Que faire à Saint-Béat-Lez ?
68 lieux à découvrir
STATUE : COUPLE
À travers cette œuvre, l’artiste évoque les rondeurs, les galbes, les cassures, les tensions… autant de formes qui traduisent les contradictions du rapport fusionnel, émotionnel et sensuel entre deux personnes. L'importance de la hauteur par rapport aux côtes de la base (formant une sorte de totem) font référence à l'art primitif. Christian Jacques, après une formation aux Beaux-Arts de Toulouse, installe son atelier en Ardèche, puis dans l'Aude. Il travaille la terre et sculpte aussi bien la pierre, le marbre que le granit ou le basalte. Il souhaite "Raconter des histoires humaines avec les formes, la matière, la lumière." Il a participé à de nombreux salons et expositions d'arts avec son travail.
STATUE : ERA MAÏR
Le nom de cette œuvre issu de l’occitan, signifie littéralement "la mère", soulignant la maternité et la force féminine. L'artiste rend hommage à la femme pyrénéenne, aranaise et plus particulièrement à sa grand-mère et à sa mère. Elle a choisi pour ce faire un marbre sombre, pour sa dureté qui le rend plus difficile à travailler. Gloria Corona, originaire du Val d'Aran, s'est formée à Barcelone avant d'installer son atelier près de St-Béat-Lez dans les années 2000. Elle propose des ateliers de sculptures. Elle y travaille le bronze, le bois, le marbre et l'argile, avec une préférence pour le marbre. Elle s'intéresse particulièrement au corps humain et à son mouvement, évoquant des formes sensuelles. En 2014, elle reçoit la médaille du Sénat pour son travail et son investissement dans la région, notamment en ayant été l'une des pionnières du Festival de la sculpture et du marbre de Saint-Béat-Lez.
STATUE : GARONA
Elle incarne le fleuve Garonne ("Garona" en occitan) sous les traits d’une femme impétueuse se frayant un passage dans la roche. Cette œuvre symbolise à la fois la force et la fluidité du fleuve. La Garonne prend sa source dans les Pyrénées espagnoles et coule sur 500km avant de rejoindre la Dordogne dans l’estuaire de la Gironde et de finir sa course dans l’Océan Atlantique. La légende raconte qu’elle doit son nom à Gar, une divinité antique locale qui aurait également donné son nom au Pic du Gar. Albert Vall Martínez peintre et sculpteur catalan est spécialisé dans le corps humain pour la sculpture. En 2009, il a gagné le 1er prix de sculpture Pere Jou au Palais Miramar, ancien palais royal du XIXe siècle au nord de l'Espagne.
STATUE : L'OURS
L’ours, symbole de force et de mystère, incarne la relation millénaire entre l’homme et la montagne. Le sculpteur, né à Lourdes en 1965, est reconnu pour son bestiaire.
STATUE : LA LÉGENDE DE PYRÈNE
Taillée dans un bloc unique de marbre local de dix tonnes, elle s’inspire du mythe de Pyrène et d’Hercule. La tête d’Hercule reprend les traits de l’ancien maire de Saint-Béat, M. Frisoni, qui aurait aidé le sculpteur à dégrossir le bloc de marbre. L’artiste s’est amusé à insérer une anomalie. Saurez-vous la retrouver ? Petit indice : il faut compter le nombre d’orteil d’Hercule. La légende de Pyrène s'est transmise oralement avant d'être mise par écrit. Elle comporte ainsi différentes versions et détails. L'une d'elle raconte que Hercule, lors de ses douze travaux, se fit inviter par le roi de Bébryx et rencontra la fille du roi, Pyrène. Le demi-dieu et la princesse tombèrent amoureux l'un de l'autre. Cependant Héra, reine des dieux et déesse du mariage, condamna Hercule à l’errance amoureuse. Il partit alors du royaume de Bébryx sans prévenir Pyrène qui, étant enceinte et désespérée de ne plus le trouver, s'enfuiya dans la forêt. Elle se fit alors attaquer par des animaux sauvages (des loups ou des ours selon les versions). Hercule qui l'entendit crier, revint sur ses pas mais il arriva trop tard. Empli de tristesse, Hercule décida alors d'ériger le plus beau des tombeaux pour sa bien-aimée. Il amassa d'innombrables pierres donnant ainsi naissance à la chaîne de montagnes des Pyrénées.
