Que faire à Glaire ?
8 lieux à découvrir
Ancienne usine metallurgique
Depuis 1874, le site accueille les établissements Friquet, repris en 1888 par la Société de Forges de Sedan, puis en 1919 par les Aciéries de Longwy après la Première Guerre mondiale. Une centrale électrique y est construite en bord de Meuse. Après la Seconde Guerre mondiale, la société Lorraine-Escault exploite les fonderies, laminoirs et une nouvelle fabrique de tubes (1957). En 1966, Usinor et sa filiale Vallourec reprennent le site pour la production de gros tubes, avant l’arrêt des laminoirs. Vallourec reste actif jusqu’en 1986, remplacé ensuite par CEPIA et Ackers (1998), maintenant la fabrication de cylindres de laminoir.Le site, relié au réseau ferré, s’étend sur 100 hectares. Côté nord (Glaire), les halls de laminoirs possèdent une structure métallique bardée de tôle, avec lanterneaux pour l’éclairage. Un château d’eau et un bâtiment de maintenance en béton armé s’y ajoutent. Côté sud (Sedan), 72 000 m² de bâtiments de production abritent Ackers, tandis que l’avenue de la Marne conserve une conciergerie ornée d’un portail en fer forgé aux armoiries des Aciéries de Longwy.
Chateau de Bellevue
Propriété de Louis Amour, frère du maire de Donchery, ce château du XIXème siècle était l’endroit où, le 2 septembre 1870, l’Empereur devait attendre le roi Guillaume, mais Bismarck, craignant une sorte d’apitoiement de sa part, exigea que la capitulation soit signée avant son arrivée. Elle le fut à 11 heures en présence du Général de Wimpffen . Le roi de Prusse ne se rendit à Bellevue que vers deux heures de l’après- midi et eut avec Napoléon une entrevue d’un quart d’heure au cours de laquelle l’empereur lui affirma n’avoir jamais voulu cette guerre et dont Guillaume Ier révéla plus tard qu’ils étaient « tous les deux fort émus ».
Château de Villette
La maison forte de Villette, acquise par Dauwars Ferron en 1399, est détruite en 1552 lors du saccage de La Villette par les troupes de Martin Van Rossum. Reconstruite à partir de 1586 par la famille De Warigny-D'Aguisy, elle devient un château de plaisance au 18ᵉ siècle sous Jean-François Maucomble, qui lui donne sa forme actuelle en agrandissant la façade et aménageant un jardin. Pendant la Révolution, le château abrite secrètement Nicolas Philbert, évêque constitutionnel de Sedan, qui y décède en 1797. Lors de la capitulation de Sedan en 1870, les terres servent de camp pour 83 000 prisonniers et de 70 000 chevaux, décrit par Émile Zola dans la Débâcle. Après des années d'abandon, l'édifice est restauré et inscrit aux monuments historiques en 1996.
Eglise Saint Martin de Glaire
L'église Saint-Martin de Glaire, reconstruite selon les plans de l'architecte Jean-Baptiste Couty entre 1888 et 1889, témoigne d'une architecture à la fois fonctionnelle et esthétique. La première pierre a été posée le 16 septembre 1888, et l'église a été bénite par l'archevêque de Reims, Mgr Langenieux, le 27 août 1889. Elle succède à une église plus ancienne, dont une croix a été intégrée au nouveau clocher. Ce projet de reconstruction a été initié par l'abbé Toussaint, qui a également joué un rôle similaire à Iges.L'église, orientée vers le nord-est, présente un plan allongé. La nef à trois vaisseaux et quatre travées est précédée par un massif occidental avec un clocher central, flanqué d'un escalier en vis au nord et d'une chapelle des fonts au sud. Un transept non saillant mène à un chœur rectangulaire à chevet plat, contre lequel s'adosse une sacristie. À côté du chœur, une salle paroissiale complète l'ensemble. L'édifice est en moellon calcaire avec des chaînes en pierre de taille, excepté pour le clocher qui est entièrement construit en pierre de taille. L'intérieur est décoré de peintures monumentales, avec des motifs géométriques ou imitant l'architecture.Les sols de la nef, du transept et du chœur sont recouverts de mosaïques, tandis que sous les bancs se trouvent des dalles de calcaire. La nef est composée de deux niveaux : des arcades en plein-cintre soutenues par des piliers à colonnes, et un niveau supérieur percé d'oculus polylobés. Les collatéraux sont éclairés par de grandes baies en plein-cintre et le chevet par une rose polylobée. L'intérieur est couvert de coupoles. Le clocher abrite un vestibule, une tribune d'orgue et une chambre des cloches. Les toitures sont en ardoise, avec différents types de couvertures selon les parties de l'édifice, y compris un toit conique en pierre de taille sur la tourelle d'escalier.
