Que faire à Vals-des-Tilles ?
85 lieux à découvrir
Bois de Château-Lion
La ZNIEFF du Bois de Chateau-Lion est un des sites majeurs du sud de la Haute-Marne. Elle se localise sur une vaste colline et couvre à la fois son sommet et ses versants. Pour les spécialistes de nature : Des types forestiers variés s'y rencontrent en fonction du sol et du type d'exposition : chênaie-charmaie-hêtraie calcicole sur le plateau, hêtraie à dentaire sur versant nord, hêtraie xérophile à laîches sur versants bien ensoleillés, chênaie pubescente, rare groupement forestier méridional localisé ici en microclimat très chaud. Le plateau présente localement de vastes lapiaz très spectaculaires. Des pelouses relictuelles subsistent en lisière du bois, témoins des anciens pâturages extensifs qui couvraient le secteur autrefois. La végétation : Une dizaine d'espèces végétales rares ou très rares, souvent en voie de disparition en Haute-Marne, surtout d'origine montagnarde ou méridionale selon les expositions, s'y rencontrent : l'hépatique à trois lobes inscrite sur la liste rouge de Champagne-Ardenne dans la catégorie des espèces très rares menacées de disparition, un arbrisseau xérocalcicole, le rosier très épineux, la potentille à petites fleurs (espèce méridionale en limite d'aire), le céphalanthère à longues feuilles, la violette blanche (en limite d'aire) dans les forêts thermophiles, la pyrole unilatérale et la petite pyrole dans les pinèdes, la coronille à couronne (présente dans seulement trois localités en Haute-Marne, en limite d'aire et protégée en Champagne-Ardenne) dans les lisières, l'hélianthème des apennins dans les pelouses relictuelles. La faune : Le site est fréquenté par de nombreux oiseaux (une trentaine dont 23 sont protégés) et en particulier par l'alouette lulu (vulnérable et en régression, inscrite sur la liste rouge des oiseaux nicheurs de Champagne-Ardenne) et par certains rapaces. On y rencontre également une population entomofaunistique variée et différents reptiles dont le lézard vert, protégé en France et inscrit sur la liste rouge des reptiles vulnérables de Champagne-Ardenne. Cette zone présente également un intérêt géologique (importantes zones de lapiaz) et un intérêt archéologique (imposant éperon barré de l'age du fer). Elle est dans un bon état général de conservation. Site non aménagé Accès réservé à un public avisé et respectueux
Marais de Chalmessin
Créée en 1993, le Marais de Chalmessin constitue un trésor naturel au milieu des bois. Ses 124 hectares, gérés par le Conservatoire d'Espaces Naturels de Champagne-Ardenne, abritent l'un des marais tufeux les plus remarquables du plateau de Langres. Depuis la dernière glaciation, il y a 8 000 ans, des conditions très particulières ont permis à cet étroit vallon de conserver une faune et une flore typiquement montagnardes. Sentier de découverte en accès libre toute l'année ou visite guidée sur demande. Pour les spécialistes de nature : La ZNIEFF constituée par le Marais de Chalmessin et par la Combe Quemaulles est très typique du plateau de Langres et est caractérisée par la richesse de sa flore et de sa faune (avec des espèces protégées, des espèces menacées et rares). Le relief est très accentué, les pentes raides orientées pour l'essentiel au nord et au sud favorisent des microclimats particuliers, avec de belles oppositions de versants. Les nombreuses sources situées vers le fond et le milieu du vallon sont considérées comme étant les sources principales de la Tille ; chargées de carbonate de calcium dissout, elles sont responsables des dépôts de tuf et à ce titre sont à l'origine de la formation du marais. La végétation : Sur le plateau se développe la chênaie-charmaie-hêtraie calcicole, sur les pentes les plus froides est localisée la hêtraie à dentaire et sur les versants les mieux exposés prospère la hêtraie sèche à Carex alba, remarquable site forestier xérophile et montagnard, avec des espèces rares comme Cephalanthera xiphophyllum et Epipactis leptochila. Certaines zones montrent des systèmes dynamiques en mosaïque où les lisières et les petites clairières sont bien développées ( de type Geranion sanguinei) qui renferment outre certaines espèces forestières citées plus haut, des espèces de lisières comme Coronilla coronata ou des espèces de pelouses comme Aster amellus, protégée en France, Limodorum abortivum, protégé à l'échelon régional. La forêt bordant les marais se rapporte pour l'essentiel à l'Aceri-Fraxinetum. La végétation des marais tufeux (en partie débroussaillés) est essentiellement herbacée, les fruticées étant limitées aux lisières et à quelques zones situées à l'aval du marais : les 3/4 de leur surface sont constituées par une cariçaie à Carex davalliana, avec des espèces végétales telles que Dactylorhiza incarnata, Schoenus ferrugineus (protégé au niveau national) et Eriophorum latifolium inscrits sur la liste rouge des végétaux de Champagne-Ardenne. Le long des ruisselets se développe une cariçaie à Carex stricta relevant des magnocariçaies et abritant une espèce rare sur le plateau de Langres, le ményanthe trèfle d'eau. Les marais sont constamment bordés par une frange de gros touradons de molinie, avec des espèces rares comme Ranunculus polyanthemoides et Ophioglossum vulgatum. Au contact des fruticées et de la moliniaie se développe une frange irrégulière de Filipendulion caractérisé par l'Aconit napel, montagnarde protégée en Champagne-Ardenne, abritant le très rare Salix repens variété