Que faire à Arles ?
1598 lieux à découvrir
Eglise Saint-Pierre de Saliers
L'église a été édifiée sur l'emplacement d'une ancienne chapelle datant vraisemblablement au XIIème siècle. Vers 1930, l'édifice menaçait de s'écrouler. C'est pourquoi elle fut entièrement rénovée à la fin des années trente, notamment grâce à la générosité de Mademoiselle de Jonquières qui finança une grande partie des travaux et offrit un nouvel autel.
Eglise Sainte Anne
A l’initiative de l’archevêque Monseigneur du Laurens, l’église fût rebâtie, en léger retrait de la place Royale, dont on prévoyait l’agrandissement qui laissera place au futur hôtel de ville. Consacrée le jour de la Sainte-Anne, elle en prit le vocable, des reliques de la sainte y étant conservés dans un buste de vermeil. L’église fut desservie par les prêtres de l’Oratoire, présents à Arles depuis 1617. A la Révolution elle fut désaffectée, et c’est Saint-Trophime, perdant son titre de cathédrale, qui devint la paroisse du centre ville. Grâce à la pugnacité du premier conservateur d’Arles, Pierre Véran, à sauver les antiquités arlésiennes, l’édifice fut, par décret impérial de 1805, concédé à la ville pour y installer un musée archéologique, réalisé en 1825. L’ancienne église conservera cette fonction jusqu’à la construction du musée de l’Arles et de la Provence antiques, ouvert en 1995. Elle sert aujourd’hui de salle d’expositions temporaires.
Eglise St Blaise
Chapelle conventuelle de l'abbaye Saint-Césaire, fondée au VIème siècle par l'évêque de ce nom, l'église Saint-Blaise intéresse aussi bien les historiens que les archéologues. En effet, elle fut édifiée principalement en trois étapes, à partir du XIIème siècle, mais a révélé néanmoins des vestiges antérieurs. Désaffectée à la Révolution, elle connut divers usages utilitaires, avant d'être fouillée en 1972 et 1982. Aujourd'hui, elle est reconnue comme un lieu patrimonial d'intérêt considérable, qui pourra être mis en valeur dans le projet actuellement à l'étude concernant l'enclos Saint-Césaire. Le bâtiment actuel conserve les traces de ses diverses adjonctions et aménagements. La partie la plus ancienne présente un transept non saillant comprenant deux absidioles voûtées en cul-de-four. La croisée montre une voûte en arc de cloître. Séparée du choeur par deux larges piliers cruciformes, une courte travée de nef voûtée en plein cintre est épaulée par des collatéraux très exigus. La deuxième partie, dans une architecture plus simple voit la disparition des deux étroits collatéraux. Enfin la troisième travée, légèrement moins large, présente à la naissance de la voûte des vases acoustiques destinés réduire les effets d'écho de la nef. La seule pièce de mobilier qui a pu parvenir jusqu'à nous est un maître-autel en bois doré peint, actuellement déposé à l'église Notre-Dame-de-la-Major.
Eglise St Césaire
Date : 1450 Epoque : Moyen Age, XIXème siècle Type : Architecture religieuse Statut : Propriété de la Ville d'Arles Inscrite à l'Inventaire des Monuments historiques (1941) Ancienne chapelle du couvent des Grands-Augustins, Saint-Césaire reste aujourd'hui la seule église encore consacrée du quartier de la Roquette. De style gothique méridional, elle date du milieu du XVème siècle mais fut plusieurs fois modifiée, en particulier au XIXème siècle. Elle abrite notamment le tombeau de Quiqueran de Beaujeu, grand prieur de l'ordre de Malte au XVIIème siècle. Sa vocation de paroisse de mariniers se retrouve dans certaines oeuvres qu'elle contient, dont certaines proviennent des deux autres anciennes églises paroissiales du quartier, Saint-Laurent et Sainte-Croix. Son vocable de Saint-Césaire, évêque d'Arles au VIème siècle, ne date que de 1839, lors de son rétablissement au culte. La construction initiale de l'édifice, en 1450, relève du style gothique méridional. La façade, modifiée au XIXème siècle, laisse nettement apparaître sur ses ailes latérales la suppression des deux travées de l'église lors d'un incendie au XVIIème siècle. Prés de l'église, on peut encore apercevoir les vestiges du cloître des Grands-Augustins. A l'intérieur, l'édifice se compose d'une nef à quatre travées voûtées sur ogive, flanquée de chapelles latérales. Le choeur, transformé au début du XIXème siècle, est couvert d'une coupole octogonale à lanternon (XVIIème siècle). L'église a récupéré des éléments du mobilier des deux autres églises du quartier, supprimées à la Révolution. Ainsi, au fond du choeur, est placé l'ancien tableau du maître-autel de Saint-Laurent peint par Trophime Bigot en 1638. Saint-Césaire est la seule église arlésienne à conserver les dalles de sol d'origine avec blasons et épitaphes funéraires. En 1866 l'édifice fut doté d'un orgue de tribune en fond de nef, de François Mader, le seul utilisable que possède Arles aujourd'hui. Cet instrument, remplaçant un plus ancien, est doté d'un buffet néogothique avec trois tourelles et pinacles. Les vitraux historiés portent la mention Guilbert d'Anelle, 1875, Avignon.
Eglise St Jean de Moustiers
XIIème siècle dite aussi Sainte-Agathe. Située dans le quartier de l'Hauture, à proximité du monastère Saint-Césaire, cette église, de style roman provençal, fut un temps église paroissiale. Construite au XIIème siècle, elle ne subsiste aujourd'hui que partiellement, mais a conservé une remarquable abside voûtée en cul-de-four, présentant une décoration extérieure inspirée de l'Antiquité. Son enfouissement apparent témoigne, comme dans d'autres monuments de la ville, de la différence de niveau du sol actuel par rapport à celui de l'époque médiévale. On a même peut-être voulu conserver, ici, le niveau paléochrétien. A l'extérieur, le chevet semi-circulaire est orné de pilastres cannelés, avec chapiteaux à feuilles d'acanthes, terminés par une corniche débordante. Ce décor est directement inspiré des monuments antiques, notamment de l'amphithéâtre. L'enfouissement de l'abside, actuellement à demi enterrée, est dû au rehaussement du sol depuis l'époque de la construction, ce que l'on constate également à l'église Saint-Blaise, située à proximité. De la nef subsistent deux travées, dont l'une est en partie engagée dans la maison voisine. Deux portes dans les murs nord et sud, ainsi qu'une fenêtre, témoignent à nouveau de la différence de niveau entre le sol de l'époque de construction et le sol actuel. L'édifice est notamment remarquable par son abside, voûtée en cul-de-four, dont les nervures se terminent par des chapiteaux autour de la clé de voûte décorée autrefois d'un agneau. La paroi de l'abside montre un décor d'arcatures en partie restauré.
