Que faire à Souain-Perthes-lès-Hurlus ?
6 lieux à découvrir
Cimetière Militaire allemand de Souain Perthes les Hurlus
13 786 soldats allemands tués au cours de la 1ère Guerre Mondiale y sont inhumés dont 11 322 en ossuaire.
Cimetière de la Légion étrangère
Intégré au camp militaire de Suippes, le monument-ossuaire de la Légion étrangère est un lieu de mémoire névralgique pour les légionnaires. Sa situation géographique est directement liée à l’action des 1er et 2e régiments de marche du 1er étranger. En effet, lors de la «seconde bataille de Champagne» qui débute le 25 septembre 1915, ces deux unités accusèrent des pertes particulièrement importantes, notamment lors de la reprise de la Butte de Souain. L’existence de ce monument, le seul de la Première Guerre mondiale à être exclusivement dédié à la Légion étrangère, est le fait d’une initiative privée. William Farnsworth le fit ériger pour son fils Henry, universitaire américain âgé de 24 ans et engagé volontaire comme légionnaire. Il fut tué le 28 septembre 1915 au bois Sabot. Construit en 1920 en six mois malgré de multiples contraintes liées à des territoires ruinés par le conflit, il est inauguré le 3 novembre de la même année par Monseigneur Tissier, évêque de Châlons-sur-Marne, et par le général Duport. C’est le célèbre architecte belge Alexandre Marcel qui en fut le maître d’oeuvre. Les dépouilles des légionnaires ont été réunies dans deux ossuaires au centre desquels trône une croix avec une épitaphe en français et en anglais. Cela témoigne de la forte présence de volontaires américains dans les rangs des légionnaires de ces deux régiments. De part et d’autre du monument, des plaques en marbre noir énumèrent les noms de ceux qui y reposent. Aménagement en 1920 : regroupement de corps exhumés près de Souain. 5 400 m² - 128 corps 14-18 : 128 Français en ossuaire
Monument-ossuaire de la ferme de Navarin
Ce monument est composé d'une imposante pyramide surmontée d'un groupe de trois statues en bronze, oeuvre du sculpteur Real Del Sarte, qui représentent à la demande du général Gouraud, trois soldats au combat engagés dans l'attaque. A l'intérieur, la chapelle est tapissée de plus de 1 000 plaques commémoratives apposées par les familles des soldats disparus. Dans la crypte, on trouve des cuves funéraires avec les restes de 10 000 soldats, la plupart anonymes, tués au cours des combats en Champagne. EN SAVOIR + Impressionnant lieu de mémoire, ce monument pyramidal a été édifié à proximité de l’ancienne ferme-auberge de Rougemont, appelée « Navarin » depuis la fin du XIXème siècle. Cette évolution toponymique semble s’expliquer à travers la personnalité de son ancien propriétaire, Parfait Camus : ce dernier aurait-il participé aux combats de la baie de Navarin (Grèce) en 1827 ? Par sa verve peu accueillante, il annonçait régulièrement en patois aux gens de passage : «Anhue n’a va rin », que l’on peut traduire par «Aujourd’hui, il n’y a rien ». Point central du front de Champagne, Navarin intègre une ligne de hauteurs (buttes de Souain et de Tahure, cote 193, mont Tétu et main de Massiges) devant laquelle l’offensive française de septembre 1915 vient s’échouer. La ferme disparaît dans les combats de l’automne 1915, des combats acharnés s’y déroulent jusqu’en septembre 1918 : de cette hauteur, le Général Gouraud lance l’offensive franco-américaine dégageant le front de Champagne et repoussant les troupes allemandes vers les Ardennes. Edifié sous l’impulsion du Général Gouraud, le monument ossuaire de Navarin est surmonté d’un solide groupe de trois patrouilleurs en pierre, dont l’attitude guerrière est orientée au nord-est, œuvre du sculpteur Maxime Real Del Sarte : - Le soldat au centre a les traits du Général Gouraud, lui-même, - Le soldat de droite a les traits de Quentin Roosevelt, neveu de Théodore Roosevelt, mort pour la France le 14 juillet 1918 à Chamery (Aisne), - Le soldat de gauche a les traits du frère du sculpteur Real Del Sarte, tué sur le Chemin des Dames. Sur le socle sont inscrits les numéros des divisions françaises et alliées qui ont combattu en Champagne. A l’intérieur du monument se trouve une chapelle surprenante dont les murs sont tapissés de stèles et de plus de 1000 plaques commémoratives apposées par les familles des soldats disparus. Dans la crypte sont déposés les restes de 10 000 soldats, la plupart anonymes, tombés au cours des combats de champagne. Souhaitant être inhumé au milieu de ses soldats, le Général Gouraud y repose avec son chef d’état-major, le Général Prételat. Important lieu de passage depuis toujours, il est devenu également un haut lieu mémoriel de la Grande Guerre, les abords du monument en gardent de profondes cicatrices.
