande. A voir : - La chapelle -abri Saint-Hilaire ; - Le monument aux morts ;
Village détruit de Vaux devant Damloup
En raison de la chalarose du frêne (maladie causée par un champignon parasite et microscopique), certains arbres et branches de la Forêt d’Exception® de Verdun sont fragilisés et présentent un risque de chute. Par mesure de sécurité, ce site est à éviter. Pour plus d'informations sur www.tourisme-verdun.com Vaux-devant-Damloup est un village détruit à part puisque, se trouvant à la limite de la « zone rouge » il a pu reconstruire, au fil du temps, un nouveau petit village, tout à proximité de l’ancien village détruit qui présente les mêmes caractéristiques que ses huit compagnons d’infortune. Appartenant au Chapitre de Verdun avant la Révolution, il a toujours été un village prospère au cours de son histoire. La présence du Fort de Vaux à proximité a toujours quelque peu bousculé le cours de l’histoire du village. En effet, dès sa construction de 1881 à 1884, le village a été largement sollicité pour participer à l’hébergement des nombreux ouvriers s’y relayant ; tout comme lors des importants travaux de renforcement entrepris sur le Fort de 1888 à 1912. En 1915, la décision de l’état-major, visant à désarmer en partie tous les Forts, transfère l’effort défensif en particulier sur les villages. Donc, celui de Vaux, placé au Nord de son Fort et au contact de la plaine de Woëvre, devient naturellement un point important dans le dispositif de défense du camp retranché de Verdun. Lors de la grande offensive allemande, déclenchée fin février 1916, il fait partie des objectifs majeurs des Allemands après la prise de Douaumont, tombé le 2 mars, et avant celle du Fort de Vaux. Après d’âpres combats dans ses murs, le village tombe aux mains allemandes le 31 mars 1916. Les bombardements français d’avril succèdent alors aux bombardements allemands de mars, ne faisant qu’accentuer l’anéantissement pur et simple du village. Après la chute du village, la 50e division allemande s’empresse de chercher à s’emparer du Fort de Vaux qui résiste héroïquement du 2 au 7 juin 1916 sous les ordres du Commandant Raynal. Cet épisode tragique devient un fait d’armes à jamais célèbre, car la garnison, à court d’eau potable et se battant dans les galeries du Fort depuis des jours, finit par se rendre aux Allemands qui, admiratifs de la vaillance des poilus survivants, décident de leur rendre les honneurs militaires à leur sortie du Fort. En 1918, le village de Vaux-devant-Damloup se retrouve à l’intérieur des limites de la fameuse « zone rouge » interdisant toute reconstruction. En 1919, il fait également partie de la liste des villages détruits et, pendant l’entre deux guerres, il y est édifié son monument aux morts ainsi que la chapelle-abri Saint Philippe et Saint-Jacques, à l’instar des huit autres villages détruits. Cependant, sa position à la limite de la zone et la présence de la voie ferrée de la compagnie des chemins de fer de l’Est, qui obtient l’autorisation de loger ses dix agents de service sur le site de Vaux-devant-Damloup, permet au village de retrouver, au fil des années et dès l’entre deux guerres, une nouvelle vie, désormais très active, tournée vers l’avenir et notamment Internet, sans pour autant renier le tragique passé de l’ancien village détruit, toujours présent à sa porte et à la mémoire de ses 70 habitants. A voir : - La chapelle-abri Saint Philippe et Saint Jacques ; - Le monument aux morts en l’honneur des Poilus morts à Vaux (il porte l’inscription : « On ne passe pas ») ; - Le fort de Vaux ; - L’étang de Vaux ; - Monument aux morts du 1er Bataillon de Chasseurs à Pied, près de l’étang ; - Stèle à la mémoire de l’aviateur Dussumier-Latour, abattu le 2 juin 1916 sur la digue de l’étang.
Villages détruits
En raison de la chalarose du frêne (maladie causée par un champignon parasite et microscopique), certains arbres et branches de la Forêt d’Exception® de Verdun sont fragilisés et présentent un risque de chute. Par mesure de sécurité, ce site est à éviter. Pour plus d'informations sur www.tourisme-verdun.com Neuf villages, situés en « Zone Rouge », furent totalement rayés de la carte lors de la Bataille de Verdun, balayés par la tourmente de la bataille : Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Douaumont, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux, Louvemont-Côte-du-Poivre, Ornes, Vaux-devant-Damloup. Restent les vestiges où les emplacements des maisons et des lieux publics sont symbolisés. Ils rappellent les métiers et les activités de ces anciennes communautés villageoises. Ils n’ont jamais été reconstruits. Ces villages fantômes, Morts pour la France, présentent une mémoire émouvante à travers les chapelles et les monuments commémoratifs érigés après guerre. Accès libre.
Visites rando 2h - Bois Fumin
Partez à la conquête du bois Fumin, cette randonnée vous fera découvrir un lieu marqué par des combats acharnés en Juin 1916 dont l’objectif était la prise du fort de Vaux. Attention, cette randonnée est conseillée pour un public en bonne condition physique, prévoir des chaussures de marche et des vêtements longs contre les moustiques.
Étang de Vaux
En raison de la chalarose du frêne (maladie causée par un champignon parasite et microscopique), certains arbres et branches de la Forêt d’Exception® de Verdun sont fragilisés et présentent un risque de chute. Par mesure de sécurité, ce site est à éviter. Pour plus d'informations sur www.tourisme-verdun.com Petit étang près du village détruit de Vaux devant Damloup, à la confluence des ravins de la Fausse-Côte, de Bazil et des Fontaines. Il est au cœur des combats en mars et avril 1916. A proximité, un monument en mémoire à l'aviateur Guy Dussumier-Latour, abattu le 2 juin 1916.