Eglise St Julien
Egalement nommée autrefois Saint-Antoine Epoque : Période classique Type : Architecture religieuse Initialement édifiée au XIIème siècle, en période de renaissance médiévale, l'église Saint-Julien fut reconstruite au XVIIème siècle, lors d'une autre époque de restructuration religieuse que traversa l'Eglise. Elle est située en bordure du quartier de la Cavalerie, où de nombreux nobles, enrichis par le négoce, construisent à la même époque leurs somptueuses demeures. Son architecture mêle curieusement le style gothique tardif au style classique. Dépouillé de la majeure partie de son riche mobilier à la Révolution, l'édifice a encore plus souffert des bombardements de 1944 qui le laissa en ruine. Néanmoins restaurée, Saint-Julien n'est plus aujourd'hui l'église paroissiale qu'elle fût pendant des siècles. On peut encore y accéder à l'occasion des concerts qui s'y tiennent régulièrement. L'église, reconstruite au XVIIème siècle, laisse néanmoins perdurer le style gothique méridional dans l'architecture religieuse arlésienne. Une très belle façade classique avec des éléments de décor baroque (angelots, niches,...) précède la nef gothique. La majeure partie du mobilier, ainsi que les vitraux historiés de Guibert d'Anelle (XIXème) ont disparu sous les bombes. Seul subsiste du XVIIème siècle, le très beau retable du choeur en bois doré, offert par la confrérie du Saint-Sacrement. Le tableau central représentant Saint Julien l'hospitalier (1686), est signé de Louis Parrocel. Il est encadré par La Cène et une Adoration des Mages attribuée à Gabriel d'Aix. De part et d'autre du choeur, figurent les statues de saint Julien l'Hospitalier, et saint Antoine abbé. Enfin, on peut remarquer, une vierge en marbre dont le dessin serait de Revoil, élève de David, et un chemin de croix peint en 1958 par Guy Renne. Le clocher de l'église compte deux cloches dont l'une, datant de 1691, est l'une des plus anciennes de la ville.
Eglise de la Nativité de la Vierge
L’église du Sambuc fait partie d’une commande passée en 1636 par Monseigneur de Barrault, pour la construction de six églises paroissiales en Camargue. Il s’agissait alors pour l’évêque de lutter contre la déchristianisation de la région. Sa façade fut reconstruite en 1656 et sa toiture refaite à la fin du XIXème siècle. Il ne reste rien des autels, fonds baptismaux et bénitiers sculptés en pierre de taille, initialement installés. Une seconde construction a été accolée ultérieurement dans le prolongement de la nef.
Eglise des Dominicains / des Frères Prêcheurs
De style gothique méridional, l’église est à nef unique et comporte cinq travées bordées de chapelles latérales plus basses. L’abside polygonale, peu profonde, est également plus basse que la nef. Un ensemble complexe se développe côté Sud comprenant cinq autres chapelles. Des contreforts situés à l’extérieur, reçoivent par des arcs-boutants la poussée de la nef, voûtée sur croisée d’ogives. Elle est éclairée par des fenêtres hautes situées entre les contreforts. Des fouilles archéologiques menées entre 1985 et 1988 ont montré que les piliers nord de la nef reposent directement sur un mur antique fait de grandes pierres taillées et possédant un bossage des deux cotés. Il semble qu’il en soit de même pour les piliers coté sud. Ces deux murs antiques étaient encore bien visibles au XVe siècle et ont déterminé la largeur de la nef de l’église. Le choeur était décoré de vitraux datés de 1475 aujourd'hui disparus. Mais il en subsiste quelques fragments permettant de reconnaître des motifs floraux stylisés, jaunes et bruns, sur un fond de grisaille tirant sur le vert. Ces vitraux d’un dessin élégant avaient été réalisés par le maître avignonnais Thomas Grabusset. La façade est divisée en deux parties par une tour d’escalier hexagonale qui donne accès à la tribune et à la toiture où s’élèvait autrefois un clocher-arcade. De part et d’autres de la tourelle se trouvaient des portes l’une au nord pour les fidèles, l’autre au sud pour les frères. Une autre entrée existait au sud-est, dans la quatrième croisée. L’église subit encore plusieurs modifications. Ainsi un cloître, aujourd’hui disparu, sauf queques éléments conservés dans les maisons voisines, fut ajouté entre 1560 et 1581. Au niveau de la seconde travée, l’accès paroissial comporte l’anté-chapelle, adaptée en 1608 par Claude de Bourges, et décorée par lui en 1609 d’un portail caractéristique du style maniériste. Il fut sculpté par Mamet Simon. Deux enfeus de même facture ont été aménagés sur deux des piles nord de la nef. Aux yeux des contemporains, le décor de la nef et des chapelles en faisait l’une des plus belles églises d’Arles. Son parti architectural venu du Languedoc, s’est répandu dans la région avignonnaise avant de se diffuser en Provence où il s’est maintenu jusqu’au XVIIe siècle. HISTORIQUE L’ordre des frères prêcheurs, fondé vers 1215 par saint Dominique, était installé hors les murs depuis 1231. Après la destruction de leur couvent en 1361, les dominicains cherchèrent alors un refuge à l’intérieur de l’enceinte, en plein cœur du quartier de la Juiverie. Ce premier couvent se situait un peu plus à l’ouest de l’église actuelle. Mais se trouvant trop à l’étroit, et inspirés par le nouvel élan de leur ordre, les dominicains manifestèrent le besoin d’édifier une nouvelle église, construite entre 1448 et 1484 date de sa consécration sous le nom de Notre-Dame-de-Confort. Les Dominicains y restent jusqu’à la Révolution. Morcelée dès lors en 26 lots, vendue comme bien national à des particuliers, l’église, dépouillée de son mobilier, est occupée par des garages et des entrepôts. Le cloître (1560-1585) fut détruit en 1858 pour l’édification d’une usine hydraulique. Après la seconde guerre mondiale, les pouvoirs publics soucieux de la sauvegarde du monument rachètent les différentes parcelles. D’abord partagé entre l’Etat (Ministère de la Culture), et la commune d’Arles, l’ensemble des « Frères-Prêcheurs » devient propriété de la ville en 1981.