rosmarinifolius, également protégé. Les marais sont bordés de façon plus ou moins continue par une saulaie à saule cendré et saule pourpre comportant une fougère rare, le thélyptéride des marais. La faune : Les pelouses occupent aujourd'hui une surface minuscule en comparaison avec leur étendue au début du siècle et elles étaient plus ou moins envahies de broussailles : ce secteur est géré par pâturage et un suivi scientifique est en cours. Elles sont encore bien pourvues en espèces intéressantes comme Carex ornithopoda, Viola rupestris et Deschampsia media, espèce en voie de régression car liée aux zones dénudées et piétinées. L'étude de l'avifaune fait apparaître la richesse du site par le grand nombre d'espèces recensées et révèle son importance pour la nidification et les haltes migratoires de nombreuses espèces : le marais n'est fréquenté régulièrement que par quelques espèces insectivores pour l'essentiel qui viennent s'y nourrir, notamment pouillots, accenteurs et mésanges. La lisière est le milieu le plus fréquenté et accueille à la fois des espèces forestières et des espèces de milieu plus bocager. La forêt est également bien fréquentée. Sur les parties humides du marais se rencontrent, entre autres, la musaraigne aquatique protégée en France et inscrite sur la liste rouge des mammifères de Champagne-Ardenne. Onze chauve-souris, toutes protégées ont été notées dont le murin à moustaches, le murin de Daubenton, la pipistrelle, la Barbastelle et le Grand Rhinolophe. Plusieurs ensembles de terriers de blaireaux, espèce de la liste rouge régionale se remarquent dans la Combe Roire. Chevreuils, cerfs (uniquement de passage) et sangliers sont moyennement bien représentés, avec néanmoins une bonne fréquentation du marais. Sept espèces de batraciens et trois espèces de reptiles ont été observées surtout aux abords et dans le marais : la salamandre tachetée (qui se reproduit dans les vasques de tufs du marais de pente), la grenouille rousse, les crapauds commun et accoucheur (deux étant inscrits sur la liste rouge de Champagne-Ardenne). Le lézard vivipare est étroitement lié au marais et aux berges humides des ruisseaux, très rare en Haute-Marne, il n'y est signalé que dans quelques sites du plateau de Langres et des forêts du Der. L'entomofaune du secteur est particulièrement bien représentée et diversifiée avec 4 espèces protégées et 25 espèces menacées et rares, une partie de celle-ci ayant la même tonalité biogéographique qu'une partie de la flore : les libellules comportent notamment une espèce protégée au niveau national et international (convention de Berne et Directive habitats), l'agrion de Mercure, en déclin dans toute l'Europe et inscrit sur la liste rouge française, ainsi que le cordulégastre bidenté, rare en France (considérée comme une indicatrice de l'étage montagnard) et fortement menacée par la destruction de ses biotopes, le cordulégastre de Bolton, un peu moins menacé, Somatochlora flavomaculata, menacée en Europe, observée au-dessus des ruisselets et petites vasques qui parcourent le marais (ce type d'habitat est assez exceptionnel et semble être une particularité locale). Ces Odonates font partie de la liste rouge des insectes de Champagne-Ardenne. Les criquets se localisent pour l'essentiel dans le marais avec notamment Conocephalus dorsalis, Chrysochraon brachyptera et Chorthippus montanus, dans les prairies avec Omocestus viridulus, Metrioptera brachyptera et Mecostethus grossus très abondant et fortement consommé par les blaireaux. Soixante-cinq espèces différentes de papillons diurnes ont été observées dans le secteur, alors que la région recèle potentiellement 95 espèces de Rhopalocères, ce qui montre la très grande richesse du site avec notamment pour le marais trois papillons protégés, la bacchante (périphérie boisée du marais), le damier de la succise et le fadet des tourbières ou daphnis qui est une des espèces les plus menacées en France, inscrite sur la liste rouge française en tant qu'espèce en danger. Mis à part une petite tendance à la dynamique naturelle de certaines parties du site, il est en très bon état de conservation et constitue l'un des sites botaniques haut-marnais les plus remarquables (en 1980, il est classé parmi les 10 sites d'intérêt national retenus pour le département). Visite guidée pour les groupes possible sur demande au Conservatoire d'Espaces Naturels de Champagne-Ardenne.
Arboretum des Charmettes à Lamargelle-aux-Bois
Sur un terrain de 5000 m² se rassemblent toutes les espèces d’arbres et arbustes qui poussent spontanément dans notre région (disons sur le territoire du Parc national de forêts), soit environ 130 espèces. Un certaines nombres d’autres espèces qui poussent en plaine française (climat de l’Europe tempérée), voire en montagne ou dans la région méditerranéenne y ont également été plantées, de même que des espèces plus ou moins rares des continents américains et asiatiques. Ce sont maintenant 400 espèces ligneuses qui peuvent être vues dans cet arboretum avec des genres plus particulièrement représentés : Acer (Érables), Abies (Sapins), Picea (Épicéas), Pinus (Pins), Quercus (Chênes), Sorbus (Alisiers et Sorbiers) , ... Les arbres sont en partie étiquetés et la visite est libre et gratuite. La plupart sont encore petits mais cela présente l’avantage de les voir de près (feuillage, écorce, et bientôt fleurs et fruits.) L’accès à l’arboretum est libre mais vous pouvez aussi organiser une visite guidée avec le propriétaire.