STATUE : LA PART DE L'AUTRE
La statue "La part de l'autre" s’inscrit dans une série de sculptures abstraites que l’auteur nomme Distorsions. À travers cette pièce, il explore l’interdépendance des éléments fondamentaux — la terre, l’eau et l’air — sans lesquels la vie ne saurait exister. Deux boucles symboliques, représentant l’eau et l’air, semblent jaillir de la roche, image de la terre. Elles s’élèvent, s’entrelacent et dansent dans un mouvement étrange, presque irréel, comme un ballet suspendu entre matière et souffle. Mathieu PÉRIÉ, artiste originaire du Lot, s'est formé chez les compagnons tailleur de pierre à Bordeaux. Il a commencé par la restauration de monuments historiques.
STATUE : LA VIERGE À L'ENFANT
Cette œuvre représente une Vierge à l’Enfant pleine de tendresse, symbole de maternité et de spiritualité. Son style épuré, inspiré de la tradition arménienne, évoque les poupées russes, seul le visage de l’Enfant émerge du drapé de la Mère, leurs têtes formant une figure superposée. Elle fait face à l'autre Vierge de Saint-Béat, érigée sur le promontoire du château et datant du XIXe siècle. Harutyun Yekmalyan est installé dans le village de Châtel-Montagne dans l'Allier. Il y expose ses sculptures et fait visiter son atelier. Il est diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux- Arts d'Erevan, en sculpture monumentale. En 2003, Il a été membre du syndicat national des Sculpteurs et Plasticiens de France. Il a également été membre de l'Union des artistes d'Arménie et membre de l'Association internationale des Arts Plastiques à l'UNESCO en 1995.
STATUE : LES LOUPS
Avec cette œuvre, l'artiste livre son interprétation contemporaine et très personnelle de l’animal totem de Saint-Béat. Dans l’Antiquité, le lieu portait le nom de Passus Lupi, c’est-à-dire “le passage des loups”. Cette légende rappelle que seuls des loups efflanqués pouvaient se frayer un chemin à travers ces étroites montagnes. Marion Rivière travaille essentiellement le marbre et le bronze. Elle est spécialisée dans la représentation animalière et le portrait. Aujourd'hui, elle vit en Australie.
STATUE : LIEN DE MÉMOIRE
Lien de mémoire représente un âne, en hommage au passé rural de la commune et à l’ancien moulin à grain situé à proximité. Il tourne en rond pour actionner la meule qui broie le grain et le transforme en farine. Installé en France, dans la Creuse, depuis 2002, Rob Kirkels s’inspire de la mémoire collective et des traditions locales pour créer des œuvres en lien avec le territoire. Il est diplômé des Beaux-Arts en 1991 avant de suivre une formation professionnelle de tailleur de pierre dans un atelier. Il travaille la pierre, le bois et le fer et fait également du dessin.
STATUE : MARBRE DE VIE
La statue représente un visage humain au bord de la Garonne. Ici, le sculpteur met l'accent sur le côté visible et invisible de l'être humain. L’œuf situé au-dessus représente la naissance et la vie. Serge Sallan est spécialisé dans la sculpture sur pierre, marbre et bois, le dessin et la peinture. Il produit des œuvres monumentales pour des commandes françaises et internationales. Il participe à l'association culturelle des Trois Sources où il enseigne la sculpture. Il a déjà réalisé pour le Festival de la sculpture et du marbre de Saint-Béat la statue Passus-Lupi avec ses armoiries à l'entrée du village.
STATUE : MONOLYTHE
Taillée dans le marbre blanc local provenant de la carrière de Rapp, l’œuvre se présente comme une colonne élancée surmontée d’un motif en forme de nœud abstrait. Si l’artiste évoque avant tout une mémoire historique — en particulier l’ancienne carrière de Saint-Béat appelée la « brèche romaine », et l’inspiration de la colonne de Trajan à laquelle fait allusion une légende locale —, certains interprètent ce nœud comme une représentation stylisée des lacets des routes de montagne pyrénéenne.