El Paseo
Vous êtes à la recherche d'une ambiance espagnole? Nous vous attendons au restaurant El Paseo ! Nous proposons aussi un service de traiteur pour vos événements : mariage, baptêmes, repas d'anniversaire, séminaires, apéritifs dînatoire.
Elevage des prairies - Lait de jument de Camargue
Ici, chaque cheval raconte une histoire, chaque regard traduit la passion. Vous découvrirez une race emblématique, libre et fière, symbole vivant de cette terre sauvage. L'éleveuse, Caroline, vous emmène dans les coulisses de son quotidien, entre soins, tendresse et respect du rythme naturel des chevaux, juments et poulains. Vous comprendrez pourquoi ces animaux, de par leur histoire, font partie intégrante de notre culture camarguaise. La visite se poursuit avec un moment privilégié autour du lait de jument : un trésor rare, aux vertus surprenantes. Caroline vous dévoilera comment le lait de jument est récolté, dans le plus grand respect des juments et de leurs poulains, et comment il devient un ingrédient précieux de beaucoup de cosmétiques naturels. Ce moment de partage est bien plus qu’une simple visite — c’est une immersion sensorielle, un échange sincère entre passionnés de nature, de traditions et de bien-être, autour d'une dégustation de lait de jument. Que vous soyez curieux, amoureux des chevaux, ou simplement en quête d’authenticité, vous repartirez avec des souvenirs plein le cœur, un parfum de Camargue sur la peau… et peut-être l’envie d’y revenir. Et si avant de partir vous goûtiez à la Camargue ? Osez la découverte jusqu’au bout avec une glace au lait de jument, subtile et pleine de caractère, qui éveillera vos papilles comme jamais.
Elphege - chef à domicile
Découvrez les talents culinaires d'Elphège, votre chef à domicile à Arles ! Passionnée de cuisine, elle vous invite à vivre une expérience gastronomique incomparable, directement chez vous. Que ce soit pour un dîner intime ou une grande réception, Elphège adapte ses menus pour satisfaire toutes les papilles. Son secret ? Une sélection rigoureuse des produits locaux et de saison, pour des plats aussi savoureux que respectueux de l'environnement. Réservez votre soirée et laissez-vous emporter par une aventure culinaire unique !
Embuscada Truck
Produits frais et de saison. Le Padre : son vrai nom c’est Matthieu! Passionné et diplômé en cuisine, il se cache derrière les fourneaux et concocte avec amour les préparations composées uniquement de produits de qualité. Max : il vous accueillera avec sa joie de vivre pour prendre vos commandes. C’est le bras droit de Matthieu et élabore avec lui toutes les recettes originales et gourmandes. Disponible également pour tout événements (festivals, mariages, anniversaires, repas d’entreprise… )
Emilie Diaz - Artisane bijoutière
Son approche délicate et moderne du bijou ainsi que son profond désir de casser les codes de la bijouterie-joaillerie classique ont conduit Emilie à vous proposer des bijoux élégants et typés.
En Camargue 1
En Camargue 2
En conversation avec Wael Shawky, Federico Campagna et Romy Wyche
Cette discussion réunira les perspectives archéologiques de Romy Wyche, directrice du Musée départemental Arles antique, les théories philosophiques de Federico Campagna, à propos de visions alternatives des mondes méditerranéens, ainsi que l'approche cinématographique de la représentation des mythes de Wael Shawky.
En nous - Rencontre avec la réalisatrice
Synopsis : En 2007, l’actrice française Juliette Binoche et le danseur et chorégraphe britannique Akram Khan décident de se lancer dans une aventure artistique inédite : Akram veut jouer, Juliette souhaite danser. Ensemble, ils vont écrire et créer IN-I, un spectacle qui les poussera à se dépasser. Avec ce premier film en tant que réalisatrice, Juliette Binoche propose au spectateur d'entrer dans l’intimité de la création, révélant les épreuves, les joies, les doutes qui mènent des répétitions au spectacle final. 120 représentations seront données à travers le monde. De Juliette Binoche Avec Juliette Binoche, Akram Khan
Enjoy Tacos Arles
ENJOY TACOS © débarque à Arles : Le véritable Goût du French Tacos est enfin arrivé!
Enquête participative pour le suivi de chauve souris : projet Rest Chir'eau
Le projet Rest-Chir'Eau étudie les chauves-souris pour comprendre les interactions entre ce taxon animal peu étudié, et les zones humides, ces milieux fortement menacés. Ce projet cherche à utiliser les chauves-souris comme bioindicateurs** de la fonctionnalité de ces habitats. Grâce aux données de suivi rassemblées, l’objectif est de pouvoir évaluer les enjeux de restauration de la Trame Turquoise (ces espaces naturels cruciaux qui connectent la terre et l'eau) sur l’ancien bras du Rhône appelé “Bras de Fer”, aujourd’hui délimité par le canal du Japon.
Epicerie La Rég'Aline
La Rég'aline est un commerce de fruits, légumes et produits régionaux qui propose des produits frais de qualité, variés, issus d'une agriculture raisonnée valorisant ainsi les producteurs locaux. Aline et Virginie vous y accueillent chaleureusement tout au long de l'année et tous les jours.
Escaladou
Situé au coeur de la ville d’Arles, au carrefour des Arènes et du Théâtre Antique, deux des vestiges les plus remarquables de l’époque Gallo-Romaine, l’Escaladou vous propose midi et soir une cuisine soignée et variée. Spécialités provençales y sont à la carte, pour le plus grand bonheur des amateurs de saveurs authentiques. Mais l’Escaladou, c’est avant tout une histoire de famille, celle de Jean-Charles Signoret, à la tête de l’établissement depuis 1976, qui a récemment passé la main à Carine et Marina mère et fille, qui vous accueilleront ainsi dans un cadre rénové et chaleureux pour vous faire découvrir les secrets gustatifs de leur Provence.