Circuit de découverte de Chalmessin
Ce village est situé à l’une des sources alimentant la Tille de Villemervry, avec Lamargelle-aux-Bois. Parce qu’il est situé dans un vallon sur le replat du plateau de Langres, il est possible que la forme Chese messein du XIIe siècle, indique des maisons (latin Casa) cachées (du vieux français musser). Le lieu était déjà habité à l’époque romaine, comme l’atteste les vestiges d’habitat gallo-romain de Champ Dolent contre le village actuel, et les incinérations mal datées découvertes dans une carrière de sable dominant le village... Visite disponible sur l'application gratuite Id-Vizit ! Véritable compagnon personnel de voyage, Id-Vizit vous propose des parcours de visites personnalisés, ludiques et interactifs ! + d'info sur Id-Vizit
Circuit de découverte de Villemoron
Ce village de 944 Hectares, fait partie depuis 1973 de la commune du Vals des Tilles, formée par la réunion de Chalmessin (chef-lieu actuel), Lamargelle-aux-Bois, Musseau, Villemervry et Villemoron. Situé à l'extrême sud du canton d'Auberive, à proximité d'une des sources de la Tille, ce village est le dernier de la Haute-Marne contre la Côte d'Or, dans un secteur vallonné et boisé particulièrement pittoresque... Le village actuel qui s’est développé autour de trois chemins en étoile, dont l’église occupe fièrement le centre. Il possède un habitat particulièrement remarquable témoin des activités passées de ses habitants, dont la principale caractéristique réside dans les nombreuses lucarnes sous toiture, rencontrées habituellement sur les maisons bourgeoises des grosses bourgades et les villes... Visite disponible sur l'application gratuite Id-Vizit ! Véritable compagnon personnel de voyage, Id-Vizit vous propose des parcours de visites personnalisés, ludiques et interactifs ! + d'info sur Id-Vizit
De l'Ource à la Tille
Ce circuit vous mènera à la découverte de la réserve naturelle de Chalmessin, véritable trésor naturel au milieu des bois, située peu avant l'entrée du village. Vous pourrez ensuite profiter d'une halte rafraîchissante au lavoir de Vivey. Pensez à ralentir à l'entrée de Santenoge pour admirer la statue du Dieu-de-Pitié dans sa niche. Une dernière étape par le village de Lamargelle-aux-Bois et son lavoir rustique, pour enfin retrouver votre point de départ de Chalmessin.
Circuit de découverte de Lamargelle-aux-Bois
Ce village qui est situé à l’une des deux sources alimentant la Tille de Villemervry, avec Chalmessin, est aussi à l’extrémité de l’ancien doyenné de Langres, d’où son nom signifiant limite. Bien qu’une présence néolithique ait été signalée sur son territoire, on voit qu’au cours du moyen-âge la seigneurie de Lamargelle appartenait pour l’essentiel là l’abbaye de Saint-Seine, même si la maison de Grancey et ses descendants de Vivey en possédaient aussi une partie... Visite disponible sur l'application gratuite Id-Vizit ! Véritable compagnon personnel de voyage, Id-Vizit vous propose des parcours de visites personnalisés, ludiques et interactifs ! + d'info sur Id-Vizit
Circuit de découverte de Villemervry
Le village est situé sur la Tille de même nom, alimentée par les sources de Chalmessin et de Lamargelle-aux-Bois. Son nom pourrait venir d’un ensemble d’habitations développé autour d’une exploitation agricole (villa), fondée ou appartenant à un possible Mervinus. On sait peu de choses de l’occupation de son territoire pendant l’Antiquité. Le musée de Dijon conserve une petite hache polie en néphrite et une pointe de flèche à pédoncule et à ailerons, qui semble indiquer une occupation du territoire au Néolithique final... Visite disponible sur l'application gratuite Id-Vizit ! Véritable compagnon personnel de voyage, Id-Vizit vous propose des parcours de visites personnalisés, ludiques et interactifs ! + d'info sur Id-Vizit
De l'Aube aux Vals des Tilles
Ce circuit vous mènera à la découverte du village de Villemoron, dernier village de Haute-Marne tout contre la Côte d'Or. Vous profiterez des paysages pittoresques et vallonnés du territoire du Vals-des-Tilles et pourrez faire une halte rafraîchissante aux lavoirs de Musseau et de Praslay. Enfin, si vous le souhaitez, avant de rejoindre votre point de départ vous pourrez vous arrêter quelques instants pour parcourir le sentier aménagé de la réserve naturelle de Chalmessin, véritable trésor naturel au milieu des bois et située peu avant l'entrée du village.
Le Mont Saule - PR N°39
Entre forêt profonde et géologie surprenante : La randonnée du Mont Saule, longue de 10 km (compter environ 3h), est une boucle variée qui plaira autant aux amateurs de nature qu’aux marcheurs à la recherche d’un peu de dénivelé. Depuis le lavoir de Musseau, on entame la montée par un chemin agricole, avant de pénétrer dans les bois pour atteindre un site remarquable : le lapiaz, étonnante formation calcaire sculptée par l’érosion. Le reste du sentier nord suit les traces de l’ancienne voie ferrée Langres–Poinson-Beneuvre. Ensuite, le parcours se fait plus ouvert sur les paysages agricoles du sud, offrant de multiples panoramas sur la vallée de la Tille de Villemoron. Accessible, mais avec quelques passages un peu techniques, cette boucle est une belle sortie pour randonneurs motivés, curieux de découvrir à la fois patrimoine naturel et traces d’histoire locale. Petits détours possibles vers des variantes plus courtes ou vers le sommet du Mont Saule, repérable à ses bornes géodésiques.
