Que faire à Les Moutiers-en-Retz ?
177 lieux à découvrir
La Maison de l'Eclusier
Situé au cœur du charmant port du Collet aux Moutiers-en-Retz, La Maison de l'Éclusier vous invite à une expérience gustative inoubliable. Ce restaurant traditionnel met à l'honneur les produits de la mer, fraîchement pêchés et cuisinés avec soin. Dans une ambiance chaleureuse et authentique, vous apprécierez une cuisine faite maison qui sublimera vos papilles. Les spécialités du chef Le chef de La Maison de l'Éclusier vous propose une carte variée et alléchante, mettant en valeur les saveurs iodées de la région. Des plats classiques revisités côtoient des créations plus originales, toujours dans le respect des produits. Sans oublier les plats à thème tous les vendredis et samedi. Vous pourrez déguster de délicieuses huîtres, des moules marinières, un homard choisi avec soin, ou encore la succulente choucroute de la mer et l'agneau de 7 heures.. Pour les amateurs de saveurs plus locales, l'anguille et les cuisses de grenouille à la provençale sont également à l'honneur. En terrasse ou en salle, savourez un moment gourmand au rythme du port, sans oublier le "Goût to go", le fait maison à partager où vous voulez, et les bons cadeaux à offrir. Notre coup de cœur : la vue magnifique sur le port du Collet En plus de sa cuisine raffinée, La Maison de l'Éclusier vous offre un cadre exceptionnel. Installé sur les quais du port du Collet, le restaurant vous permet de profiter d'une vue imprenable sur les bateaux et sur la vie animée du port. Que ce soit en terrasse aux beaux jours ou à l'intérieur dans une ambiance cosy, vous passerez un moment des plus agréables. Dégustez vos plats préférés tout en admirant le ballet des bateaux, c'est l'assurance d'un repas mémorable. Le restaurant La Maison de l'éclusier fait partie des nombreux restaurants des Moutiers-en-Retz présentés par l'Office de Tourisme Destination Pornic.
La P'tite Place
La Fab'ric
🌅 Un restaurant avec terrasse et vue sur le Marais de Lyarne La Fab'Ric, restaurant à l'ambiance bistrot lounge situé au cœur du Marais de Lyarne, vous accueille sur sa terrasse ensoleillée avec vue sur les flots. Un cadre idéal pour se détendre et profiter d’un repas gourmand en famille, entre amis ou même lors d’un déjeuner professionnel. 🥗 Plats gourmands préparés avec des produits frais Ici, la carte évolue selon les saisons et les arrivages! Vous dégusterez des spécialités aussi délicates que gourmandes qui régaleront tous les palais. La fraîcheur des produits avant-tout !Vous apprécierez une cuisine savoureuse et colorée avec entrées, plats et desserts 100% faits maison. Le plus compliqué sera de faire votre choix parmi les spécialités de la maison : foie gras, huîtres et moules, sans oublier le poisson du jour ou les burgers signature. 🍷 Apéritifs et moments conviviaux Envie d’un simple apéritif ou d’un moment gourmand en fin de journée ? La Fab’Ric propose des planches de charcuterie et fromages, parfaites pour se détendre au soleil couchant et profiter de la vue sur le marais. 😍 Une adresse gourmande à tester Une adresse incontournable aux Moutiers-en-Retz, à découvrir à partir du 1er avril. Que vous soyez amateur de fruits de mer, poissons frais ou cuisine bistronomique, La Fab’Ric saura satisfaire toutes vos envies gastronomiques dans un cadre unique au bord de l’eau. Le restaurant La Fab'Ric fait partie des nombreux restaurants des Moutiers-en-Retz présentés par l'Office de Tourisme Destination Pornic.
R'égal, bistrot inclusif
Le Marina Bay
Niché au cœur des Moutiers-en-Retz, le restaurant Le Marina Bay vous invite à un voyage gustatif exceptionnel. Situé en front de mer, avec une vue imprenable sur le port du Collet, cet établissement vous offre un cadre idyllique pour savourer les délices de la mer. Laissez-vous séduire par l'ambiance chaleureuse et maritime du restaurant, et venez déguster les spécialités iodées préparées avec des produits frais et locaux. Les incontournables du chef Le chef, passionné par les saveurs authentiques, vous propose une carte riche et variée mettant à l'honneur les produits de la mer Parmi les plats qui font la renommée de cet établissement, on retrouve : Les plateaux de fruits de mer : une véritable institution ! Composés de produits pêchés du jour, nos plateaux sont un véritable festin pour les amateurs de fruits de mer. Le bar de ligne cuit à la plancha : un classique revisité avec finesse. La chair délicate du bar, sublimée par une cuisson parfaite, vous enchantera les papilles. Les poissons en papillote : une cuisson douce et parfumée qui révèle toute la saveur des poissons. Accompagnés de légumes de saison, ces plats sont à la fois légers et savoureux. Plaisirs iodés à emporter Découvrez également la nouveauté "Goût to Go" avec un choix savoureux : saumon fumé, foie gras, anguilles et magret fumés, accras de morue, et beignets de calamar maison. Pour prolonger le plaisir, le restaurant propose également des bons cadeaux, une belle idée pour offrir un moment inoubliable à vos proches. N'hésitez plus et venez découvrir le restaurant Le Marina Bay. Vous y passerez un moment inoubliable, bercé par le doux clapotis des vagues et les effluves iodées de la mer. Le restaurant Le Marina Bay fait partie des nombreux restaurants des Moutiers-en-Retz présentés par l'Office de Tourisme Destination Pornic.
Camping Cybèle Vacances Les Brillas
Le camping propose une large gamme de mobil homes, confortables et entièrement équipés, de 2 à 4 chambres, avec terrasse et pouvant accueillir de 4 à 8 personnes. Que vous soyez en tente, en caravane ou en camping-car, le camping propose également des emplacements spacieux (de 150m²), tous raccordés à l’électricité 16 ampères avec des sanitaires à proximité. En résidant au camping Les Brillas, vous pourrez profiter pleinement des différentes infrastructures de loisirs : Espace aquatique avec piscine couverte et chauffée ouverte d’avril à septembre Mini-ferme : venez rencontrer les chèvres, poules et lapins Terrain multisport avec parcours sportif, terrains de pétanque Happy Club (juillet-août uniquement), paradis des enfants de 4 à 12 ans : activités sportives, chasses au trésor, trampoline, aire de jeux… Restaurant et bar/snack pour siroter une boisson autour de la piscine, déguster une glace ou prendre un repas. Animations: karaoké, cours de danse, loto, tournois de pétanque, concerts, grands jeux en famille… Les animations enfants, adultes et les soirées sont prévues du 5 juillet au 28 août 2026. Vous serez accueillis dans une ambiance conviviale et familiale. Vous pourrez vous détendre au bord de la piscine, faire une sieste à l'ombre d'un chêne ou passer des soirées conviviales. Grâce à leur accueil chaleureux et attentionné, l'équipe du camping Les Brillas fait de vos vacances un réel moment d'évasion et de bien-être. Enfin, le camping est idéalement situé: à proximité du bourg des Moutiers en Retz et à 1200m des plages. Les plages sont accessibles en seulement quelques minutes à pied, ce qui vous permettra de profiter des joies de la baignade ou des meilleurs spots de pêche à pied. Le camping "Les Brillas" du réseau Cybèle Vacances, la certitude de vacances à taille humaine. Vous y serez comme chez vous L'établissement Les Brillas fait partie des nombreux campings des Moutiers-en-Retz présentés par l'Office de Tourisme Destination Pornic.
CHAPELLENIE
Ce gîte, autrefois chapellenie de Saint Hervé créée au XVème siècle, est un gîte de bourg entièrement rénové qui se situe au cœur des Moutiers-en-Retz, à uniquement 200 m de la gare, 400 m de la plage (baignade à marée haute), 13 km de Pornic et 46 km de Nantes. Stationnement privatif devant le gîte, dans la cour commune avec la boulangerie. Plain pied : cuisine aménagée ouverte sur salon/séjour, lingerie, 1 chambre (lit 140x190), salle d’eau et WC indépendant. Équipements inclus : wifi, lit/chaise bébé (sur demande). Tout compris : électricité, chauffage électrique, draps (lits faits à l'arrivée), linge de toilette et ménage fin de séjour. Taxe de séjour en supplément. Gîte non fumeur. Animaux non acceptés.
Camping de la Plage
Au sein d'un parc de 41000m², vous séjournez au sein de votre résidence de plein air au gré de vos envies. Disposant d'installations communes : piscine, terrain multisports, laverie, parking... vous n'aurez plus qu'à poser vos valises et profitez du temps passé entre amis ou en famille. Pour réserver votre emplacement : Jade Immobilier 10 rue de la mer - 44760 La Bernerie en Retz Tél : 02 40 82 70 54 [email protected]
Centre ANAS
Gîtes le Bois des Tréans
Grand gite sur un parc d'un hectare, pour passer des vacances en famille ou entre amis, vous pourrez vous reposer dans un cadre verdoyant. Tout a été pensé au gite du Bois des Tréans, pour la tranquillité de chacun, tout en proposant de grands espaces de vie. Céline et Anthony vous accueillent dans leur gîte spacieux à l'ambiance chaleureuse, alliant pierre et style industriel. La grande maison de plein-pied comprend : 4 chambre avec lit double (160 x 190cm) 1 très grande chambre dortoir avec 7 lits simples (80 x 190 cm) 3 salles de bains dont 1 accessible aux personnes à mobilité réduite, équipées soient d'une douche ou d'une baignoire 3 WCs, dont 2 indépendants 1 espace buanderie avec un lave-linge et sèche linge. La cuisine est entièrement équipée pour le plus grand confort des hôtes : 2 réfrigérateurs, maxi four, lave-vaisselle, micro-ondes, maxi plaque à induction, cafetière, bouilloire électrique, grille-pain. La verrière de la cuisine est ouverte sur un très vaste salon, salle à manger. En hiver, passez une douce soirée dans l'immense canapé au coin du feu ! Le salon-séjour est adapté pour accueillir de grandes tablées, il donne sur deux grandes terrasses exposées sud, l'une pour partager un moment autour de la table au soleil, l'autre pour vous prélasser près de la piscine. La piscine est équipée d'un dôme pour vous permettre d'en profiter pleinement pour nager ou jouer. La maison est entourée d’un joli parc arboré de 3000m² qui plaira aux adultes et aux enfants : tyrolienne, structure de jeux extérieure... Pour votre confort, un espace buanderie est à votre disposition avec un lave-linge et sèche linge. Les draps, les serviettes de toilettes et le ménage sont inclus dans le tarif. Le site possède également un logement pour 2 personnes et un autre gite de 3 chambres pouvant accueillir 7 personnes qui se partage une piscine et un spa.