Espace Sinibaldi
En 2021, il a ouvert l’Espace Sinibaldi Arles, dans le but de favoriser le lien entre la photographie et l’art contemporain. Pensée comme un lieu culturel atypique, creuset pluridisciplinaire dédié à l’art contemporain sous toutes ses formes, la Galerie Sinibaldi Arles manifeste notamment son engagement par la programmation d’expositions et d’événements culturels en lien avec sa collection, par l’accueil de photographes et d’artistes en résidence pour des créations in situ, mais aussi en faisant place à des performances, des ateliers et des masterclass. Parallèlement à ce projet, sa librairie historique, du 9 rue Henner à Paris, a été entièrement revisitée et réaménagée en atelier/factory de livres d’artistes et fanzines ainsi qu’en bureau de consulting et graphisme. Rebaptisée LENEUF, cet espace investi par le duo Ilaria Crosta et Alice Santinelli, héberge l’association “Reflexions 2.0” Masterclass qui soutient de jeunes photographes.
Espace Van Gogh
Construit au XVIe et au XVIIe siècles, le vaste quadrilatère de l’hôtel-Dieu s’inscrit dans un double contexte : un période de prospérité et de modernisation de la ville d’une part, une tradition hospitalière locale déjà bien affirmée d’autre part. En 1835, trois ailes sont surélevées afin d’ouvrir de nouvelles salles, suite à une très grave épidémie de choléra. L’hôpital a reçu à la fin de XIXe siècle, un hôte remarquable : Vincent Van Gogh, qui l’a représenté dans plusieurs de ses toiles. L’établissement fonctionnera jusqu’aux années 1970-1980. A cette date, l’hôpital désaffecté fait l’objet d’une vaste réhabilitation pour en faire un espace culturel et universitaire d’envergure. A cette occasion, des fouilles ont exhumé du sous-sol du site des traces du plus haut intérêt pour la connaissance de la ville, et ce depuis la protohistoire. Les bâtiments forment un quadrilatère qui encadre un jardin. Le rez-de-chaussée s’ouvre sur l’extérieur par des arcades qui bordent une galerie de circulation, également présente au deuxième étage. Les façades sont sévères, avec des ouvertures de petites tailles, selon le modèle des hôpitaux de l’époque : l’hôpital est un lieu fermé qui ne doit pas transmettre de « miasmes » dangereux à l’extérieur. L’ensemble était surmonté de grenier avec charpente à fermes (assemblages de pièces destinées à porter le faîtage) et entraits (poutres horizontales qui maintiennent les poutres obliques des pans du toit). Le rez-de-chaussée du bâtiment ouest regroupait les services d’intendance : cuisine équipée d’une immense cheminée, buanderie, lingerie, et autres locaux utilitaires. L’entrée principale de l’hôpital se trouvait dans l’actuelle rue Dulau. Reconstruite en 1587 par Antoine Pons, la porte de bois massif serait de pitchpin (mélange d’espèces de pins d’Amérique du Nord). Elle est encadrée par deux colonnes doriques cannelées et surmontées d’un fronton triangulaire. Au-dessus, une inscription commémore la date de construction de l’édifice. Ce portail est classé Monument historique. HISTORIQUE En 1542, l’archevêque d’Arles décide la fermeture des 32 établissements charitables de la ville et leur regroupement en un seul, au centre de la cité. Ce premier projet demeura en suspens à la mort du prélat. Une politique de reconquête du sol est cependant poursuivie, en partie notamment sur l’immense domaine des Trinitaires. La première pierre est posée en 1573. La construction de l’hôtel-dieu s’étalera sur deux siècles : le XVIe pour les ailes nord et ouest, et le XVIIe pour les deux autres (œuvres de Jacques Peytret). La mission du nouvel établissement (accueil de tous les malades, des enfants abandonnés ou orphelins) pu être assurée principalement grâce à de généreux donateurs, aux revenus fonciers de l’hôpital et aux aides de la ville. Le personnel était composé de laïques et de religieux, soignants, administratifs, domestiques et artisans. Deux curés assistaient les mourants. A partir de 1664, les soins aux malades furent confiés aux religieuses hospitalières de l’ordre de Saint-Augustin. En 1888 et 1889,Vincent Van Gogh y fit de courts séjours, soigné par le docteur Félix Rey, avant d’être interné à Saint-Rémy-de-Provence. Au début du XXe siècle, l’édifice est profondément modifié lors d’une remise aux normes sanitaires. L’hôtel-Dieu restera en fonction jusqu’en 1974, remplacé par le centre hospitalier Joseph-Imbert. En 1986, les derniers services médicaux quitteront le site qui sera alors transformé en espace culturel. En 1986 commence les travaux de mise à nu de l’hôpital afin de le transformer en vaste espace culturel destiné à accueillir une médiathèque, les Archives communales, le Collège International des Traducteurs Littéraires (C.I.T.L.), l’antenne universitaire, une vaste salle d’exposition, ainsi que quelques commerces. Un concours désigna Denis Froidevaux et Jean-Louis Tétrel pour réaliser la réhabilitation. Les deux architectes s’appuieront sur des recherches d’archives et sur les découvertes d’un pré-chantier, pour adapter leur projet à l’histoire et à la structure initiale de l’édifice. Outre cette dernière, et le passé médiéval du site, des fouilles extrêmement fructueuses ont permit la mise à jour, entre autre, d’une importante esplanade romaine (précisant une donnée inconnue de la trame urbaine antique), ainsi que d’une nécropole protohistorique. A l’occasion de cette vaste opération, la porte de la rue Dulau a été également restaurée en 1988 par Férignac.
Espace Van Gogh
La ville d'Arles met à disposition l'ancien Hôtel Dieu (l'aile ouest rez de chaussée et l'aile sud rez de chaussée et 1er étage), où Van Gogh a été interné pendant son séjour à Arles, pour accueillir expositions, spectacles, animations. ....
Espace toros - Feria de Pâques
Pour commencer la féria avec un peu d’avance et voir de près les toros qui combattront dans les Arènes d’Arles lors de cette féria de Pâques rendez-vous à l’Espace Toros aux Corrales de Gimeaux. Au programme : Tous les jours - ateliers pédagogiques, toreo de salon - expositions, rencontres - manifestations taurines : tientas, becerradas, courses camarguaises Samedi 28 mars 2026 à 11h - inauguration suivie d’une tienta à 11h30 Mercredi 01 avril 2026 14h à 16h30 - Journée des enfants : animations proposées par des clubs taurins d’Arles, l’école de razeteurs, l’école taurine du Pays d’Arles, la CTEM, Happycionado, la FFCC
Espace toros de la Feria du Riz
Avant la féria, découvrez le monde taurin : visite des toros de la feria, courses camarguaises, ateliers pédagogiques, démonstration par les écoles taurines. Programme à venir.
