Que faire à Rouffach ?
189 lieux à découvrir
Méridienne de Rouffach
L'horloge "Adam" de Rouffach constitue l'une des horloges d'édifices du 19ème siècle les plus remarquables parmi celles actuellement recensées en Alsace. Elle a été classée Monument Historique en 2003. L'horloge était complétée à l'origine par une méridienne, sorte de cadran solaire indiquant le midi heure solaire, qui servait à régler l'horloge. Cette méridienne en fonte, mentionnée par U. Adam dans le contrat de 1858, n'existe plus. Il n'en subsistait que les anciens boulons de fixation, situés à environ 6 mètres de hauteur sur la face méridionale du contrefort Sud-Ouest de la tour Sud. Depuis juin 2006, une méridienne Adam a pu être réinstallée à l'emplacement initial, sur la façade de l'église. Vous trouverez ci-dessous les éléments explicatifs permettant d'en comprendre le fonctionnement. Ces explications sont données par M. Poncelet, membre de l'Association Dasypodius. De tout temps, les hommes ont cherché à repérer avec le plus de précision possible le milieu de la journée, ce "midi" associé à l’heure de la pause, à l’heure du repas. La "méridienne" est une horloge solaire permettant de déterminer cet instant du midi, le "midi vrai", le "midi solaire", celui qui partage effectivement la journée en deux parties d’égales durées, depuis le lever du Soleil à son coucher. Cet instant correspond à la position la plus haute du Soleil dans le ciel (sa culmination) et donc à son passage plein sud. Une telle méridienne n’est donc un cadran solaire ne donnant que l’heure de "midi". En fait, ces méridiennes, que l’on trouve encore sur certains édifices, ne servaient qu’à régler les horloges mécaniques des clochers, des mairies et autres bâtiments publics, horloges dont les mécanismes étaient encore peu fiables avec des mouvements irréguliers. En Alsace, il en existait de deux types : les méridiennes de type "Ungerer" que l’on trouve surtout dans le Bas-Rhin et les méridiennes de type "U.Adam" construites par l’horloger Urbain Adam de Colmar. La méridienne la plus célèbre est celle créée par J.B. Schwilgué et installée au portail sud de la cathédrale de Strasbourg pour le réglage de la fameuse horloge astronomique. La méridienne est fixée sur la façade de l'église.
Ancien hôpital du Saint-Esprit
Les maisons situées entre la rue du Marché et la ruelle du Saint-Esprit étaient occupées jadis par l'hospice du Saint-Esprit, fondé en 1270 par le chevalier Jacques de Rathsamhausen pour soigner les malades miséreux et les enfants trouvés.
Fontaine publique à Rouffach
Une placette fut aménagée en 1860 pour recevoir une fontaine publique, dont le fût portait la Vierge héraldique de la ville, oeuvre du sculpteur rouffachois Barta. Détruite, elle a été remplacée par le monument actuel de l'artiste Stenzel de Strasbourg.
Château d'Isenbourg
Déjà du temps des Mérovingiens, la colline portait un château habité passagèrement par les rois, comme le roi Dagobert II. C'est au Moyen-Âge que fut construit le formidable château fort reproduit sur les anciennes gravures de la ville. Les évêques Conrad de Lichtenberg (1273-1299) et Frédéric de Blankenheim (1375-1393) ont surtout favorisé l'achèvement et le développement de cette place forte, qui devait servir de dernier refuge aux défenseurs de la ville. De grands travaux sont ensuite entrepris par l'archiduc Léopold V d'Autriche, évêque de Strasbourg et seigneur de Rouffach. En 1657, l'évêque François Egon de Furstenberg reprend les travaux de construction, interrompus par les misères de la guerre de Trente ans, mais il ne peut les achever. L'immeuble en chantier est vendu comme bien national sous la Révolution, à des particuliers qui démolissent les superstructures. Un nouvel édifice est construit au début du 19ème siècle et entièrement restauré vers 1885 par Xavier Ostermeyer. Les anciennes caves voûtées sont partiellement conservées. Actuellement, une chaîne d'hôtel de luxe en a fait un de ses relais.