L'Hermitage des Dunes
Dans un cadre exceptionnel avec un accès direct à la plage, le camping vous invite à profiter de vos vacances à la mer en toute sérénité ! Les amateurs de vacances en plein air pourront installer leur tente, caravane ou camping-car sur l’un des 60 emplacements ou profitez du confort d'un mobil-home. Lors de vos vacances, découvrez aussi les équipements et animations (en juillet et août) pour les parents et les enfants : piscine chauffée, soirées disco, repas à thème, concours de pétanque… Les passionnés de pêche à pied, randonnées, balades à vélo, baignades ou sports nautiques seront comblés… Les alentours offrent un large choix d’activités pour tous ! Depuis le camping, partez à la découverte des hauts lieux du tourisme en Loire-Atlantique, Vendée et Bretagne sud : le Pays de Retz, la Baie de Bourgneuf, l’île de Noirmoutier, Nantes, Saint-Nazaire, Guérande…
Le Hameau du Littoral
Une situation idéale, à 1.5 km de la mer, 10 km Pornic et 45 km de Nantes, dans une terre d’équilibre entre océan, nature et patrimoine. La commune des Moutiers en Retz vous offre à 2 mn ses plages, le port du Collet et la proximité du marais Breton et des marais salants. Vous pourrez pratiquer la pêche à pieds, la pêche en mer, la voile, l'équitation (centre hippique), vous balader à pied ou à vélo (itinéraires Vélocéan et Vélodyssée)... Les commerces et la gare des Moutiers en Retz sont accessibles à pied ou à vélo à partir du camping.
Camping Le Domaine du Collet
🌞 Vacances uniques au Domaine du Collet À vous de choisir votre façon de vivre des vacances uniques : le Domaine du Collet, situé aux Moutiers-en-Retz en Loire-Atlantique, offre une expérience pour tous les goûts. Entre détente, aventure et loisirs, le camping 4 étoiles est idéal pour des vacances réussies au cœur du Pays de Retz, à proximité du littoral et de l’océan. ⛺ Camping traditionnel pour tous Le Domaine du Collet est parfait pour les amateurs de camping traditionnel. Vous pourrez profiter d’emplacements nus et ombragés, adaptés aux caravanes, toiles de tente, camping-cars ou vans aménagés. Infos pratiques : un forfait emplacement longue durée est disponible jusqu’à 6 mois, du 1er avril au 30 septembre. 🏡 Mobil-homes tout confort Pour un séjour tout confort, le Domaine du Collet propose un large choix de mobil-homes à louer près de Pornic. Ces hébergements sont adaptés aux familles et aux groupes, offrant un cadre agréable pour des vacances reposantes ou animées, selon vos envies. 🌟 Séjour insolite et aventure Pour les amateurs d’expériences originales, le camping propose des hébergements insolites : roulottes, Tipi Home ou Safari Lodge. Ces options permettent de vivre une aventure unique, tout en profitant du calme et de la beauté de la nature environnante. 💖 Les raisons pour lesquelles Destination Pornic recommande ce camping Pour son espace aqualudique, avec sa rivière rapide et ses toboggans. Pour ses espaces multisports : terrain de tennis, terrain de pétanque, salle de sport, mini-golf, pêche sur l'étang de la propriété, etc Pour le club enfants, réservé aux jeunes aventuriers de 6 à 12 ans, gratuit en matinée en juillet et août. Pour les soirées animées en juillet et août : spectacles variés, karaokés, loto, soirées à thème. Pour son bar-restaurant avec terrasse (La Fab’Ric) et sa petite épicerie ouverte en juillet et août. Explorez les environs Partez à la découverte des trésors naturels des Moutiers-en-Retz. Entre dunes sauvages et marais de Lyarne, profitez d’une balade à cheval sur la plage et admirez des couchers de soleil exceptionnels. Ne manquez pas le spectacle des pêcheries à larges carrelets, visibles du Collet jusqu’à Pornic, un incontournable pour les visiteurs. L'établissement Le Domaine du Collet fait partie des nombreux campings des Moutiers-en-Retz présentés par l'Office de Tourisme Destination Pornic.
Camping de Prigny
Céline et Dominique, propriétaire du Camping de Prigny aux Moutiers-en-Retz, vous invitent à découvrir leur camping familial, où vous serez accueillis dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Ses emplacements spacieux et ses installations modernes offrent tout le confort nécessaire pour passer des vacances inoubliables en plein air. Le camping vous propose: Une large gamme de mobil-homes allant de 2 à 7 personnes, Des hébergements insolites en chalets Tithome et tentes ecolodge, Des emplacements pour tentes et caravanes sur de belles parcelles individuelles, ensoleillées ou ombragées, bien délimitées par des haies et végétaux. Que vous soyez un couple, une famille ou un groupe d’amis, vous trouverez votre bonheur dans ce petit coin de paradis. L’établissement dispose également de nombreux équipements: Piscine couverte et chauffée avec bassin pour enfants, Bar-snack Aire de jeux pour les enfants avec structure gonflable, trampoline, toboggan, ping-pong, baby-foot et balançoire, Animations en saison pour petits et grands: apéro-concert, moules-frites, lotos, dégustation d'huîtres, sardinade etc. A 1,4 km du camping, un accès direct par voie cyclable vous permet de découvrir la Côte de Jade dans toute sa diversité. Vous y trouverez de belles plages, des pêcheries traditionnelles notamment sur la plage du Lancastria, de nombreux spots de pêche à pied, ainsi que tous les commerces et commodités dont vous aurez besoin. Les + de ce camping: Le camping est labellisé “Accueil Vélo”: Les cyclistes qui séjournent au camping de Prigny bénéficient alors de tarifs préférentiels et d'équipements adaptés à leurs besoins. Ils ont accès à des tables, des chaises, des parasols, un réfrigérateur, un micro-ondes, un atelier de réparation de vélos et un snack proposant des formules petit-déjeuner et repas. Situé dans un cadre paisible, à proximité des plages et du Marais Breton Camping familial à taille humaine L'établissement Le Prigny fait partie des nombreux campings des Moutiers-en-Retz présentés par l'Office de Tourisme Destination Pornic.
Centre ANAS
Le village de la Mer
Bienvenue au Village de la Mer, camping familial parfait pour les enfants jusqu’à 12 ans. Situé au coeur du village des Moutiers-en-Retz, station balnéaire de la Côte de Jade qui est par excellence la station touristique alliant le bord de mer à la campagne.
L'observatoire ornithologique
Dans le marais breton, aux Moutiers-en-Retz, de multiples oiseaux viennent se reposer. Venez les observer...
L'église Saint-Martin
Evangélisation La région fut évangélisée au VIème siècle par saint Martin de Vertou (527-601), moine envoyé par l'évêque de Nantes, Félix, pour combattre le paganisme dans le sud de la Loire. Selon la tradition, la Pierre Saint-Martin (ou Pierre Tremblante), grande dalle de gneiss située sur la rive de l'Acheneau, aurait servi de chaire à saint Martin pour prêcher devant la population locale. La paroisse de Cheix fut fondée aux Xème ou XIème siècles. Une première église fut construite au bourg de Chesiacum au XIème ou XIIème siècle. L'édifice est de dimension bien modeste : de 15 mètres sur 5 environ, avec des murs d’à peine 3 mètres de hauteur. L'église est entourée par son petit cimetière. Une église qui connut bien des changements C'est au cours du XIIème siècle que le nom du saint patron de cette première église connue va changer. Placée sous le patronage de l'évangélisateur local, saint Martin de Vertou, celui-ci fut remplacé par saint Martin de Tours (316-397), comme en plusieurs autres endroits du Pays de Retz (c'est le cas à Chauvé). Quand vint la Révolution, le pays fut ruiné. Une partie du village et l'église de Cheix-en-Retz sont détruites suite au passage des troupes républicaines en 1793. En 1803, l'église est restaurée. En 1833, elle est agrandie par un prolongement de la nef, surmonté d’un petit clocher (pour y placer une cloche). En 1852, le cimetière précédemment autour de l'église, fut déplacé un peu plus loin et établi en son emplacement actuel. En 1853, on installa le baptistère que l’on a conservé dans l’église actuelle. Mais l’église était trop petite, trop basse et insalubre. En 1856, à l'initiative du maire de l'époque, Claude Camille Brillaud de Laujardière (propriétaire du château de Bois-Corbeau), il est décidé de reconstruire et d'agrandir l'église. Les habitants vont conserver ses anciennes pierres en les réutilisant pour la construction à venir. L'église Saint-Martin actuelle date de 1856. Elle est construite selon les plans de l’architecte nantais Joseph-Fleury Chenantais (1809-1868), à qui l’on doit l’ancien Palais de Justice de Nantes ou l'église Notre-Dame de Bon-Secours à La Bernerie-en-Retz. De style néo - roman, elle remplace l'édifice médiéval détruit à la Révolution. Les éléments remarquables de l'église Les piliers de la voûte du transept et les arcs des verrières sont constituées d'une alternance de pierres blanches et de briques. Le bénitier en granit date du XIIème siècle. Il est l'un des rares vestiges de l'église du XIIème siècle. Les fonts baptismaux datent de 1853. Constitués d'une vasque de marbre et d'un dôme de cuivre, ils ont été achetés pour l'ancienne église. Ils sont placés dans un angle du fond de l'éfifice. Ces fonts baptismaux sont entourés d'une grille, pièce de ferronnerie très travaillée. La verrière du chœur, est l'œuvre de l'atelier des carmélites. Elle date de 1856. Elle représente trois épisodes de la vie de Saint-Martin : la charité du saint, la fondation du monastère de Ligugé, et l’épiscopat de Tours. La bannière, datant de 1856, est en velours et soie, à l’effigie de saint Martin. Elle est utilisée pour les processions. Nouvelle église La nouvelle église connut ses premières réparations en 1931 : la toiture et la voûte de la nef sont refaites. des vitraux neufs y sont placés. En 1935, le clocher abrita deux nouvelles cloches. Une restauration interne fut entreprise dans les années 1960 au niveau du chœur (pour l’adapter aux nouvelles liturgies découlant du Concile Vatican II). Dans les années 1980, les travaux s'enchainent : le clocher à refaire dont la flèche s’inclinait; le ravalement interne du pignon sud; le carrelage à refaire dans sa totalité; le ravalement intérieur du transept. Mais l'église accuse les outrages du temps. Des travaux de réfection par vagues successives sont en cours pour permettre à la commune de sauvegarder ce site religieux. Le petit plus : Il est possible d'observer l'église située en plein centre du bourg de Cheix-en-Retz en couplant la découverte des lieux avec la randonnée du circuit de la Pierre Tremblante. A noter que l'intérieur de l'église est accesssible le samedi matin uniquement, de 10h à 11h30, en dehors des célébrations. Sources : Emile Boutin (Histoire religieuse du Pays de Retz abbayes, prieurés, paroisses, édition SILOE 1999), Le Patrimoine des communes de la Loire Atlantique (éditions FLOHIC, 1999).