Le Vals des Tilles - PR N°42
Entre villages de caractère et forêt profonde : Cette boucle de 15 km (environ 4h) propose un bel équilibre entre patrimoine rural et immersion forestière. Au départ de Chalmessin, vous montez tranquillement vers l’église avant de rejoindre le bois de Saint-Laurent. Là, le GR7 vous guide à travers champs et forêts jusqu'à un joli panorama sur le Vals des Tilles. La suite du circuit passe par les charmants villages de Lamargelle-aux-Bois et Villemervry, avec leurs lavoirs, leurs églises et leurs maisons anciennes. Mais attention, le parcours demande un peu d’endurance : après le moulin, le chemin grimpe franchement dans le Bois des Roches, notamment au niveau de la Côte du Rupt. Heureusement, des portions plus douces alternent avec les efforts, offrant de vraies respirations. En haut, une aire de pique-nique vous tend les bras avant la redescente à travers champs. Une randonnée complète pour les marcheurs à l’aise, qui aiment conjuguer découverte et activité physique dans un cadre naturel préservé.
Sentier de découverte de la réserve de Chalmessin
Petit tour de la réserve : 2,1 km Grand tour de la réserve : 3 km Créée en 1993, la réserve naturelle de Chalmessin constitue un trésor naturel au milieu des bois. Ses 124 hectares, gérés par le Conservatoire d'Espaces Naturels de Champagne-Ardenne, abritent l'un des marais tufeux les plus remarquables du plateau de Langres. Depuis la dernière glaciation, il y a 8 000 ans, des conditions très particulières ont permis à cet étroit vallon de conserver une faune et une flore typiquement montagnardes. Sentier de découverte en accès libre toute l'année ou visite guidée sur demande. La Réserve Naturelle de Chalmessin et ses 124 hectares abrite l'un des marais tufeux les plus remarquables du Plateau de Langres. Totalement enclavé dans le massif forestier, il est situé au fond d'un vallon, nommé Combe Forquot ou encore vallée des Goulottes, constituant la haute vallée de la Tille. Depuis la dernière glaciation, il y a 8000 ans, des conditions très particulières, et notamment un climat froid, ont permis à cet étroit vallon de conserver une flore et une faune typiquement montagnardes. L'éminent botaniste haut-marnais, Pierre Fournier, écrivait voici 70 ans, qu'il gèle dans les combes du plateau de Langres au moins une fois chaque mois, même en juillet et en août ! Le plateau de Langres est la région de France où ce type de marais est le plus fréquent. Cette petite région naturelle réunit les éléments caractéristiques à leur implantation : un sous-sol calcaire, un climat froid et un réseau hydrographique dense. Sur la centaine de marais tufeux du plateau de Langres, celui de Chalmessin est l'un des mieux conservés. La plupart d'entre eux ont subi dans les années 1950 des drainages et des tentatives de boisement. La Réserve Naturelle de Chalmessin s'inscrit dans un réseau d'une trentaine d'espaces protégés au sein du plateau de Langres, notamment 25 marais tufeux du même type (auxquels peuvent s'ajouter plusieurs marais de la proche Côte d'Or). Elle joue à ce titre un rôle fondamental dans la conservation du patrimoine génétique d'espèces souvent rares ou relictuelles inféodées à ce type de milieu.
Circuit de découverte de Musseau
Village idéalement placé à l’une des sources principales de la Tille (la Tille dite de Villemoron la mal nommée) qui prend sa source à Bellefontaine sur le territoire de Musseau. Le village est situé dans un repli du plateau de Langres, ce qui justifierait que le nom de Musseau puisse provenir du gaulois mukiare* = cacher, terme couramment employé par les populations gauloises à l’endroit des eaux naissantes, et qui a donné le vieux français musser de même sens. Bien que son territoire soit traversé par la voie romaine de Langres à Autun, il n’a à l’heure actuelle présenté aucune trace d’occupation antique... Visite disponible sur l'application gratuite Id-Vizit ! Véritable compagnon personnel de voyage, Id-Vizit vous propose des parcours de visites personnalisés, ludiques et interactifs ! + d'info sur Id-Vizit
Les Alpagas d'Orival
Élevage d’alpagas et chèvres angoras pour la laine. Vente d’articles en laine.
Tipi de l'Herberie de la Tille
Productrice de plantes aromatiques, Elsa vous propose de venir dormir sous un tipi en pleine nature et en toute simplicité. A l'écart de tout voisinage, c'est l'immersion dans le calme, le repos et la quiétude qui est au rendez-vous. Tipi de 5 mètres de diamètre pouvant accueillir 5 personnes, équipé d'un plancher en bois, de matelas nomades et d'oreillers pour vous installer selon votre convenance ainsi que d'une malle en bois contenant assez de vaisselle pour 5 personnes. Seuls les draps housses et les oreillers sont fournis, donc n'oubliez pas de prendre votre sac de couchage. De couvertures en laine sont également à votre disposition pour compléter les duvets lors de nuits fraîches. A l'extérieur, table et bancs, place à feu et grille à barbecue vous attendent. A proximité un cabanon sanitaire avec douches solaires et toilettes sèches sont à votre disposition, à partager avec les occupants de la roulotte ainsi qu'un espace cuisine abrité des intempéries comprenant un évier et une gazinière. Pour les grandes familles, la roulotte, plus confortable, peut servir de chambre parentale pendant que les enfants occupent le tipi. L'herberie, habitée par Elsa, se situe à 200 mètres du tipi, informations touristiques, documentations, jeux de société et boutique de plantes y sont à votre disposition. Sur réservation, il est possible de réaliser une visite complète du jardin pour découvrir les propriétés des plantes médicinales de nos régions et selon la météo, une activité de cueillette peut être organisée. N'hésitez pas à visiter le nouveau site internet de l'Herberie pour plus d'informations ou à me contacter pour organiser votre séjour selon vos attentes. Les matelas, les draps et les oreillers sont fournis mais n'oubliez pas de prendre vos duvets !