Ancienne cour seigneuriale et grange dîmière des princes-évêques de Strasbourg
Les armoiries qui ornaient le porche du 16ème siècle ont été martelées. La propriété occupait pratiquement tout l'espace compris entre le mur d'enceinte et l'impasse des Orfèvres.
Place du Maréchal Foch
Par la rue du Maréchal Joffre, on arrive sur la place du Maréchal Foch où se dresse la belle fontaine dédiée en 1534 par les habitants à l'évêque de Strasbourg Guillaume de Honstein. Le bassin est une restauration moderne. Sur le fût surmonté de la Vierge se trouve l'inscription: "Sub rev. k. Domino Wilhelmo ex comitibus de Honsteyn, episcopo Argentinensi, Alsaciae landgravio, pio renovatore urbis Rubeacensis et candido pacis culture optimo principe S.P.Q.R. me statuit et scaturiri effecit anno MDXXXIV" (sous le révérend et bien-aimé seigneur Guillaume, comte de Honstein, évêque de Strasbourg, Landgrave d'Alsace, pieux restaurateur de la ville de Rouffach, candide promoteur de la paix, le meilleur des princes, le magistrat et le peuple de Rouffach m'a érigée et fait jaillir en l'an 1534).
Parc à cigognes
Il est possible d'observer des cigognes tout au long de l'année dans l'enclos situé sur le circuit des remparts. L'association des Amis des Cigognes s'occupe de la protection et de la réintroduction de la cigogne blanche ainsi que du nourrissage et des soins donnés aux cigognes. Repas des cigognes tous les jours à 16h en hiver et à 17h en été.
Ancien hôpital Saint-Jacques
L'hôpital local prit le nom de Maison Saint-Jacques en l'an 2000. Ce nom se veut un rappel de l'ancien hôpital Saint-Jacques existant à cet emplacement et cité dès 1304. Il en subsiste une partie sur l'arrière qui date du 17ème siècle. Les bâtiments actuels sont composés de l'hôpital civil construit de 1902 à 1904 et qui a été restructuré et agrandi en 2000, et de la maison de retraite construite en 1984.
Maison de la corporation A l'Eléphant
Cette maison était le siège de la corporation "A l'Eléphant", dont on remarque l'ancienne enseigne datée de 1583 martelée à la révolution, ainsi que les armoiries des chefs de tribu qui ornaient le linteau de la porte. Le commerce et l'artisanat étaient autrefois limités aux métiers traditionnels répartis dans les différentes corporations. Celle "A l'Eléphant" comptait 116 inscrits, dont près du quart pour les métiers du bois, près de 15 % pour ceux du cuir, 14 % pour ceux du bâtiment, 6 % pour ceux des métaux, 5 % pour ceux de santé, 3,5 % d'artistes, le reste en divers. Dans le petit passage situé à gauche se trouve un bel encadrement de porte daté de 1600. Le linteau et portant l'inscription suivante: "Her bevar den Eingang und Ausgang von nun an bis in ewig" (Seigneur, protège ceux qui entrent et sortent de cette maison dès maintenant et pour l'éternité).
Ancienne cour colongère de l'abbaye d'Eschau
A l'étage, on distingue l'ancien fenestrage ogival muré lors des travaux de modification du 17ème siècle. Eschau, près de Strasbourg, était possessionné à Rouffach depuis le 8ème siècle. Au fond de l'impasse des Orfèvres, on peut voir le porche ogival du 15ème siècle de la cour colongère d'Eschau.
Ancienne exploitation rurale typique
Cette maison date du 17ème siècle. Au pignon Est se trouve en réemploi une fenêtre géminée avec décors à boules.
Ancienne maison de l'Oeuvre Notre-Dame
Elle servait d'atelier aux tailleurs de pierre travaillant sur le chantier de l'église. Entre les arcades se trouve le petit écu de la ville daté de 1490, époque à laquelle elle fut construite par le maître d'oeuvre municipal Lienhart von Haslach. A l'époque de l'Inquisition, le tribunal y soumettait les "sorcières" à la question.
