Que faire à La Ferté-Loupière ?

8 lieux à découvrir

Acanthe - Exposition Grange du Prieuré et Atelier du Photographe

Commerce local

A deux pas de l'église, pendant l'été, à la Grange du Prieuré et l'atelier du Photographe Acanthe propose : - Deux expositions de juin à septembre : peintures, oeuvres d'art, sculptures, photos. - Des concerts, moments musicaux. - Et organise toute l'année, des ateliers terre et bronze.

Eglise Saint-Germain

Lieu d'intérêt

L'église Saint-Germain de La-Ferté-Loupière a été construite au tout début du XIIe siècle. De cette église primitive, il subsiste notamment le magnifique porche d’entrée de pur style roman et, de part et d’autre dans la nef principale, les trois premières arcades en plein cintre. Sur la croisée des transepts, prolongeant l’ascendance des toits de tuile, s'élève une fine flèche d'ardoise. L’église est classée aux Monuments Historiques ainsi que ses remarquables peintures murales et une cloche datant du XIVe siècle. Au fil des siècles, les constructions se sont élevées par superpositions : Aux XIVe et XVe siècles, une église gothique fut élevée sur un second niveau. Détruite avec la ville lors de la Guerre de Cent Ans, l’église fut à nouveau relevée par Pierre de Courtenay dans le style ogival flamboyant de l'époque : ainsi les dernières arcades sont-elles de forme ogivale, de même que les fenêtres de la façade où l’on peut encore remarquer quelques vestiges des vitraux primitifs. Dans le chœur, un reste de vitrail représente les armes de ce seigneur avec celles de sa femme, ce qui permet de penser que la reconstruction de l’église se fit entre 1471, date de son mariage avec Perrine de la Roche, et 1504, date de sa mort. Toutes les arcades s’appuient sur les piles en grès de l'église romane, environ à 1,20 m du sol, car le dallage d’origine se trouve enfoui à deux mètres de profondeur. Les chapiteaux des piliers sont ornés de motifs géométriques, de volutes et de décorations végétales. Au XVIIe siècle, l'édifice connut une troisième élévation et de nouvelles transformations, comme la surélévation de la voûte de la nef principale, l’élargissement et le rehaussement des bas-côtés, ainsi que l’éclairement par la lumière naturelle à travers des fenêtres à arc bombé. Au XIXème siècle, les voûtes du chœur et celles des deux chapelles furent remplacées par les voûtes à berceau actuelles, beaucoup plus hautes ; leurs fenêtres furent alors aveuglées, tout comme celles de la nef. Près de celle qui éclaire le bas-côté droit se trouve une porte basse avec son linteau orné d'un arc en accolade. Derrière l’autel dans le chœur, la grande verrière du fond présente un vitrail réalisé en 1889. Signalons enfin le magnifique escalier à vis du XVe siècle dans la chapelle de gauche. L'église abrite une exceptionnelle Danse Macabre parmi les rares danses existant en France. Elle est précédée d'un Dict des Trois Morts et des Trois Vifs. Sous cet ensemble qui occupe tout le mur nord ont été représentés un Saint Michel terrassant le Dragon et une Vierge de l'Annonciation. Ces quatre peintures murales remontent à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle. La Danse Macabre se développe sur 25 mètres de long et met en scène 42 personnages. Elle s’ouvre sur un écrivain assis qui enregistre les personnages sur son parchemin. Viennent ensuite trois squelettes musiciens qui rythment une terrifiante sarabande. Puis le cortège défile, formé de 19 couples de Vivants, chacun escorté par son Mort. Cet ensemble de clercs et de laïcs représente toute la hiérarchie sociale de l’époque. Les Vivants se détachent sur un fond blanc, vêtus de costumes colorés aux harmonies d'ocres, de terres, de verts, de roses et de violets. L'expression des visages reflète la peur des Vivants face à leur mort grimaçante. La Danse Macabre délivre un triple message : la mort est inattendue, inévitable et surtout, elle rétablit l'égalité entre tous les hommes. La rareté du thème de la Danse Macabre - on n’en dénombre que six en France – ainsi que la qualité exceptionnelle de l’œuvre, font de l'église de La Ferté-Loupière un des attraits majeurs de la région. L’église Saint-Germain fait partie du Réseau des Peintures Murales de Puisaye-Forterre. Dès 1911, les Monuments Historiques classaient l’église de La Ferté-Loupière et ses peintures murales. En 2009, celles-ci valurent à la commune d’être la lauréate du Grand Prix de la Fondation Prince Louis de Polignac.

