Que faire à Vivey ?

13 lieux à découvrir

De l'Onde au Vert

Location saisonnière

Château de Vivey

Château

Vivey est une seigneurie qui a presque toujours appartenu à la maison de Grancey. C'est un seigneur de cette maison, François Rouxel de Médavy, frère d'un maréchal de France, qui a bâti l'actuel château au XVIIe siècle. La demeure devait lui servir de maison de plaisance, mais cet évêque de Langres y résida peu car, n'ayant pas encore pris possession de son siège, il fut nommé archevêque de Rouen. Au début du XVIIIe siècle, le château et le fief appartenaient aux Seurot, seigneurs de Vaux, Isômes et Cusey (canton de Prauthoy actuel). Ces riches bourgeois de Langres ne se rendaient à Vivey que durant la belle saison. Lors de son mariage avec Jean Léaulté (issu d'une famille de parlementaires de Dijon) le 14 octobre 1728, Rose-Gabrielle, fille de Jean Seurot et d'Anne Pillot, reçut en dot le fief de Vivey. Les jeunes mariés eurent ensemble quatorze enfants, neuf filles et cinq garçons dont un mourut en bas-âge. Etablis à Langres, les Léaulté nouèrent des alliances avec plusieurs familles de cette ville (les Guyot de St-Michel, Lallemand de Pradine, Delecey, de Marivetz, etc...). Les quatre fils de Jean Léaulté furent anoblis par un édit d'Avril 1771. Selon la coutume de l'Ancien Régime, ils joignirent à leur nom patronymique celui de leurs fiefs. Ainsi, Bernard, l'aîné, prit le nom de Léaulté de Lécourt, Louis, le second, de Léaulté de Blondefontaine, Jean-Baptiste, le troisième, de Léaulté de Grissey, comme son père. Le dernier, Jean-Christophe, garda le seul nom de Léaulté de Vivey et, plus que ses frères, il appartient à l'Histoire de Vivey (cf. « La Croix-au-Loup »). D'inspiration médiévale, le château se fait remarquer par ses deux tours aux toits coniques recouverts d'ardoises. Après la famille Grancey, plusieurs familles se sont succédées. C'est à la famille Delecey qu'appartenait la demeure à la fin du XIXe siècle. Son charme romantique a inspiré André Theuriet, membre de l'Académie française, pour son roman Raymonde. Le château revint ensuite à la comtesse Mercier qui, sans héritier, revendit le domaine en 1936. Ce n'est que quelques années plus tard que le château abrita pendant 12 ans un hôtel-restaurant, « Le Relais du Lys », qui ouvrait ses portes durant la saison estivale. C'est avec sa bonne réputation qu'il accueillait des visiteurs venant de très loin parfois, et même des visiteurs célèbres quoique incognito. On y servait des produits frais et des plats originaux teintés de nouvelle cuisine dans un cadre presque historique. Aujourd'hui, la vieille bâtisse demeure vide et la végétation reprend possession de l'endroit comme elle l'a déjà fait depuis longtemps dans les autres possessions du châtelain. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.

Circuit de découverte de Vivey

Circuit

C'est au milieu des torrents et des cascades, dans une vallée sauvage qu'est né Vivey, un petit village situé au Coeur du pays d'Auberive. A toutes les communes son histoire, et celle de Vivey est exceptionnelle... Découvrez la Croix-au-Loup, monument édifié à l'endroit où Jean-Christophe Léaulté, seigneur et maire de Vivey à l'époque, a libéré de façon héroïque le village de son dernier loup. Aujourd'hui, l'endroit paisible et charmant vit entouré de ses forêts où naissent des sources et des ruisseaux. Venez découvrir l'histoire de Vivey, de son château longtemps habité par la famille de Grancey, ainsi que ses eaux, ses bois et ses légendes... Visite disponible sur l'application gratuite Id-Vizit ! Véritable compagnon personnel de voyage, Id-Vizit vous propose des parcours de visites personnalisés, ludiques et interactifs ! + d'info sur Id-Vizit

Croix XVe siècle de Vivey

Lieu d'intérêt

Vous trouverez au chevet de l'église de Vivey une croix dont le fût octogonal est creusé de cannelures, garnies de fleurs de lys et d'étoiles. Celui-ci mesure 2,60 m de haut et le monument en lui-même mesure 4,95 m de haut. Cette croix est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 16 juin 1926.