Presbytère
L'ancienne maison de recette du grand Chapitre de la cathédrale de Strasbourg, qui date de 1778, abrite aujourd'hui le presbytère catholique.
Tour des Sorcières
C'est la dernière tour subsistant des fortifications de la ville, toujours surmontée de son traditionnel nid de cigognes. La base ronde, qui est la partie la plus ancienne, date du 13ème siècle. Les étages carrés datent des 14ème et 15ème siècles. Elle a servi de prison pendant des siècles. Elle doit son nom à de prétendues sorcières qui y furent enfermées à l'époque de l'Inquisition.
Maison à colombages
La maison à colombages était occupée au rez-de-chaussée par une ancienne échoppe. Sur la façade, une inscription latine, datée de 1362, relate la fondation d'un édifice antérieur, réutilisé lors d'un remaniement du complexe actuel. On peut encore y lire: "Anno domini MCCCLXII haec domus fundata est feria VI ante invocabit" (l'an du Seigneur 1362 cette maison a été fondée le vendredi avant "Invocabit", c'est à dire le dimanche de la Passion). L'étage supérieur en surplomb est un rajout du 17ème siècle à colombage et poteau cornier sculpté.
Maison à galerie
Cette maison de 1725 était une teinturerie située au bord de l'Ohmbach, cours d'eau qui contournait la vieille ville en longeant la rue du Maréchal Lefèbvre. L'édifice montre l'évolution d'un immeuble gothique, surtout visible au pignon arrière.
Maisons à oriels
Plusieurs maisons à oriel sont rescensées à Rouffach. Voici les plus remarquables: rue des Bouchers: maison de style Renaissance tardif. Les anciens écussons ont été martelés lors de la révolution. On y lit la date de 1663, année de sa construction par le marchand Jean Sohn et son épouse Marie-Madeleine Klopp. 11 rue Raymond Poincaré: l'ancienne maison de l'Ordre Teutonique, de style Renaissance tardif occupée actuellement par l'Institution Saint-Joseph. L'immeuble, construit au 17ème siècle, fut acquis en 1718 par l'Ordre Teutonique, trop à l'étroit dans l'ancienne commanderie de la rue de la Gendarmerie. 17 rue Raymond Poincaré: l'oriel qui orne cette ancienne maison patricienne date de 1590. Dans ses dépendances se trouvaient, au 19ème siècle, les ateliers des célèbres facteurs d'orgues Rabiny-Callinet (1785-1872). Rue de la Demi-Lune: l'ancienne auberge "A la Demi-Lune" construite en 1620 est ornée d'un bel oriel qui porte toujours l'enseigne primitive. Rue de la Gendarmerie: le bâtiment de la Commanderie de l'Ordre Teutonique a été construit en 1533 et a subi certaines transformations, dont le rajout en 1603 de l'oriel qui porte en son milieu le blason de l'Ordre Teutonique, flanqué par des armoiries de commandeurs. Ces écussons ont été épargnés de la fureur révolutionnaire grâce à la présence d'esprit de l'administrateur Aichelmann, qui les a cachés des regards en les masquant par une couverture de planches.
Ancienne tannerie
Bordée à l'arrière par l'ancien Ohmbach, la tannerie possédait une grande ouverture sur le pignon permettant le passage et l'aération des peaux à sécher suspendues dans le grenier. Les fosses de tannage qui se trouvaient à l'emplacement de la placette étaient encore exploitées au début du siècle dernier. Cette industrie était florissante au 18ème siècle.
Maison Renaissance
En sortant de la rue des Bouchers, on trouve à gauche une maison de style Renaissance tardif avec oriel portant l'inscription: "O Welt, O Welt wie sauer ist din Gelt. Wer wonung sucht in dieser Welt wird balohnt in Ewigkeit" (O monde, O monde, combien pernicieux est ton argent, celui qui en recherche peu en ce monde sera récompensé dans l'au-delà). Les anciens écussons ont été martelés lors de la Révolution. On y lit la date de 1663, année de sa construction par le marchand Jean Sohn et son épouse Marie-Madeleine Klopp. A cet endroit, on se trouve en bordure de la butte limitant l'ancien site de Rouffach.