STATUE : MÉDITATION
Sang Sug Kim a sculpté une figure féminine représentant le rêve humain, l'amour, la paix et l'avenir. C'est un message de mémoire. L'artiste est spécialisée dans les sculptures contemporaines en pierre et en bronze. Elle a notamment étudié les Beaux-Arts en Chine et en Corée du Sud avant de participer à de nombreuses expositions internationales.
STATUE : TENTATIVE DE COMMUNICATION
D'une hauteur de 110 cm, la statue représente un homme assis, tenant un oiseau. Il tente de communiquer avec lui en sifflant pour imiter son chant. L’artiste a voulu exprimer la tendresse que nous pouvons ressentir pour les animaux qui peuplent le monde. Olivier Delobel, installé près de Narbonne s'est formé à la sculpture du marbre à Carrare (Italie) à la fin des années 90. Il est spécialisé dans le portrait et les représentations animalières. Il travaille la terre cuite, le bronze et le marbre. Il a réalisé de nombreuses commandes en France et à l'international.
STATUE : TOURMENTE
Cette sculpture est un hommage à Marko Olavi, ami de l'artiste, qui a disparu et dont elle était très proche. Elle évoque les conflits intérieurs et la tension psychique, traduits par des surfaces brisées et des volumes fragmentés. Elke Montreal a voulu transcrire l'infini à travers la spirale, une figure de la géométrique sacrée partant de l'origine et s'étendant à l'infini, dans le sens métaphysique. L'enchevêtrement des courbes et l'espace strié peut prendre une forme de bouche ouverte. Un autre choix de titre selon elle aurait pu être "escargot galactique". Elke Montréal possède un atelier dans l'Hérault où elle propose des stages de formations de sculpture pour tous âges et niveaux. Ancienne restauratrice de monuments historiques, elle a notamment réalisé une statue de sainte Barbe, protectrice des mineurs, des pompiers, et dans ce cas-là les tunneliers, pour le métro de Toulouse en 2024.
STATUE DU MARÉCHAL GALLIÉNI
Joseph Gallieni est né à Saint-Béat le 24 avril 1849 et mort le 27 mai 1916 à Versailles. Il a été gouverneur militaire de Paris en 1914 et ministre de la Guerre en 1915. Il a reçu la distinction de maréchal de France à titre posthume, pour avoir selon le récit national, contenu l'offensive allemande en 1914 hors de Paris grâce à l'épisode des taxis de la Marne. Il a en effet ordonné la réquisition de 630 taxis pour attaquer une des armées allemandes lors de la 1ère bataille de la Marne, d'où le surnom de "Sauveur de Paris" donné par Clémenceau. Cependant, la réquisition des taxis n'a pas eu l'effet raconté car il s'agissait de soldats blessés et épuisés ramenés du champ de batailles. Selon Alexandre Lafon, historien interviewé dans un article de La Dépêche, les résultats auraient été quasi nuls. Cela aurait servi à promouvoir un récit de réussite "à la française, empirique et efficace". Gallieni a en effet organisé la préparation de Paris à l'offensive allemande, mais ce sont les maréchaux Joffre et Foch et leurs soldats qui ont retenu les allemands sur le front. Ceux-ci se sont ensuite retirés d'eux-mêmes ce qui a permis la victoire. Le maréchal Gallieni est également connu pour avoir durant toute sa vie développé et répandu des méthodes d'administration coloniale pour l'empire français. Il a utilisé le pouvoir politique, la manipulation/collaboration des populations au profit de la domination coloniale et a réprimé militairement les révoltes des résistants. Il est intervenu dans de nombreux pays : Sénégal, Tonkin (Nord actuel du Vietnam), Soudan, Martinique et Réunion. À Madagascar, à l'apogée de son pouvoir civil et militaire, il y applique "la politique des races" mise en place quelques années plus tôt par d'autres coloniaux au Soudan et au Tonkin : "Elle consiste, à partir d’une connaissance approfondie du pays et de ses habitants, à s’appuyer sur certains groupes ethniques – en leur fournissant armes et soutien – afin de neutraliser les résistances des groupes hostiles à la domination coloniale." Il a utilisé notamment la photographie pour "cartographier" et "classer" les différentes "races" en leur attribuant des comportements, caractéristiques physiques et pratiques culturelles pour mieux les comprendre et les dominer. C'est à Madagascar qu'il resta le plus longtemps.
