Que faire à Marac ?
21 lieux à découvrir
Concert de Tupolev à Marac
Venez profiter d’un concert Rock’n’roll avec le groupe Tupolev ! ?? L’association Les Aiglons de Marac vous donne rendez-vous samedi 13 juin à partir de 19 h sur la place du colombier à Marac (52260) pour passer une super soirée. Vous aurez sur place : buvette, frites, burgers, sandwichs américains et bonne humeur ! Et Tupolev, c’est qui ? Après 15 d’aventures rock au sein des POLE NEUTRE le trio dur s’enrichi de Philippe (ex tiki snar snar) à la basse toujours sur un set de reprise : Led Zepplin / Police / The Doors /Cabrel /Deep Purple /Kids /Pink Floyd /Hendrix et bien d’autres exclusivement en versions live ainsi que quelques compos en Français made in haute marne ! Concert gratuit.
Bascule publique de Marac
Bascule publique ou poids public du village entre les années 1890 et 1960 : En France, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe, les bascules à bestiaux et produits agricoles étaient des outils indispensables à l'économie des campagnes, qui vivaient exclusivement de l'agriculture et de l'élevage. Elles étaient nécessaires aux négociations et transactions. L’histoire du « poids public » est essentiellement liée à un impôt de notre pays : l'octroi. L’octroi était un impôt municipal qui consistait à taxer divers produits qui entraient dans les villes en fonction de leurs poids. C’était un péage pour marchandises, un ancêtre de la TVA. Avant de se rendre au marché, il fallait donc peser : vin, sable, bestiaux de boucherie, minerais, huile, bois... Faire peser les marchandises était aussi une source de revenus pour les petites communes car c’était un service payant. A cet effet, durant le XIXème siècle, chaque municipalité fait bâtir à l'entrée de sa commune ou sur la place un petit édifice, en général en pierre de la région. Ce poids public, appelé aussi dans le jargon populaire, pont à bascule, dispose devant lui d'une plateforme de pesage. Ce tablier accueille tous les véhicules à peser : charrettes, et plus tard, camions, voitures, wagonnets... Dessous, dans une fosse, un système complexe de leviers permet de peser le chargement sur un plateau parfois entouré de barrières amovibles (pour contenir le bétail). Une cabine de pesage, petit bâtiment abrite le "bras" de l'appareil avec son contre-poids coulissant permettant de lire la pesée. Ces bascules fonctionnent sur le principe de la balance romaine et sont d'une grande précision si elles sont bien réglées. C'est un officier assermenté, le peseur, qui s'occupe de l'opération et délivre des bons de pesage. Il fait passer le véhicule en charge puis à vide, la différence donnant la quantité de marchandise livrée... Avec la suppression de l'octroi en 1943, les poids publics perdront petit à petit de leur importance. Ils seront cependant encore largement utilisés, en libre-service, par de nombreux corps de métiers tels les agriculteurs pour peser leurs récoltes, les animaux vendus, les cargaisons de fruits et de légumes etc... Toutes ces installations typiques deviendront obsolètes avec l'augmentation du tonnage transporté par les camions et l'installation de nouveaux engins de pesage dans les entreprises.