Eglise Notre-Dame de l'Assomption
De style roman-ogival, elle montre l'évolution de l'architecture religieuse du 11ème au 19ème siècle. Dans le transept, la partie la plus ancienne se rattache à la nef à trois travées flanquées de bas-côtés à six travées chacun. On remarque l'alternance des piliers : simples et en faisceaux. Bel autel de la Vierge du 15ème siècle à l'un des piliers. Nef terminée par un massif Ouest à deux tours (Sud inachevée, Nord 1875). Le portail mutilé de ses sculptures à la Révolution est surmonté par une très belle rosace. La façade est l'oeuvre de Woelfelin de Rouffach au 14ème siècle. Sur le carré du transept s'élève la flèche (ancien clocher). Le choeur polygonal est du 13ème siècle. Les verrières sont du 19ème siècle. Belles sculptures à la porte de l'ancienne sacristie : agneau pascal et le "sourire de Rouffach" (jeune homme et jeune fille).
Mairie
Le bâtiment actuel, construit en 1831 et rénové en 2003, s'élève à l'endroit de l'ancien "Neuhaus", d'époque Renaissance, qui servait de lieu de réunion à l'étage, tandis que le rez-de-chaussée faisait office de halle des ventes. Dans le hall de la mairie se trouvent inscrits, de part et d'autre du porche intérieur, les noms des Rouffachois illustres. A l'étage, dans la salle du conseil, se trouve un portail à l'huile ainsi que le buste en marbre blanc du Maréchal Lefebvre, oeuvre de David d'Angers offerte par la duchesse de Dantzig à la ville de Rouffach. Une copie du buste surmonte le monument situé sur la place Clemenceau.
Ancien hôtel de ville
L'aile droite, qui date du 15ème siècle, a été remaniée en 1721. L'aile gauche a été réalisée par Franz Baur, maître d'oeuvre municipal, en 1581. Au premier étage se trouve une grande salle avec de belles colonnes soutenant les arcatures des fenêtres. Au 19ème siècle, ce bâtiment a abrité le collège communal, puis l'école d'agriculture, d'où est issu le lycée agricole actuel. Les bâtiments restaurés servent à des activités socioculturelles. A l'arrière du bâtiment, on remarque une différence de styles des deux corps de bâtiment. Celui accolé à la tour est le plus ancien avec son pignon à redents. L'autre comporte deux bouches à feu dans le haut du pignon.
Ancienne halle aux blés
L'Ancienne Halle aux Blés a été construite au 16ème siècle. L'escalier extérieur date de 1924. Le bâtiment avec pignon à redents servait de dépôt et de centre du commerce des grains. De 1819 à 1960, il a abrité l'école de garçons. A l'étage se trouve le musée du Baillage de Rouffach.
Maison aux Trois Dames
Cette maison du 16ème siècle est ainsi nommée en raison des piliers en chêne qui soutiennent le surplomb.
Ancien puits à Rouffach
Ce puits provenant de la propriété des nobles Knechtlin/Kirtz (50 rue Poincaré) avec des écussons sur le linteau, date de 1578.
Ancienne confrérie de Béguines
Au fond de l'impasse se trouve une maison avec éléments gothiques et écusson de boucher. Il s'agit d'une communauté de cour abritant également une confrérie de béguines, femmes pieuses qui s'occupaient de l'instruction des jeunes filles et du soin des malades.