Roulotte de l'Herberie de la Tille
Productrice de plantes aromatiques et médicinales, Elsa vous propose de venir dormir dans une roulotte en pleine nature et en toute simplicité. A l'écart de tout voisinage, c'est l'immersion dans le calme, le repos et la quiétude qui est au rendez-vous. A l'extérieur, table, chaises et brasero vous attendent. A proximité un cabanon sanitaire avec douche et toilettes sèches sont à votre disposition ainsi qu'un coin cuisine abrité des intempéries, à partager avec les occupants du tipi lorsqu'il est loué. L'herberie, habitée par Elsa, se situe à 200 mètres, informations touristiques, documentations et boutique de plantes y sont à votre disposition. Sur réservation, des animations peuvent être proposées pour se déconnecter des écrans pour tous les âges comme une visite guidée du jardin pour découvrir les propriétés des plantes qu'Elsa utilise dans ses tisanes. Des chemins de randonnées partent des hébergements même pour des escapades en forêt appréciées de tous. N'hésitez pas à visiter le nouveau site internet de l'Herberie pour plus d'informations ou pour organiser votre séjour selon vos attentes.
Ancienne grange médiévale de Musseau
Cette ancienne grange médiévale, à l’imposante entrée en arc ogival, était encore entièrement couverte en laves il y a quelques années. C’est très certainement l’ancienne grange seigneuriale de la famille Duval, où les paysans du lieu entreposaient leurs redevances annuelles en nature de gerbes (tierces, champart …). En face, au n°15, on remarquera une autre soue à cochons sur la rue.
Ancienne longère traditionnelle de Chalmessin
En face du lavoir, au n°1 de la « Rue de la Fontaine au Loup », on aperçoit une imposante bâtisse rénovée qui ferme toute la vallée. C’est une ancienne longère traditionnelle à trois chats (ou parties) : habitation, grange et écurie, et seule exception à la disposition des fermes en L du village. Remarquer le linteau surbaissé de la grange, l’arc de décharge sur l’ancienne porte de l’écurie et les deux coqs en terre cuite aux épis de faîtage.
Ancienne maison seigneuriale de Musseau
Situé en fond de cour cette ancienne maison seigneuriale fut transformée en ferme. Elle possède une descente de cave à ressauts dans le style du XVIe siècle et un ancien pigeonnier dans l’angle en fond de cour. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
Eglise Saint-Michel de Villemoron
L’église a été réalisée au cours de trois périodes différentes. Des origines subsiste le choeur des XIIe-XIIIe siècles, avec la curieuse baie géminée du chevet, unique dans la région (ou l’on trouve plutôt des triplets) et les culots des retombées d’ogives anthropomorphes. La nef menaçant ruine au début du XVIIIe siècle, fut reconstruite à une époque où eurent lieu de grands travaux à l’église dans les années 1739-1740. Quant au clocher situé sur l’entrée de l’église, il se trouve en 1889 « lézardé et incliné » menaçant de s’effondrer sur la maison située face au portail. Il sera démoli en 1890-1892 et reconstruit en 1896 dans son état actuel (par voie de subventions et souscription volontaire des habitants pour plus de 6000 Francs) par l’entrepreneur Gérouville de Villegusien, qui réalisa encore les ouvertures en lancette de la nef en remplacement de l’unique fenêtre en plein cintre encore perceptible au sud.
Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul de Musseau
L'église de Musseau, dédiée à saint Pierre et saint Paul, était succursale de Chalancey. Sous le domaine spirituel, on voit que le seigneur de Boussenois céda en 1256 les dîmes de Musseau à l'abbaye d'Auberive. Une légende prétend qu'un laboureur découvrit la statue de saint Pierre enfouie dans son champ, situé à la limite des territoires de Chalancey, Mouilleron et Musseau. Chaque communauté essaya vainement à tour de rôle de l'emmener dans son église, mais c'est finalement un pauvre paysan de Musseau avec son vieux cheval, qui l'emmena dans l'église de Musseau, offrant du même coup la titulature de la paroisse à saint Pierre.En 2009, cette légende a été représentée sur un tableau dans le lavoir par une artiste de Musseau. Vers l'an 1629, l'église de Musseau fut érigée en paroisse curiale avec Chalmessin pour succursale et desservait Mouilleron qui n'avait jamais eu d'église. Une situation qui dura jusqu'en 1773, année où les habitants de Mouilleron ayant construit eux-mêmes une chapelle dédiée à saint Gilbert pour leur usage, leur chapelle érigée en église paroissiale, devint également une succursale de Musseau, avec son cimetière propre. En 1715, la paroisse toute entière de Musseau, fut réunie à la juridiction de la Bourgogne, à l'exception de l'église et de la cure (confirmé par un arrêt du parlement de Paris en 1741). L'église de Musseau, pour l'essentiel du XIIIe siècle (choeur et chapelle seigneuriale au nord), fut en partie reconstruite en 1642 par Pierre Duval seigneur du lieu, après les désastres de la guerre de Trente Ans. Ce bienfaiteur y est enterré en 1666. Les baies de la nef ont sans doute été élargies au XVIIIe siècle. Au sortir de la Révolution, l'église de Musseau est en piteux état. En 1829, le plafond en planches de l'église est tombé, et les paroissiens n'ont plus d'offices religieux. Mais la commune n'a pas les moyens d'honorer un devis de réparations de 1200 francs, sans couper quelques arbres dans les