Que faire à Nouvron-Vingré ?
6 lieux à découvrir
Chèvrerie Myrtille et Compagnie
Bienvenue chez Myrtille et Compagnie ! Au milieu des champs et des prairies verdoyantes, découvrez la chèvrerie de Magali. Ici les chèvres sont choyées : le cycle naturel de l’animal est respecté. Parmi le troupeau de biquettes joyeuses et communicatives vous aurez peut-être la chance d’apercevoir Prune, la première chevrette ayant vu le jour sur l’exploitation. Chaque jour, après la traite, Magali transforme le lait de ses chèvres en délicieux fromages. Du palet frais, en passant par les crottins et la faisselle : tous sont fabriqués dans le laboratoire jouxtant la chèvrerie. Les fromages frais sont déclinés en plusieurs saveurs : abricot, miel, poivron, ciboulette, etc… et évidement myrtille ! Vos papilles vont être séduites ! Retrouvez ces délicieuses spécialités dans le point de vente : - de mi-mars à fin octobre : le lundi, mercredi et vendredi de 17h à 18h30 et le samedi de 17h30 à 18h30. - de fin octobre à fin décembre : le lundi, mercredi, vendredi et samedi de 16h30 à 17h30. Et chaque samedi matin dans le marché couvert de Soissons, place Fernand Marquigny.
La Croix-Brisée de Confrécourt
La guerre de 14-18 a durement éprouvé toute la région du Pays de la Vallée de l’Aisne. Ce monument unique en France, situé sur le plateau de Confrécourt, a été érigé sur les lieux où les première tranchées ont été creusées en 1914.Le plateau a été témoin de violents affrontements entre les deux armées ennemies, blessant à jamais les champs de blé devenus champs de bataille.En 1929, alors que le temps est à la reconstruction, Jean, marquis de Croix et propriétaire de la ferme de Confrécourt, fait édifier le monument qui porte l'inscription : "La croix est tombée, le Christ est vivant", symbole du calvaire vécu par les soldats. La croix brisée marque la cassure qui s'est produite dans l'esprit des Français suite à la guerre.Le monument est situé près du village de Nouvron-Vingré, non loin de la ferme de Confrécourt et des carrières sculptées par les soldats
Le cimetière temporaire Grande Guerre de Vingré
Ancien cimetière provisoire français il comporte encore quelques pierres tombales originales.C’est là que Joseph Déchelette, père de l’archéologie française, fut enterré après son décès le 4 octobre 1914.Il était capitaine du 298e régiment d’infanterie, le régiment des 6 fusillés. Joseph Déchelette et les soldats fusillés à Vingré, reposent à la nécropole du Bois-Robert à Ambleny.
Les Carrières de Confrécourt
A Confrécourt, durant les années de guerre de tranchées, les soldats français ont trouvé refuge à quelques mètres des premières lignes dans des carrières creusées à flanc de coteau. Ils ont laissé une importante œuvre d’histoire et de mémoire en taillant la pierre. De magnifiques fresques et sculptures ornent les parois des creutes : plaques préfigurant les listes des morts de nos communes, blasons des régiments, têtes de cheval ou de femme comme Marianne, chapelles où l’on priait avant de remonter dans les tranchées. Cet ensemble constitue un témoignage unique de la Grande Guerre.A quelques mètres les ruines de la ferme monastique de Confrécourt (12ème siècle), théâtre de violents combats. Les carrières sont accessibles en visites guidées le premier dimanche de chaque mois, d'avril à septembre.Les réservations sont obligatoires. Contactez [email protected]
Les dernières heures des fusillés de Vingré
Dans les premiers mois du conflit, face à une armée qui n’a pas encore su faire ses preuves, la justice militaire se montre particulièrement dure et sévère avec ses propres soldats. La volonté est de « punir pour l’exemple » en cas d’acte d’insoumission. Sélectionnés arbitrairement parmi des inculpés, les soldats passent en conseil de guerre puis sont condamnés à mort. L’affaire de Vingré est représentative à plus d’un titre, d’abord par le nombre d’exécutions dans une même unité, et par les circonstances de leur condamnation. Cette balade permet de revenir sur les derniers instants des « 6 de Vingré ».
Monument aux Fusillés de Vingré
Une affaire emblématique dès décembre 1914Le 27 novembre 1914, à la suite d’un violent bombardement, une patrouille allemande assaille une tranchée française. Surprise à l’heure de "la soupe", une demi-section du 298e R.I. qui occupe la tranchée se replie, à l’instar de son sous-lieutenant. Peu après, elle contre-attaque et regagne son emplacement initial. Mais ce recul momentané, finalement assez banal, est signalé à la division. Le général de Corps d’armée et le général de division, très mécontents des échecs offensifs à répétition dans ce secteur et désireux d’affermir leur toute nouvelle autorité, puisqu’ils ont été nommés quinze jours auparavant, veulent faire des exemples. Le conseil de guerre spécial du régiment se réunit le 3 décembre et rend sa sentence à 19 heures 30. Sur les 24 hommes accusés d’abandon de poste en présence de l’ennemi, 6 sont condamnés à la peine de mort. Il s’agit des soldats Blanchard, Quinault, Gay, Pettelet, Durantet et du caporal Floch. Le lendemain à 7 heures 30, les 6 hommes sont fusillés au hameau de Vingré. La réhabilitation et la mémoire des fusillés pour l'exempleCes exécutions pour l’exemple avaient durablement choqué les combattants du 298e R.I.Après la guerre, ils parviennent à mobiliser l’opinion publique et leur campagne est relayée par la Ligue des Droits de l’Homme ou encore par le journal l’Humanité. La Cour de Cassation, saisie de l’affaire, se prononce le 29 janvier 1921. Elle "casse et annule" le jugement du 3 décembre 1914, réhabilitant ainsi la mémoire des 6 fusillés.Les anciens combattants du 298e R.I. font ensuite ériger un monument qui est inauguré le 5 avril 1925, situé à l'entrée du hameau de Vingré. Les noms des 6 fusillés, à la manière d’un chemin de croix, sont aussi individuellement gravés sur les maisons du hameau de Vingré. A côté de chaque patronyme, l’Association Soissonnais 14-18 a placé une photographie du fusillé ainsi que le texte de sa dernière lettre rédigée avant de mourir. En face du monument, se trouve une cave où les condamnés passèrent sans doute leur dernière nuit. Les dernières heures des fusillés de Vingré" (une balade d'une durée d'1h15), permet de revenir sur les derniers moments de ces 6 soldats. Accès libre.