Musée du Bailliage
Le Musée du Bailliage de Rouffach présente les richesses de l’ancienne capitale du Haut-Mundat (possessions de l’évêque de Strasbourg en Haute-Alsace), ainsi que des villages ayant composé son Bailliage (territoire placé sous l'autorité du bailli seigneurial). Histoire du musée : le musée a été créé par la Ville de Rouffach en 1960 à l’instigation de la Société d’histoire et d’archéologie du Canton de Rouffach. Il est installé au premier étage de l’ancienne Halle aux blés (qui abritait jusque-là l’école communale de garçons), bâtiment construit au XVIe siècle et classé monument historique en 1921. L’escalier en pierre à deux volées convergentes a été ajouté en 1924. Le parcours de l'exposition permanente : la première salle propose un parcours chronologique depuis les temps préhistoriques jusqu’à l’essor de la cité de Rouffach au Moyen-Âge central. Puis les visiteurs sont invités dans la salle 2 à découvrir deux sites emblématiques de la cité épiscopale : l’ancien couvent et l’église des Récollets, et l’église Notre-Dame de l’Assomption. Une partie de cette salle présente notamment le projet Rubiacum qui réunit une quinzaine de spécialistes autour de l’étude des maisons anciennes de Rouffach. Un autre espace retrace la carrière exceptionnelle d’un enfant de Rouffach, François-Joseph Lefebvre (1755-1820), Maréchal d’Empire et Duc de Dantzig sous Napoléon.
Parc du centre hospitalier
La configuration de cet hôpital psychiatrique, construit à partir de 1906 sous la conduite de l'architecte Hermann Graf, lui donne plutôt l'allure d'un village pavillonnaire : les bâtiments sont répartis dans un parc de 23 ha dont le dessin des allées s'inspire des ramifications du cerveau humain. Une promenade botanique permet de découvrir, parmi les nombreux arbres, conifères et arbustes à fleurs, plusieurs espèces rares et des palmiers de plus de 50 ans. Cet espace protégé est aussi classé refuge pour les oiseaux par la Ligue Protectrice des Oiseaux. Vous pourrez également contempler la chapelle de l'établissement, dont la particularité est d'être constituée de deux parties, chacune possédant une sacristie, l'une pour la confession catholique, l'autre pour la confession protestante.
Passage vers le Quartier
Une ancienne échoppe puis une porte de cave (1599) sont surcreusée latéralement pour permettre un meilleur passage des fûts. L'écusson a été mutilé lors de la Révolution. On débouche sur l'ancien tracé de l'Ohmbach, aujourd'hui dévié.
Eglise des Récollets
L'église des Récollets dédiés à sainte Catherine d'Alexandrie faisait partie du complexe conventuel qui se situait entre la rue des Récollets et les remparts sud. Il faut faire abstraction des immeubles actuels se trouvant à droite de l'église, cet espace formant l'ancien cimetière. La communauté Franciscaine s'établit à Rouffach vers 1250 dans une propriété qui venait de leur être offerte. L'église primitive, construite entre 1280 et 1300 connut plusieurs transformations. Elle est une des très rares églises d'ordre mendiant en Alsace à avoir été conservée avec sa chaire extérieure. La construction accolée au choeur est la chapelle sépulcrale avec caveau et monument funéraire édifiée en 1606 par le comte Manderscheid-Blankenheim, grand bailli du Mundat et frère du seigneur-évêque. A l'intérieur, dans le choeur, maître-autel du début du 18ème siècle, époque d'une restauration intérieure de moindre qualité. Vestiges de stalles du 14ème siècle et fresque du 18ème siècle représentant le martyr de saint Jean Népomucène. Dans la nef, grande collection de dalles funéraires du 13ème au 18ème siècle, provenant du lieu, dont l'une de 1291 porte une des plus anciennes inscriptions en vieil Allemand de la région rhénane. Très beau exemplaires armoriés des commandeurs de l'Ordre Teutonique (1576-1716), ordre ayant obtenu par concession l'usage de la travée arrière de l'église comme chapelle particulière. Dans une niche du bas-côté sud, se trouve une Déploration du Christ du début du 16ème siècle, faisant partie d'un ancien chemin de croix (actuellement au Musée Unterlinden de Colmar).