Etang du Tampan - phare de la Gacholle
Les bâtiments sont aujourd'hui utilisés par la Réserve Nationale de Camargue. La digue à la mer offre la possibilité de longues balades à pied ou en vélo sur le littoral de la réserve, entre mer et étangs. Un espace d'accueil du public est aménagé au Phare de la Gacholle depuis 2002. Une exposition, une petite librairie, des tables de pique-nique, et un observatoire sur la sansouire sont à votre disposition. Zone protégée : Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique Site classé Site inscrit Patrimoine mondial Le phare n'est pas ouvert au public.
Etat des lieux
Présent sur la scène depuis plus de 20 ans, Etat des Lieux met en avant l'Art de la table, le mobilier, le luminaire et les objets ludiques. Avec une superficie de 120 m2, vous retrouvez de nombreuses marques dans les différents espaces : Alessi, Kartell et Pylones cohabitent parmi d'autres maisons toutes aussi réputées pour leur qualité.
Ethnobistrot au musée de la Camargue
Parmi les saints provençaux, Marie-Madeleine associée au site de la Sainte Baume est une figure populaire à laquelle un pèlerinage rend grâce depuis le Vè siècle de notre ère. Les premiers chrétiens ont alors érigé un sanctuaire dans la grotte que les Provençaux ont adopté comme un lieu saint, fondateur de leur foi. L’histoire et la place de Marie-Madeleine dans le panthéon provençal sont retracées par Estelle Rouquette, conservateur du Musée de la Camargue qui invite Martine Guillot, responsable du chemin et Annelyse Chevalier, majorale du Félibrige, à témoigner de leur marche entre les Saintes-Maries-de-la-Mer et la Sainte Baume, sur les pas de Marie-Madeleine. Jean-Jacques Sanchez danseur et chorégraphe est également invité à présenter une performance artistique tirée du spectacle des Festivalines, produit aux Saintes-Maries-de-la-Mer et à la Sainte Baume par la Compagnie Laza.
Exposition "Avec ou sans sel ?"
Le delta du Rhône s'est formé au fil du temps par les apports sédimentaire que le fleuve a déposé sur le plateau continental et gagné sur la mer. Aussi, le sol y est naturellement salé. Un équilibre environnemental naturel existait lorsque les crues du fleuve lessivaient le sol en l'inondant. L'endiguement total de la Camargue s'il a permis de protéger la Camargue des inondations a interrompu ce fonctionnement naturel. Depuis 1860, des systèmes d'irrigation dotés de pompes supléent l'inondation en parcourant l'île de la Camargue de part n part pour y apporter l'eau douce. La maîtrise des eaux douces, salées ou saumâtres obtenue depuis le XIXème siècl et remise en question par les évolutions du climat qui assèchent le sol du delta. La pluviométrie diminue, le débit du Rhône baisse, les sols salés demandent aux activités humaines de s'adapter et de se réinventer pour perdurer.
Exposition "Camargue sauvage"
La finesse, la délicatesse et la poésie des dessins au crayon de Michel Chauvin se conjuguent harmonieusement pour révéler la nature primitive, singulière et sauvage qu'offre la Camargue, ainsi que son atmosphère intemporelle, onirique et envoûtante.
Exposition "Chasseurs de crabes"
Photographe humaniste, Hugues Charrier, par une approche volontairement réaliste et artistique, souhaite à travers la mise en lumière de ces Combattant(E)s, qui se sont mis à nu devant son objectif, changer le regard de la société sur le cancer, trop empreinte aux stéréotypes. A travers cette exposition, il aiguillonne l'œil, pour chacun à ne pas conclure hâtivement que ce traumatisme doit altérer l'estime de soi, la féminité ou la masculinité. A travers un regard authentique et esthétique, il invite le "spectateur" à voir et s'autoriser à parler librement pour comprendre que le cancer ne doit pas se vivre comme un non-dit. Par cette exposition, en ces mois de sensibilisation d'Octobre Rose et de Movember, il apporte sa contribution à la prévention contre le cancer, et entend aider par l'effet "réparateur " de la photographie, à la réappropriation d'un corps meurtri par la maladie. Une tombola est organisée au profit du service oncologique de Centre Hospitalier d'Arles, en vue de l'amélioration des conditions d'accueil des patients.
Exposition "Découverte du Marais de Beauchamp et du Marais du Cassaïre"
En partenariat avec le CPIE Arles Pays d’Arles Cette exposition a pour objectif de présenter dans un premier temps le travail des élèves de 6ème du collège Ampère sur le marais de Beauchamp (pont de Crau, Arles) et des élèves de l’école Marinette-Carletti de Mas-Thibert sur le marais du Cassaïre ( Mas-Thibert ) effectué dans le cadre d’une Aire Terrestre Educative. Seront également exposés les images que le photographe arlésien Mario Maretti membre de l’APPA (Association des photographes du Pays d’Arles) a réalisées dans le marais du petit Clar au fil des saisons (site de Beauchamp), ainsi que le travail photographique et graphique de l’illustrateur Laurent Prullière sur les futurs aménagements du projet de requalification du site de Beauchamp (Pont de Crau). Lieu : Salle d’exposition au rez-de-chaussée, salle Ouest de l’espace Van Gogh, place Félix Rey, 13200 Arles Dates et Horaires: Du Dimanche 1er Février 2026 au Dimanche 8 Février de 10h à 18h Mario Maretti : Pratique la photo argentique depuis les années 70 avec un Minolta 24×36 où il tirait sur papier ses films à la lumière rouge dans sa salle de bain. Passé à la photo numérique en 2012 et c’est intéressé au traitement des fichiers via les différents logiciels et, par la suite, au tirage avec une imprimante jet d’encre sur papier grand format. Son exercice favori est la photo animalière, les oiseaux en particulier. “C’est au grand air que mon appareil photo et moi sommes le plus à l’aise !” Laurent Prullière: 32 années d’expérience dans l’illustration principalement dans le milieu de l’architecture et de la promotion immobilière. Formé à l’école supérieure des arts appliqué Duperré à Paris. Il se consacre à la transmission et à la formation depuis 2024 à l’école MOPA à Arles et depuis au CREAD à Montpellier (école du groupe Brassart). Spécialiste de l’illustration numérique, il pratique également le dessin sous sa forme la plus classique et l’illustration avec la technique de l’aquarelle.