coupes par anticipation. Les travaux seront terminés le 20 septembre, réalisés par deux frères, Nicolas et François Poutot et leur beau-frère Nicolas Baillet, tous de Musseau. En 1870, il est encore question de travaux à réaliser à l'église et au presbytère pour un montant global de 2700 francs. Mais au vu des finances limitées de la commune, le préfet n'autorise que la réparation du clocher « qui est en très mauvais état » pour 1764 francs, lequel sera refait d'après les plans de l'architecte Godard de Langres. Au printemps 1881, la commune fait encore réaliser des travaux à l'église, au clocher et au presbytère pour un montant de 5000 francs, selon les plans de M. Baillet, entrepreneur en bâtiments à Musseau. Une dernière restauration du clocher a été opérée en 2016 par la commune. En 2011, le mur du haut du cimetière éboulé, a entièrement été remonté par les bénévoles locaux de l'association « Vals des Tilles Patrimoine ». On remarquera enfin en contrebas de ce même cimetière, la création en 2012 d'un de derniers monuments aux morts de la Grande Guerre en Haute-Marne par l'association « Vals des Tilles Patrimoine ». Les 2 travées du choeur et la chapelle qui s'y rattache côté nord sont datables du XIIIe siècle (la voûte de la 2ème travée est néanmoins datée de 1649 et les baies sont néanmoins élargies semble-t-il au XVIIIe siècle). La nef est peut-être contemporaine, mais très remaniée par la suite, elle reste difficilement datable. La tour du clocher est elle aussi du XIIIe siècle. On trouve le nom de Pierre Duval sur une dalle funéraire de la chapelle latérale (personnage mort en 1666), sur la plaque commémorative de la même chapelle, également le nom de Duval sur la voûte du choeur (avec armoiries et la date de 1649) et les mêmes armoiries peintes au-dessus de la porte occidentale (sous le porche). Les deux travées du choeur et la chapelle attenante sont inscrites sur l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 15 janvier 1929.
Ferme traditionnelle de Musseau
Cette ferme traditionnellement se divise en trois parties : un logement aux linteaux délardés typiques de la fin du XVIIIe siècle, une écurie et une grange sous un même toit. En face, on trouve une autre fermes tripartite rénovée, dont on peut admirer le solide arc de décharge sur la grange.
Lavoir de Chalmessin
Le lavoir est situé au coeur du village. L’architecte Lenoir en a réalisé les devis et plans le 15 mars 1847, et le lavoir très original a été réalisé la même année. C’est un édifice communal très ingénieux à double circulation d’eau à partir d’une borne unique, à la fois vers l’abreuvoir extérieur pour le bétail et vers les bassins intérieurs pour les lavandières. On remarquera comme à Musseau, les deux becs opposés en bronze jetant l’eau, en forme de dragons. Ce lavoir toujours en eau, a laissé la place à un dépôt de livres, de vêtements et de dépliants touristiques, à la disposition des habitants et des passants.
Mairie de Chalmessin
Sur son emplacement existait la « maison Parmain », achetée en décembre 1846 par les élus pour 2100 francs et démolie, en vue d’y construire une mairie-école moderne. C’est M. Baillet maçon à Musseau qui la construira fin 1847, sur les plans de l’architecte Gaullet fils, pour 4830 francs. Remarquez sur la façade la présence de deux plaques directionnelles en fonte, qui ont été récemment restaurée par l’association « Vals des Tilles Patrimoine ». Créés en 1835 par l’administration, ces « plaques de cocher » qui étaient peintes en lettres blanches sur fond bleu garance, étaient placées partout à 2,50m de hauteur pour être vues facilement par les cochers, d’où leur nom.
Ancien présbytère de Lamargelle-aux-Bois
L'ancien presbytère fut construit par l'abbé Mamiot en 1860-1862 en même temps que la reconstruction de l'église qu'il a également financée. Plus récemment et jusqu'au tournant du second millénaire, c'était encore la maison du peintre Michel Messager, réputé dans la région.
Calvaire de Lamargelle-aux-Bois (1)
Situé à 200m à l’extérieur du village, on pourra admirer ce magnifique calvaire de « la Voie du Mont » restauré en 2018 par l’association « Vals des Tilles Patrimoine ».
Maisons XIXe siècle de Chalmessin
Au carrefour de la « Rue du vieux Lavoir » on peut voir la richesse des maisons du XIXe siècle qui se traduit à la fois par leur élévation et la présence de lucarnes de grenier, relativement peu fréquentes en milieu rural. La maison sise au n°1 de la « Rue du vieux Lavoir » est encore une grange encadrée par deux écuries, aux trois entrées protégées chacune par un arc de décharge voûté en demi-rond bien visible sur la façade. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
Plaque de cocher à Musseau
Sur la maison au croisement de la rue des Ancolies et de celle des Saxifrages, remarquer la présence d'une plaque directionnelle en fonte. Créés en 1835 par l’administration, ces « plaques de cocher » qui étaient peintes en lettres blanches sur fond bleu garance, étaient placées partout à 2,50 m de hauteur pour être vues facilement par les cochers, d’où leur nom.
Fontaine de Villemoron
La fontaine-abreuvoir fut réalisée en 1876 sur les plans de l’architecte Michaut, grâce à un emprunt communal de près de 3000Francs. Il résulte de la demande des ménagères et participe comme tous ses congénères, aux progrès de l’hygiénisme dans nos campagnes.