L'église Saint-Martin
Prieuré du Moyen Âge Au Moyen Âge, dès le XIème siècle, des écrits mentionnent à Rouans (Rotohenge) un prieuré fondé par les moines de l'abbaye Saint-Serge d'Angers. C'est à cette époque qu'une première église sous l'invocation de saint Martin, évêque de Tours, est construite. Une statue du XIXème siècle, en bois peint, située dans le choeur de l'église actuelle, le représente. Puis, la seconde église construite plus tard daterait du XVIIème siècle. Elle menaçait de tomber en ruine à la fin du XIXème siècle. La construction d'un nouvel édifice fut décidée en avril 1893, et l'achat du terrain suivit. Les éléments ramarquables de l'église Saint-Martin C'est en 1901 que la première pierre fut bénie. Le 10 avril 1904, la première grand-messe fut donnée, avec la bénédiction d'Émile Rouard, évêque de Nantes. Cette église est réalisée par l'architecte nantais Joseph Nau, petit-fils du célèbre architecte diocésain Théodore Nau, dans un style gothique flamboyant. Les vitraux furent installés en 3 temps : en avril 1929, lorsque l'on fêta les 25 ans de l'église, eut lieu la bénédiction de onze vitraux : ceux du chœur (représentant la vie de saint Martin de Tours) et ceux des chapelles. en mars 1942, la grande rosace flamboyante a été posée par Félix Razin, maître-verrier de Nantes. Elle est imposante par ses couleurs et ses dimensions. en 1955, on posa les cinq vitraux de la grande verrière Nord-Est. Les fonts baptismaux, qui se trouvaient dans l'ancienne église, datent du XVIIIème siècle. Le reliquaire, en métal doré, datant de 1950, contient les reliques d'Anne Françoise Moreau. Fille du pays née en avril 1866 à Rouans, elle était devenue religieuse, martyrisée en Chine en juillet 1900, avec six autres Franciscaines missionnaires de Marie. Elle fut béatifiée en 1946 (la bienheureuse Marie de Saint-Just) et canonisée le 1er octobre 2000 par le pape Jean-Paul II. La cloche de l'ancienne église de Rouans, d'un poids de 600 kg, "Justine" a remplacé celle du précédent lieu de culte. Cette dernière avait "trépassé en sonnant pour la commémoration des morts", le jour de la fête de la Toussaint. Justine a été offerte par Mme Maudit du Plessix, généreuse donatrice habitant le château de la Vignauderie. Pour consulter les horaires de messes de la paroisse Sainte Anne - Françoise en Retz : cliquez ici La paroisse Sainte Anne - Françoise en Retz regroupe huit églises : Saint-Mars-de-Coutais, Port-Saint-Père, Rouans, Vue, Sainte-Pazanne, Saint-Hilaire-de-Chaléons, Arthon-en-Retz et Chéméré.
La chapelle et le village de Prigny
Découvrez le quartier de Prigny, ancien village des Moutiers-en-Retz, et ses rues bordées de hauts murs des XIVème et XVème siècles, recherchez les pierres de lest apportées par les navires du nord, ainsi que les anciens puits et les anciens moulins à vent. Découvrez la chapelle, qui est en fait, la première église des Moutiers car jusqu'au XIème siècle, les Moutiers ne furent qu'un simple faubourg de Prigny. Situé dans l'ancien rivage du golfe de Machecoul, Prigny domine le Marais Breton. Durant la conquête romaine, la ville fut fortifiée et devint un "oppidum" surveillant la Baie de Bourgneuf et les deux voies romaines y aboutissant. La chapelle est en fait la première église des Moutiers-en-Retz : l'église Saint-Jean-le-Baptiste. Elle est dénommée aujourd'hui chapelle par les habitants, du seul fait de sa petite taille. Datant du XIème siècle, la chapelle de Prigny est un édifice trapu où les quatre ouvertures sont de plein cintre : détail révélateur de son style roman primitif. Le clocher est postérieur et servit probablement de tour de guet aux templiers puisqu'il domine la Baie de Bourgneuf et le Marais Breton. D'entrée, vous apercevez les retables du XVIIème siècle caractéristiques de l'art baroque et véritables trésors de cet édifice ainsi que l'ancre viking. Information pratique : pour connaître les possibilités de visites, c'est par ici . L'histoire de la chapelle de Prigny en détail La chapelle Elle date du XIème siècle. Elle est longue de 17,60m et large de 6,90m. Contrairement aux églises de cette période, celle-ci n'est pas orientée. Elle est construite Nord-Sud. Personne, parmi les auteurs qui ont étudié Prigny, ne comprend la raison de ce manque d'orientation. Peut-être le château voisin empêchait-il une ouverture le long de son mur : pure hypothèse. Ses ouvertures accusent le roman primitif, de même que le contrefort placé de biais au coin sud-ouest de la façade. D'autres contreforts soutiennent les murs à l'ouest et témoignent du pré-roman. Les ouvertures rares et de plein cintre, confirment l'ancienneté de l'édifice. Au sud face au marais breton, une large porte en « anse de panier », la porte principale de la chapelle est surmontée d'une fenêtre et, au sommet du pignon, d'un oculus. Des armoiries, usées par l'érosion éolienne, absolument illisibles, sont peut-être celles des sires de Rais ou, par leur drapé, celles de quelque abbé commendataire. Vous pouvez pénétrer par la porte secondaire latérale située à l'est. En face de vous une autre porte donne accès au clocher. Cette vaste pièce de 50m2, avec une grande cheminée, servit un temps d'habitation au curé, lorsque la conventualité cessa à l'abbaye (la Bouie)...Les murs épais de la chapelle sont blanchis à la chaux, comme l'était jadis les maisons du pays. Quatre fenêtres éclairent le bâtiment dont la voute de bois laisse apparaître de grosses pièces de charpente. Sur l'une est gravée la date d'une restauration : 1641. 🔔 Le clocher Masse carrée de 7m de coté, avec sa hauteur de 10m, il forme un cube de maçonnerie, sans aucune ouverture extérieure. Il est postérieur à l'église elle-même et semble avoir servi de tour de guet pour les Templiers qui furent un temps la maréchaussée ducale, chargés de la police de la route, de la surveillance des marchands et des pèlerins. La pierre à cochons Dès le haut Moyen-Age un cimetière existait déjà autour de l'église. Dans le mur d'enclos, à l'est, face à la porte latérale, vous apercevez une échancrure fermée à mi-hauteur par une dalle de schiste. C'est une « pierre à cochons ». Jadis les cochons pacageaient sur les communaux autour des lieux de culte. Mais les cochons avaient la mauvaise habitude de pénétrer dans les cimetières où ils déterraient parfois les morts. Le duc de Bretagne avait donc demandé de mettre à l'entrée une pierre que les chrétiens pourraient enjamber, mais qui condamnerait l'accès aux porcs. 📖 Les trois autels La richesse de cette église se trouve dans les trois autels du XVIIème siècle. Le maître autel est dédié au patron de l'église Saint-Jean Baptiste. C'est un retable composé de colonnes, de niches, de guirlandes. Au sommet nous voyons saint Jean et son agneau. De chaque coté de cet autel principal, deux statues : saint Luc l'évangéliste et saint Marcoul, abbé de Nanteuil. Le tableau central a disparu. Lors de la restauration en 1876, on plaça sur l'autel un Christ avec une Vierge des Douleurs et l'apôtre saint-Jean. Le tableau central était un ciel étoilé, car au XIXème siècle on ne concevait pas de calvaire sans ciel étoilé. Un tabernacle de bois, très orné dans le goût du XVIIIème siècle. Une inscription à l'intérieur indique : « Fait par moi, A.Leblanc, maître menuisier à Nantes, ce 28 août 1852 ». C'est l'époque de Louis XV, qui fut l'âge d'or de la paroisse Saint-Jean Baptiste. Parlant de ce retable le chanoine Russon écrit : « l'ensemble, peint de couleurs vives, est imposant de grâce et de majesté, avec ses six colonnes aux chapiteaux corinthiens enjolivés de volutes, avec ses têtes d'angelots joufflus, avec ses vases, d'où s'échappent des flammes ardentes. C'est la noble et agréable ordonnance du Grand Siècle. » Dans le choeur, il faut encore signaler une crédence en pierre aménagée dans le mur latéral. Elle remonte au XIVème siècle. Au-dessus un grand Christ de l'école espagnole sans doute du XVIIème siècle, étend largement les bras, contrairement aux christs d'inspiration jansénistes. Le maître-autel est orné en son milieu de la croix de Malte, qui nous rappelle la longue présence des templiers et de leurs successeurs sur le site de Prigny. Ce même autel est surmonté de trois miroirs : l'un au-dessus du tabernacle et les deux autres aux extrémités. Leur but était de multiplier le luminaire avant l'apparition de l'électricité. Ces autels à miroirs sont rares. Il en existe un autre à St-Aignan-de-Grand-Lieu. Ils sont plus nombreux en Normandie. Au fond de l'église est accrochée une ancre de Viking, enterrée près de l'église avant le départ des Normands en 938, retrouvée avec trois autres à la fin du XIXème siècle... Les deux autels latéraux sont de même style et de la même époque, le XVIIIème siècle. Celui de gauche, dédié à la Vierge, présente un retable classique en pierre polychromée, mais les quatre colonnes corinthiennes sont ornées à leur base : fleurs feuillages et angelots tenant dans leur bouche des guirlandes de fruits. Les niches latérales abritent un saint Joseph avec l'Enfant Jésus (deux statues séparées formant un seul groupe) et un saint Germain. L'autel est surmonté d'une Vierge en bois polychrome, Vierge Normande remontant à l'époque où la baie de Bourgneuf ravitaillait en sel les greniers du roi à Rouen. Elle est caractérisée par une tête large, un enfant Jésus « grandillet » grand et laid, (oreilles décollées tête étroite), un manque de regard maternel entre la mère et le fils. Enfin le voile de la Vierge est court. Le déhanchement annoncerait un XIVème siècle. D'après les spécialistes, cette statue serait pourtant antérieure, probablement fin XIIIème siècle, époque de la prospérité de la baie du sel. Fut-elle sculptée en Normandie, ou chez nous par un artiste normand ? Nous ne pouvons le dire. Cette statue fut restaurée en 1966 par les Beaux-Arts. e retable de droite, est renommé par ses deux statues, celle de saint Augustin en haut, à droite celle de saint Guénolé, et à gauche celle de saint Antoine de Padoue. Saint Guénolé fut le fondateur au Vème siècle de l'abbaye de Landévennec près de Brest. Cet abbé breton - dont le nom signifie « tout blanc » - fut au Moyen-Age le patron des paludiers de la région de Guérande. Comme les relations étaient continuelles entre ce pays du sel et notre baie, les sauniers du Pays de Retz prirent également Guénolé pour patron. Mais à Prigny l'on ne parlait pas breton. Guénolé ou Gwénolé devint donc Guinolet. C'est pourquoi les textes anciens concernant notre paroisse mentionnent toujours : saint Guinolet. Il est invoqué par les jeunes filles qui désirent un mari. Piquer le pied du saint permet à la demoiselle de trouver l'âme soeur. Source : Extrait de l'ouvrage d' Emile Boutin "Les Moutiers en Retz", en vente à l'office de tourisme des Moutiers-en-Retz.