Eglise Notre-Dame-de-la-Nativité de Vivey

Site culturel

Dédiée à Notre-Dame, l'église de Vivey, Notre-Dame-de-la-Nativité a été construite au XVe siècle. Elle possède un baptistère et une croix classée à son chevet, tous deux datant du XIVe siècle. Sur ses cloches, on peut remarquer les prénoms de Marie-Lousie, Philomène-Joséphine et Marie-Jeanne. La nef à vaisseau unique est couverte par des poutres supportant un lambris. À la révolution, alors que les dîmes appartenaient à Auberive, l'église dépendait de Praslay et donc du doyenné de Langres. En 1803, elle fut unie comme annexe de Lamargelle-au-Bois avant d'être érigée en paroisse indépendante en 1863, mais n'obtint son premier curé qu'en 1870. En 1995, le clocher fut électrifié : l'illumination des cadrans de l'horloge est ainsi du plus bel effet.

Ferme du Moulin

Lieu d'intérêt

Vente de caissettes de viande bovine sur commande.

La croix au loup de Vivey

Calvary

À l'époque de la révolution française et du Premier Empire, c'est le comte Jean-Christophe Léaulté, seigneur et maire de Vivey, le héros de notre histoire. Originaire d'une famille de parlementaires, il fut représentant de la noblesse à l'Assemblée des Etats Généraux et a passé 19 mois en prison sous la Terreur. Aussi, c'était un personnage distingué et cultivé, et pourtant on le voyait le plus souvent par les labours et les bois mettant la main à l'ouvrage pour le foin et le seigle. Grand, fort, les épaules larges et l'esprit clair, son portrait ressemble à celui de tous les habitants de Vivey. Il n'y a pas si longtemps, les loups étaient encore nombreux dans la région. L'un d'eux, en ce mois de décembre 1811, attaqua six habitants de Vivey qui moururent, par la suite, de leurs blessures. Depuis cette tragédie, les habitants du village vivaient dans la peur. Or, le 21 décembre, le comte de Vivey s'en alla couper des branches. Alors qu'il faisait sa besogne, le loup surgit. Il attaqua à plusieurs reprises, déchirant de ses crocs le visage et la main gauche du comte. Armé seulement d'une serpette, l'homme lutta désespérément et eut le courage, malgré ses blessures, de continuer à frapper l'animal jusqu'à ce qu'enfin il l'abatte. Ce sauveur mourût de ses morsures 85 jours plus tard. En 1911, un siècle après la mort du dernier loup, les habitants décidèrent d'honorer son exploit et de manifester leur gratitude à ce bienfaiteur en faisant ériger un monument sur le lieu de l'attaque : les villageois le nomment le lieu dit de La Croix-au-Loup. Il est constitué de deux dalles formant des marches et d'un socle surmonté d'une croix, le tout mesurant trois mètres de haut. Il a été inscrit sur une plaque de bronze un texte évoquant la bravoure de l'homme, dans un style inspiré du Loup d'Alfred de Vigny, donnant une dimension quasi universelle à cet événement de la vie de ce petit village. « À la dévotion des parents de Jean-Christophe Léaulté de Vivey, maire de cette commune. Le 21 décembre, ce respectable Vieillard, entrant dans sa 79e année, fut assailli en ce lieu par un loup furieux qui le blessa. Son courage lui rendit son ancienne vigueur, armé seulement d'une petite serpe, il étendit à ses pieds ce terrible animal et délivra ce pays du monstre qui en aurait été longtemps la terreur. Six personnes avaient déjà péri de ses morsures quand le Vengeur en mourût lui-même 85 jours après sa Victoire. Arrête passant, honore sa mémoire et prie Dieu pour le repos de son âme. »

Lavoir de Vivey

Patrimoine technique

La toiture supportée par de solides pièces de charpente posées sur des corbeaux de pierre et les murs ouverts uniquement du côté de la rue, permettaient aux lavandières de travailler à l'abri du soleil, des intempéries et des courants d'air, lors des grandes lessives ou « buées ».|L'eau jaillit toujours par une large goulotte de pierre. Elle traverse lentement le grand bassin de lavage étroit, et effleure les belles pierres de taille inclinées, avant de continuer sa course... |En entrant dans le lavoir, vous remarquerez au fond sur le côté gauche, la banquette qui permettait autrefois de poser les paniers lourdement chargés. Simple mais robuste, ce lavoir témoigne de la vie quotidienne qui animait Vivey au XIXe siècle. Ce charmant lavoir a été entièrement rénové par la commune au début des années 1990.