Château Bourguignon de Marac
Le château bourguignon (ou plus exactement « maison-forte ») est implanté à mi-pente de l'actuelle Rue de Bourgogne. En 1230, Rénier de Bricon prête hommage à l'évêque de Langres pour le fief bourguignon, après lui avoir vendu la seigneurie. Celle-ci appartiendra dans la suite à la famille de Blaisy, puis se trouve indivise en 1348 entre Eudes de Grancey, Jean de Monstreuil, Guillaume de Blaisy et Ferric de Fougerolles (prieur de l'hôtel-dieu de Mormant tout proche). En 1374, on trouve Jeanne d'Ecot, dame de « Marac-en-Mormant » (veuve de Guillaume de Blaisy). Puis cette seigneurie est rachetée en 1377 pour 1020 livres par Garneret de Chauffour et son frère Jean, écuyer, dit Raillart et Garneret, réunissant ainsi les deux seigneuries dans la famille de Chauffour.|Dans la suite, on connaît, à travers les foi et hommage rendus à l'évêque de Langres les propriétaires successifs de la maison-forte : Jean de Chauffour, bailly de Chaumont en 1423, puis à sa mort Marguerite de Chauffour, mariée à Antoine de Vaudrey devient Dame de Marac à l'époque de la Guerre de Cent ans. La maison-forte est alors détruite (vers 1462-1473) lors du siège héroïque de la place reprise sur les Anglais par les Langrois. Bien que ruiné, ce « château » donnera lieu à l'hommage de plusieurs personnages de la famille de Vaudrey, avant d'échoir à Antoinette de Bourbon duchesse de Guise (qui rachète la moitié de la seigneurie en 1557) « douairière de Guise et de Joinville, dame de Donjeux et de Marac », femme de Claude de Lorraine seigneur de Joinville. L'autre moitié de la seigneurie, échoit à Anne de Gournay femme de Jean de Montarby, dont le petit fils, Claude de Montarby se déclare seigneur de la maison-forte bourguignonne de Marac en 1559. Antoinette de Bourbon réunira peu à peu tous les fragments de la seigneurie de Marac, puis devient baronne de Marac et affranchit les habitants de sa seigneurie en 1555. Après son décès (1583), Marac revient à son petit-fils Charles, duc d'Elbeuf, au tout début des Guerres de Religion. Celui-ci en fait don à sa femme Marguerite Chabot, dont la fille héritière de la seigneurie bourguignonne sera mariée à François d'Aubusson, maréchal de France, duc de la Feuillade. Le château, qui avait été détruit par les Langrois à l'occasion de la prise du château champenois occupé par les Ligueurs, sera reconstruit à l'époque de Louis XIV par leur fils, Louis d'Aubusson, duc de la Feuillade, sous la forme d'une maison de plaisance utilisée comme un rendez-vous de chasse. C'est cette maison à tourelle accolée que nous pouvons encore voir aujourd'hui. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
Château Champenois de Marac
En 1260, Jean de Marac fait construire (ou fortifier) le château champenois dominant l'étang. En 1353, nous trouvons un Jean Ier de Chauffour, seigneur de Marac, marié à Marguerite d'Echalot. Puis la seigneurie de Marac est transmise en ligne directe à son fils Jean II de Chauffour, puis de nouveau à ses enfants, Jean III dit l'Ainé, Garnerot, Jeanne, dame de Deuilly et surtout Guillaume de Chauffour écuyer, dit Raillard, qui reprend en 1400 cette seigneurie pour la transmettre à son fils, Jean IV de Chauffour, bailly de Chaumont de 1420 à 1429, lequel réunira les deux fiefs dans la même famille. Le château champenois fut occupé par les ligueurs jusqu'en 1592, qui opérèrent des razzias contre la ville de Langres, interceptant les communications de cette ville avec Châteauvillain. Après la reprise du château par les Langrois sur les Anglais, celui-ci deviendra par alliance la propriété de la famille des Barres qui réunira les deux fiefs de Marac. Enfin, en 1746, Gabrie-Rose des Barres apporte Marac en mariage à Philibert-Charles-Nicolas Pietrequin, qui vendra vers 1750 sa portion de seigneurie champenoise au marquis Charles Camille de Capisucchi-Bologne habitant le château de Thivet. Quant au château, il sera brûlé en 1814 par les russes et les prussiens, et sera entièrement reconstruit de 1817 à 1820 à la mode romantique sur ses fondations médiévales par le comte de Messey. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
Circuit de découverte de Marac