Le jardin de la mairie
Comme son nom l'indique, le Jardin de la Mairie est rattaché à l'hôtel de ville des Moutiers-en-Retz, se situant derrière le bâtiment. Il a été aménagé durant le Moyen Âge du temps du prieuré des Bénédictines du Ronceray d'Angers. La première entrée caractérisée par sa jolie grille en fer forgée, se trouve face à l'office de tourisme et à l'Agence Postale. Autre possibilité, une porte en bois faisant face à la boulangerie est ouverte aux heures d'ouverture de la mairie. En période estivale des animations pour les enfants ou des concerts intimistes ont lieu dans ce jardin.
Le manoir de l'Hermitage
Le manoir fut construit selon le modèle d'un prieuré breton. Il appartenait à René Millet, un architecte qui avait conçu les plans et possédait des terrains en bord de mer où il planta de nombreux arbres. En témoigne encore les quelques pins couchés par le vent. Le bord de mer se situait alors plus loin de la batisse, il y existait également une maison devant le manoir, entourée d'un grand jardin directement situé sur le cordon dunaire. La grosse tempête de 1916 détruisit la maison et la mer gagna sur la terre venant lécher le manoir de l'Ermitage. La pointe du Bien, nommée ainsi avant la Révolution disparut à cette occasion. Aujourd'hui le manoir appartient au camping de l'Hermitage des Dunes. * Extrait du livre de Monique Albert "Flâneries aux Moutiers-en-Retz".
Le marais de Lyarne
Le Marais de Lyarne aux Moutiers-en-Retz, situé au cœur du Marais Breton, est une mosaïque de milieux naturels reconnue d’importance internationale.
Le prieuré des Bénédictines
LE PRIEURÉ DES BÉNÉDICTINES L'importance de ce prieuré (ou couvent) est notable. Sous l'Ancien Régime, la vie économique sociale et politique du bourg dépendait surtout de la prieure et de ses hommes de loi, en particulier de son fermier général (ou procureur fiscal) aux pouvoirs considérables. La prieure avait des droits de dame seigneuriale mais aussi des devoirs de charité envers la population. Elle était aussi "un employeur", car les habitants gagnaient leur vie en travaillant sur ses terres et sur ses salines. La plupart des prieures successives furent d'origine noble, mais elles résidèrent peu dans le prieuré. Le nombre de religieuses habitant le couvent varia au fil des siècles, elles étaient 12 après la guerre de Cent Ans. A la Révolution, la suppression des ordres religieux fut votée et la maison prieurale fut vendue (actuelle mairie). Elle comprenait : l'habitation, la vaste grange, le cellier, les écuries, le pressoir, la boulangerie, la "bucherie", le jardin les vergers et une vaste pièce d'eau. Ce prieuré en très mauvais état fut vendu à la paroisse en 1817. Elle le reconstruisit, pour en faire le presbytère, avec les vieilles pierres de l'église Madame. La bâtisse fut ensuite rachetée par la municipalité en 1978 pour devenir la mairie actuelle. * Extrait du livre de Monique Albert "Flâneries aux Moutiers-en-Retz".
L'histoire du Port du Collet
Dès le XIIe siècle, la mer avait quitté les premiers contours de Bourgneuf pour reculer plus au large. Cela a entraîné la formation d’un îlot au milieu du marais : le Collet était né. Cet îlot s’est probablement formé par la rencontre de deux courants : l’étier de Millac qui reliait Prigny et l'océan et le deuxième courant provenant des eaux qui refluaient de Bourgneuf. Sur une carte marine de 1313, on trouve pour la première fois la mention du Collet à Bourgneuf, commune à laquelle était rattaché le Collet. Le Collet fut un grand exportateur de sel qui était produit dans les marais salants du littoral. Depuis longtemps déjà, la réputation du sel du Collet n’était plus à faire. Les normands avaient choisi notre côte, pour leur premier débarquement. Ils avaient besoin de nos salines. Le sel était alors une denrée aussi importante que le pétrole à notre époque. Mais c’est surtout après la guerre de cent ans que le Collet va prendre son essor. À la fin du XVe siècle, plus de 200 navires chargent dans la Baie de Bretagne à destination des ports de la Mer Baltique, grands consommateurs pour leurs salaisons. Le Collet est en fait l'avant-port de Bourgneuf qui était devenu trop ensablé. Cette activité assurait une prospérité dont témoignent encore les dernières belles maisons d'armateurs construites à Bourgneuf-en-Retz. Le Collet était le 1er exportateur de sel de France, enfin de Bretagne à l'époque (1532 : rattachement au royaume de France). Progressivement, l'envasement de la baie provoque la fin de l'exportation de sel à partir du Port du Collet (vers le XVIIIe siècle). Aujourd'hui le Collet est un pittoresque port ostréicole avec quelques places de plaisance. L’écluse du Collet Dernier rempart avant l’océan, l'écluse a été édifiée il y a plus de 100 ans. En 1995, elle menace de s’écrouler. Il devient urgent d’en reconstruire une avant que l’eau de mer n’envahisse les marais. En 1997 débutent des travaux de réaménagement portuaire, routier et hydraulique. Il s’agissait de procéder à l’endiguement de l'étier du Falleron et de Millac, pour permettre l'agrandissement du port de plaisance. L'écluse fut démontée et une autre plus performante fut contruite un peu plus en amont dans les marais. La porte et le mécanisme de l'ancienne écluse ont été remontés dans la cour du Musée du Pays de Retz à Bourgneuf-en-Retz (Villeneuve-en-Retz), afin de conserver un souvenir de ce monument. L'ancienne écluse est aujourd'hui remplacée par une passerelle qui offre un magnifique point de vue sur la Baie de Bourgneuf. La maison de l'éclusier Construite en 1881 en même temps que l'ancienne écluse, elle servait de logement à l'agent éclusier. Son café était très fréquenté par les pêcheurs, les sauniers, mais aussi par des écrivains et des poètes. Aujourd'hui, la Maison de l'Eclusier est un restaurant apprécié pour son cadre. Prolongez votre découverte en visitant les communes des Moutiers-en-Retz et de Villeneuve-en-Retz
L'église Sainte-Anne
L'église Sainte-Anne de Vue est une belle illustration de l'histoire architecturale et religieuse de la région. Une histoire riche et mouvementée L'église actuelle est une construction du XIXe siècle. Elle a été érigée pour remplacer l'ancienne chapelle Sainte-Anne, qui menaçait ruine, et l'église Saint-Philbert, détruite par les guerres de Vendée. Des origines tumultueuses : alors que l'église Saint-Philibert connut des incendies et des reconstructions, les habitants édifièrent une chapelle de secours à ses côtés. Celle-ci fut utilisée comme lieu de culte pendant la Révolution. Elle sera agrandie pour accueillir les fidèles et deviendra l'église paroissiale de 1801 à 1855. Une reconstruction nécessaire : face à la dégradation de la chapelle Sainte-Anne, la décision est prise de construire une nouvelle église. Les travaux débutent au milieu du XIXe siècle et s'étalent sur plusieurs années. La première pierre fut posée le 23 juin 1854. Les ouvriers ont travaillé sur le clocher jusqu'à Pâques 1856. Les travaux ont été achevés le 11 novembre 1868 avec la pose de la boule couronnant la flèche. Un édifice marqué par les évènements : La statue de sainte Anne, trônant au-dessus du porche d'entrée, est une oeuvre du sculpteur nantais Potet. Elle sera bénie le 26 juillet 1882. L'église est tout naturellement dédiée à sainte Anne. En effet, le curé de l'époque avait insisté pour conserver ce patronage observant la portée des pèlerinages. Chaque année, le 26 juillet, une messe est célébrée au sein de l'église pour rendre hommage à la sainte. L'église Sainte-Anne n'a pas été épargnée par les aléas du temps. Elle a subi un violent incendie au début du XXème siècle, nécessitant d'importants travaux de restauration (voir ci-dessous : Le saviez-vous ?). Une architecture caractéristique, un mobilier d'exception L'église Sainte-Anne est un bâtiment remarquable, qui reflète le style architectural de son époque. Des matériaux locaux : les pierres utilisées pour la construction proviennent de la carrière de l'Ilette à Vue, témoignant d'un ancrage local. Un clocher emblématique : le clocher de l'église est un élément marquant de son architecture. Il a été construit plusieurs années après l'achèvement du reste de l'édifice. Un mobilier riche : à l'intérieur, l'église abrite un mobilier intéressant, avec notamment des fonts baptismaux en pierre mais aussi : - Un calice et une patène en argent doré du XVIIème siècle, qui proviendraient de l'abbaye de Buzay. Ce calice, orné d'un « C » couronné, est décoré d'une tête mitrée, d'une crosse et de la main de justice. Eu égard à sa grande valeur, cet ensemble n'est pas visible à l'intérieur de l'église. - Un reliquaire du XIXème siècle. Ce reliquaire contient un morceau d'os de sainte Anne, provenant de la cathédrale d'Apt. Le 26 juillet 1846, une fête grandiose célèbre la translation de cette relique. Le reliquaire est un cadeau de Mlle Victoire Chérau de Vue. - Le baptistère en granit datant du haut Moyen Age. Il provient certainement de l'ancienne église Saint-Philbert. - L'autel, situé à droite de l'entrée principale, date du XIXème siècle. Il provient de la chapelle de La Blanchardais. - Le maître-autel. Réalisé par un sculpteur nantais, Potet, l'autel est inauguré le 13 avril 1879. - Le retable représente sainte Anne. - Une statue représentant sainte Anne, peut-être de la Renaissance. - Une statue représentant Saint Philbert datant du XIXème siècle. Située dans le transept droit de l'église, elle honore le premier patron de la paroisse, fondateur de l'abbaye de Noirmoutier. Le saint et ses moines sillonnent le pays de Retz au VIIème siècle. Il fonde un prieuré à Vue et y instaure le culte de Ste Anne Un lieu de culte et de patrimoine Aujourd'hui, l'église Sainte-Anne est un lieu de culte actif, mais c'est aussi un patrimoine architectural et historique important pour la commune de Vue. L'église accueille régulièrement des célébrations religieuses et des événements culturels. Le saviez-vous? Le 11 août 1923, un incendie va engendrer de nombreux dégâts au toit de l'église. Toute la charpente et la toiture sont détruites ainsi que la sacristie où s'est déclaré l’incendie. Il semblerait que ce soit une bougie restée allumée qui avait enflammé un dais. Pour consulter les horaires de messes de la paroisse Sainte Anne - Françoise en Retz : cliquez ici La paroisse Sainte Anne - Françoise en Retz regroupe huit églises : Saint-Mars-de-Coutais, Port-Saint-Père, Rouans, Vue, Sainte-Pazanne, Saint-Hilaire-de-Chaléons, Arthon-en-Retz et Chéméré.