Les « Roches qui pleurent »

Relief

Vivey est entouré de montagnes qui forment l'une des parties les plus élevées du département. Elles sont également le point de séparation des eaux qui mènent à l'Océan et à la Méditerranée. De l'une des roches qui dominent Vivey, dans une forme de coquille, on voit souvent, après de fortes pluies et principalement à la fonte des neiges, jaillir une masse d'eau qui sort par de nombreuses issues et forme un torrent qui se jette dans le vallon. Aujourd'hui, un pavillon est construit devant cette coquille d'où provient le ruissellement principal (environ dix-huit pouces de diamètre, il sort d'une cavité creusée dans le rocher, cf. ci-contre) mais vous pouvez toujours apercevoir le long de la départementale, à la sortie du village, les autres cascades qui ruissellent de la même façon (cf. ci-dessus).|« D'autres ruisselets, charmants et cascadeurs, dans un paysage heurté et montagneux, viennent des environs de Praslay, Vivey, où subsiste encore un vieux manoir, et où les fontaines naturelles prennent des aspects de torrents aux demi-saisons. D'autres sources prennent naissance un peu n'importe où, dans cette immense forêt d'Auberive, forêt de Montaubert, forêt de Montavoir, qui, lorsqu'André Theuriet était modeste fonctionnaire à Auberive, a servi de cadre et de thème d'inspiration à ses nombreux romans agrestes (Sous-Bois, Reine des Bois, etc...) ».

Marais du Comet

Swamp

Marais prenant naissance avec les sources du Gorgeot et de la Treue.

Pas de Gargantua

Natural Curiosity

Le Pas de Gargantua est une légende selon laquelle le géant, pris d'un besoin naturel, se serait servi de la cuvette au fond de laquelle se cache le village, en appuyant l'un de ses pieds sur le Montoille, l'autre sur le Mont Saule, quelques kilomètres plus loin. On appelle « Pas de Gargantua » un bloc (1,25 m x 1, 20 m) qui émerge à peine de terre au sommet du Montoille. Ce pas était, il y a quelques années, très connu des habitants, qui le perdent peu à peu de vue. On distingue l'empreinte profonde d'un orteil (12 cm), d'une plante (profonde de 23 cm) et d'un talon (27 cm), d'une longueur totale de 40 cm (la largeur varie de 20 cm à 13 cm). Le pied serait orienté Ouest (talon) – Est. Il ne s'agit pas pour autant d'une pierre d'âge antique. Cette empreinte n'est qu'un « jeu de la nature » qui s'avère être un banc de calcaire bathonien : roches fissurées, pierres percées aux formes curieuses. Site non aménagé Accès réservé à un public avisé et respectueux

VIVEY

Patrimoine urbain

Au coeur du pays d'Auberive, le petit village de Vivey est un lieu idéal pour de charmantes promenades. Situé dans un vallon étroit et profond, Vivey a déjà inspiré bien des poètes et bien des peintres ! Le village voit jaillir de toutes parts des eaux vives très abondantes qui sont autant de haltes rafraîchissantes. Découvrez toute l’histoire et le patrimoine de ce village aux confins du Pays de Langres sur le circuit de visite Vivey un « village qui se visite » Visite du village également disponible sur l'application gratuite Id-Vizit ! Véritable compagnon personnel de voyage, Id-Vizit vous propose des parcours de visites personnalisés, ludiques et interactifs ! + d'info sur Id-Vizit