Exposition "de Beauduc à Piémanson… l’histoire continue " - Photos de Bruno Redares
C’étaient, pour ses parents et leurs enfants, ces dimanches d’été, de belles journées de retrouvailles, de baignades et de jeux sur le sable… Bien sûr, ces souvenirs sont lointains, peu ancrés dans la mémoire des enfants, mais la photographie témoigne du début de son histoire. Plus tard, au milieu des années 70, le décor reste le même mais les orientations changent. Finies les sorties familiales : c’est l’adolescence, les premières virées en « Mob », les nuits sous la tente en camping sauvage, sur l’immensité de la plage quasiment déserte de Piémanson ou encore au petit port et sur les plages très fermés du Grau de la Dent, réservés aux Saliniers. Quelques années plus tard, au début de la décennie 80, la voiture remplace la mobylette, la tente est désormais dans le coffre et Beauduc devient la plage tendance avec ses cabanons, ses vieilles caravanes et autobus reconvertis pour une nouvelle vie (et qui finiront sur place) le temps de week-ends et petits séjours… En plus des festivités diurnes et nocturnes, les sorties en bateau et la pêche font également partie du programme. Une dizaine d’années plus tard, un nouvel épisode s’inscrit, court toujours et reste « gravé dans le marbre »… la photographie, la photographie de Nu ! Depuis 1994, du printemps à l’automne, les plages d’Arles restent pour lui le terrain de jeu photographique par excellence, avec des décors très variés et changeants selon la lumière et la saison. De Beauduc à Piémanson, en plusieurs décennies, de nombreux changements se sont opérés et continuent de s’opérer, à la fois sous l’effet de l’action humaine (démolition des cabanons sur l’espace littoral, accès limités, camping sauvage interdit...) mais également climatiques (montée des eaux, plages réduites ou disparues, pistes coupées…)... la nature reprend désormais ses droits, et l’on retrouve le côté sauvage et confidentiel d’autrefois. Cette exposition, composée uniquement de tirages gélatino-argentiques, est le florilège de trente années de prises de vues dans ces lieux et décors revisités, mettant en scène ses modèles, que l’instant magique du déclenchement a immortalisées, dans leur jeunesse rayonnante, pour l’éternité. On photographie bien ce que l’on aime bien et que l’on connaît bien… Bonne découverte à vous.
Exposition - 23%
Tandis qu'un cycle fane, des liens fleurissent. À Arles, la fondation Manuel Rivera-Ortiz nous accueille, femmes artistes émergentes. En prenant possession des espaces, anciennement chambres d'hôtel, nous avons à cœur de penser dans un "faire ensemble" en mêlant une diversité des corps et des esprits. Les pratiques artistiques et théoriques de chacunes sont intimes, politiques, expérimentales... Des inspirations que l'on puise avant tout dans notre propre chair, permettant un ancrage profond et honnête envers notre "soi-même". Dans cette perspective évolutive, une réalité s'érige devant nous, celle des mondes de l'art qui nous est impossible de mépriser. En ces temps mouvementés, nous cherchons dans nos chambres partagées le repos... Et l'agitation. En nous adressant à nos consoeurs et confrères, nous demandons la reconnaissance mutuelle de nos formes d'expressions, de notre essentia. Tandis qu'un cycle fane, une mansuétude éclore.
Exposition - Intime : Mélanie Bellue
Depuis ces tranches de vie banales, elle met en lumière la richesse d’instants furtifs qu’elle s’attache à rendre perceptible. Qu’il s’agisse de paysages ou de figures humaines, elle décompose des espaces temps et dévoile des émotions que ces séquences de prime abord dissimulent. Portée par une approche mêlant art contemporain et design expérimental, sa recherche ne tarde pas à susciter l’intérêt de Philippe Schiepan, lui-même engagé dans des pratiques innovantes. Leur rencontre marque le début d’une collaboration féconde : ensemble, ils conçoivent des installations in-situ, véritables prémices du mapping vidéo tel qu’on le connaît aujourd’hui. De Paris à Miami, les Tapisseries de M Lafille s’invitent dans les foires d’art contemporain, les salons de design et les intérieurs privés, affirmant une esthétique à la croisée des disciplines. Au fil du temps les propositions de l’artiste se diversifient vers une pratique plus expérimentale. Les projets d’installations immersives laissent la place à des formats plus courts où la figure humaine prend plus de place. Commissaires d’exposition : Guillaume Pascale et Philippe Schiepan
Exposition - « Là où le sol peut fondre »
Témoins de sa relation sensible au lieu, les sculptures et installations en bois réalisées par l’artiste Théo Guicheron-Lopez à partir d'essences dont il connait histoire et provenance, ouvrent des perspectives sur ce que signifie être-là. Alors que nous sinuons dans l’ère anthropique des sols noir bitume, il attire notre attention sur la façon dont le pétrole a remplacé la terre, façonnant des paysages artificiels qui imprègnent notre quotidien, et dessine, sur les vestiges de pierre antique, un paysage sensoriel pour inspirer une nouvelle poétique du sol.
Exposition : Lucien Clergue, Mes essentiels - par François Hébel
François Hébel, qui fut directeur des Rencontres d’Arles a choisi les quarante photos qui lui semblent essentielles dans l’œuvre du photographe. Une façon très personnelle de lui rendre hommage à travers les différents thèmes abordés par Lucien Clergue tout au long de sa carrière. Une rétrospective qui rassemble les gitans, les saltimbanques, la Camargue avec les charognes, les sables, les nus, sans oublier Cocteau et Picasso, fidèles compagnons de route du photographe.