Mairie - école de Villemoron
Mairie-école au linteau évocateur composé par le maçon-tailleur de pierres Claude Collombel de Cussey-les-Forges, qui a reconstruite la ruine achetée en 1839 par la municipalité pour en faire la maison commune. Elle est composée de deux parties presque symétriques, abritant autrefois au rez-de-chaussée à gauche la classe unique de l’école et le logement de l’instituteur à droite de la porte d’entré, ainsi que la mairie à l’étage. Remarquer à l’extérieur l’« oeil de boeuf » en façade, et sur le pignon de gauche, les vestiges de latrines médiévales en débord (provenant de l’ancienne maison-forte), installées en 1883 quand la cour de l’école a été réduite et les latrines primitives détruites à l’occasion de l’élargissement de la voirie. A l’extérieur, bordant la ruelle à droite, on observera un appentis encore couvert de laves.
CROIX DU TERTRE A CHALMESSIN
Sur un emmarchement en pierre s'élève un piédestal carré puis une base de colonne, de même forme, une colonne nue et une croix de pierre. Sa dénomination de croix du Tretre vient de sa position géographique, un tertre étant une petite élévation de terre, petite coline à sommet plat.
Calvaire de Lamargelle-aux-Bois (2)
Cette grande croix de pierre se dresse à l’extérieur du village. Elle comporte sur une base carrée, un piédestal portant une dédicace gravée. Viennent ensuite un socle carré, un fut lisse, un chapiteau de style dorique et une croix sommitale.
Calvaire de Lamargelle-aux-Bois (3)
Cette charmante petite croix se dresse dans un cadre bucolique, à proximité de l’ancien presbytère. Sur une base octogonale, se succèdent un élégant piédestal ouvragé portant des arcades de styles gothiques, un socle, un fut et une croix de pierre.
Croix de protection de Villemervry
Au niveau du pont sur la tille a été implantée une croix de protection du passage de la rivière, aujourd’hui composite avec un socle de la fin du XVIIIe siècle.
Façade du XVIIIe siècle de Villemoron
Cette façade du XVIIIe siècle, avec ses nombreuses ouvertures à linteaux délardés et ses lucarnes sous toiture, est le témoin d’une imposante maison bourgeoise trônant au centre du village. La cheminée monumentale du rez-de-chaussée nous apprend qu’elle aurait été construite en 1764 par un notable local. On remarquera à droite dans la cour, la monumentale pierre de meule dans son auget provenant de l’ancien moulin-huilerie à chevaux, autrefois située dans la même cour à l’emplacement de la piscine moderne.
Ferme traditionnelle de Lamargelle-aux-Bois
Ferme en L selon une disposition classique dans les villages du Val-des-Tilles. Dans la cour, on remarque l'ancienne soue à cochons encore couverte en laves et protégée par une avancée du toit moderne en tuiles. Dans la même cour, on remarquera sur la porte de grange, les pattes de lapins, sangliers etc., qui montrent que nous sommes bien dans une maison de chasseurs. Mais rappelons-nous que les Gaulois en enclouaient déjà sur les portes de leurs demeures pour les protéger du mauvais sort, en un rituel de protection magique toujours latent, qu'on a conservé dans la patte de lapin porte-bonheur. Remarquez sur la façade côté route en direction de Poinsenot la présence d'une plaque directionnelle en fonte, régulièrement restaurée par les propriétaires de la ferme. Créés en 1835 par l’administration, ces « plaques de cocher » qui étaient peintes en lettres blanches sur fond bleu garance, étaient placées partout à 2,50m de hauteur pour être vues facilement par les cochers, d’où leur nom.
Ferme traditionnelle en longère de Musseau
Au n°1 de la Rue des Saxifrages, on peut observer depuis la rue cette ancienne ferme traditionnelle en forme de longère, avec deux logements et plusieurs granges et anciennes écuries, dont la façade est entièrement couverte d’une treille du plus bel effet. On remarquera les solides arcs de décharge sur les écuries observés par ailleurs, montrant le savoir-faire des anciens maçons du village.
Grange de Chalmessin
A l’angle des rues « Rue du Pré Lézard » et « Rue des Provenchères », remarquer à gauche un bâtiment perpendiculaire à la rue, présentant une grange encadrée par deux écuries, dont les portes sont surmontées par un linteau en demi-lune pour la première et triangulaire pour la seconde, typiques du XVIIe siècle dans nos régions. Observer la porte de grange chevillée de chevilles en chêne à l’ancienne, et la trace d’aiguisage des outils aratoires sur le montant de gauche.
Lavoir de Lamargelle-aux-Bois
Lavoir rustique présentant trois bassins de lavage taillés dans la pierre et servant aujourd'hui à l'installation de fleurs. Ce lavoir surprend par ces vastes proportions et par la richesse des motifs aquatiques qui ornent la fontaine. Fabriquée en fonte, elle est décorée d'une goulotte qui témoigne d'une tendance décorative commune à beaucoup de villages aux alentours, tout en n'étant pas identiques les unes aux autres. Lors de cette même année, l'église fut construite dans un style néo-gothique qui lui donne cette allure élancée et cet édifice émerveille comme si le village servait d'écrin à ce petit joyau architectural. |A l'origine, ce lavoir fut demandé par la population féminine. L'architecte Dupuis à Chaumont en a réalisé les plans en 1859, pour un devis de 4582 francs qui comprenait un lavoir, un abreuvoir et la réalisation de la conduite d'amenée d'eau. L'ouvrage ne sera réalisé qu'en 1861 après quelques modifications, comme le confirme le cartouche visible sur le pilier central du lavoir. C'est un édifice ingénieux à double circulation d'eau à partir d'une borne centrale, à la fois vers le petit abreuvoir extérieur en demi-lune pour le bétail et vers les bassins intérieurs pour les lavandières. On remarquera comme à Musseau et à Chalmessin, le bec jetant l'eau à l'extérieur en forme de tête de Dragon. On a posé par la suite sur ce dernier, une borne-fontaine prise dans le village qui le cache en partie, du plus mauvais effet.