Le village est situé en bordure de la voie romaine allant de Langres à Reims par Bar-sur-Aube peu après sa séparation à la sortie de Beauchemin, de la voie menant à Sens par Arc-en-Barrois. L'endroit a longtemps été un marais sur la rivière de la Suize en contrebas du village, d'où le nom même de Marac dérivé du celtique *Marco = endroit humide, un marécage qui était encore présent en 1295, comme on peut s'en rendre compte dans l'acte de « foi et hommage » rendu à l'évêque de Langres par Jean de Marac pour son « château ».|La seigneurie, d'abord privée, appartenait au début du XIIe siècle à Etienne de Marac, qui possédait l'ensemble de cette seigneurie. Mais ayant vendu en 1230 sa part de seigneurie au dit évêque, celle-ci se trouva désormais partagée en deux fiefs, l'un champenois et l'autre bourguignon (qui rendaient tous deux hommage au même évêque), partageant le village en deux selon une frontière provinciale Nord-Sud, qui est essentiellement une limite seigneuriale et juridique, séparant le domaine d'Arc à l'Ouest dépendant du Duché de Bourgogne (baillage de Châtillon-sur-Seine), de celui du Comté de Champagne au Nord-Est (baillage de Langres), ainsi que du domaine propre des évêques de Langres au Sud-Est (dépendant de la prévôté d'Ormancey). Visite disponible sur l'application gratuite Id-Vizit ! Véritable compagnon personnel de voyage, Id-Vizit vous propose des parcours de visites personnalisés, ludiques et interactifs ! + d'info sur Id-Vizit
Colombier du Château Champenois à Marac
La visite du colombier au lieu-dit « la basse-cour », nous montre que nous sommes sur l'emplacement de la ferme médiévale (disparue) du château champenois qui la domine de l'autre côté de la Suize, dans la verdure. Il s'agit d'un colombier dit « de pied » qui a traversé avec bonheur la Révolution (alors que c'est généralement le premier symbole de la féodalité qui était détruit), lequel n'est probablement guère antérieur au XV-XVIe siècle, contrairement aux panneaux touristiques installés autour du village (« Colombier XIIe s. »). Ce colombier reste cependant d'un modèle médiéval, sans salle basse, avec les trous de boulins partant de la base des murs (d'où son nom de « colombier de pied ») représentant un total de 1491 boulins. Il correspond à un droit de colombage – ou privilège – du châtelain, qui doit être possesseur des cens de sa seigneurie ou de terres (en principe deux arpents par boulin selon la Coutume de Paris). On remarquera que les quelques rangées inférieures des boulins ont été fermées par un enduit lisse à une époque inconnue (soit 146 boulins obturés) ; sans doute pour éviter que les rongeurs ne viennent piller les nids ; un détail qui vient en complément du larmier extérieur (ou radière) placé à mi-hauteur, pour le même usage et de l'unique lucarne haute, orientée à l'Est, permettant l'envol des pigeons (avec volet fermant en période de semailles). Ce colombier a été entièrement restauré par l'office de tourisme d'Arc-en-Barrois entre 1982 à 1984 sous la présidence de Pierre Béguinot, infatigable restaurateur des souterrains de Beauvoisin près de Bugnières, mais qui n'en verra pas l'achèvement. La charpente fut réalisée par les Compagnons du Devoir dans leur atelier de Muizon près de Reims, recouverte au moyen de 9000 tuiles « gironnées » (taillées en sifflet). Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
Eglise Saint-Léger de Marac
Dédiée à Saint-Léger, évêque d'Autun (fête le 2 octobre), l'église n'existait sans doute pas encore en 1120, quand l'évêque de Langres donna les églises d'Ormancey et de Rosières (« village » disparu entre Marac et Ormancey) à l'abbaye Saint-Etienne de Dijon. C'est sans doute après la destruction du « village » de Rosières et de son église dans le début du XIIIe siècle, que la première église paroissiale de Marac fut construite sur son emplacement actuel en tant que succursale d'Ormancey, avec un choeur roman du XIIIe siècle encadré par deux petites chapelles voûtées en berceau et clocher à l'entrée du choeur, le tout couvert en laves. Cette église fut partiellement incendiée dans ses parties hautes au tout début du XVIIIe siècle par la foudre qui mit le feu aux charpentes, et un siècle après, en 1803-1804, son clocher fut exhaussé par la municipalité de six mètres. Mais l'église, déjà fragilisée par le précédent incendie et par la trop grande masse du nouveau clocher laissé tout un hiver ouvert aux intempéries sans couverture, verra le clocher s'effondrer sur l'église au printemps 1804, entraînant dans sa chute la ruine du choeur et d'une partie des chapelles latérales, détruisant au passage tout le mobilier et les ornements liturgiques, ainsi que les cloches fondues à peine trois ans plus tôt ! Ayant pris entre-temps le titre de cure en 1803, avec Faverolles pour succursale, le clocher sera rétabli en 1819 sous la forme d'un clocher-porche de 15,62m de hauteur, puis l'église actuelle sera entièrement reconstruite entre 1825 et 1828 dans le style néo-classique.