La fontaine Sainte-Anne
Pourquoi un tel culte à Ste Anne en pays de Retz ? Le culte de Ste Anne aurait deux origines : l'une provençale et l'autre irlandaise. La première affirme que le corps de Ste Anne, mère de la Vierge Marie, fut transporté en Provence par les premiers apôtres de cette région. Ils confièrent ses reliques à St Auspice, premier évêque d'Apt (Vaucluse). Celui-ci les cacha dans cette ville pour les protéger des invasions. Les reliques sont retrouvées miraculeusement à Pâques, en l'an 792, en présence de Charlemagne qui consigne les faits dans une lettre envoyée au pape Adrien Ier. La seconde hypothèse affirme que ce culte de Ste Anne est né grâce à la venue des moines irlandais en Armorique au Vème siècle. Localement, ce sont les moines de saint Philibert qui introduisent le culte de sainte Anne, autour du IXème siècle, lors de l'évangélisation de Vue. Ce sont des moines celtiques encore en relation avec des monastères d'Irlande. Origine de la fontaine Ste Anne La fameuse fontaine est bien plus ancienne : elle remonte au VIIème siècle. A cette époque, le culte originel païen se fait en l'honneur de Ana, déesse celtique de la prospérité, de la fécondité et de la régénération. Des historiens pensent qu'une acculturation du culte païen de la divinité Ana s'est alors faite par les chrétiens. D'Ana à Ste Anne, mère de Marie, il n'y avait qu'un pas qui fut facilement franchi par le grand évangélisateur du pays de Retz, St Philbert. Ainsi, Vue, petite cité construite au milieu des marais, célèbre Sainte-Anne comme sa patronne. En 1584, le culte de sainte Anne est officialisé par le pape Grégoire XIII, qui fixe la date de cette fête au 26 juillet. En juillet 1846, Vue reçut une relique de sainte Anne venant d'Apt qui fut placée dans le reliquaire de l'église Sainte-Anne, devant l'autel de la Sainte Vierge. Miracle et pélerinages Une fontaine publique fut construite sur les vestiges de la fontaine gauloise au bourg de la Châtellerie de Vue. Au fil du temps, elle acquiert la réputation de guérir les maladies ophtalmiques. Dédiée à sainte Anne, une cérémonie y est célébrée tous les ans le jour du 26 juillet, ou le dimanche le plus proche de la Sainte-Anne : le pardon de Vue. Les pèlerins se retrouvent pour assister aux messes et à la procession. Après deux miracles reconnus par les services de l'évêché au milieu du XVIIème siècle, la notoriété de la fontaine augmente. Elle devient ainsi un lieu de pèlerinage réputé au cœur du pays de Retz, et elle demeure une institution. le 29 mai 1657, un homme âgé d'une cinquantaine d'années, Jacques Burgaud, habitant de Challans, recouvre la vue le 28 juillet 1659, une jeune femme âgée de 26 ans, Jeanne Grassineau, habitante de Beauvoir-sur-Mer, retrouve l'usage de ses jambes, repartant à pied du pardon de Vue, après huit ans de handicap, selon les témoignages de l'époque. Et cette tradition perdure ... Lors de la sécheresse de 1976, les pèlerinages auprès de la fontaine Sainte-Anne étaient nombreux. Tous prièrent pour que la pluie tombe. Le site de la fontaine est visible en libre accès au public, tout au bout de la longue allée des thuyas.
Le Puits Davy
Au Moyen Âge on comptabilise 4 puits publics dans le bourg des Moutiers dont celui du puits Davy. Le puits Davy se trouve sur une ancienne place du bourg à l'extrémité de la ruelle piétonne portant le même nom : le passage du Puits Davy. Ce nom fait référence à celui d'un ancien recteur de la paroisse. A noter qu'en 1882, ce puits pris le nom de Sainte-Marguerite et le passage se nomma alors venelle du Vieux Presbytère. La croix qui surmonte le puits fut retrouvée à l'intérieur de celui-ci lors d'un curage. Sans doute avait-elle été jetée dedans lors de la révolution. Aujourd'hui, c'est l'une des plus anciennes croix du bourg des Moutiers. HISTOIRE DE LA RUE DU PRIEURÉ : La rue du Prieuré où se situe ce puits est l'une des plus anciennes du bourg, en témoigne les maisons basses avec des portes basses et peu de fenêtres. Cette rue longeait le prieuré et aboutissait à la place du Puits-Davy, puits à la limite du bourg au Moyen-Âge. En 1909, elle se nomma rue du Vieux Puits et prit son nom actuel en 1946. HISTOIRE LA RUE DE LA COHUE : Le mot "cohue" vient d'un mot breton signifiant "halles". La cohue était donc un marché public qui se tenait à cet endroit. En 1265, le Duc de Bretagne donna le droit de cohue à la prieure du prieuré Madame. Dans ce marché hebdomadaire et en plein air se vendaient poissons et volailles... En son milieu était dressé un pilori, sorte de poteau aux armes de la prieure, avec un carcan où on attachait "certains condamnés ou blasphémateurs, gens de mauvaise vie ou femmes de petites vertu". Le public leur lançait bien souvent des fruits avariés. La croix ou le calvaire de la rue était la dernière halte avant la messe à l'église Saint-Pierre. Ils étaient beaux tous ces calvaires nettoyés et fleuris par les riverains pour la circonstance ! Ceux-ci en profitaient pour préparer quelques fouti-massons (beignets) et bouteilles, cachées non loin de là afin de restaurer le cortège. Source : *Extrait du livre de Monique Albert "Flaneries aux Moutiers-en-Retz".
Le chemin du Lancastria
L'histoire du Lancastria En juin 1940, commencent les opérations de rapatriement des troupes alliées. Le 17 juin de cette même année, à Saint-Nazaire, le Lancastria mouille en attente au large du port pour éviter d’être touché par des attaques aériennes endant le transbordement des soldats à son bord. Prévu pour 3000 passagers, les soldats et civils alliés s'entassent, la jauge est dépassée… certains parlent de 5000 personnes à bord, d'autres de 9000. Alors qu’il s’apprête à quitter l’entrée de l’estuaire de la Loire, le navire est attaqué par un bombardier allemand qui largue au-dessus de lui 4 bombes. Les explosions détruisent la salle des machines et éventrent aussitôt les réservoirs à mazout ainsi que la coque du navire. Le Lancastria coule en 15 minutes... La tragédie fera au moins 4000 victimes, 2477 hommes, femmes et même enfants ont survécu au naufrage. Les corps des victimes s'échouent massivement sur les côtes et notamment aux Moutiers-en-Retz. Ils sont enterrés dans une fosse au cimetière. Leur nombre augmente tous les jours, à chaque marée. Sans autre choix immédiat, ils finissent enterrés directement dans les dunes. Après la guerre, les corps sont déplacés dans les cimetières de la région, au nord comme au sud de la Loire. On retrouve 49 tombes dans le "carré anglais" du cimetière des Moutiers-en-Retz. Plus de 70 ans de silence entourent cette catastrophe dont on ne connaîtra jamais le nombre exact de victimes. Dossier classé "Secret défense" du Royaume-Uni, ce pays n’a reconnu le naufrage qu’en 2015. Le petit + : En hommage aux victimes de cette tragédie, une plaque commémorative a été installée à l'entrée du marais breton, au bout du chemin du Lancastria. une stèle commémorative et un panneaux historique sont aussi présents au parking de La Pointe Saint-Gildas à Préfailles. Une cérémonie a lieu chaque année en mémoire de la plus grande catastrophe maritime de cette période de l'Histoire. La découverte du chemin du Lancastria peut se faire en suivant le circuit de randonnée du Collet. A lire également ici.
Les Plantes Débarquées
A la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, on brûlait des varechs et des algues sur les plages de l'île de Noirmoutier. Les cendres résultant de ces combustions étaient un engrais très apprécié. Les chattes et les chaloupes, bateaux de nos côtes, faisaient le voyage, tous les jours, pour rapporter des cendres qui étaient déchargées sur ce chemin où des charettes venaient les chercher. En échange, nos bateaux apportaient aux habitants de Noirmoutier le bois de chauffaque qui leur manquait. Des charettes venaient également chercher les longues algues, arrachées aux bancs rocheux situés au large de la côte, qui s'avéraient être d'excellents engrais. La rue des Plantes Débarquées marque la "frontière" entre Les Moutiers-en-Retz et la Bernerie-en-Retz. Ce tracé fut définitif après 1950. Cette rue se prolonge par l'ancien "chemin de la Noë-des-Tréans" appelée aujourd'hui rue Jacques Brel. * Extrait du livre de Monique Albert "Flâneries aux Moutiers-en-Retz". LA SÉPARATION ENTRE LES MOUTIERS & LA BERNERIE La Bernerie fut un village des Moutiers jusqu’au 19ème siècle. Il devint commune autonome le 23 mars 1863. L’histoire raconte que les élus berneriens devaient emprunter le petit pont du Port Royal, aujourd’hui disparu, pour se rendre aux séances du conseil municipal des Moutiers. Un jour, un conseiller qui passait sur le pont, avec ses dossiers sous le bras, tomba à l’eau. À la suite de cet incident, La Bernerie aurait demandé son indépendance HISTOIRE DES CHATTES, BATEAUX DE LA BAIE DE BOURGNEUF Le marais des Moutiers-Bourgneuf était réputé, depuis le Moyen Âge jusqu'au 18eme siècle, pour ses marais salants qui ont hissé le Marais breton au rang de plus grand producteur de sel en France. De nombreux navires accostaient sur la côte, et les paludiers avaient besoin de transporter le sel du marais jusqu'à l'océan. Dès le 16ème siècle, on utilisait des chattes : des bateaux amphidromes, inspirés des anciens navires vikings, sans proue ni poupe et à fonds plats. Les étiers des marais étant très étroit, lorsque les chattes arrivaient au bout, elles ne pouvaient faire demi-tour. Alors les pêcheurs enlevaient le gouvernail de l’arrière pour installer à l’avant et ainsi, repartir dans l’autre sens. Les chattes étaient construites et réparées à la Jaginière à La Bernerie, d'où le nom actuel de la rue "de la montée de chatte" reliant le bord de mer à la Jaginière. Mais l'envasement progressif de la baie, provoqué en partie par les tonnes de lest de cale que les navires larguaient avant de charger le sel, mit fin au commerce à grande échelle, l'accès aux ports devenant de plus en plus difficile pour les navires. Cette zone de production est alors progressivement abandonnée au profit des salines de la mer Méditerranée.