Exposition Apnea
L’exposition Apnea présentée à la galerie Le Corridor réunit les artistes Sylvie Romieu et Sylvère. Le titre, apnée en italien, dans sa sonorité rythmique, suggère le temps suspendu inhérent au processus créatif de l’artiste, comme le moment de trêve, de libération qu’offre au spectateur la vision d’une œuvre d’art. Sylvie Romieu présente une série de photographies et de sculptures, en lien avec le territoire, la tentation du refuge, d’un habitat imaginaire. Elle met en scène des assemblages précaires de cartes de géographie façonnées et de particules végétales légères et volatiles avant de les photographier. Ces paysages mentaux impalpables et aériens sont si fragiles et instables que l’artiste doit suspendre sa respiration avant et pendant le déclenchement de l’appareil. La carte de géographie, sensée indiquer le réel, est froissée, rendue illisible. Au-delà de la douceur séduisante des couleurs pastel ou finement acidulées, l’éparpillement des herbes, des graines, des pollens, suggère un univers en germination, en devenir mystérieux, inquiétant et déroutant, d’une poésie immédiatement évidente. Ses sculptures végétales, combinaisons de brindilles, herbes sauvages, graines glanées dans son territoire des Corbières, deviennent de délicats habitacles, que recouvrent parfois un cube de plexiglas ou une cloche de verre. Références à l’instabilité de notre planète, à l’impermanence des choses ? Face aux œuvres de Sylvère s’impose d’emblée la réminiscence d’une beauté immémoriale. Celles-ci génèrent en effet une réelle émotion esthétique par leur intemporalité. Sa peinture aux couleurs sourdes, monochromes gris, plomb, anthracite, est réhaussée d’affleurements de craies et de crayons, d’empreintes, de traces, de formes, de signes géométriques simples et répétitifs. Il utilise comme supports les matériaux qu’il a sous la main, toiles, cartons, tissus, bois. Il grave aussi, comme les artistes dans la caverne utilisaient les irrégularités, creux ou bosses de la paroi. Pour Sylvère la mémoire de l’art est dans la préhistoire, ce qu’il souligne ironiquement en intitulant ses œuvres en référence à Lascaux. Sa peinture renvoie à un temps antérieur, elle revendique l’art de la paroi, archaïque et universel, l’essence même de l’art des origines.
Exposition Atlas et herbier de Camargue
La lumière du soleil, le delta du Rhône, sa végétation, quelques cyanotypistes passionnés, un botaniste, un écrivain et des kilomètres parcourus à arpenter les dunes et les marais, descendre et remonter les rives du fleuve au fil des saisons. Cette exploration photographique et poétique de la Camargue dresse un inventaire inédit des principales plantes remarquables de la région, saisies au moment de leur floraison tout en proposant une réflexion sur les enjeux majeurs liés à la préservation de cet écosystème si singulier. Exposition comprise dans le billet d'entrée du musée et avec le pass des Rencontres.
Exposition Images du dedans, dessins de Gérard Nicollet
Gérard Nicollet poursuit inlassablement un mystère. Son trait mouvant, semblant naître d’un univers subconscient, crée un monde de formes cohérent qui nous aspire et nous intrigue.
Exposition Marie Hugo, la Camargue en héritage
Fille de Jean Hugo, arrière-arrière-petite-fille de Victor Hugo, Marie Hugo est une artiste anglo-française qui vit entre Londres, Paris et le Midi. Issue d’une famille illustre, elle a grandi entourée d’artistes. Elle s’exprime à travers diverses techniques avec, cependant, une prédilection pour l’encre de Chine sur toile ou papier. Inauguration le jeudi 4 décembre à 17h. Entrée comprise dans le billet d’entrée du musée
Exposition Vues & Données III
Cette exposition a eu lieu à PhotoElysée à Lausanne de mars à juin 2024, au Confort Moderne à Poitiers de septembre à décembre 2024 et pour cette dernière version mise à jour est présentée à l’ENSP à Arles du 17 octobre au 8 novembre 2025. Le projet de recherche est à la croisée des champs de l’art, de la photographie contemporaine et de la théorie. La structure de l’exposition, pensée et réalisée avec l’artiste Dieudonné Cartier, accueille œuvres, objets et documents rassemblés par Aurélie Pétrel et Fabien Vallos et des commentaires produits avec les étudiantes et les étudiants du Laboratoire Fig. de l’Ensp d’Arles: Aure Baucher, Thomas Bouniol, Francesco Canova, Léa Devenelle, Guillaume Fustec, Soyan Issa, Yan Leandri, Raphaël Lods, Joffrey Sebault & Lucas Vernet. Cette troisième version de Vues & données présente une partie des recherches engagées dans le cadre du laboratoire Fig. autour des questions de consommation et d’assimilation des données (logophagie et iconophagie). L’exposition s’achèvera par un banquet performatif (Banquet LIX Sumposion) autour de l’œuvre de Platon et des théories du désir et de la représentation. Ce projet de recherche-création est mené en complicité avec l’Institut de Recherche en Art et Design (IRAD) de la HEAD – Genève [HES-SO] et en partenariat avec Photo Elysée Lausanne. Pour en savoir plus : https://www.ensp-arles.fr/evenements/vues-donnees-iii/
Exposition de Yann Perez - Peintures taurines
Yann Pérez, peintre Taurin né en Arles en 1969. Cette passion du taureau est née de l’enfance, où il accompagnait son père dans les arènes d’Arles et de Nîmes. Son père lui-même peintre et sculpteur taurin lui a insufflé les techniques et secrets de cette peinture atypique. Une peinture toute en émotion, vécue au travers des pensées du torero et du toro
Exposition photographique - Daniel Nassoy
Pourquoi l'homme s'occupe-t-il si mal de la nature ? Pourtant une immense beauté les rassemble, la beauté de l'Homme et la beauté de la Nature ! Le corps de l'homme est ici en valeur au travers du nu masculin et la douceur et la fragilité du monde végétal. Pour que ce moment partagé avec l'homme ou la nature soit une réussite, il faut prendre son temps, être là au bon moment.
Exposition sur la botanique à la Médiathèque
Sujet d’étude et sujet esthétique, l’image botanique entremêle depuis ses origines exactitude scientifique et vision artistique. La Médiathèque d’Arles propose une exposition sur les représentations du végétal, à travers ses collections patrimoniales et le regard poétique d’un artiste contemporain installé à Arles, Daniel Nassoy. Une sélection de livres de botanique, d’herbiers anciens, de photographies et de photogravures de plantes, va déployer le motif végétal sur plus de trois siècles. Horaires Mardi 13h-18h30 Mercredi 10h-18h30 Jeudi 13h-18h30 Vendredi 13h-18h30 Samedi 10h-17h Inauguration le jeudi 22 février en présence de l’artiste Visites : jeudi 14 mars et jeudi 18 avril. Atelier d’empreintes végétales par Daniel Nassoy, artiste. Sur inscription. Limité à 5 personnes par séance. Samedi 24 février : 14-15h ; 15h30-16h30 ; 17 h-18 h. Création d’estampes à partir de plantes et de feuilles d’arbres encrées et appliquées au moyen d’une cuillère, sur une feuille de papier humidifiée.
