Que faire à Germaines ?
6 lieux à découvrir
Eglise Saint-Maurice de Germaines
L'église Saint-Maurice de Germaines fut rebâtie en 1736 à l'exception de la façade occidentale et du choeur. En avant du choeur se trouve la date de 1866 qui correspond à la reconstruction du clocher. Cette église comporte une nef à vaisseau unique de trois travées est précédée d'un porche en maçonnerie au toit en appentis, un choeur à travée unique qui se termine par un chevet plat, la tour du clocher couronnée d'une flèche polygonale couverte en ardoise.
GERMAINES
Le nom de la commune viendrait des Germains battus par Jules César et installés en ces lieux sous l'Empire romain. Un peu plus proche de notre époque, il est à noter qu'au cour de la guerre de 1870-1871, le quartier général de Manteuffel est installé à Germaines et la région souffre du passage des troupes prussiennes (Le baron Hans Edwin von Manteuffel : militaire prussien qui fut aide de camp du prince Albert de Prusse, puis de Frédéric-Guillaume IV et gouverneur d'Alsace-Lorraine).
La tour carré de Germaines
Accolée au vestige du vieux château, la tour carré domine les maisons anciennes du village.|Pas de visite : site privée visible uniquement de l'extérieur.
Lavoir de Germaines
Daté de 1835, ce lavoir a été entièrement restauré en 2006, révélant ainsi des éléments architecturaux de belles factures : haut toit à demi-croupes, bassin de lavage aux angles arrondis, vaste rinçoir, niches et tablettes d'angles. Situées face au sud les auges, qui accompagnent la source, bénéficient d'un large ensoleillement.
Le marais Vaucher
Classé en 1971 au pré-inventaire national des richesses naturelles de la France, ce site est caractérisé par un climat continental à tendance montagnarde. Le marais Vaucher est un marais tufeux de vallon encaissé dans la Montagne Chatillonnaise, le plus vaste et le plus riche de la Haute-Marne. La flore de cette combe froide mérite donc une attention et un respect particulier. Le nom "Vaucher" est probablement dérivé de "vacher". La contrée servait en partie de pâture aux troupeaux. Son éloignement fut une des causes de son abandon. Site non aménagé Accès réservé à un public avisé et respectueux Pour les spécialistes de nature : La végétation : La végétation, très caractéristique et bien adaptée aux conditions particulières de ce groupement (schoenaie, jonçaie, magnocariçaie, moliniaie dans les zones moins humides, etc.), renferme de nombreuses espèces rares ou en voie de disparition en Champagne-Ardenne, dont six espèces protégées au plan national ou régional et neuf inscrites sur la liste rouge des végétaux menacés de Champagne-Ardenne : le choin ferrugineux, très rare et protégé en France (localisé dans l'est du pays), la swertie pérenne, très localisée en plaine, tous deux constituant ici (avec d'autres localités du plateau de Langres et de Côte d'Or) un îlot très excentré par rapport à l'aire de répartition de ces espèces, la linaigrette à larges feuilles, en très forte régression et qui a presque disparu de la plaine française, le saule rampant, l'aconit napel, la grande gentiane jaune, commune en montagnes mais assez rare en plaine (les stations de Champagne-Ardenne et de Bourgogne sont les seules connues pour la plaine française), la carline acaule, etc. La faune : La faune recèle des richesses non moins intéressantes : la vipère péliade connue uniquement pour ce marais en Haute-Marne, des insectes rares (papillons et libellules) dont le fadet des tourbières (ou daphnis), une des espèces de papillons les plus menacées en France, protégé sur le plan national et figurant dans le livre rouge de la faune française, le cordulégastre bidenté, libellule d'origine montagnarde, rare dans toute la France et le non moins rare cordulégastre annelé, tous trois étant inscrits sur la liste rouge régionale. Certains batraciens (comme le sonneur à ventre jaune, totalement protégé en France depuis 1993, inscrit à l'annexe II de la convention de Berne, aux annexes II et IV de la directive Habitats, figurant dans le livre rouge de la faune française et inscrit sur la liste rouge des amphibiens de Champagne-Ardenne) et reptiles (dont la vipère aspic et la vipère péliade, inscrite dans l'annexe III de la convention de Berne et sur la liste rouge régionale des reptiles) fréquentent le site. Le marais Vaucher est bien conservé malgré certaines dégradations : la partie centrale est très affectée par les plantations d'épicéas, la partie aval est de plus en plus envahie par le marisque.
Pigeonnier de la tour carrée à Germaines
De son ancien château, Germaine ne conserve plus qu'une grande tour de plan carré, couverte en lave. La partie supérieure de la construction a été aménagée postérieurement pour abriter les pigeons. En témoigne aujourd'hui la corniche servant de randière. Pas de visite : site privé visible uniquement de l'extérieur.