Vallon de la Lochère

Patrimoine naturel

La ZNIEFF du vallon de la Lochère à Vivey est située à une dizaine de kilomètres d'Auberive, dans le sud du département de la Haute-Marne. Elle regroupe, au nord du village, le vallon du ruisseau de Vivey et ses versants raides et ébouleux et au sud du village plusieurs petits vallons collatéraux. Pour les spécialistes de nature : Principalement forestière (les boisement couvrent près de 80% du territoire de la ZNIEFF), elle comprend également des prairies humides et des milieux marécageux le long du ruisseau, ainsi que des groupements herbacés thermophiles (lisières, pelouses et petits éboulis) sur les pentes bien exposées. La végétation : Les types forestiers sont très typiques et dominés par la tiliaie-érablaie (tiers supérieur des pentes). Celle-ci laisse la place à la hêtraie-chênaie sèche sur pente bien exposée (coté est du vallon) et à la hêtraie froide (localisée sur un des versants du petit vallon latéral au ruisseau de Vivey). La tiliaie-érablaie est constituée essentiellement par le tilleul à grandes feuilles, l'érable sycomore, le frêne élevé, qu'accompagnent quelques trembles, alisiers blancs, hêtres et érables planes. La strate herbacée est constituée par la mercuriale vivace, la laîche digitée et le muguet. La hêtraie froide à frêne, érable sycomore et érable champêtre possède une strate arbustive bien diversifiée où se remarquent le groseillier des Alpes et le bois joli. La strate herbacée comprend notamment l'actée en épis et la digitale jaune. La hêtraie-chênaie sèche, partiellement enrésinée par le pin sylvestre, comprend, outre le hêtre et le chêne sessile qui dominent, le chêne pubescent et le charme. Elle se caractérise par la présence du céphalanthère à feuilles en épée (protégé en Champagne-Ardenne), de la laîche blanche (espèce d'origine subméditerranéenne, rare en plaine, abondante ici), de la ronce des rochers, de la mélitte à feuilles de mélisse, etc. Dans les ourlets et dans les clairières de la hêtraie sèche se développe un groupement de lisière thermophile avec l'aster amelle (essentiellement représenté dans le nord-est et le sud-est de la France et protégé au niveau national), la grande gentiane (protégée au niveau régional, les stations de Champagne-Ardenne et de Bourgogne étant les seules de la plaine française), le laser à larges feuilles, la laîche de montagnes, la phalangère rameuse, le brachypode penné, le dompte-venin officinal. Un des grands intérêts de la ZNIEFF est la présence, entre la lisière forestière et la hêtraie sèche, sous un taillis de noisetier, du sabot de Vénus, orchidée a affinité montagnarde, très rare en plaine, protégé sur tout le territoire national, inscrit à l'annexe II de la directive Habitats et sur la liste rouge régionale. Une quinzaine de pieds a été répertoriée (dont dix ont produit une tige florifère). Certaines pelouses subsistent, notamment au niveau des petits éboulis et des reculées situés au sud-est et au nord-ouest du village et çà et là au niveau des talus routiers. C'est un ensemble de pelouses plus ou moins enrésinées à seslérie bleue riche en orchidées diverses (épipactis brun rouge, orchis moucheron, orchis pyramidal, acéras homme-pendu, platanthère à deux feuilles, etc.). On y rencontre aussi trois espèces protégées au niveau régional, la laîche pied d'oiseau (d'origine préalpine), l'hélianthème blanchâtre et la violette des rochers, ces deux dernières étant inscrites sur la liste rouge régionale, de même que l'euphraise de Salzbourg. Ils sont accompagnés par de nombreuses graminées (seslérie bleue, brome dressé, brize intermédiaire, brachypode penné, fétuque de Lémann ) et par la globulaire, l'anémone pulsatille, les gentianes ciliée et germanique, les germandrées à feuilles de chêne et des montagnes, la laîche glauque, le lin à feuilles étroites, le léontodon changeant, le petit pigamon... Au niveau des petits éboulis se remarquent le ptychotis hétérophylle (inscrit sur la liste rouge régionale), la germandrée des montagnes et la globulaire (très abondantes), le galéopsis à feuilles étroites, la linaire striée, la seslérie bleue, la campanule à feuilles rondes. Le fond du vallon est le domaine de la prairie mésophile, avec notamment la fétuque rouge, la sauge des prés, la petite pimprenelle, la campanule aggloméré, le gaillet mou, le clinopode, la knautie des champs, la succise des prés, le léontodon d'automne. Dans les zones plus humides, la prairie abandonnée évolue vers un groupement à hautes herbes à reine des prés, cirse maraîcher, eupatoire chanvrine, morelle douce-amère, lysimaque vulgaire, angélique sylvestre, valériane dioïque, etc. Localement se rencontrent des cariçaies à laîche aigüe, laîche des marais et laîche faux-panic. Une bordure étroite de Molinion se remarque de façon très ponctuelle dans le vallon de la Lochère, avec une orchidée appartenant à la liste rouge régionale, l'orchis incarnat ; la molinie bleue, la laîche tomenteuse, la gaillet boréal, le gaillet des fanges, la sanguisorbe officinale, la valériane dioïque, la laîche faux-panic forment l'essentiel de sa végétation. On peut observer le long du ruisseau le faux cresson, le cresson de fontaine et la menthe en épis. Le site possède également un intérêt géomorphologique et hydrologique important, avec la présence d'une grosse source résurgente, à l'origine d'un éboulis actif (érosion intense) à proximité immédiate du village. Site non aménagé Accès réservé à un public avisé et respectueux