Fontaine le Rond à Marac
La curieuse fontaine-lavoir circulaire appelée localement « Le Rond », fut probablement réalisée par l'architecte Claude Nicolas Ledoux, architecte travaillant pour le Service des Eaux et Forêts de la Généralité de Champagne et les communautés d'habitants (futur architecte du roi Louis XVI), lors de sa venue à Marac en 1764 pour réaliser le pont « en bâtière » sur la Suize. A cette occasion, le devis du pont a été augmenté d'un second devis pour une fontaine-abreuvoir rectangulaire classique qui sera visiblement délaissée au profit de cette construction circulaire très originale, plus conforme à l'image singulière de son concepteur.|Sur un plan pratique, la curieuse fontaine circulaire de Marac était à l'origine alimentée en eau par gravité dans son bassin central (servant de lavoir occasionnel entouré d'une couronne périphérique pavée), par une source canalisée qui prenait autrefois au niveau des premières maisons en montant dans le village. Une pompe à bras en fer, démontée entre 1904 et 1906 mais dont on voit encore les emplacements de scellement, servait à puiser l'eau du bassin central circulaire pour l'envoyer dans des auges métalliques suspendues à l'extérieur du mur périphérique de la fontaine circulaire, où les bêtes pouvaient boire. Les auges comme la pompe ayant disparu, la compréhension du fonctionnement de ce monument est assez peu lisible aujourd'hui.
Fontaine-lavoir de Marac
Situé en face de la fontaine-lavoir « Le Rond », on trouve en contrebas de la route de Langres une « fontaine avec lavoir couvert » construite en 1808 sur les plans de l'architecte Battonot de Langres, qui présente une remarquable arcature en façade sous corniche sobrement classique. Sa façade ensoleillée comporte cinq arches dont les deux à chaque extrémité servent d'entrée vers le bassin de lavage et le rinçoir. Elle est alimentée par une source provenant du village alors que, de l'autre coté, un ruisseau fait office d'exutoire. Elle dispose d'un toit à 4 pans soutenu par d'élégantes arcades en pierre de taille qui laissent largement entrer la lumière. Ce lavoir a été restauré en 2007 par la Communauté de Communes de la Vallée de la Suize (avec des fonds croisés : Europe / Conseil Général) et mis en lumière à cette occasion.
Fuye de l'étang du Breuil de Marac
En bordure de l'étang du Breuil, entre Marac et Leffonds, se remarque une construction récente et originale, accueillant les pigeons. Au bout d'une perche plantée dans le sol sont placés les logements des volatiles, réalisés en bois. Deux planches qui se croisent jouent le rôle de plage d'envol, tandis qu'une girouette surmonte le tout. Avec ce type de pigeonnier, les oiseaux sont totalement libres de leurs déplacements.