Eglise Saint Martin de Glaire - Iges
Entre 1894 et 1899, l'église Saint-Martin a été entièrement reconstruite sous l'impulsion de l'abbé Toussaint comme celle de Glaire. L'ancienne église avait été rénovée en 1828 puis en 1854. En 1180, Guillaume, archevêque de Reims confirma officiellement à l´abbé Saint-Médard de Soissons la donation des cures et chapelles d´Iges, Glaire, Frénois, Saint-Menges et Torcy. L'église Saint-Martin, située au centre du village, présente un plan allongé avec une nef à trois travées et une imposante tour de clocher servant d'entrée. À l'arrière, le chœur plus large a trois vaisseaux séparés par des colonnes et un chevet plat adossé à la sacristie. Les murs extérieurs du chœur se terminent en pignon, imitant un transept. Construite en moellon calcaire, l'église possède des murs intérieurs enduits et ornés de peintures géométriques. Les sols sont en mosaïque dans les allées et en dalles de calcaire sous les bancs. L'édifice, à un seul niveau, est percé de baies en plein-cintre et couvert de coupoles. Le clocher a un vestibule et une chambre des cloches, tandis que les toits sont en ardoise, avec un toit à longs pans pour la nef et le chœur, et un toit en pavillon pour le clocher.
Eglise Saint Martin de Glaire - Villette
Le chœur de l'église Saint-Martin date des environs de 1200 et a été restauré en 1519 comme l'indique une inscription gravée et peinte sur l'un des voutains du chœur (même type d'inscription dans l'église de Donchery). La nef fut reconstruite en 1769. Les peintures murales qui couvrent les murs de la nef datent de la deuxième moitié du 19e siècle. A l'origine, il s'agissait probablement d'une chapelle castrale car elle est située à proximité immédiate du château de Villette. Lors de la Première Guerre mondiale, l'occupant enleva une cloche datant de 1468. L'église Saint-Martin est implantée au centre du village. Elle présente un plan allongé. La nef à vaisseau unique est suivie par le chœur de plan carré et chevet plat. Le clocher en charpente est implanté au faîtage de la nef, du côté occidental. Un escalier tournant permet d'accéder à une tribune d'orgue. L'édifice est élevé en moellon calcaire avec chaîne en pierre de taille excepté la façade occidentale qui est entièrement en pierre de taille de grand appareil. Les faces intérieures des murs sont enduites et le sol est dallé de calcaire. L'édifice ne comporte qu'un niveau percé de vastes baies en anse-de-panier dans la nef et de petites lancettes dans le chœur. La nef est plafonnée et le chœur est voûté d'ogives. La façade occidentale est ornée de quatre pilastres toscans qui encadrent le portail surmonté d'une niche. L'ensemble des couvertures de l'édifice est en ardoise. La nef et le chœur sont couverts par un toit à longs pans et pignon découvert et le clocher par une flèche polygonale.
Grotte Notre-Dame du Mont d’Iges
L'histoire de la grotte Notre-Dame du Mont d'Iges prend racine en 1877, lorsque l'abbé Olivier inaugure à Villette le premier pèlerinage dédié à Notre-Dame de Lourdes dans le Sedanais. Face à l'affluence croissante des fidèles, son successeur, l'abbé Champeaux, décide d'aller plus loin et fait édifier une réplique exacte de la grotte de Massabielle sur la presqu'île d'Iges, au cœur d'une ancienne carrière bordant la Meuse. C'est Monsieur Tatoux et ses ouvriers, spécialistes en rocaille, qui réalisent l'ouvrage après être allés relever les plans exacts de la grotte originelle à Lourdes. La construction s'achève en 1921 et la grotte est bénie la même année. Douze ans plus tard, en 1933, c'est au tour du chemin de croix d'être béni, complétant ainsi le site dans sa forme actuelle. Le lieu se distingue également par la qualité de ses éléments sculpturaux : les statues en fonte aciérée, commandées aux ateliers Raffl de Paris et à la fonderie de Vaucouleurs, témoignent du soin apporté à sa réalisation et du savoir-faire artisanal de l'époque. Progressivement intégrée au paysage de la presqu'île, la grotte est devenue au fil des décennies un lieu de recueillement et de promenade ancré dans la mémoire locale.
La presqu'île d'Iges, le camp de la misère
La presqu’île d’Iges, formée par une boucle resserrée de la Meuse en aval de Sedan, fut de tout temps un point de passage. Une voie romaine secondaire, reliant les deux grandes voies Reims-Cologne et Reims-Trèves passait par Iges et traversait la Meuse par un gué pavé. Après la capitulation de 1870 signée au château de Bellevue, 80 000 soldats de l’armée française furent parqués dans la presqu’île, dans des conditions épouvantables, avant leur transfert dans des camps de prisonniers en Allemagne, d’où le nom de «camp de la Misère» attribué à la presqu’île.La construction du canal qui permet aux péniches et bateaux de plaisance d’éviter la boucle de la Meuse a fait d’Iges presque une île...