Les hôtels particuliers
Développement économique La commune de Vue connut des modifications architecturales lors de son expansion économique des XVIIème et XVIIIème siècles. Le Tenu, encore navigable, faisait à cette époque le lien entre la ville de Nantes et les communes du pays de Retz. Les échanges commerciaux passaient par conséquent obligatoirement par Vue. Le transport des marchandises sur le cours du Tenu était continu vers le sud du Pays de Retz ou vers Nantes. Vue, étant placée près de l'estuaire de la Loire et du port de Nantes, possédait un accès fluvial privilégié. Les négociants Ce passage obligé des marchands et des personnes, va permettre à Vue de devenir un centre de négoce important comme le témoignent les riches demeures d'autrefois. De riches négociants venus de grandes villes commerciales se sont vite installés à Vue, commune à l'époque très prospère. Ils achetèrent des terrains et firent construisent des hôtels particuliers. Il s'agit de maisons imposantes et luxueuses qui sont bâties au sein même du bourg pour une même famille. Il s'agissait généralement de personnes ayant fait fortune à Nantes grâce au commerce de produits et de marchandises comme le sucre, les étoffes, les épices. Bâtisses familiales Les hôtels particuliers se distinguent des autres maisons par leur architecture et leur positionnement. Ils se situent à l'écart de la rue entre une cour et un jardin. La construction du canal de Buzay, puis du canal maritime de la Basse-Loire arrêta néanmoins cette expansion économique. Le commerce fluvial ne passant plus par le Tenu, Vue devient au fil des années une commune rurale. Quelques-unes de ces bâtisses, témoins de l'importance économique de Vue d'une époque, sont encore visibles aujourd'hui dans le bourg : 2 place Sainte-Anne : cette maison bourgeoise fut édifiée à la fin du XVIIIème siècle par Claude Aubinais, issu d'une famille de négociants à Nantes, Vue, Paimboeuf et Saint-Domingue. Le propriétaire avait trois autres frères, négociants à Vue et tous édifièrent des maisons bourgeoises dans le bourg de Vue. En 1911, l’un des descendants loue la moitié de la demeure à l’administration des Postes et Télégraphes jusqu’en 1965. 2 rue de la Tannerie : avant la Révolution, c'est le presbytère qui occupait les lieux. Le domaine, ancienne métairie, est vendu comme bien national et plusieurs acquéreurs se partagent la propriété. Dominique Hannel, ancien moine de l'abbaye de Buzay, nommé curé constitutionnel de Vue, acquis les jardins. Tandis que Charles Aubinais achète l'ancien presbytère. Deux autres familles possèdent différentes terres appartenant à la cure et la métairie. Aubinais rachète les jardins en 1795 et agrandit la demeure d'une nouvelle construction. En 1804, il revend le tout (jardin et presbytère) à une famille donnant plusieurs générations de médecins. La propriété est utilisée comme cabinet médical jusque dans les années 1980. Plus récemment, après de nombreux travaux, un gîte touristique ouvre dans l'ancien cabinet médical en 2017. 43 route de Paimboeuf : cette maison du XVIIIème siècle est la résidence secondaire de la famille Marionneau, armateurs de Paimbœuf. Son fronton porte l'inscription suivante : "1790, Brunes et le Vilains." Un détachement républicain l'occupe pendant la Révolution. Elle reste dans la même famille jusqu'en 1991. 15 route de Nantes : cette demeure datant de la fin du XVIIIème siècle est construite par l'un des quatre pères Aubinais. Elle ne présente que des fenêtres côté rue. Un porche préserve l'intimité de la maison réalisée d'après un plan en L qui s'ouvre sur un parc. Les communs sont construits en pierre et en brique. 5 rue Royale : cette bâtisse est un ancien relais de poste du XVIIIème siècle. Sources : Le Patrimoine des communes de la Loire Atlantique (éditions Flohic, 1999), Association Vue sur le marais.
Les pêcheries des Moutiers-en-Retz
Attention... concession privée ! Aux Moutiers-en-Retz, la commune comptabilise 36 pêcheries entre la plage du Lancastria et le port du Collet. Ces "cabanes de pêcheurs" en enfilade se situent entre le cordon dunaire et l'estran. Les pêcheries des Moutiers ont la particularité d'être accessibles à marée basse comme à marée haute. Elles appartiennent à des propriétaires privés qui viennent y pêcher le temps d'une marée. Les pêcheries font l'objet d'une concession accordée par le Domaine Maritime ; les utilisateurs paient une redevance annuelle. Comment pêche-t-on ? Généralement à marée montante pour y attraper du mulet, des petites soles, des crevettes voire même de l'anguille ! Le principe est simple : un appât est mis au centre du filet carré (d'où son nom : le carrelet) le carrelet est abaissé dans l’eau, Après quelques minutes d’attente seulement, une fois le trouble passé de la mise à l’eau, le filet est remonté et si vous êtes chanceux, des poissons ou crustacés se seront glissés au creux du carrelet. La remontée reste donc plutôt aléatoire et les prises rares mais c’est toujours un agréable moment à passer. Un peu d'Histoire Avant 1900, les pêcheurs de notre région se servaient d'un carrelet (filet) suspendu à de longues perches de châtaigniers, démontable et portable appelé "bois debout". La pratique de cette technique se développe laissant place aux pêcheries. Jadis, la plupart des pêcheries de la Côte de Jade étaient dépourvues de cabanes. Aujourd'hui, la construction d'une passerelle facilite leur accès à marée haute.
Les pêcheries siamoises
Aux Moutiers-en-Retz se cachent des pêcheries pas comme les autres : les élégantes siamoises
Plage du Dr Dinet
Une petite plage familiale des Moutiers-en-Retz, bordée par des épis côtiers, qui offre une atmosphère sauvage et paisible.
Plage du Pré-Vincent
La plage du Pré-Vincent, c'est LA plage des Moutiers-en-Retz
L'église Saint-Pierre
L’édifice date en partie du XIème siècle et en possède les caractéristiques architecturales : contreforts placés de biais et fenêtres de plein cintre. Une seconde partie fut construite postérieurement, au milieu du XVIème siècle. La structure de la nef est charpentée comme un navire renversé ; malheureusement invisible, elle fut recouverte de lambris en 1827. Le grand retable (classé) du XVIIème siècle occupant tout le chevet surmonte trois autels appuyés au pignon. Six colonnes corinthiennes soutiennent l’entablement grec complet. Les niches latérales abritent les statues de la Vierge Mère et du Pape Saint Clément. Le trois-mâts suspendu au fond de l’église est un ex-voto de marins en détresse. Il rappelle que les Moutiers fut une paroisse de marins et que la mer arrivait au bourg. En détails... Le clocher, « point fine d’oignon monté à graines » n’existe que depuis 1853 ; il est encadré de 4 clochetons rappelant la Lanterne des morts. Le clocher est l’oeuvre de l’architecte Renou, de Pornic. Du sol au sommet de la croix, il mesure 45 mètres et fut construit en 1853, sous le pastorat de l’Abbé Maillard (qui régit la paroisse de 1848 à 1878). Il remplace une tour carrée, qui sur la sacristie actuelle, ne dépassait pas le faîte de l’église. Dans la chambre haute, il y a 4 cloches. La plus ancienne date de 1840, les autres sont de 1848. L’église paroissiale, le monastère des hommes, dans sa partie la plus ancienne date du XIème siècle. De l’extérieur l’église présente une construction massive surmontée d’un élégant clocher au chevet de choeur. L’église est flanquée de 12 contreforts trapus. Les deux qui continuent le pignon oriental ont été placés de biais selon l’architecture du XIème siècle. Le retable « classé » est la grande richesse de cette église. Il est l’oeuvre de Jean Boffrand et date du XVIIème siècle. Six colonnes corinthiennes soutiennent l’entablement avec architrave, frise et corniche. Au-dessus, l’architecte a placé 3 niches accostées de pilastres légers et de rampants en volutes avec vases de fleurs et urnes flamboyantes. La niche du milieu : 3 coeurs cantonnés de 4 anges y figurent la Trinité. Les niches latérales abritent la statue de la Vierge Mère et celle du Pape Saint Clément. Les tableaux du choeur, de gauche à droite : La Vierge donne le rosaire à Saint Dominique, tandis que l’Enfant Dieu le remet à Sainte Catherine de Sienne. Autour de la scène se déroulent les quinze mystères du rosaire. Ce tableau de 1631 (époque Maniériste) ne révèle pas le nom de son auteur Le tableau central (restauré à la fin du XIX siècle), est une bonne copie d’une oeuvre du maître. Il représente la « dation des clefs à Saint Pierre » Saint Clément, pape, orne l’autel de droite, offert à l’Eglise en 1631. La statue de Saint Paul est en bois, la statue de Saint-Pierre est en tuffeau. Des coquilles Saint Jacques à la place d’auréole rappelle les passages d’anciens pèlerins de Compostelle. Au-dessus de la porte de la sacristie : un tableau de l’école florentine représente une « Vierge au poupon emmailloté ». Autrefois, dans la Chapelle de Prigny, il fut lacéré pendant la révolution, restauré à la demande de l’Abbé Coeslier, il a été placé dans l’église sous le titre de « NOTRE DAME DE PRIGNY ». Les autels, hors du choeur, sont du XVIIIème siècle. Ils sont surmontés de beaux retables avec niches, guirlandes, potiches, colonnes, cartouches et tableau central. Ces autels malgré leur intérêt réel, ne sont pas « classés ». Les verrières (oeuvre du Maître verrier nantais Uzureau) sont de 1945. Elles représentent des scènes évangéliques faciles à interpréter. L'ex-voto : maquette d'un trois-mâts Cet ex-voto représente une barque de commerce en bois polychrome de 2,37 m de longueur pour 1,72 m de hauteur. Il témoigne du passé maritime des Moutiers-en-Retz et de la commune voisine de La Bernerie-en-Retz. Du XIXeme siècle jusque dans les années 1960, la maquette était descendue pour la fête de l'Assomption le 15 août et pouvait être admirée des paroissiens et des touristes lors de la procession nocturne qui suivait la plage et se concluait par la bénédiction de la mer. Quelques chiffres pour les amateurs : La superficie de l’église : 370m² - elle peut contenir 450 personnes Hauteur centrale : 14 mètres Les bancs sont de 1867 Le carrelage du choeur est de 1775 Le carrelage de la nef, en granite de Vigneux, est de 1867 Le Chemin de Croix, peint sur toile, est de 1875 Orientée selon les traditions liturgiques vers l’est, l’église Saint-Pierre, à l’ouest, a deux portes et deux verrières : « Judicaël » et « Adénor » fondateurs du couvent des bénédictines du Ronceray. Au nord, il y a cinq fenêtres et deux portes : l’une, la porte des "Sablais", est masquée intérieurement par le polyphone ; l’autre, la porte des "Berneriens" (ou porte parapluie, ou encore porte balai) a un auvent. C’est là, qu’à leur arrivée aux offices, les dames refaisaient à l’abri leur coiffure tourmentée par les intempéries des saisons, au temps où l’on allait à pied. Au sud, une seule ouverture, en raison du vent de mer et des tempêtes. Les petits + : Il est possible de s'intéresser à ce patrimoine religieux de la commune en suivant la visite guidée à pied des Moutiers-en-Retz, un bourg aux origines ancestrales. La découverte de l'église Saint-Pierre peut se faire en parcourant le circuit de randonnée Le circuit de la campagne.