Gîte de Grand Mère Blanche
Maison à étage disposant d'une cour fermée, situé à 15 km de Langres. Cuisine équipée ouverte sur le séjour, 2 salles de bains et de nombreuses activités sur place. Au 1er étage : 2 chambres (1 lit 2 places, 2 lits 1 place), bibliothèque, salle de bains, wc. Au 2e étage : 1 chambre avec mezzanine (1 lit 2 places, 1 lit 1 place) et 2 salles de bains.
L'ancienne auberge de Marac
L'ancienne auberge « chez Mathilde », est sans aucun doute la dernière auberge de Marac (malheureusement fermée aujourd'hui) à la façade austère du XIXe siècle, qui présente en son milieu une niche en réemploi abritant un Saint-Hubert marqué du millésime de 1625. C'était il y a encore peu un rendez-vous « moderne » des chasseurs des bois de Marac, dont les plus prestigieux visiteurs sont Léon Mougeot (maire de Langres, conseiller général, député puis sénateur, enfin ministre des Postes puis de l'agriculture), Emile Cassez (conseiller général, sénateur, puis ministre de l'agriculture), Edouard Herriot (maire de Lyon) et enfin, Gaston Doumergue (futur Président de la République), qui prenaient plaisir à s'y retrouver le temps d'un week-end, sous l'oeil attendri de la vieille Mathilde.
La maison Cornevin de Marac
Dans ce quartier surélevé de Marac, dernière extension du village au XIXe siècle, on peut voir à mi-pente à gauche, une remarquable bâtisse en pierres de taille (des carrières de Bugnières). C'était à l'origine la demeure d'Hubert Boucher (1866-1925), professeur de médecine vétérinaire et de zootechnie à Lyon, dont les recherches, poursuivant celles du professeur Cornevin de Montigny-le-Roi, ont contribué à la découverte du vaccin contre la « maladie du charbon ». Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
La rue de Champagne à Marac
On trouve dans cette rue quelques maisons représentatives de l'habitat de la Montagne de Langres avec leurs trois « chats » (ou travées) traditionnels : grange, écurie, habitation. On remarque également quelques chambres à four (avec four à pain) détachées de l'habitation afin d'éviter les incendies ; enfin, plusieurs remises combinées sur deux niveaux, servant de « poulailler/pigeonnier/soue à cochons ». De même, on peut remarquer la grande diversité des toitures en tuiles apparues vers la fin du XIXe siècle en remplacement des toits en laves : présence de la « tuile violon », première tuile mécanique en France (originaire de six tuileries haut-marnaises dont Rolampont), de la tuile plate, ainsi que tout le panel des tuile mécaniques fabriquées localement à Rolampont et à Langres pendant les XIX-XXe siècles.
Le colombier - PR N°82
Une boucle de 20 km entre forêts profondes et patrimoine : Réservée aux randonneurs confirmés, cette boucle de 20 km (environ 5h à pied ou 3h30 en VTT) depuis Marac offre une immersion complète dans les bois de Marac, la forêt domaniale d’Ormancey et le riche passé historique du secteur. Le parcours traverse plusieurs massifs forestiers par des chemins variés, parfois techniques. Il enchaîne montées, longues lignes forestières et descentes soutenues, exigeant bonne endurance et orientation. En chemin, découvrez les fontaines de Ternat et notamment la fontaine St Claude, datée de 1842, dont le saint était prié en temps de sécheresse. Au retour, arrêtez-vous au colombier de Marac, tour circulaire du XIIe siècle, rare vestige seigneurial, admirez la fontaine « le rond » ou le pont de la Suize construit par l’architecte Nicolas Ledoux. Une randonnée complète, tant pour son intérêt sportif que pour la richesse de ses paysages et de ses vestiges, à vivre pleinement au cœur de la Haute-Marne.