Impasse des Orfèvres
L'impasse doit son nom au fait que des représentants de ce métier d'art y habitaient autrefois. Au coin, dans l'impasse à droite, l'immeuble avec le beau chaînage d'angle abritait l'ancienne école latine réorganisée en 1521 par l'évêque Jean de Honstein. Plus au fond à gauche, on remarque une ancienne exploitation rurale typique, avec son grand porche et son pignon fenestré à auvents en pierre.
Monument du Maréchal Lefèbvre
Le monument du Maréchal Lefèbvre se situe en face de la mairie. François Joseph Lefebvre, né en 1755 au n° 1 de la rue de la Poterne à Rouffach, fils d'un sous-officier, est pratiquement orphelin à 10 ans. Elevé par un oncle curé, il n'aime pas les cours, mais se montre très doué. Il est d'abord garçon perruquier et à 18 ans, il s'engage comme simple soldat au régiment des gardes françaises. En 1783, il se marie avec une blanchisseuse, née catherine Hübscher, passée à la postérité sous le nom de Madame Sans-Gêne, avec laquelle il aura 14 enfants dont 13 mourront en bas âge. Sergent en 1788, il intègre les armées de la République en 1792 et devient capitaine d'infanterie. En 1793, il est fait général de brigade, puis général de division en 1794. Blessé à Pfullendorf, il est nommé gouverneur de Paris en 1799. Rallié à Bonaparte, son poste lui permet de jouer un rôle important durant le coup d'état du 18 Brumaire. Napoléon ne l'oubliera jamais et pour l'heure il en fait un président du Sénat en décembre 1799. Maréchal d'Empire lors de la première promotion, Grand Aigle de la Légion d'Honneur. Le 27 mai 1807, il reçoit le Duché de Dantzig. Il persuade Napoléon d'abdiquer à Fontainebleau et vote sa déchéance. Aux cent-Jours, il rejoint Napoléon qui le nomme pair de France sans commandement d'effectif. Vinrent Waterloo et la seconde restauration, Louis XVIII le fait destituer de la Chambre mais finira par lui rendre son titre en 1819. Il meurt le 14 septembre 1820 à Paris, après avoir choisi lui-même sa place au Père-lachaise. Catherine Hübscher, alias Madame Sans-Gêne, est née en 1753 au fond d'une vallée alsacienne et fut envoyée comme domestique à Paris. Elle adorait Napoléon, mais méprisait la cour, futile et méchante. Les beaux esprits se moquaient de ses maladresses et de son langage, colportant mille ragots désobligeants. Cependant, elle faisait rire l'empereur qui appréciait son bon sens et son honnêteté.
Rue du Marché
La maison située à l'intersection des rues du marché et du Maréchal Lefèbvre a été rescindée au début du siècle dernier à l'occasion d'un alignement. La ville en profita pour y insérer comme prêt la belle porte Renaissance datée de 1616 qu'elle avait acquise d'une ancienne propriété voisine. On y plaça également le beau puits renaissance de 1579, oeuvre de Franz Baur et portant l'inscription: "Der Gast oft teur mich Kopf beim Wirt komm her zu mir ich schenk dir d'Yrt" (L'hôte souvent m'achète cher chez l'aubergiste. Viens ici chez moi, je t'offre la consommation). En prenant à droite par la rue du Maréchal Lefèbvre, on suit l'ancien cours de l'Ohmbach actuellement recouvert et qui délimitait l'ancien noyau de Rouffach.
Lycée agricole
L'enseignement agricole fut initialement prodigué dès 1868 dans l'Ancien Hôtel de Ville. C'est sous l'occupation allemande que fut bâti, en 1907, le nouvel édifice de la Kaiserliche Landwirtschaftschule (Ecole impériale d'agriculture). Elle fut inaugurée en même temps que l'hôpital psychiatriche, en 1909. Depuis lors, l'établissement s'est considérablement agrandi.