VIDE GRENIER
Organisé par la Boule Saint-Béataise. 2€ le mètre.
VIDE GRENIER & EXPOSITION TAXI DE LA MARNE
Organisé par la Boule Saint-Béataise. 2€ le mètre.
ÉGLISE SAINT-PRIVAT ET SON TRÉSOR
Cette église au plan basical rectangulaire est un témoin majeur de l'art roman commingeois du XIIe siècle. Construite en marbre de Saint-Béat, le sol fut réhaussé en 1613 pour cause d'inondations. Elle abrite le musée d'art sacré de la ville avec son trésor qui après 10 ans de restauration a repris sa place en 2023. Ce trésor est enrichi de nombreuses pièces d'art sacré uniques, dont une vierge en majesté du XIIe siècle, une trinité en bois polychrome du XVIe siècle, une croix processionnelle avec un nœud en or repoussé. Plus précisément, il est composé de 80 objets classés au titres des monuments historiques dont des reliquaires, ostensoirs, et statuaire religieuse en bois polychrome. Parmi les œuvres remarquables, Notre-Dame de l’Espérance, statue en bois polychrome du XVIe siècle, un tabernacle en bois peint du XVème siècle et un tableau du peintre Jacques Stella (peintre du Roi Louis XIII) représentant Jésus retrouvé au temple par ses parents, propriété de la commune voisine de Fos. La visite du trésor est possible en période estivale les vendredis, samedis et dimanches de 16h à 18h30. Légendes de Saint-Privat et Saint-Béat : Saint-Privat était un chrétien au IIIe siècle après JC, habitant dans une grotte sur le bord du mont Mimat dans le Gévaudan. Il participait aux réunions chrétiennes de Mende et était connu pour sa générosité envers les pauvres. Un jour, les alamans (un ensemble de différentes populations germaniques qui tentaient d'élargir leur territoire par des raids et des saccages) arrivèrent au Gévaudan. Ils croisèrent Saint-Privat et lui demandèrent de livrer la population. Saint-Privat refusa et fut enfermé dans un tonneau de clous pointés et jeté du haut de la montagne. Selon une autre version, il fut brûlé. Son lieu de martyre est devenu un lieu de pèlerinage. St-Béat serait le moine asturien Béatus de Liebana en Espagne, ayant combattu l'hérésie adoptianiste au VIIe siècle et connu pour son "Commentaire de l'Apocalypse", selon le guide de présentation du trésor de l'église de St-Béat écrit par Isabelle Sourroubille, Conservatrice déléguée des Antiquités et Objets d'Arts. Selon le site du monastère franciscain santo Toribio de Liébana, Béatus [était] un moine du milieu du VIIIe siècle qui, en 776, écrivit un livre intitulé "Commentaire sur l'Apocalypse" pour expliquer le texte hermétique de St-Jean. Pour ce faire, Béatus s'appuya sur les œuvres des Saints Pères, ce qui témoigne de l'importante bibliothèque que ce monastère devait posséder. Il est entré dans l'histoire de l'art parce que les différentes copies de ce codex réalisées dans d'autres monastères ont commencé à inclure des miniatures dont les thèmes et les techniques ont été fondamentaux pour l'évolution de la peinture et de la sculpture mozarabe et romane. D'autre part, Beato composa l'hymne "O Dei Verbum" pour la fête de Saint-Jacques dans la liturgie mozarabe, dont l'éloge de l'Apôtre marqua le début du culte de Saint-Jacques comme saint patron de l'Espagne et conduisit à la découverte du tombeau de Saint-Jacques. Beatus joua un rôle majeur dans les controverses théologiques du VIIIe siècle. [...] L'empereur Charlemagne lui-même fut impliqué dans le processus, convoquant un concile à Ratisbonne, au cours duquel la position de Beatus sur l'hérésie fut ratifiée. Il participa également activement à la vie publique à cette époque de l'histoire, au cours de laquelle le royaume des Asturiens fut formé."