Le quartier de Mormant à Marac
En haut de la Rue de Bourgogne, dans le haut du village, nous nous trouvons dans le quartier bourguignon occupé par les représentants de l' « Hôpital de Mormant » (implanté au nord de Leffonds), chargés de la mise en valeur de leur portion de seigneurie bourguignonne de Marac. Plusieurs maisons très anciennes, remontant à l'époque où les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem occupaient Mormant sont encore visibles, jusqu'à l'angle de la Rue de Bourgogne avec la Rue Neuve où était jadis située leur grange dîmeresse, disparue au tout début du XIXe siècle. En contrebas de cet emplacement, on voit toujours la façade de la maison dite « du Prieur » (et qui était en fait de la maison du régisseur de Mormant en charge du domaine), au linteau en accolade orné de l'I.H.S (Iesus Homi-num Salvator) et de l'A.M (Ave Maria), inscrits en relief dans des cercles de réservation, qui encadrent une niche vide, bûchée par les très virulents révolutionnaires de Marac (et dont la Vierge aurait été vendue il y a quelques décennies à un antiquaire de Langres).
Les Templiers - PR N°22
27 km d’histoire et d’endurance : Ce circuit de 27 km au départ de Leffonds est taillé pour les randonneurs aguerris en quête d’effort soutenu et de découvertes historiques. L’itinéraire, balisé en jaune, vous entraîne à travers forêts, plateaux et vallées, avec plusieurs passages techniques et un bon dénivelé cumulé. Vous longerez d’abord la D102 avant de plonger vers le hameau de Mormant, ancienne commanderie templière aux vestiges remarquables. Puis, vous rejoindrez l’ancienne voie romaine vers Bugnières, où une salle souterraine mystérieuse vous attend. Le parcours traverse ensuite les bois de Marac et longe l’étang de Chenot, parfait pour une pause pique-nique avant d’attaquer les derniers kilomètres à travers le bois du Haut Mont. Comptez environ 7 heures de marche, ou 3h30 en VTT pour les plus entraînés. Une randonnée intense et captivante, alliant défi physique et plongée dans l’histoire médiévale de la Haute-Marne.
MARAC
La seigneurie, d’abord privée, appartenait au début du XIIe siècle à Etienne de Marac. Mais ayant vendu en 1230 sa part de seigneurie à l’évêque, celle-ci se trouva partagée en deux fiefs, l’un champenois et l’autre bourguignon, partageant ainsi le village en deux selon une frontière provinciale Nord-Sud. Découvrez toute l’histoire et le patrimoine de ce village dominant le lac de la Liez sur le circuit de visite Marac un « village qui se visite » Visite du village également disponible sur l'application gratuite Id-Vizit ! Véritable compagnon personnel de voyage, Id-Vizit vous propose des parcours de visites personnalisés, ludiques et interactifs ! + d'info sur Id-Vizit
Maison d'Antoinette de Bourbon à Marac
Dans le milieu de la Rue du moulin, on aperçoit une maison post-Renaissance remaniée mais de belle allure, avec deux lucarnes portant les dates de 1650 et de 1764. Il s'agit d'une maison qui a pu appartenir à la famille de Blaisy au milieu du XIVe siècle, et qui fut reconstruite après son rachat par Antoinette de Bourbon. Après sa mort, la maison fut vendue à la famille Masblanc-de-Ville (originaire de Bourg-en-Bresse) alliée aux Des Barres, qui la possédèrent jusqu'en 1860. Elle fut ensuite rachetée par la commune de Marac qui la transforma en presbytère, puis en logement lors de la séparation de l'église et de l'Etat (1905), avant de la vendre à une famille. Antoinette de Bourbon-Vendôme (Ham le 25 décembre 1494 - Joinville le 20 janvier 1583) fut la première duchesse de Guise. Princesse du sang issue de la maison de Bourbon, son destin est lié à celui de la maison des Guise dont elle a été une personnalité centrale. Elle épousa en 1513 Claude de Lorraine, premier duc de Guise, dont elle eut douze enfants. Elle est la mère de Marie de Guise, reine-régente d'Écosse, de trois ducs et de deux cardinaux. Sa petite-fille Marie Stuart, reine d'Écosse dès sa naissance en 1542, fut également, par mariage, reine de France de 1559 à 1560. Le chef de la Ligue catholique Henri de Lorraine, duc de Guise était un de ses petit-fils. À la mort de son époux, elle fait figure de chef de sa maison. Au début des guerres de religion, elle encouragea ses fils à défendre la foi catholique et intervint elle-même pour défendre les intérêts de sa Maison. Elle mourut à l'âge de 89 ans sous le règne du roi Henri III de France lequel avait épousé Louise de Lorraine, une de ses petites-nièces. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.