La Lanterne des Morts
Monument unique dans le genre en Loire-Atlantique, elle est toujours en service. On y allume une lumière, la nuit des Trépassés et chaque fois qu'un décès survient dans la paroisse. Jadis, la veilleuse était alimentée à l'huile, aujourd'hui l'électricité l'a remplacée. Cette coutume remonte au XI ou XIIème siècle. Les lanternes des morts ont été construites surtout en Limousin, Périgord, Saintonge et Poitou. Celle des Moutiers-en-Retz est la plus à l’ouest avec celle de Saint-Pierre d’Oléron. Elle reste exceptionnelle en Bretagne. Monument exclusivement religieux, symbolisant la lumière du Christ, les lanternes des morts étaient situées dans les cimetières, comme ici dans l’ancien cimetière entre l’église Saint-Pierre et l’église Madame, aujourd'hui détruite. La lanterne des morts fut restaurée en 1610 puis à la fin du XIXème siècle, grâce à l'abbé Henri Baconnais qui prend à ses frais sa reconstruction en 1887. Elle est formée d’une tour de 7 mètres de haut et de 1,5 mètre de diamètre. Elle est surmontée d’une calotte sphérique et d’une croix. La tour est percée de trois petites fenêtres laissant passer la lumière d'une lampe. À l'extérieur, un autel est dédié à saint Joseph "patron de la bonne mort" et rappelle le sens chrétien de cette tour, classée monument historique depuis 1913. La lanterne est uniquement visible depuis l'extérieur. Le petit + : Il est possible de s'intéresser à ce patrimoine emblématique de la commune en suivant la visite guidée à pied des Moutiers-en-Retz, un bourg aux origines ancestrales. La découverte de la lanterne des morts peut se faire en parcourant le circuit de randonnée Le circuit de la campagne.
La dune du Collet
Le cordon dunaire du Collet des Moutiers-en-Retz invite le promeneur à la rêverie... avec un paysage digne d'une carte postale : élégantes pêcheries, plages sauvages, oiseaux gracieux...
La gare des Moutiers-en-Retz
En 1866, le Pays de Retz n'était pas encore desservi dans la desserte régionale de Nantes, aussi le préfet fit-il étudier un tracé qui allait passer aux Moutiers depuis Nantes. Il reprit le trajet qu'empruntaient les diligences, trois fois par jour dans les 2 sens (par Sainte-Pazanne, Saint-Hilaire-de-Chaléons, Bourgneuf-en-Retz, Les Moutiers-en-Retz, La Bernerie-en-Retz et Pornic). Les travaux commencèrent en 1872, et la ligne fut établie en 1875. Ce fut d'abord la Compagnie des Chemins de fer nantais qui géra la ligne, puis elle fut rachetée par l'État. Pour venir de Paris, les voyageurs prenaient le train à la gare d'Orsay, puis ils arrivaient à la gare Nantes-Orléans où une navette les amenait à la gare Nantes-État. Là, ils prenaient le train de la ligne Nantes-Pornic. Le voyage durait environ 8 heures ! La gare des Moutiers fut terminée en 1896, et s'agrandit en 1906 d'une petite halle, arbi destiné aux marchandises expédiées : vins et blés produits dans la commune. Grâce aux chemins de fer et aux congés payés de 1936, la station balnéaire prit son essor : les campings se construisirent et les locations meublées furent très recherchées. Pendant un temps, aux environs de 1960 la ligne ne fonctionna plus que l'été puis un trafic régulier reprit tout au long de l'année en septembre 2001. En 1992, la gare fut vendue par la SNCF à un particulier. C'est donc aujourd'hui une habitation privée. Les Moutiers est aujourd'hui, une halte ferroviaire. *Extraits du livre "Flâneries aux Moutiers-en-Retz" de Monique Albert.
Le chalet Cardinal
Gustave Cardinal était ajoint municipal de la ville des Moutiers-en-Retz, ami d'Etienne Coutan. C'est pourquoi il lui confia la maitrise d'ouvrage de sa future villa, située sur le cordon dunaire. Pendant l'occupation allemande, le chalet Cardinal fut le siège de la Kommendatûr. En 1945, elle fut le PC de l'armée de libération. * Extrait du livre de Monique Albert "Flâneries aux Moutiers-en-Retz". Caractéristiques architecturales : Implantée en milieu de parcelle, cette maison bénéficie d'une vue sur la mer. Elle présente un plan massé, sur trois niveaux, animé par les volumes de la toiture en pavillon, percée de de deux lucarnes recouvertes d'un essentage de bois sur les élévations latérales et d'un pan coupé sur la façade est. L'élévation ouest, orientée face à la mer, présente un étage supplémentaire couvert d'un toit en pavillon reposant sur des piliers cylindriques et agrémenté de pans coupés. La brique est utilisée de manière décorative. Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre : pierre ; enduit ; essentage de bardeaux Matériau(x) de couverture : tuile creuse mécanique Type de couverture : toit en pavillon ; demi-croupe Vaisseaux et étages : rez-de-chaussée ; 1 étage carré ; étage de comble Emplacement, forme et structure de l’escalier : escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie * Aoustin Agathe, Date d’enquête : 2008 Aujourd'hui, la maison est divisé en plusieurs appartements privés.
Le murus gallicus
Un peu d'histoire Les Romains occupèrent cette place et lui donnèrent le nom de Viriliacum. Après le déclin de l’Empire romain, la cité reprit son nom celte Vidua, signifiant arbre, bois, forêt. Cela pourrait faire référence à un espace boisé en périphérie qui aurait été exploité notamment pour la construction de l'oppidum. Il s'agit donc d'un un très ancien bourg fortifié. Les Gaulois de l'Age du Fer se sont installés sur une des îles qui émergeait, au niveau du village actuel, dans un secteur qui leur permettait de se déplacer facilement entre la Loire et le lac de Grandlieu. Des objets témoignent d'une continuité de l'occupation dès le Néolithique ( (grattoirs et flèches en silex, haches en pierre polie) et une épée en fer retrouvée dans le Tenu (Âge du fer). Les Romains, qui occupaient donc la région, ont renforcé la fortification du bourg en construisant un murus gallicus, un type de rempart caractéristique de la Gaule. Bien que partiellement détruit au cours des siècles, notamment pendant les guerres de Religion, des vestiges de ce rempart sont encore visibles aujourd'hui. Son aménagement remonterait entre 150-50 avant JC, une époque où la ville de Nantes n'hésitait pas encore, ni Rezé. Vue occupait alors une position stratégique : île du fleuve de la Loire. Celle-ci était située à un point culminant d'une quarantaine de mètres, fort visible des navigateurs arrivant par la mer. De plus, l'embouchure de la rivière du Tenu, permettant de pénétrer directement à l'intérieur du Pays de Retz, était juste en périphérie. Ceci explique, pour les chercheurs, l'implantation d'un tel site habité. Ce que l'on sait de ce rempart Une construction gauloise renforcée par les Romains : les fondations du rempart sont d'origine gauloise, mais les Romains l'ont renforcé et adapté à leurs techniques de construction. Cet oppidum était constitué précisément de deux zones de protection : - une enceinte intérieure d'environ 12 hectares composée d'une muraille de 1250m de longueur, - une enceinte extérieure de 25 hectares, de 2km de long. Un rôle stratégique: le rempart servait à protéger le bourg et ses habitants des invasions et des attaques. Des vestiges encore visibles: bien que partiellement détruit, le rempart a laissé des traces indélébiles dans le paysage de Vue. Des fouilles archéologiques ont permis de mieux comprendre sa construction et son rôle. En 1876, Maître Jaguelin, notaire et maire de Vue, découvrit, en aménageant le parc de sa propriété à l'entrée du bourg au lieu-dit la Poterne, les fondations d'une épaisse muraille, en défonçant profondément le terrain pour y faire des plantations. Ses caractéristiques s'apparentaient à celles d'un murus gallicus (rempart gaulois) protégeant un oppidum (agglomération fortifiée) estimé à la période 120-30 avant J.-C. "M. Jaguelin aurait construit tous les murs de sa propriété avec ce qu'il a retiré de matériaux de ses fouilles", précise l'archiviste nantais Léon Maître, et vendît le reste des pierres. Après un diagnostic archéologique (fouilles préventives de 2012) prometteur, c'est en 2014, au moment des travaux effectués pour l'aménagement du lotissement dénommé la Fontaine-aux-Bains, que les archéoloques ont fait la découverte des traces de l'ancienne ville fortifiée gauloise lors des fouilles archéologiques définitives. Les résultats du chantier exploré, entre mai et juillet 2014, par une équipe de huit archéologues pour le compte de l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives), ont révélé un site exceptionnel qui atteignait une superficie totale de 25 hectares. Lors des fouilles, plusieurs empreintes ont été retrouvées : l'ossature porteuse des maisons en bois de l'habitat gaulois et la zone de stockage des grains, qui devait comporter pas moins de vingt-deux greniers à blé sur pilotis alignés. Pourquoi ce rempart est-il important ? Témoignage d'une occupation ancienne : il nous rappelle que Vue était un lieu d'importance dès l'Antiquité. Un élément clé du patrimoine local : le rempart est un élément essentiel du patrimoine historique de Vue et de la Loire-Atlantique.Les vestiges de la place-forte gauloise ne sont plus visibles. Aujourd'hui, un chemin bitumé couvre les anciens remparts. Sources : site internet de l'association Vue sur le Marais; article "Une petite Carcassonne à Vue" de Jean-Luc Ricordeau dans le Bulletin n°33 de la SHPR (2020)
Plage de l'Hermitage
La plage de l'Hermitage aux Moutiers-en-Retz : une grande plage découpée par des épis en bois, surplombée par le sentier côtier reliant toute la Côte de Jade.