Nécropole Nationale "L'Opéra"
Le secteur sur lequel a été érigé ce cimetière n’est pas anodin. À proximité des premières lignes durant la Première Guerre mondiale, ce lieu fut choisi pour préparer la «seconde bataille de Champagne» devant se dérouler en septembre et en octobre 1915. En lançant une vaste offensive entre Aubérive et Ville-sur-Tourbe, le général Joffre vise à rétablir la «guerre de mouvement» et mettre fin à la «guerre de position». La mobilisation de toutes les ressources humaines et matérielles a valu son surnom à ce cimetière. En effet, le lieu était considéré comme un carrefour logistique de première importance. Le va-et-vient quotidien des soldats et la forme particulière du lieu (un rectangle aux coins arrondis), ont donné l’idée de le nommer « La place de l’Opéra », en référence au lieu éponyme parisien. Un croquis réalisé en 1915 par le sous-lieutenant d’infanterie Georges Hugo, aquarelliste et peintre qui n’est autre que le petit-fils de Victor Hugo, témoigne de cette forme singulière. Le lieu connaît une fréquentation humaine d’autant plus importante que la zone est, durant le conflit, l’emplacement de postes de commandement et d’une ambulance divisionnaire. À l’origine constitué d’une simple croix et d’un muret à l’initiative de la famille d’un des soldats qui y fut inhumé, le cimetière est aujourd’hui composé de 144 sépultures de militaires. Les bordures blanches de chacune d’elles reprennent la forme générale du cimetière, évocatrice de la place de l’Opéra. Création en 1915, batailles de Champagne. 3 460 m² - 144 coprs 14-18 : 144 Français Site en accès libre.
Nécropole Nationale "La Crouée"
Dans cette nécropole aménagée entre 1919 et 1924 (la troisième plus importante de France en nombre de soldats inhumés) reposent 30 722 soldats français, dont les corps furent exhumés des cimetières provisoires et des tombes isolées des secteurs d’Hurlus, Le Mesnil, Manre (Ardennes), Minaucourt, Perthes, Saint-Hilaire-le-Grand, Saint-Souplet-sur-Py, Sainte-Marie-à-Py, Souain, Suippes et Tahure. Un soin particulier a été apporté aux stèles blanches des tirailleurs africains, majoritairement musulmans, tombés aux côtés de leurs frères d’armes chrétiens ou athées, dont les tombes, elles aussi blanches, sont surmontées d’une croix latine. Les stèles sont ornées d’un croissant, d’une étoile à cinq branches et d’une phrase en langue arabe invitant à la paix éternelle. La position centrale du drapeau français rappelle que ces soldats sont tous morts pour la France. Dans le prolongement de la nécropole française, le cimetière militaire allemand a été créé en 1919 pour recevoir principalement les corps de ceux tombés lors de l’offensive du 25 septembre 1915. Il s’agit du troisième plus grand cimetière militaire allemand en France. La contiguïté des deux cimetières permet d’unir les ennemis d’hier et invite à une paix durable entre les nations. La présence des sépultures du peintre allemand Auguste Macke et des hommes de lettres français Léo Latil, Antoine Bianconi, Marcel Caval et Fernand Dacre renforce l’idée d’unité et de paix entre la France et l’Allemagne. EN SAVOIR + Monument aux morts des offensives de 1915. Création en 1919, batailles de Champagne 1914-1918. Aménagement de 1919 à 1924 : regroupement de corps exhumés de cimetières militaires ou tombes des secteurs de l'ancien front à Souain, tahure, Perthes, Beauséjour... 60 384 m² - 30 734 corps 14-18 : 30 732 Français dont 21 688 en 8 ossuaires. Site en accès libre.
Nécropole Nationale de la 28e brigade dite « La ferme des Wacques »
Érigée dès 1919 à l’initiative de l’aumônier Paul Doncoeur, cette nécropole regroupe les corps de 147 soldats appartenant à la 28e brigade. Son objectif est de donner une digne sépulture aux corps abandonnés sur le champ de bataille. Son inauguration, en présence de Monseigneur Tissier, eut lieu le 25 septembre 1919, quatre années jour pour jour après le début de l’offensive meurtrière qui dura quatre jours en 1915. L’ordonnancement du site est atypique. Son plan circulaire est particulièrement frappant : une allée de stèles de pierres cruciformes conduit à une double rangée de croix en pierre entourant un calvaire. Ce dernier repose sur un large socle circulaire dans lequel des plaques, en l’honneur des officiers supérieurs, ont été enchâssées sur tout le pourtour. Des pierres entourent le calvaire, celles constituant le cercle intérieur sont réservées aux gradés, tandis que les stèles plus petites du cercle extérieur sont attribuées aux hommes du rang. Cette disposition choisie à dessein évoque l’unité et la fraternité d’une brigade qui fait rempart à l’ennemi jusque dans la mort. Lors de la création de la nécropole nationale de « La Crouée » en 1922 dans la même localité, ce site a été maintenu en raison de la précocité de l’inhumation des combattants, de la disposition particulière des tombes et de l’éloignement de toute habitation qui garantissait alors des conditions d’hygiène optimales. Aménagement en 1920 et 1980 : réimplantation dans l'enceinte de la nécropole des monuments des 44e et 60e R.I. qui étaient érigés en plein champ. 3 340 m² - 147 corps 14-18 : 147 Français Site en accès libre.