Que faire à La Planée ?
6 lieux à découvrir
Croix de pierre
Au centre du village se trouve également La Croix de la Planée qui a été construite en 1604. D’une hauteur de 4,90 mètres, la croix en calcaire et pierre de taille représente un christ en croix ainsi qu’une vierge à l’enfant sur l’autre face. Inscrite une première fois en 1990, la croix a été classée aux monuments historiques le 31 août 1992. Le socle indique deux dates : 1604 en haut du socle, et 1909 dans une inscription en dessous.
Maison - Claude Michaud
Maison mitoyenne avec vue panoramique.
Menthe et Mélisse
Plantes aromatiques et médicinales de montagne. Culture, cueillette sauvage et transformations. Toutes les plantes que nous utilisons poussent dans le Haut-Doubs à plus de 900 m d'altitude. Elles bénéficient donc des propriétés exceptionnelles des végétaux de montagne. La culture, la récolte et la transformation sont menées de manière artisanale et "à la main". Bien plus que Bio, ces produits ont toutes les qualités des petites productions et le goût des préparations faites avec amour.
Oratoire de la Planée
A la sortie du village, sur la route d’Oye-et-Pallet, une petite construction large de 2.20 m et profonde de 2.35 m, crépie, portant une toiture à 3 pentes, deux latérales et une arrière, couverte de tôle peinte. A la jonction des trois arêtes s’élève un épi de zinguerie orné d’une boule surmonté d’une croix. A l’autre extrémité de la faîtière se dresse une grande croix en fonte. Dans la façade s’ouvre une baie à l’arc bombé, fermée par une porte en bois, munie de barreaux dans sa partie haute. Le fronton est lambrissé en chevrons. A l’intérieur, les murs latéraux sont enduits alors que le fond est en pierres apparentes. La voûte est surbaissée. Au sol, un chapiteau ancien retourné sert de pied à une grande croix de bois. De chaque côté du mur est fixé un médaillon de fonte ; à tête dorée, du christ et de la vierge. Sur le pied de la croix, on lit, encadrant un cœur, 1760, mais les éléments rapportés de cette croix ne permettent pas d’affirmer une date exacte. P.Dieudé
Stèle marie-hélène wuilleumier
Enseignante à Paris, Marie-Hélène Wuilleumier entre très tôt dans la Résistance. Elle intègre le réseau du colonel Lagarde spécialisé dans le renseignement. Ce groupement est démantelé par la Gestapo. En 1944, Lagarde reçoit l’ordre de gagner Prémanon afin d’y créer une école de cadres destinée à structurer les maquis locaux. Du Haut-Jura, ce maquis se déplace ensuite près de Remoray puis s’établit à partir de mai 1944 sur La Planée, au lieu-dit la Citerne. Cette unité regroupe une vingtaine de membres dont cinq jeunes filles. Marie-Hélène s’occupe du ravitaillement et des liaisons avec la population. Quelques jours avant l’affaire de La Planée, un des maquisards est capturé par des douaniers. Remis à la “Feldgendarmerie” de Pontarlier, il avoue l’emplacement du camp de La Planée. Le 13 juillet 1944 vers 17 h 30, un convoi de soldats allemands et ukrainiens arrive au village. Après une première échauffourée au cours de laquelle un jeune réfractaire est touché aux jambes, le détachement poursuit sa progression vers le camp. L’assaut désordonné de l’ennemi permet aux maquisards de s’enfuir. Touchée au côté gauche, Marie-Hélène parvient à rejoindre ses frères d’armes. Ils confectionnent un brancard pour la transporter mais, pour des raisons qui ne seront sans doute jamais élucidées, ils abandonnent la victime en compagnie d’une autre femme, Scarlett. Les deux malheureuses sont finalement encerclées. Le chef du détachement donne l’ordre de ramener Scarlett à la citerne et d’exécuter sur le champ Marie-Hélène, tuée d’une balle à bout portant. Une stèle ainsi qu’un ex-voto sont installés depuis sur les lieux du drame. Une cérémonie commémorative est organisée à cet endroit tous les ans par la municipalité.
Église de l'assomption de la vierge
La tradition veut que l’église de La Planée soit une des plus anciennes du Haut-Doubs forestier. Pourtant la première mention écrite la concernant n’apparaît qu’au XIVe siècle. Elle a été érigée au XIème siècle et possède un clocher comtois caractéristique. Et si ce premier édifice a été transformé et remanié au cours des siècles – la nef et le collatéral droit au XVIIe, la voûte du chœur au XVIe et le clocher-porche au XIXe – l’église actuelle en conserve encore quelques traces au niveau des voûtes d’ogives de la nef par exemple.