Le bourg des Moutiers-en-Retz
La place principale est un lieu de rencontre pour la population mais c'est aussi un lieu chargé d'histoire. La façade romane de son église, la lanterne des morts, le petit parc de verdure, les maisons anciennes qui l’encadrent comme en Bretagne, font les délices des monastériens comme des touristes. Baladez-vous dans les petites rues du village et découvrez les merveilles qui s'y cachent. Parcourez le bord de mer et admirez les petites maisons de pêcheurs au nom évocateur. En saison estivale, profitez des nombreuses animations qui font vivre cette place. UN PEU D'HISTOIRE SUR LA PLACE DE L'ÉGLISE MADAME La paroisse des Moutiers-en-Retz dont le berceau fut Prigny, doit son nom aux deux monastères qui s’y établirent au XIe siècle : Prieuré des bénédictines de Ste Marie de Prigny, du Ronceray d'Angers : église Madame Prieuré des Bénédictins de St Sauveur de Redon de l’Abbaye de Redon : église St Pierre La physionomie du bourg a beaucoup changé depuis un bon siècle. Les grands murs du prieuré de Ronceray qu’on retrouve derrière la mairie, épousaient alors les murets actuels et surplombaient de leur schiste gris la route devant le café du Vignoble, alors hôtel de la boule d’or, et le magasin de presse qui a remplacé le four banal, construction carrée à charpente de chapelle couverte d’ardoises. Les exigences du commerce ont nécessité la destruction du four du ban, où chacun, sous l’ancien régime, venait faire cuire son pain, moyennant un seizième de la redevance à la prieure du lieu. Du côté de la place, la haute muraille priorale passait à quelques mètres seulement en arrière des vestiges de l’Eglise Madame, église dont le souvenir est rappelée par la statue de la vierge, érigée il y a environ une centaine d’années, et les pavés au sol. Les rues du bourg, empierrées en cailloux blancs pris sur les plages, étaient fort étroites. Le cimetière situé en plein centre compliquait encore la situation. Entouré de murets, bloqué entre l’Eglise paroissiale St Pierre et les vestiges de l’Eglise Madame, il était dominé par les 7 mètres de la Lanterne des Morts, édifiée en son milieu. Devenu trop petit, on édifia un ossuaire au chevet du clocher. Puis à la fin de la guerre, on déplaça le cimetière à l'extérieur du bourg. Les maisons situées en face du clocher ont du caractère, notamment le Manoir, bâtiment remontant au XVIe siècle. Il fut construit par le procureur fiscal du prieuré de Ronceray. Ce personnage, nommé Jean Le Jau (Jau signifie coq en langage local), fut un mécène pour les Moutiers. Il paya de ses écus le retable de l’église paroissiale. En compensation, il se fit peindre en Saint-Pierre recevant les clés du Christ. Cette maison a été héritée par la famille Gallimard. Yvonne Gallimard y passa la fin de sa vie. Pour ce qui est de la place, tout change en 1923 lorsqu'Alexandre Benard entra en Mairie. Le nouveau maire avait des projets d’embellissement de la place de l’Eglise Madame. On rogna sur le jardin du curé devant la cure, on abattit les grands murs à l’ouest ce qui aéra considérablement le bourg. Sous le mandat de Joseph Ferré, on fit rebâtir des petits murets, rappelant ceux du cimetière. *Extraits des ouvrages d'Emile Boutin, en vente à l'Office de Tourisme des Moutiers-en-Retz.
Le port du Collet
Profitez d'une vue imprenable sur le marais Breton et la Baie de Bourgneuf depuis le port pittoresque du Collet, surnommé "le petit port chinois" !
Plage de Lyarne
La plage de Lyarne aux Moutiers-en-Retz, un paradis pour les promeneurs curieux de nature !
Plage du Lancastria
La plage du Lancastria, située dans un espace naturel protégé, fait partie des plages "sauvages" des Moutiers-en-Retz.
Boucle cyclable Terroir entre terre et mer
Au départ de la place de l'Église Madame, dans le centre des Moutiers, cette boucle de 20,3 km, dans sa partie la plus courte, permet à un public familial de découvrir les paysages variés entre marais, baie de Bourgneuf et zone rurale portée par l'agriculture, la viticulture et l'artisanat. Le long de votre parcours, vous percerez les secrets : du bourg et l'histoire des Moutiers-en-Retz et de Villeneuve-en-Retz des salines (Tenue de Mareil, Salorge de Millac) du port du Collet de la Savonnerie de Marcel des vignobles (Domaine des Sylphes, le Moulin de la Touche) de la chapelle de Prigny de Port Royal de la zone ostréicole Le Musée du Pays de Retz du moulin de l'Arzelier ... Entre moulins et vignes, salorge et chapelle, tout un patrimoine vivant s'offre à vous au détour du sentier cyclable ! Vous en voulez encore plus ? Ce territoire de découvertes est encore plus propice à une échappée authentique dans sa version la plus longue, au delà de Villeneuve. Cette variante ajoute 19,2 km à la première ou peut se découvrir séparément. Le livret détaillé avec ces 2 parcours est disponible gratuitement dans nos 7 offices de tourisme et téléchargeable ci-dessous Que vous soyez débutant ou expérimenté, que vous voyagiez seul, entre amis ou en famille, votre escapade à vélo doit rester un plaisir, un moment de détente et de découverte. Alors adoptez les gestes de bonne conduite pour rouler en toute sécurité.
Circuit de La Baie
Embarquez pour un voyage inoubliable : le circuit de la Baie aux Moutiers-en-Retz vous invite à une randonnée exceptionnelle au cœur d'un paysage marqué par l'histoire, entre mer et campagne. Sur les traces du passé : admirez l'église Saint-Pierre , témoin du riche patrimoine des Moutiers-en-Retz. Ne manquez pas la Lanterne des Morts, monument médiéval très rare encore en activité, un véritable témoin d'une époque révolue⏳. Un panorama à couper le souffle : laissez-vous charmer par le port du Collet ⛵️. A marée basse, des milliers d'oiseaux s'ébattent sur la grande vasière, offrant un spectacle fascinant. Profitez d'une pause bien méritée ☕️ pour admirer le magnifique panorama sur la Baie de Bourgneuf et l'île de Noirmoutier ️. Un havre de paix : baladez-vous dans le marais Breton et profitez de sa tranquillité. Empruntez les chemins arborés de l'arrière-pays pour rejoindre Prigny. Ce circuit est idéal pour les amoureux de la nature et de quiétude, venez apprécier la beauté des paysages et la diversité de la faune et de la flore. Information pratique : A partir du 1er septembre 2023 (pour une durée d'un an minimum), la Chapelle de Prigny est en travaux de réfection. Le chemin la longeant étant condamné, une petite déviation a été mise en place. : circuit plus long et présentant quelques passages techniques, adapté à un public initié au vélo et praticable avec un VTT. N'attendez plus et partez à la découverte des Moutiers-en-Retz et de sa baie ! Les fiches de randonnées sont téléchargeables ci-dessous et à votre disposition dans nos Offices de Tourisme.
Circuit Le Collet
Lors de votre promenade le long de la plage et du cordon dunaire, vos sens seront émerveillés par la vision des pittoresques pêcheries érigées sur des pilotis, dominant fièrement l'horizon océanique. Offrant un spectacle saisissant, ces structures traditionnelles témoignent du riche patrimoine de la région. Laissez-vous captiver par la splendeur du panorama offert sur la magnifique Baie de Bourgneuf et l'île de Noirmoutier, une vue à couper le souffle qui vous imprégnera de l'essence même de la côte atlantique. Votre périple vous conduira ensuite au pittoresque port du Collet, un véritable havre de paix où, à marée basse, des milliers d'oiseaux s'égayent dans la vasière, offrant un spectacle naturel inégalé. Immergez-vous au cœur du marais breton, un écosystème préservé d'une richesse insoupçonnée, où la faune et la flore déploient toute leur splendeur . Laissez-vous surprendre par la quiétude et la beauté sauvage de ce sanctuaire naturel, véritable ode à la biodiversité. Enfin, terminez votre périple en regagnant le pittoresque bourg des Moutiers-en-Retz, où l'authenticité et le charme provincial règnent. Flânez dans les charmantes ruelles, imprégnez-vous de l'atmosphère paisible qui y règne et laissez-vous envoûter par l'âme authentique de ce village côtier. Que vous soyez passionné de nature, amateur d'histoire ou simplement en quête de dépaysement, le circuit du Collet aux Moutiers-en-Retz saura combler toutes vos attentes. Une expérience unique, entre terre et mer, à savourer sans modération. Les fiches de randonnées sont téléchargeables ci-dessous et à votre disposition dans nos Offices de Tourisme.
Circuit de la campagne
Dans l'ancienne ville fortifiée de Prigny, remontez l'histoire et baladez-vous dans les ruelles entourées de petites maisons en pierres. Grâce à sa position stratégique, la ville était un "oppidum" durant la conquête romaine. Elle permettait de guetter les déplacements sur les voies rommaines, sur terre mais aussi en mer. Une escapade bucolique entre vignes et marais Découvrez un paysage changeant au fil des saisons Vignoble : Immergez-vous dans un univers de vignes verdoyantes. Flânez sur les petits chemins et tentez de reconnaître les cépages qui donnent naissance aux vins locaux. Le paysage viticole, en constante évolution, offre un spectacle différent à chaque saison. Marais : Les marais de Lyarne s'étendent à perte de vue. Respirez l'air iodé, chargé d'embruns marins, et laissez-vous envoûter par la nature sauvage. Avec un peu de chance, vous pourrez observer une multitude d'oiseaux migrateurs. Panorama exceptionnel : Armé de vos jumelles, admirez le panorama unique qui s'offre à vous : le marais, la mer à l'horizon... Un spectacle grandiose qui vous laissera sans voix. Un voyage dans le temps Prigny : Poussez les portes de la Chapelle de Prigny et revivez une page d'histoire. Trésors architecturaux : Visitez l'église Saint-Pierre et contemplez son magnifique retable classé du XVIIème siècle. Admirez également la Lanterne des morts, un édifice unique en France, qui témoigne du passé de la ville. La mer à la campagne Informations pratiques Départ : Vous pouvez commencer votre randonnée depuis Prigny ou depuis la Place du Général de Gaulle. Durée : 2h15 Distance : 9 km Équipement : Prévoyez de bonnes chaussures de marche, un chapeau, de l'eau et des jumelles pour observer la faune et la flore. Cette randonnée est une invitation à la découverte d'un patrimoine riche et d'une nature préservée. Alors, n'hésitez plus et venez explorer les trésors cachés des Moutiers-en-Retz !