Espace Acanthe - Galerie et Boutique d'Art

Produit

Au coeur du beau village de la Ferté-Loupière l'association Acanthe soutient et accueille des Artistes. Présentation d'oeuvres d'art, pièces uniques, sculptures, céramiques, bijoux, livres, produits du terroir et vin. Acanthe, c'est aussi des concerts, des moments musicaux pendant l'été, des ateliers bronze et terre.

Exposition Hysao TAKAGI

Exposition

" Les calligraphies chinoise et japonaise sont l’« art de tracer ". Pour la maîtrise de cet art, il faut s’exercer beaucoup (j'ai commencé des l'âge de 6 ans), pour avoir la mémoire motrice, ce phénomène qui permet au corps d’intégrer les énergies et les formes de la nature grâce à la mémoire du geste. C’est du corps en mouvement que naît, en effet, l’authentique expression. Mon intention, en calligraphie peut être définie comme étant une ébauche de mouvement que je perçois au cœur de mon activité intérieur et extérieur par un geste créatif et spontané. Quand il s’agit de peindre, ma démarche est l’inverse de la calligraphie. Quand j’ai une ébauche de sujet que je veux peindre, je prends le temps de le laisser mûrir en moi. Dès ce moment venu, du matin au soir, je vis avec lui, il m’envoûte. Je vis intensément ce temps de processus. C’est, curieusement, une délivrance pour moi. Je trouve que chaque couleur a son propre caractère, qui peut créer une espace dynamique. J’utilise les pigments, qui m’enchantent. Je fais la colle moi même et aussi le marouflage (la plupart du temps je peins sur le papier de riz). Pour le noir et gris je n'utilise que l'encre de chine. Avec la calligraphie et la peinture, je plonge dans ces deux mondes qui me permettent d’élargir non seulement les techniques , mais aussi la vision.

Exposition Marcel POULET, peintre

Exposition

Marcel Poulet est né en 1936 à Toucy, vit et travaille à Merry-la-Vallée, entre Puisaye et Aillantais. C'est en 1969 qu'il décide de se consacrer uniquement à la peinture. Il travaille la matière et dessine son territoire avec les ocres de sa terre natale. Héritier des peintures murales des églises locales, il a abandonné l’huile pour retrouver l’authenticité de la technique a tempera. Parmi ses premières œuvres peintes avec des ocres: deux peintures murales dans la chapelle Saint-Félix de Merry la Vallée. Mes œuvres, dit l'artiste "évoquent le paysage, la construction du paysage, ses structures, ses lignes de force, ses rythmes, décantés, à la limite souvent de la géométrie pure – une forme d’abstraction au service du rêve. Une quête déjà ancienne, tournée et retournée avec le thème de l’arbre, inlassablement poursuivie et remise en chantier, soutenue par un chromatisme renouvelé. " Au fil des années, l’artiste a varié les techniques, les matières, les expériences : peintures a tempera, papiers collés, livres, sérigraphies, dessins à la craie, émaillage sur cuivre. Il a travaillé pour des municipalités (médailles, sculptures), publié plusieurs ouvrages consacrés aux céramiques et à l'histoire de la région... Son travail est immense et sa réputation n'est plus à faire. Un documentaire intitulé " Marcel Poulet, un peintre d’ocre en son pays" a été tourné par Benoît Pupier entre décembre 2007 et janvier 2009, à l’atelier de Merry-la-Vallée et dans les environs (https://www.youtube.com/watch?v=FxWkhdgPOPQ)