Fontaine Saint-Urbain à Rouffach
Trait d'union entre histoire et modernité, la fontaine, réalisée en 2002 par le sculpteur Jean-Luc Schické, rappelle l'ancien lit de l'Ohmbach. L'éclairage nocturne rougeâtre est la traduction de "Rubeacum", nom latin de Rouffach, signifiant "eau rouge". Quant aux statuettes de bronze, elles rappellent la légende qui veut qu'en 1699, année de mauvaise vendange, par dépit on plongea la statue du saint patron des vignerons dans la fontaine publique. Les jets d'eau symbolisent à la fois les remous, conséquences de cet acte de révolte, et le bouillonement des idées novatrices de la ville d'aujourd'hui.
Cadran solaire de l'église des Récollets
Dans la cour du cloître de l'ancienne église des Récollets se trouve un cadran solaire à système géocentrique d'avant Galilée et Kepler datant de 1617, exemplaire unique du genre en Europe. L'arcature ouest du cloître a été conservée mais le remplage a été endommagé après 1870, lors de l'installation du tribunal dans les anciens locaux. En raison des travaux, l'accès au cadran solaire est interdit.
Centre hospitalier
A l'extrémité sud de la ville se trouve le centre hospitalier de Rouffach construit en 1904. Les premiers malades y sont accueillis en 1908. Très vite, l'augmentation de la population des malades nécessite l'agrandissement du site. Dès le début de la guerre, les malades sont évacués, il n'en restera que 200 pour assurer le travail des services généraux. En octobre 1918, l'empeureur Guillaume II est reçu au Casino de l'asile. Le 21 décembre 1918 est nommé à titre provisoire un jeune médecin intérimaire, Frantz Adam. Si fin 1919 il n'y a que 294 patients, très vite le problème de places se pose. Plusieurs agrandissements sont entrepris dans les années 1920 et 1930. En 1939, les malades sont au nombre de 1553. Et c'est à nouveau la guerre. Une école dite "Napola" destinée à former de futurs cadres du régime s'installe dans les bâtiments jusqu'en novembre 1944. A la libération, les bâtiments sont endommagés et l'incertitude plane sur l'avenir. Le Général de Lattre de Tassigny en fait une école de cadres militaires. Mais c'était sans compter sur l'obstination du docteur Frantz Adam, grâce auquel les premiers malades réintègrent l'asile dès le mois d'août 1945. Depuis, l'asile n'a cessé d'accueillir les malades mentaux du département, devenant au fur et à mesure des réformes, hôpital psychiatrique, centre hospitalier spécialisé et depuis 1991, centre hopitalier.
Ancien abattoir municipal (metzig)
Construit en 1544, il a servi d'abatoir jusqu'après la dernière guerre. Certaines fenêtres du pignon sont sculptées en accolade. En face sur la place, un monument a été dédié aux morts des dernières guerres.
Hintere Badstube et place de la Liberté
L'Ohmbach alimentait un établissement de bains (Hintere Badstube). Il servait également de lavoir et permettait la pratique des différents métiers de l'eau: bouchers, tanneurs, teinturiers, meuniers... Un passage piétonnier passait sous la maison en surplomb sur piliers. En continuant, on arrive sur la place de la Liberté, qui forme un ensemble pittoresque tout empreint de charme médiéval. Dès les temps les plus reculés s'y trouvait un puits communautaire dont les vestiges de la pompe moderne rappelle le souvenir. Les tilleuls ont été plantés en 1919 comme "arbres de la Liberté". Ce lieu formait en quelque sorte la "stube" (la "chambre d'ami du quartier") où l'on se retrouvait pour les veillées et les fêtes.
Statue de saint Jean Népomucène
Cette statue du patron des ponts, qui date de 1796, rappelle l'ancien pont-levis qui se trouvait à cet endroit (porte de Froeschwiller ou de Brisach).
Office de Tourisme du Pays d'Eguisheim et de Rouffach - Bureau de Rouffach
Le bureau de Rouffach vous accueille pour vous faire découvrir son territoire aux paysages variés à mi-chemin entre Colmar et Mulhouse. Découvrez le vignoble alsacien, la montagne boisée ou la plaine d'Alsace. De nombreux dépliants sont disponibles à l'office de tourisme. Allez à la rencontre des musées, des parcs animaliers, de la nature ou encore des villes et villages typiques. Sans oublier les escapades en Allemagne et en Suisse, ou dans les Vosges. Nos conseillères en séjour se feront un plaisir de vous renseigner.