Petit musée du Doughboy de Marac
Musée à la mémoire des soldats de la première guerre mondiale : uniformes et divers objets sont présentés, mais c'est surtout l'histoire de ses Doughboy que nous compte son propriétaire, Franck Besch. Collectionneur dans l’âme : En 1980, j'ai commencé à collectionner, j’avais alors 12 ans et en 1998, je me suis installé en Haute-Marne et ma vision de la collection allait être grandement bouleversée… A cette époque, il n'était pas rare de retrouver de très nombreuses reliques américaines qui traînaient en brocante, dans les greniers ou chez les antiquaires. L’ensemble de ces souvenirs, était resté sur place depuis plus de 80 ans et j'ai commencé à prendre conscience de leur intérêt historique en tant qu’objet passeur de mémoire. En 30 ans, j'ai collecté un peu plus de 3000 objets sur ce thème regroupant courriers, photographies, plaques de verre, pièces de véhicules, caisses, uniformes, baraquements et, d'année en année. Déjà à l'époque, j’éprouvais un grand plaisir à faire partager mes émotions au travers d'une gamelle retrouvée dans un vieux grenier ou une gourde ramassée au hasard d’une brocante, c’est d’ailleurs ce qui m’a permis d'évoluer dans ma perception de l'objet et de son rapport l'histoire.» Une collection ça se partage : En 2017, l’aboutissement de toutes ces années de collecte et de recherche s’est concrétisé par la mise en place à Marac et sur 90 m2, d’une formidable exposition de témoignages par l’objet et l’anecdote, au travers d’un parcours spectaculaire et émouvant sur le quotidien des soldats américains dans notre département durant la Grande Guerre avec l’objectif de mieux comprendre et surtout de se souvenir de l’engagement de nos cousins d’Amérique au nom de la Liberté.|Voici quelques exemples d’objets qui sont présentés : - Une veste originale et identifié d’un chauffeur du Grand Quartier Général Américain à Chaumont - Les souvenirs d’un médecin de l’hopital 53 installé à Langres - Une photo originale et signée par le Général Pershing en personne - Le masque à gaz du Capitaine Sereno Brett, bras droit de Patton et instructeur à l’école des tanks à Bourg au 326e et 327e Tank Bataillon. Cet officier reçu la Distinguished Service Cross pour des faits héroïques durant l’offensive de Saint Mihiel - Le havresac du célèbre astronome américain Joel Metcalf - Un authentique phonographe Edison retrouvé en Haute-Marne - … Installée au « Petit musée du Doughboy » situé 4, rue des Charmes à Marac, cette exposition est destinée à tout public et également aux écoles primaires et collèges.
Pont XVIIIe siècle de Marac
Pont en bâtière construit par Claude Nicolas Ledoux, « architecte à Paris » en 1765, en remplacement d'un vieux pont en bâtière de 3 arches tombant de vétusté. Il le remplace par un pont à une seule arche (avec une voûte de plan carré) également en bâtière du plus joli effet, auquel il raccordera les deux rampes de la route de Langres qu'il borde de chaque côté par de longs parapets en pierres, protégés à l'origine par huit bornes faisant office de chasse-roues. Il est inscrit sur l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 16 février 1994.