Exposition Patrick GROSSET, peintre, sculpteur

Événement

Patrick GROSSET, né en 1951, ce qui n’a aucun intérêt particulier… sinon celui de signaler que l’affaire est déjà fort ancienne. Rentré au port en 2011 après une longue traversée professionnelle censée participer à l’accouchement des esprits les plus jeunes … une croisière parfois éprouvante. Fraîchement débarqué donc, fort d’une liberté nouvelle et bien décidé à tâter du pinceau et de la gouge, façon « pourquoi moi non plus ? » (on lui dira plus tard qu’ils étaient fort nombreux à avoir épousé cette idée originale et que dans cet assaut, cette mêlée, l’Art n’ était pas vraiment menacé …) En cela rassuré, embarque à nouveau pour une étrange aventure aussi pleine de charmes, de découvertes, de rencontres que de moments de découragement, de doute, de presque renoncement. Aventure toujours en cours … Le travail présenté est en partie le résultat d’un apprentissage personnel, d’un goût pour la peinture et la sculpture et d’un plaisir jubilatoire à créer des personnages qui sont autant de « chères présences « et qui, mis en scènes de manière tour à tour burlesque ou pathétique, drôle ou mélancolique, plus noire parfois, disent à leur manière les tribulations, les emballements voire les déchirements de ces déroutantes créatures que nous sommes. Les techniques, les matières utilisées sont plutôt choses courantes, ici principalement peinture acrylique sur support toile ou bois, rehaussé parfois par des collages propres à accentuer des effets de lumière. Les sculptures sont en terre cuite ou en plâtre, brutes ou peintes. La seule révolution réside dans la relative maladresse avec laquelle ces techniques et ces moyens sont utilisés : un secret, évidemment.

Le Jardin du Prieuré

Site culturel

Le Jardin du Prieuré de La Ferté-Loupière est un jardin privé ouvert au public depuis sa création en 1989. Situé au pied de l'église Saint Germain et sa célèbre « Danse Macabre », il a été dessiné par Jean Ravisé, son propriétaire et ancien maire de la commune, en référence à l’histoire du lieu, à l’emplacement dès la fin du XIIe siècle du jardin des chanoines du Prieuré du Mont aux malades de Rouen. Du potager en mandala au vivier romantique, c'est une succession d'évocations différentes, une invitation au rêve et à la méditation. Fruits, légumes, fleurs et plantes s’y mêlent au gré d’allées gazonnées, évoluant au fil des saisons. Ce jardin est désormais entretenu par les bénévoles de l’association « Le Jardin des Augustins » qui s’attachent à faire partager leur amour des jardins et à diffuser le savoir-faire des jardiniers. Lieu d'expositions artistiques et culturelles, ce jardin sert également de support pédagogique aux écoles et associations d'horticulture.

TOUITOU, peintre

Exposition

Mes recherches, dans l’abstraction, sont sans doute, moins visibles immédiatement mais tout aussi essentielles et significatives pour moi. J’aime ce principe d’incertitude du geste et de la forme. Là où l’on pense qu’il n’y a rien, se dissimule pour moi, toute la mémoire du monde, de mon monde. Je pratique une peinture du non-récit qui dissimulerait, presque inconsciemment, les traces d’un passé comme enfouis dans les tréfonds de mes interrogations, de ma mémoire. En travaillant par transparence, strates successives jusqu’à l’effacement parfois. Je m’acharne à produire un travail épidermique dans l’espoir de procurer une émotion. J’explore, inlassablement la toile, je griffe, je gratte comme je le ferai sur des murs, pour tenter de mettre au jour des empreintes enfouies au plus profond de la matière et de la surface du tableau. Henri Touitou