Linteau gravé à Musseau
Au n°3 en fond de cour, sur la porte de l’ancienne écurie à droite de la porte de grange, existe encore un linteau gravé en demie lune exceptionnel, de la fin du XVIe siècle. En s’approchant dans cette propriété privée, on peut distinguer parmi les gravures une araire centrale symbole de la Croix du Christ accompagnée du monogramme IHS et de nombreux talismans (croix de Jérusalem, étoile de David etc.) ainsi que d’autres symboles païens qui renforcent la protection de la maison.
Mairie de Villemervry
En descendant la Rue des Quatre Noyers (autrefois grande Rue), remarquer sur la gauche l’imposant bâtiment de la mairie à un étage sous combles avec lucarnes, daté de 1845, qui a été réalisée à l’emplacement d’une vieille maison démolie l’année précédente. La nouvelle mairie a été réalisée sur les plans de l’architecte M. Maitrot de Marey-sur-Tille (Côte d’Or) et a été autorisée à la construction moyennant quelques modifications par le préfet le 30 janvier 1845. Bien qu’elle soit estampillée en façade « maison commune », c’est en réalité une mairie-école qui a été réalisée, dont les latrines ont seulement été réalisées en 1878.
Toit en laves de Chalmessin
Juste avant le n°3 sur la gauche, se trouve une grange encore couverte en laves et qui a perdu ses portes. Le pied droit en pierre de gauche est joliment chanfreiné, pour laisser autrefois entrer les voitures de foin. Remarquer au plafond, les clayonnages en noisetier tressés destinés à supporter les tisses de foin, selon un mode traditionnel autrefois très répandu, parfois remplacé par de simples perches de noisetiers posées parallèlement pour le même usage.
Tête sculptée en bossage à Musseau
En face de la grange du n°14, à peine visible au milieu du mur bordant la rue, on remarquera une tête sculptée en bossage, probable réemploi dont on se perd en conjonctures quant à la signification.
Lavoir de Musseau
Le lavoir se dresse au centre du village à l'intersection avec la rue de Vivey. Construit en 1862 de forme rectangulaire, il reçoit la lumière par la partie ouverte côté sud. Sur la face exposée à l'est, deux portes latérales permettent d'accéder à l'intérieur où deux bassins occupent le centre du bâtiment. Le premier, plus grand accolé au mur d'entrée dont les bords ont été lustrés et polis par les laveuses. Le second sur le mur du fond, plus petit, reçoit les eaux captées en haut du Chemin de l'Epine Blanche après être passées dans trois auges extérieures à la sortie de la fontaine. Remarquer ici encore le bec de la borne-fontaine en bronze en forme de dragon jetant l’eau, planté dans la gueule d’une tête de lion en fonte en applique. Le lion représente ici la protection des forces chthoniennes de l’eau, représentées par le dragon. On remarquera au pied de la fontaine, la pierre de fondation posée par C. Poulot maire et F. Mercier son adjoint.
Lavoir de Villemervry
Situé dans l’Impasse des Vergers, sur la gauche, le bâtiment du lavoir fut réalisé en 1858 – 1859. Remarquer les belles pierres de taille en façade autour des portes piétonnes en plein cintre disposées symétriquement, avec un lavoir à l’intérieur et un abreuvoir extérieur. Il a été réalisé sur les plans de l’entrepreneur-architecte Baillet à Musseau, avec la reconstruction droite du pont voisin sur la tille et d’une borne-fontaine dans le village aujourd’hui disparue. Le P.V d’adjudication de l’ensemble a été publié en septembre 1858, au profit de l’entrepreneur Bénigne Seuret de Santenoge pour 2722,48 Francs. |A l’extérieur, à droite de ce lavoir, on remarquera un de derniers monuments aux morts de la Grande Guerre en Haute-Marne, créé en 2014 par l’association « Vals des Tilles Patrimoine ».
Le Poirier
Le poirier (dit de Villemervry) est une oeuvre de l'artiste suisse Ugo Rondinone en réponse à une commande du conseil municipal de Grancey-le-Château. Cette sculpture, moderne, a été inaugurée le 13 décembre 2008 et se veut conserver le souvenir d'un arbre qui longtemps constitua un signal marquant le passage entre la Bourgogne et la Champagne.
Maison d'artisan de Villemoron
Curieuse maison d’artisan à deux foyers (début XVIIIe siècle), l’un occupant le rez-de-chaussée et l’autre l’étage, auquel on accède au moyen d’un passage dallé surplombant la cave commune menant à un escalier extérieur en pierres sur façade. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
Croix de Lamargelle-aux-Bois
Là, se trouve une très belle crois au fût galbé, refaite après les destructions des Sans-culottes sous la Révolution. Celle-ci date de 1820, et présente de part et d’autre une couronne floristique et une étoile à quatre branches, symboles christique et mariaux traditionnels. Elle délimite avec d’autres, l’espace qui était autrefois réservé à la construction des maisons dans un système d’openfield.
Fontaine de la Brosse à Musseau
La fontaine de la Brosse est située à la sortie du village en direction de Mouilleron. Ce troisième point d’eau du village est matérialisé par une modeste borne fontaine alimentée par la source de la Brosse, alimentant trois auges en pierre successives destinées au bétail.
Moulin médiéval de Villemoron
De l’ancien moulin médiéval (entièrement reconstruit), il ne reste plus que le bief remarquablement entretenu, qu’on pourra observer depuis le pont enjambant la Tille, avec ses empalements (vannages). Une petite huilerie existait autrefois, bordant la rivière, juste en amont du pont autrefois en bois mais reconstruit en 1832.