Exposition “Au loin” de Lucien Pelen
Lucien Pelen pratique la photographie comme une technique de sagesse, en homme qui se pose des questions sur le monde et sur la place qu’il y occupe. Toutes les actions qu’il fixe sur la pellicule montrent un personnage (l’artiste lui-même) dans ce grand espace d’expérimentation qu’est la nature, souvent un lieu désert et vaste de la Lozère ou des Cévennes. Lucien construit le paysage comme un espace d’articulation entre différentes échelles : une étendue, un fragment de champ, un environnement où le petit se déploie dans le grand et où le grand participe au petit. La relation entre ces deux éléments (l’homme, la nature) est essentielle pour l’artiste qui y voit la possibilité d’une circulation, d’un lien à activer entre l’espace mental intérieur et l’espace environnemental extérieur. Si le médium photographique est au cœur du geste, la pratique de Lucien le place au bord de l’image ou dans une portion congrue de l’espace : il est dans un champ élargi de la photographie. La manière d’intervenir dans le cadre ne place pas le spectateur dans la contemplation, mais dans l’intuition d’un ailleurs : il y a toujours, au-delà de nous, un autre espace. Si ce geste artistique apparaît comme une présence minimale, il est maintenu dans un rapport de disproportion avec l’espace et ces interventions absurdes et retenues forment un art sans logique qui révèle la beauté de notre passage dans le paysage.
Expositions Arlésiennes et taureaux
J’ai toujours eu la passion du dessin depuis le jour où, tout petit, j’ai pu tenir une craie d’une main et une ardoise de l’autre, avant qu’elles ne soient remplacées par le papier et le crayon. Crayon noir au début, puis crayons de couleurs qui me mèneront progressivement à cette autre passion : la peinture. Mais je n’ai pas pour autant abandonné le dessin. Ne serait-ce que pour réaliser mon sujet de prédilection : les portraits et quelques illustrations dans des recueils de poèmes ou de nouvelles. J’ai d’ailleurs réalisé une galerie de portraits de gitans connus, ou anonymes glanés dans des photos d’archive, qui a fait l’objet d’une exposition itinérante, à la demande de la responsable nationale de l’Association Gitane « Amaro Drom » (Notre Route). Etant avant tout peintre, le dessin m’accompagne toujours dans mes réalisations, ne serait-ce que pour « croquer » dans la nature, au cours de balades, des sujets inspirants qui seront les supports de tableaux à venir. Je donne alors sur la toile vierge quelques légers coups de crayon pour situer le sujet principal afin de respecter le cadrage et l’équilibre des formes. Ce modeste échafaudage disparaîtra ensuite pour ne laisser place qu’à la couleur. Pour moi, donc, dessin et peinture sont intimement liés. J.P. Prophète Mars 2025 Les Arlésiennes en costumes m’intriguent. Nous pouvons admirer leurs diverses toilettes de la plus simple à la plus riche et surtout la manière de les porter. Vivant à Arles depuis cinq années j’ai eu le désir de les dessiner à ma façon avec la linogravure et restituer un air du passé. Bien sûr la couleur qui pour moi est source de vie s’est introduite avec l’aquarelle puis l’huile sur toile d’après quelques clichés pris à leur passage rue du refuge ou en pleine discussion place du Major, rubans au vent, sourires aux lèvres, port altier de reine. J’ai commencé à dessiner à mon tout jeune âge dans les marges des revues féminines de ma mère. Je me racontais des histoires de jeunes filles pauvres habillées de loques (des sortes de cendrillon) qui devenaient je ne sais plus par quel truchement ou miracle de très jolies jeunes filles habillées de robes dont j’inventais les styles, un mélange de toilettes élisabéthaines et futuristes. Plus tard j’ai écrit et réalisé des fictions où les femmes tiennent un rôle important voire essentiel. C’est en 2011 que j’ai repris le contact avec une autre forme de visuel, le dessin et la peinture. Un lac écossais dans lequel se mirait le ciel m’a fasciné. Comment peindre un ciel changeant sur l’eau calme d’ un lac ? C’est à partir de ce jour que les paysages ont revêtu pour moi le même attrait qu’un corps ou un visage. Tout naturellement j’ai mêlé des corps de femmes à des paysages imaginaires. Les taureaux sont aussi des figures locales. Je les aperçois en Camargue se détachant si noirs sous un ciel si bleu en été. Je les vois passer de ma fenêtre dans de lourds et hauts camions qui les amènent aux arènes. Je pense alors au taureau valeureux qui va jouer de sa vie et de celle du torero. J’ai eu envie de peindre le taureau valeureux mais aussi son frère le taureau bienheureux mâchant une pâquerette. Chacun son destin. Pasqui R – Mars 2025
Extramentale
La programmation d'Etramentale se veut le reflet d’une esthétique « adolescente » prédominante dans le monde de l’art contemporain qui embrasse dans son sein des jeunes artistes musicien.e.s et danseus.e.s. Pensé d’emblée comme un espace itinérant alternatif qui se déploie en dehors des grandes capitales, Extramentale allie un axe de recherche à une programmation tournée vers la jeune création et la logique de collaboration de proximité. Certains des événements ont été produits dans des lieux non artistiques arlésiens, tells que Le Cargo de Nuit, avec Regina Demina en 2018, le marché alimentaire pour la présentation du label de mode MISKINA de l’artiste Kevin Blinderman, une ancienne boucherie désaffectée pour l’exposition de deux étudiants de l’ENSP ou bien encore l’étage du Monoprix pour la collaboration avec Mohamed Bourouissa et les Rencontres de la Photographie en 2019. Les expositions se sont tenues dans des espaces domestiques (exposition personnelle de Robin Plus à Arles en 2020) ou Peut-on Rajeunir par la Cruauté en 2017, ainsi que dans des galeries, telle l’exposition itinérante autour d’Henry Darger (Abbiennian Novlangue, à Arles puis à Paris à la galerie Sultana en 2020). La plateforme travaille également en étroite relation avec la scène suisse et géorgienne (présentation personnelle de Lili Signorini à Tbilissi en 2019).
FAURE
Maison de ville située dans une jolie petite impasse à deux pas des Arènes.