Restaurant le Kolibri
plat du jour, menu à la carte, viandes, poissons, pierrades
Brasserie chez Julien
Notre brasserie vous convie à déguster une cuisine de terroir, mariant qualité et fraîcheur. Adaptée, par la disposition de ses salles (jusqu'à 250 couverts), à l'accueil des groupes, séminaires et familles, la Brasserie Julien vous ouvre une atmosphère de simplicité et de bien-être.
Pizzeria Tarantella
Restaurant Pizzeria la Vespa di Luigi
Bienvenue à La Vespa di Luigi, l’épicentre de l’authenticité italienne à Rouffach. Notre restaurant vous invite à vivre une expérience culinaire inoubliable à travers une carte riche et généreuse. Découvrez plus de 30 pizzas préparées avec soin, dont nos pizzas originales à la farine de charbon, ainsi qu’un large choix de pâtes savoureuses : carbonara, bolognaise, gorgonzola, sicilienne, penne au pesto… Chaque recette est élaborée dans le respect des traditions italiennes. Pour les amateurs de douceurs, laissez-vous séduire par nos desserts maison tels que la panna cotta ou le tiramisu, véritables incontournables de la gastronomie italienne. Parce qu’un bon repas mérite un accompagnement à sa hauteur, nous vous proposons également une sélection raffinée de vins italiens : Nero d’Avola, Montepulciano, Lambrusco… Sans oublier notre bière italienne Poretti et une carte de cocktails, avec ou sans alcool, pour satisfaire toutes vos envies. Chaque gorgée, chaque bouchée est une invitation à un voyage sensoriel au cœur de l’Italie. Chez La Vespa di Luigi, chaque plat raconte une histoire, mêlant tradition, qualité et passion. Plus qu’un simple restaurant, nous vous offrons une véritable immersion dans la culture culinaire italienne, dans une ambiance chaleureuse et conviviale. En famille, entre amis ou pour célébrer une occasion spéciale, venez partager des moments gourmands et authentiques.
Restaurant au Relais d'Alsace
Le Relais d'Alsace à Rouffach vous propose un restaurant traditionnel avec une cuisine bourgeoise, des spécialités alsaciennes et des suggestions suivant les produits du marché. A la belle saison, vous pourrez déjeuner et dîner sur la terrasse ombragée et fleurie du Relais. Notre chef vous fera découvrir les plaisirs de la table par un subtil mélange de cuisine traditionnelle
Restaurant japonais Zen Création
Restaurant Bohrer
À Rouffach, au cœur de la Route des Vins, Philippe Bohrer vous accueille dans son restaurant gastronomique à l'atmosphère raffinée. Ancien cuisinier à la Présidence de la République et passionné par le terroir, sa cuisine est ancrée dans les traditions tout en alliant innovation et créativité. Philippe Bohrer partage ses valeurs à ses équipes, renouvelle la carte régulièrement et sélectionne les vins de façon très judicieuse afin de vous offrir un incroyable moment de gourmandise.
Restaurant aux Troix Colonnes
Restaurant situé dans le centre de Rouffach. Ce qui vous sera servi au cours de votre repas (pain, pain de mie, charcuterie, foie gras, sauces, dessert, etc.) est réalisé par le chef à partir de produits locaux frais et de qualité. Cette démarche est pour nous tant un devoir qu'une passion.
Restaurant à la Grappe
Restaurant traditionnel avec sa nouvelle cuisine tendance, le chef Jean-Yves invente des plats et desserts créatifs et succulents. Nous vous proposons les spécialités alsaciennes, les tartes flambées, la carte, ainsi que le menu du jour à midi. Le lieu est à la fois animé, convivial et le service rapide est de qualité. Menu banquet au choix à définir.